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Merci, encore !

Quand l’Action de grâce est arrivée au Québec cette année, je

Quand l’Action de grâce est arrivée au Québec cette année, je n’avais pas le goût de fêter. Dans ma famille, cette journée n’a jamais été une tradition… traditionnelle. Pas de dinde qui prend 24 heures à dégeler, pas de repas de parenté dont on ressort avec une bedaine de père Noël tellement on a mangé… La fin de semaine de l’Action de grâce américaine a suivi. La fameuse Thanksgiving U.S.  Et là, je me suis dit quil y avait tout de mêle quelque chose à retenir de ces fêtes, au-delà du côté commercial et de la pression de pondre l’assiette instagrammable la plus impressionnante.

J’ai donc décidé de transmettre l’essence de ces jours fériés à mes enfants, et de créer notre propre rituel. Qu’on applique toute lannée.

Jai proposé à mes enfants de partager un merci par personne pendant le souper. C’est à la mode, la gratitude, et ça fait du bien à l’âme !

Moi-même, j’écris presque chaque jour trois gratitudes dans un cahier que je réserve pour cette activité. Chaque jour, trois mercis que j’envoie dans l’univers, et qui ne doivent jamais se répéter. Au début, c’est facile ! Merci à ma famille, à mes amis ; merci pour mon travail, pour l’air que je respire ; merci pour la santé, pour les câlins de mes enfants…

Après un bout, ça prend un peu plus d’imagination et de réflexion. Merci d’avoir des fenêtres dans ma maison pour faire entrer la lumière. Merci à la caissière à l’épicerie pour son sourire quand j’avais besoin d’un petit remontant. Merci à moi-même d’avoir osé prendre des décisions courageuses. Merci à mes chaussures qui me tiennent au chaud…

Disons que trois gratitudes par enfant, multipliées par quatre, plus moi… on ne s’en sortirait pas ! Alors j’ai proposé une gratitude par personne. Et ils ont embarqué !

Résultat ? Les enfants réclament le temps des gratitudes dès 7 h le matin ! Plusieurs fois par jour ! Lèvent la main à l’heure des repas : « Maman ! C’est mon tour ! J’ai un huitième merci ! » Et dire que parfois, on a l’impression que les enfants ne seront reconnaissants que quand ils seront parents à leur tour.

On a droit à des mercis très touchants (Merci de nous avoir donné la vie, on est choyés d’être nés dans notre famille ! Merci d’avoir pris soin de mon petit frère quand il était malade, ça nous a tous réconfortés…) On en entend aussi de toutes les couleurs : merci aux zombies de ne pas m’avoir dévorée aujourd’hui, ça me permet de rester en vie et de manger des macaronis ! Merci parce que. Pas plus compliqué que ça. Merci à mon ami d’avoir invité mes amis pour que je puisse jouer avec mes amis. Merci de nous encourager à dire nos mercis !

Des fois, ils choisissent la facilité : merci maman pour le bon repas ! Mais déjà, je trouve ça beau qu’ils prennent conscience de l’effort qu’il y a derrière leurs assiettes remplies de couleurs et de vitamines. Ça les encourage même à m’aider à préparer les repas et à laver la vaisselle, parce que tout à coup, ils se rendent compte que ça ne se fait pas tout seul ! Et moi, ça me donne le goût de leur dire merci. Merci de m’aider ! Merci de dire merci !

Ça vous tente, comme tradition ? Ça ne coûte rien, ça tient les petites bouches occupées à l’heure du souper (lire : ça limite les chicanes !) et en plus, les mercis, ça fait des petits ! Alors je vous invite à ajouter le mot « encore » à vos remerciements. Merci, encore : vous inviterez ainsi encore plus de beau et de bon dans votre existence!

 

Nathalie Courcy

 

Toucher droit au cœur

Dans mon temps (comme mes enfants l’appellent pour me rappeler mes

Dans mon temps (comme mes enfants l’appellent pour me rappeler mes cheveux blancs), on ne se touchait pas. Je ne parle pas de l’autotoucher condamné à coups de fouets par l’Église catholique… je parle du toucher affectueux et rassurant entre personnes qui s’aiment sans être amoureuses. Les câlins, la main dans les cheveux, les « je t’aime » sans raison, c’était plutôt rare. Ça n’empêchait pas l’amour d’exister, mais il passait par d’autres chemins.

Quand ma fille aînée est née, j’ai instauré une routine de massage. Avant le bain, je la déshabillais (même pas de couche! Au yâble, les risques de fontaine d’urée!), je la couchais sur une serviette dans mon lit. Je mettais de la musique douce et je la massais. Pas toujours longtemps : un nouveau-né peut avoir une patience assez limitée à la fin de sa journée bien occupée à ronfler! Et que dire d’un bébé qui a compris comment ramper… première chose qu’on sait, c’est qu’il essaie de se frayer un chemin jusqu’au plancher. Mais on répétait ce moment privilégié chaque soir.

Les crèmes naturelles, les huiles de massage, la lueur d’une chandelle… des guili-guili, les doigts qui se transforment en pluie, ma paume chaude qui masse les organes les soirs de coliques ou qui caresse simplement le bedon et les jambes. Je m’amusais aussi à lui faire des coiffures punk avec l’huile d’amande douce.

Éventuellement, elle m’a fait comprendre qu’elle avait autre chose à faire de ses soirées (comme crier, regarder des livres, aller se promener en poussette, mordre mes seins…) Les massages se sont espacés. Mais encore aujourd’hui, mon bébé devenu ado me demande à l’occasion un massage-qui-relaxe ou un massage-qui-guérit-son-corps-endolori. Je lui paie même un « vrai » massage à l’occasion. Elle en profite, elle sait le bien que le toucher et la chaleur humaine apportent au corps et à l’âme.

Pour mon autre fille, c’est différent. Hypersensible et avec une bulle personnelle gigantesque, elle ne tolérait aucun toucher. Les massages sont arrivés plus tard sur le menu. Quand elle m’en demande un, je me sens privilégiée d’avoir la permission d’entrer dans sa bulle. J’y mets encore plus de douceur, pour ne pas risquer d’affoler la bête.

Mes garçons aussi aiment se faire masser et le demandent parfois en remplacement de l’histoire du dodo. Ils apprécient particulièrement la séance de chatouilles qui suit et le matelas chauffant dans le lit de maman (communément appelé le « chauffe-fesses »). Ils ont leurs huiles essentielles préférées, leur musique préférée. Et souvent, ces moments créent un espace pour les confidences « sur l’oreiller ». Les stress de la journée ressortent et s’évaporent, la dernière chicane entre amis s’allège au fil des mouvements de mains. On a parfois même droit à des discussions philosophiques sorties tout droit de la Grèce antique.

Les câlins prédodo sont toujours une coche plus doux après les massages qu’en temps normal. Ils savent qu’ils sont gâtés de recevoir des massages, d’être touchés ainsi par leur maman, de recevoir autant de douceur en format condensé.

Une fois ce toucher rituel établi, je peux le reproduire dans des moments hors massage. Pour les calmer subtilement quand je vois la fumée leur sortir par les oreilles, pour leur changer les idées quand l’attente est longue et le stress élevé avant de voir le médecin. Une main sur l’épaule, une séance de respiration koala, un « est-ce que tu veux un câlin? » qui désamorce une colère qui aurait pu être destructrice.

Et parfois, j’entends leur petite voix me dire : « Maman, est-ce que tu aimerais que je te fasse un massage? Quelle huile choisis-tu? Tu veux de la musique douce ou le silence? »

Je me dis alors que depuis les temps lointains où j’étais moi-même enfant, les choses ont bien changé, mais que l’amour mère-enfant, lui, reste le même.

Nathalie Courcy

Calendrier de l’avent, version bonnes actions

Depuis quelques années, les lutins joueurs de tours ont commencé

Depuis quelques années, les lutins joueurs de tours ont commencé à nous envahir quand décembre se fait sentir. Chez nous, c’est non. C’est juste non. Premièrement parce que je suis assurément trop paresseuse. Oui, tu as bien lu. Chez nous, la pile de linge à plier déborde et il reste toujours un ou deux chaudrons collés de la veille. Alors, trouver l’énergie d’inventer les tours que le lutin va faire, et surtout, trouver le temps de les ramasser ensuite, c’est bien loin de ma réalité. Rassurez-vous, on maintient la magie : chaque année, les enfants déposent une poudre magique devant les fenêtres et les portes, qui empêche les lutins d’entrer chez nous. #fallaitjusteypenser

Il y a aussi la fameuse tradition des calendriers de l’avent… T’sais, donner du chocolat aux enfants tous les jours… Disons que ça non plus, ça ne collait pas trop aux valeurs que je tente d’inculquer à nos enfants. Alors on s’est fait NOTRE calendrier de l’avent. Un calendrier de bonnes actions. C’est très simple à faire… J’ai fait une liste d’actions, faciles à exécuter et réalistes pour notre quotidien déjà trop occupé. Chaque matin, dès le 1er décembre, les enfants pigent ensemble une bonne action à accomplir dans la journée. Le soir, avant le coucher, on discute de la bonne action de la journée et du bien que ça leur fait d’aider les autres. J’ai enfin l’impression de leur transmettre quelque chose de vrai, d’authentique et de généreux, question de se mettre dans l’esprit de Noël.

Alors voici, pour les parents qui souhaitent embarquer avec nous dans la vague de don de soi et de générosité, une liste de bonnes actions. Vous pouvez tout simplement copier la liste, l’imprimer et découper les actions pour les faire piger aux enfants, dans la première petite boîte qui vous tombe sous la main. Facile, gratuit, accessible et mille fois plus gratifiant, je vous le promets ! Je vous ai mis plus d’idées qu’il n’en fallait. Certaines d’entre elles s’appliqueront plus à votre situation, et il est aussi possible de faire plusieurs bonnes actions dans une journée !

Aider un ami de classe ou de garderie quand il a de la difficulté. Faire un câlin à quelqu’un qui en a besoin. Aider deux personnes à se réconcilier après une dispute. Prêter son jouet préféré avec le sourire. Visiter une personne âgée. Inviter à jouer un ami qui est seul. Tenir la porte pour quelqu’un. Dire trois qualités à quelqu’un qui est triste. Offrir un dessin à un grand-parent. Envoyer une carte à quelqu’un qui habite loin. Vider le lave-vaisselle volontairement et avec le sourire. Vérifier s’il y a du papier de toilette et en remettre au besoin. Réparer quelque chose pour quelqu’un. Retirer la poussière sur un meuble oublié. Ramasser un déchet jeté à terre. Remercier le chauffeur de l’autobus en souriant. Mettre des graines à manger pour des oiseaux. Mettre à la rue les bacs de récupération ou de poubelle. Ramasser les miettes sur la table débarrassée. Mettre la table avant qu’on s’en aperçoive. Préparer un petit déjeuner pour quelqu’un d’autre. Remercier quelqu’un qui fait le ménage d’un lieu public. Faire plaisir à quelqu’un qui nous en veut. Laisser sa place à une autre personne qui fait la file derrière nous. Faire sourire quelqu’un qui est fatigué. Recouvrir ou réparer un livre qui commence à être abîmé. Remercier une caissière dans un magasin. Ramasser et replacer quelque chose qui est tombé au magasin. Mettre une carte sous la porte de la voisine qui vit seule. Offrir une fleur à quelqu’un qui le mérite. Aider une personne qui est perdue à retrouver son chemin. Donner de son temps quand on est pressé. Arroser une plante verte et épousseter ses feuilles. Refaire discrètement le lit de quelqu’un qui a oublié de le faire. Protéger quelqu’un de plus faible. Aider à décharger la voiture et à rentrer les sacs d’épicerie. Offrir un jouet qui ne sert plus à quelqu’un qui en a besoin. Cuisiner des biscuits pour une personne qui vit des moments difficiles. Écrire une belle carte de remerciement à sa directrice d’école ou de service de garde. Donner des vêtements qui ne font plus à une personne qui en a besoin. Aider quelqu’un à pelleter sa cour. Inviter une personne seule à souper avec nous. Aider un plus petit à faire quelque chose. Dire merci à quelqu’un qui prend soin de nous.

P.S. Petite anecdote : Ma grande fille de six ans, l’an dernier, a pigé « Offrir une fleur à quelqu’un qui le mérite. ». Elle a pris ses petites économies et a demandé qu’on aille acheter une dizaine de roses. Elle a choisi d’aller offrir, sur l’heure du dîner, une fleur à chaque enseignant de son école. Elle est allée dans la salle des professeurs et les a offertes une à une à chaque enseignant présent. #plusbelleaction

Alors voilà ! Je vous souhaite beaucoup de plaisir avec vos enfants ! N’hésitez pas à montrer l’exemple et à faire aussi de bonnes actions ! Qui embarque ?

Joanie Fournier

 

Le monde de la lecture

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J’ai toujours valorisé la présence de livre dans la maison. Ma fille et moi sommes présentes mensuellement à la bibliothèque depuis quatre ans et j’en suis fière. C’est véhiculé partout, nos enseignants le disent : la base de l’éducation passe par la lecture. J’ai compris il y a quelques jours que ma fille était passée à une autre étape dans cet univers. Ma boîte vocale contenait un message pour ma fille parce qu’elle s’était réservé un livre à la bibliothèque et il était arrivé. Alors tiens maman, ta fille vient de faire un pas de plus dans la société. Elle réserve ses propres livres, car elle a eu les explications sur la façon de le faire elle‑même…

J’ai donc eu l’idée de vous partager notre parcours dans le monde des livres. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours lu. Parfois avec moins d’assiduité parce que la bibliothèque n’était pas proche de la maison, mais j’ai rapidement eu ma carte et j’ai fréquenté sur une base régulière. Ensuite, il y a quatorze ans, lorsque j’ai quitté le nid familial pour habiter avec une coloc, j’ai également pris ma carte et je me souviens à quel point j’adorais l’emplacement de cette bibliothèque, sur le bord de l’eau. Je pouvais combiner une visite à la bibliothèque avec une longue marche; c’étaient de beaux moments. Lorsque j’ai aménagé avec mon conjoint, la bibliothèque était à cinq minutes à pied de la maison et là encore, je n’ai pas perdu de temps avant de la fréquenter. 

Il y a un peu plus de quatre ans, j’ai fait faire une carte pour ma fille et rapidement, elle s’est initiée aux visites mensuelles et au choix de ses livres. Avant, il m’arrivait de lui en prendre, mais rapidement, j’ai compris qu’elle n’était pas rendue là, car elle se les mettait dans la bouche ou tournait les pages avec un peu trop d’énergie. Quand elle a eu trois ans, nos visites ont commencé et c’est un rituel, car j’ai toujours gardé ce moment pour le combiner avec une petite marche, sauf en cas de pluie.

Ensuite est arrivée l’école ainsi que l’apprentissage de la lecture en première année. Le jeu du loup a été à la base de son apprentissage ainsi que les prêts de nuits. Elle a été très fière de finir sa première année avec 150 livres lus et d’arriver en première place.

En deuxième année, la lecture à l’école passe aussi par des visites à la bibliothèque municipale. En effet, ma maison est à proximité de la bibliothèque et de l’école, qui se trouve de l’autre côté. C’est avec l’école que ma fille a appris les modes de recherches, comment faire des réservations, les différentes sections de la bibliothèque…

Est-ce que je me suis sentie coupable de ne pas lui avoir cela montré avant? Pas du tout! Pour moi, lire et fréquenter la bibliothèque se veut avant tout un beau moment mère-fille et je le vois comme un passe-temps.

L’école met l’accent sur le côté éducatif des visites à la bibliothèque et le milieu scolaire remplit bien son mandat. C’est donc pour cela que j’ai reçu un appel ces derniers jours : j’ai la preuve que ma fille a bien compris la visite sur les explications. Depuis, elle fréquente la bibliothèque avec beaucoup plus de connaissances et d’autonomie.

Il n’y a pas si longtemps, je voyais une voisine se diriger avec son bonhomme d’environ trois ans vers la bibliothèque et j’étais quelque peu émue. Je me voyais avec ma fille. Je vous souhaite de trouver votre couleur avec la lecture pour vous et vos enfants. Oui, nous avons les tablettes aujourd’hui, mais je crois sincèrement que la bibliothèque fait partie du parcours éducatif de nos enfants et c’est à nous de le voir comme un passe-temps et non comme une obligation et un boulet. Allez, bonne lecture! Novembre, en plus, c’est un mois qui s’y prête bien.

 

Évelyne Blanchette

Halloween : jouer le jeu des rituels

Quand on a fréquenté les hôpitaux et les salons funéraires autan

Quand on a fréquenté les hôpitaux et les salons funéraires autant que je l’ai fait étant plus jeune, il se peut que la mort, les zombies et les fantômes ne soient pas des sujets rigolos à nos yeux. Une momie enrubannée dans du papier de toilette, ça me fait penser aux bandages qui enturbannaient le crâne de mon papa mourant. Les pierres tombales qui ornent les parterres me rappellent les trop nombreux enterrements auxquels j’ai assistés. Et la mariée sinistre qui se promène avec une plaie ouverte au cou me plonge dans une mémoire qui déborde de suicides et de meurtres. Faque… l’Halloween, c’est émotif. C’est bouleversant. Ça vient me chercher les tripes et ça les zigouille en petite bouillie dégueue.

Je l’avoue, chaque année, je dois me botter le derrière pour affronter la soirée d’Halloween. C’est exigeant pour moi, mais j’aime l’ambiance festive, l’esprit communautaire de toutes ces familles qui rient et partagent un bon moment. Déguiser quatre enfants et deux parents (ben oui, nous aussi on se barbouille!) tout en empêchant le chat de sortir quand on répond aux Halloweeneux précoces (ceux qui sonnent chez toi à 16h41, quand toi, tu essaies de faire souper tes enfants pour que la méga dose de sucre frappe moins fort en soirée), ça fait suer, littéralement! Une excellente façon de perdre cinq livres en quelques heures.

Mais, mais… je joue le jeu quand même. L’Halloween est une belle fête. C’est une occasion de célébrer une folie qu’on s’autorise trop rarement. C’est une fête d’artistes, de maquillages, de déguisements et de surprises. Chez nous au sous-sol, il y a de gigantesques bacs de déguisements que les enfants et leurs amis visitent (et dévalisent!) régulièrement. Il y a de tout là-dedans : cowgirl, épouvantail, poussin, princesse, chevalier, ours polaire… Autant de déclencheurs d’imagination, que ce soit le 31 octobre ou pas.

Malgré tous ces déguisement déjà prêts, on est assez fous pour en confectionner de nouveaux chaque année. Quand j’étais petite, ma mère et moi faisions mes costumes, et j’essaie le plus souvent de recréer cette tradition avec mes enfants. Mes filles sont maintenant autonomes et cousent elles-mêmes leurs costumes! Une Circus Baby et une princesse asiatique-indienne (je les laisse choisir leur costume, et le résultat est toujours… disons… original?) Pour ce qui est de mes petits bonhommes, je les oriente vers des costumes non violents, parfois dénichés dans un comptoir de vêtements usagés, parfois récupérés d’une autre année ou fabriqués de mes mains. Cette année, j’aurai un Scoobidoo bien au chaud et un… je ne le sais pas encore. J’imagine qu’on décidera d’ici le 31 octobre!

Même si je ne trippe pas sur les terrassements transformés en cimetières desquels des bras ensanglantés et des crânes défoncés surgissent, j’aime l’Halloween. J’aime voir mes enfants planifier leur prochain déguisement un an d’avance (et changer d’idée soixante fois). J’aime voir mes enfants s’entraider pour finaliser leur maquillage ou mettre des mitaines par-dessus leur costume de Spiderman. J’aime créer avec eux des souvenirs heureux d’un rituel qui a sa place. Comme toute tradition, l’Halloween peut être rattachée à des souvenirs et à des sentiments plus ou moins heureux, mais c’est à nous de prendre soin de ce rituel et de le rendre beau. C’est pour ça qu’encore cette année, même si je n’ai pas particulièrement le cœur à la fête, je me déguiserai le soir de l’Halloween. Et promis, je n’aurai pas besoin de maquiller un sourire sur mon visage, je serai heureuse pour vrai.

Nathalie Courcy

La fête de l’Action de grâce tous les soirs

Conversation mère-fille un soir de semaine en banlieue est de Montr

Conversation mère-fille un soir de semaine en banlieue est de Montréal.

Mini-moi : Maman, maman, tu sais de quoi nous avons parlé à l’école aujourd’hui?

Moi : Non, ma chérie, de quoi avez-vous parlé?

Mini moi : De la fête de la dinde.

Moi : Ah oui, de la fête de la dinde? Mais de quoi exactement?

Mini-moi : En fait, maman, nous avons parlé de l’Action de grise…

(Je me retiens pour ne pas rire)

Moi : Ce ne serait pas plutôt l’Action de grâce?

Mini-moi : Ah oui maman, c’est ça : l’Action de grâce.

S’en suivent des explications à propos de remercier la nature pour toutes les récoltes de légumes et de fruits d’ici. Ma mini-moi prend bien soin de me dire que l’on ne peut pas dire merci aux bananiers car les bananes, ça ne pousse pas ici. Depuis qu’elle est toute petite, elle n’en manque pas une.

L’Action de grâce a lieu ce week-end. Est-ce que vous faites quelque chose de spécial : une dinde, des citrouilles, un souper familial? Moi, je dois avouer que je ne suis pas, disons, dans le style traditionnel. Il n’y a pas de dinde, pas de repas traditionnel, mais souvent un repas familial, car le week-end de l’Action de grâce correspond aussi à l’anniversaire de mariage de mes parents.

Cependant, je constate quelque chose cette année. Cela fait un an ce mois-ci que je prends le temps de me trouver des gratitudes par rapport à ma journée avant de me coucher. Est‑ce que vous êtes familiers avec ce rituel? Il est fort simple et il permet réellement de se coucher dans un état de calme. Moi, depuis que je pratique ce rituel, il m’aide énormément à trouver une sérénité avant de m’endormir. J’avoue que souvent, mon insomnie vient contrebalancer cet état, mais bref ça c’est un autre sujet!

Alors, mon rituel le soir est fort simple, c’est celui qui m’est le plus facile à pratiquer. Je ferme les yeux sur ma taie d’oreiller et je remercie pour cinq gratitudes qui me sont arrivées pendant la journée. Que ce soit le lever de soleil, un repas, avoir pris deux minutes de plus pour la douche afin de prendre soin de moi, peu importe : je dis merci pour au moins cinq gratitudes par jour.

Au début, je pensais que ce serait plus difficile mais rapidement, c’est devenu assez simple. Que ma journée ait été moins bonne, que j’aie eu l’impression d’avoir eu beaucoup de jambettes de la vie, je dis merci tous les soirs depuis un an. Il y en a qui l’écrivent dans un journal, d’autres sur le bloc-note de leur téléphone; moi, c’est les yeux fermés avec mon intérieur. Je me suis rendu compte que ce sentiment de sérénité qui se propage en moi m’aide beaucoup à focaliser sur l’essentiel et il m’arrive de plus en plus de me faire dire que je semble zen. C’est un gros changement par rapport à ma gestion de moi-même d’il y a quelques années. Bref, c’est ma façon à moi de faire action de grâce, et ce, depuis un an.

Passez un beau week-end de l’Action de grâce!

Evelyne Blanchette

Ma sœur annule son mariage

Tout récemment, ma sœur m’a annoncé qu’elle avait annulé son

Tout récemment, ma sœur m’a annoncé qu’elle avait annulé son mariage prévu pour cet automne. Vous allez penser que c’est parce que son couple bat de l’aile. Au contraire, c’est parce qu’ils se sont écoutés, ils se sont parlé et ils ont choisi ensemble. Parce que le Mariage est malheureusement rempli de trop de conventions qu’on en oublie l’essentiel et qu’on plonge dans son organisation en y perdant tout son sens. Au bout du compte, le stress finit par ternir ce grand moment unique dans une vie avant même qu’on ait pu le vivre.

Au fait, le Mariage c’est quoi?

J’ai refusé d’en faire une étape de vie dictée par la religion bien que je me sois mariée devant l’Église catholique. J’ai réfléchi au sens que je souhaitais, que nous souhaitions lui donner. Et c’est ce que nous avons vécu. Une journée parfaite durant laquelle nous nous sommes laissé flotter et bercer par l’Amour qui avait grandi entre nous et en nous l’un pour l’autre. Il y a plus de dix ans maintenant, j’ai vécu le même processus que ma sœur : organiser mon mariage. On dirait que déjà à l’annonce de notre mariage, un peu tout le monde veut s’en approprier une partie.

Tout d’abord, tes amies trouvent ça ben cool de t’habiller en « crottée » pour te faire vendre des pénis en chocolat sur Grande Allée. Ben oui! Ça a ben du sens de tourner au ridicule ce que tu t’apprêtes à vivre comme le plus beau moment de ta vie. Après, je me suis sentie quand même obligée de leur dire « Merci! » parce qu’elles ont organisé un rallye dans la ville pour moi pis que je feelais cheap d’avoir trouvé ça ben poche comme soirée tellement que j’en avais pleuré. C’est maintenant bien loin de moi et déjà pardonné, mais encore cet été, j’ai croisé une gang de filles sur le bord du fleuve qui suivaient cet insignifiant rituel d’enterrement de vie de filles. Non, mais quand est-ce qu’on va juste arrêter de faire des choses parce que c’est censé être de même? Mais là, peut-être que je juge trop vite… (Je réfléchis) C’est drôle, je doute quand même que cette fille qui a dit OUI par Amour à la demande en mariage de son chum n’a pas au même moment rêvé de vendre des pénis en chocolat pendant que ses amies lui rappellent que ce ne sera pas toujours rose, tout en affichant un sourire qui me laissait perplexe. J’ai quand même des excuses à faire à ce propos. J’ai jadis aussi pris part à ce genre de mascarade. Quoiqu’à l’époque j’avais refusé de poursuivre avec la gang aux danseurs parce que ce n’était définitivement pas très cohérent avec mes valeurs dans le contexte du mariage. En y repensant bien aujourd’hui, je rêve de repenser ce rituel pour en faire un moment fort et laisser en souvenir à la future mariée le sentiment qu’elle ne sera jamais seule même dans les moments les plus difficiles. Que nous serons toujours là pour elle, quoi qu’il arrive.

Ensuite, ta famille te partage ses demandes. Vas-tu inviter ton oncle untel? Il a quand même participé à ton déménagement… Ils questionnent le menu, les cadeaux des invités et même le budget de ton mariage. Là, ça commence à faire! « NON! de NON! et Re-NON! »

Parce que je suis passée par là, voici mon message à tous ceux qui rêvent un jour de se marier.

« Soyez forts, soyez vrais. Refusez toutes les conventions et toutes les demandes de votre famille ou de vos amis qui ne sont pas EN COHÉRENCE avec le sens que vous souhaitez donner à votre Mariage, à votre Vie! »

Le Mariage, ce n’est pas une cérémonie, ce n’est pas une religion, ce n’est pas une simple fête. Le Mariage, c’est probablement l’engagement le plus fort et sincère que vous aurez l’un envers l’autre. C’est dans ce Mariage que vous rendrez votre Amour vivant, la vie durant. Et ça! Personne d’autre que vous ne peut vous dicter comment, avec quels mots et par quel rituel vous allez vous y engagez pour qu’il prenne tout son sens. Créez votre Mariage pour vous en faire un ancrage fort à votre image, qui vous unira et qui représentera tout l’Amour que vous avez l’un pour l’autre. C’est exactement ce que représente mon Mariage et je m’en sers chaque fois que je nous sens loin de ce que nous avions imaginé de notre vie ensemble.

Ne vous en faites pas pour ma sœur et son amoureux. Ils sont parents de deux enfants adorables. Ils habitent une maison qui est remplie d’Amour. Et ce projet a été une expérience forte enrichissante qui leur a permis de se questionner, de communiquer, de se donner le droit de douter, de se remettre en question et de s’ouvrir ensemble à ce qui leur ressemble et qui leur donne en ce moment un doux feeling d’avoir pris une BONNE DÉCISION! À mon avis, ils sont déjà mariés!

« Longue vie à vous deux, les amoureux. Vous avez traversé ensemble tant de moments aussi difficiles qu’exaltants. Au travers du temps, vous avez donné un sens à votre vie ensemble. Vous avez développé une complicité tendre et inspirante en plus d’une habileté hors du commun à communiquer. Vous avez pris racine près des vagues où votre Amour est né. Et c’est dans cette nature bordée par le vent salin du fleuve que vous élevez vos deux charmants enfants. Votre ancre est à l’eau et vous maintient au plus profond de votre Amour. »

Votre demoiselle d’honneur! En l’honneur de votre Amour.

Je t’aime, ma sœur!

Pour connaître mes 5 recommandations #Harmonie101 pour revenir à l’essentiel et organiser un Mariage à votre image, poursuivez sur La famille de ma vie – Coaching

Stéphanie Dionne

 

Ma coiffeuse, ma cure de détente…

Qu’on soit homme ou femme, le p’tit moment chez la coiffeuse, il nous fait du bien. <p style="t

Qu’on soit homme ou femme, le p’tit moment chez la coiffeuse, il nous fait du bien.

Une coiffeuse (et ce pourrait être un coiffeur aussi!), c’est une personne capable d’offrir une tête qui remonte le moral, mais surtout, de la douceur et de délicates attentions.

Quelles sont les raisons qui font qu’on s’attache à notre coiffeuse? Qu’on hésite à en visiter une autre?

Comment se fait-il qu’étrangement, si jamais un rendez-vous devient impossible, on demeure réticent à « aller voir ailleurs »? Un peu comme si on trahissait celle ou celui qui nous dorlote, souvent depuis de nombreuses années…

J’ai eu trois coiffeuses dans ma ─ pas si longue ─ vie (quarante ans, ce n’est pas si long!). Ce sont mes déménagements qui ont fait que j’ai dû « rompre » avec elles, bien à regret.

Ma coiffeuse actuelle, et pour longtemps j’espère, car mon nid est bien établi, c’est une fée. Une marchande de bonheur.

Quand je sors de chez elle, je me sens rayonnante. Grâce à ma chevelure, sans doute, mais surtout parce que lorsqu’on s’assoit sur sa chaise, elle nous fait nous sentir uniques et importants.

Chez elle, je rigole, je me confie. Elle m’écoute et je l’écoute. Elle me partage son quotidien et moi, le mien. Ça ne sonne jamais faux.

Ma coiffeuse se préoccupe de mon bien-être; une reine ne doit pas être mieux servie.

Une tisane, un bon café et en ce soir de décembre, un p’tit vino. Un simple shampoing prend la forme d’un doux massage!

Vraiment, je le pense chaque fois que je sors de chez elle : la coiffure est un métier tellement humain. Juste humain. Des échanges, dans la bonne humeur, qui permettent d’arrêter le temps un moment.

Au nom de tous les humains que tu dorlotes : merci Elza (MA coiffeuse)!

Karine Lamarche