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Genre?

Sur ce sujet, j’ai souvent en tête l’image de mon parent éloig

Sur ce sujet, j’ai souvent en tête l’image de mon parent éloigné…

Une belle grande « femme » de plus de 100 kilogrammes. Autrefois Pierre, elle adopte ses atours pour de bon vers la fin des années 1990. Je crois qu’elle a toujours l’appareil externe, mais je n’irai certainement pas vérifier. Je sais, cependant, que son choix ne change rien pour moi. Ne cause aucun malaise dans mon identité.

J’étais quand même un brin curieux. Eh oui, le Barreau la reconnaît uniquement dans sa nouvelle identité. De nouveaux prénoms. Elle a sans doute provoqué aussi le changement à l’État civil. Et puis alors? Je crois qu’elle aime bien provoquer. Il y en a plein d’autres comme ça.

Je ne veux pas m’attarder à ces détails. Si superficiels. Encore moins me demander dans quelle toilette elle va. Elle doit aller. J’ai encore souvenir de ces filles qui profitaient de celles des hommes, dans les bars. Pour éviter la file. Aucune émeute provoquée par une telle impertinence sociale. Ça faisait sourire, tout au plus.

Cet être reste plutôt une occasion de réfléchir à la question.

Dans la nouvelle définition, LGBTTIQQ2S, il semble y en avoir pour tous les goûts. Les leurs. S’ils tiennent à entrer dans une case. Comme si une étiquette pouvait donner la réponse. Une sexualité à la carte. Un menu du jour, plein de tendances. Moi, j’y serais allé au plus simple : « Différent(e) ».

À nouveau, l’angle obtus de la vision religieuse érige un mur. C’est beaucoup plus simple de tirer la femelle par les cheveux. Derrière soi. Quitte à prôner une solution finale pour tout ce qui n’entre pas dans la dichotomie de base. Ou, par un certain humanisme, chercher au moins à les soigner.

Qui sont les malades?

Aux tout-petits, je leur parlerais des pièces du casse-tête. Certains n’ont la patience que de faire le pourtour. En commençant par les quatre coins. De beaux angles droits. Rassurants. Souvent, ils se découragent quand ça devient plus confus. Mais la réussite exige l’utilisation de toutes les pièces. Peu importe leur forme, leur couleur. Leur position. L’image globale, on n’y accède qu’avec tous les morceaux.

Imaginons une image de plus de 7,4 milliards de pièces.

Je mettrais le sujet obligatoire, à l’étude en éthique. Dès le primaire. Comme le prolongement de la liberté d’opinion. Cette pluralité essentielle. Celle qui n’aime pas les dogmes. Plutôt, que ces derniers n’aiment pas. Le miroir qu’on veut casser plutôt que d’accepter la réalité. Quand l’interprète veut réécrire le texte à sa façon. Rejeter l’évolution.

Si j’aime l’art pariétal, je ne veux pas revenir au temps de Lascaux…

Est-il si difficile d’accepter l’ouverture? De franchir l’entrée de la grotte. De constater que ce qui y confine l’humain, c’est la peur. Alors que, le plus souvent, ce ne sont que des gens fragiles qui semblent si inquiétants. Qu’ils ne menacent pas grand-chose, sinon le conformisme.

Et là, je les rejoins totalement. Je ne voudrai jamais que certains m’imposent leur pensée. Que la société soit dirigée par les faiseurs de contours. Que l’ignorance prévale. Que les dinosaures soient de retour. Qu’on me force à rester au fond de la caverne. En m’imposant quelles images je dois aimer.

En cette journée toute féministe, j’aimerais que ces êtres puissent aussi continuer de s’épanouir. D’avoir la même finalité que moi. Que nous tous. Chercher à être heureux. À aimer et à être aimés. Égaux. Acceptés pour qui nous sommes. Essentiellement différent(e)s.

Il en va de notre avenir commun…

michel

Le sexe après les enfants

Avant, on faisait l’amour au moins cinq fois par semaine…

Avant, on faisait l’amour au moins cinq fois par semaine…

Avant quoi? Avant les enfants, les lapins nous enviaient, mon chum et moi. On faisait l’amour souvent, parfois même deux à trois fois par jour. Et il y a eu les enfants. Trois jolies petites filles qui ont apporté avec elles un morceau de notre vie sexuelle.

Je suis certaine que je ne suis pas la seule. Je crois même que Christian Grey le vivrait s’il existait. Il n’y a pas eu de suite au troisième tome. Pourquoi, pensez-vous? Ils ont eu des enfants. Disparue, l’époque où ils pouvaient faire l’amour n’importe où à n’importe quel moment au gré de leurs envies. FINI! La salle de jeux érotiques… c’est devenu une salle de jeux tout court.

Quand tu as des enfants, faire l’amour devient compliqué. Je cours déjà après mon temps, le travail, les tâches domestiques, le parasco, les rendez-vous de tous; le temps qu’il me reste, souvent, je l’utilise pour dormir.

Je parle ici de faire l’amour, pas les p’tites vites sur le bord du lit pendant que les enfants écoutent un film. Ou encore l’envie subite que l’on a, l’homme et moi, d’aller prendre une douche ensemble. Pourquoi, dans les films faire l’amour, dans une douche, c’est toujours gracieux et facile?! Parce que moi, c’est loin d’être comme ça! Le pied qui glisse le long du mur, l’impossibilité pour mon chum de me tenir dans ses bras jusqu’à ce que la chose soit faite. Et en plus, c’est froid, de la maudite céramique. On n’a rien de gracieux dans l’exécution! Faut presque se donner des ordres sur la façon de se placer correctement. NOOON! Rien ne se passe facilement comme dans les films.

Si je ne me retenais pas, je dessinerais des pénis sur le calendrier familial. On écrit bien les rendez-vous chez le doc ou autre! Pourquoi pas ne pas écrire nos rendez-vous de baise?! Et être là, complètement là, quand on réussit à se trouver du temps… Suis-je la seule qui trouve ça difficile d’être focus? De ne pas penser à ma liste d’épicerie, aux factures à payer, à l’appel que tu dois faire à l’école, alouettteeee!

Aux couples qui réussissent à maintenir une vie sexuelle aussi épanouie qu’avant l’arrivée de vos enfants, c’est quoi votre truc?

Je vous vois venir avec les « faites garder les enfants un week-end par les grands-parents! » Moi, ça me met mal à l’aise de demander à ma mère ou ma belle-mère de s’occuper de mes enfants parce que ma vie sexuelle n’est pas aussi en santé que je le voudrais. Et les week-ends à l’hôtel, ça revient cher pour pouvoir faire l’amour, non?

Et moi qui croyais qu’une fois que mes filles seraient plus vieilles, ce serait plus facile. Ben y paraît que non. Encore aussi difficile de le faire, car les ados, ça se couche tard, pis ça comprend très bien ce qui se passe derrière la porte de chambre fermée.

Et après, ce sera quoi? La sécheresse vaginale ou la dysfonction érectile.

M’en sortirai-je un jour?

Mélanie Paradis

 

À toi ma fille : quelle femme deviendras-tu dans ce monde ?

Lettre à toi ma fille… ok je m’excuse déjà de ne pas dire «Â

Lettre à toi ma fille… ok je m’excuse déjà de ne pas dire « À toi mon enfant », sans discrimination de sexe, mais je n’ai que des filles.

Dès le plus jeune âge, je n’ai pas fait de distinction, je ne voulais pas tomber dans la stigmatisation, la catégorisation ou le genre. Un peu de bleu, de rouge, de violet, tu ressemblais à un véritable arc-en-ciel vivant. Mais surtout pas de rose. J’avais peur qu’on me dise que c’est sexiste, trop cliché. Et pourtant le rose te faisait si bien. T’étais belle en rose, tes petites pommettes saillantes ressortaient encore plus. J’avais presque honte de demander à la vendeuse si elle avait un petit pyjama rose. Elle me répondait comme si c’était un sujet tabou en murmurant : « Non, on n’a pas de rose, mais les couleurs framboise ou bonbon, si vous voulez. » Franchement, on est vraiment rendus là, avoir peur de dire l’adjectif ROSE ? Le rose bébé quétaine fifille, ça n’existe plus !? Alors tu n’as pas porté de rose, mais du framboise !

Ensuite, j’ai hésité longtemps pour les robes et les jupes. Encore là, c’était trop spécifique, trop marqué. Donc, j’ai opté pour les jupes-pantalons ou jupes-culottes. Ni trop féminin, ni trop masculin, mais honnêtement, c’est tellement laid, toujours trop grand, mal ajusté, tombant. J’ai abandonné. Je t’ai fait comprendre que certains hommes en Écosse portent la jupe et que ce n’est pas un vêtement exclusivement féminin. Je me suis dit que j’allais me rattraper avec les cheveux… J’ai décidé de te faire porter la coupe garçonne. Et puis, je me suis rendu compte que la longueur des cheveux ne voulait plus rien dire, que tes camarades de classe arboraient de longues tignasses (René-Charles a lancé la mode !) À cet âge, on ne distingue plus les garçons et les filles.

À l’adolescence, tout se mêle. Tu vis des états d’âme et des sentiments nouveaux. Tu dois accepter ton corps, ce corps qui change sous ton regard impuissant. Ma fille, tu dois être bien, te respecter, t’accepter et t’aimer. On clame haut et fort que la véritable beauté se trouve à l’intérieur. Mais la société de consommation te renvoie une autre image. Une image qui te fait mal. Quand je vois les chanteuses que tu contemples, les magazines que tu lis, je doute : est-ce que ces femmes trop parfaites t’aident à devenir une femme épanouie ? On te dit d’être bien, mais on te bombarde d’images photoshopées. Es-tu assez grande pour comprendre que ce n’est pas la réalité ? À quand les chanteuses normales décemment vêtues, les revues qui parlent d’acné ou de cheveux gras ?!

Quand tu seras une femme, on te parlera de féministe, de mixité, de parité, d’égalité. On te dira d’être forte, d’être une bonne mère, une bonne femme, d’avoir une carrière, de l’argent, d’être indépendante, sexy, mais pas trop… Qui te renvoie cette image de la femme parfaite, la superwoman du XXIe siècle ? Tes pairs ou les hommes ? En sommes-nous encore à la lutte des sexes ou à la recherche de la perfection ?

Simone de Beauvoir a dit : « On ne naît pas femme, on le devient », alors j’ai envie de te dire de devenir la femme que tu veux : avec les cheveux longs ou courts, avec des enfants ou non, à la maison ou carriériste, amoureuse ou vagabonde, peu m’importe, tant que tu es une femme heureuse !

Gabie Demers

Le choix du chef : cuisse ou poitrine?

Tu veux un garç

Tu veux un garçon ou une fille?

À cette question, je ne réponds pas comme la majorité des gens : un bébé en santé. Parce que c’est évident que je veux un bébé en santé! J’ai jamais entendu personne dire « Ah! Non, pour moi la santé, c’est secondaire, tant que c’est une fille, j’me fous du reste… »

 

Alors, je réponds avec humour que faire un bébé, c’est comme commander du poulet. Pour ma part, c’est un choix du chef et non à la carte. Peu importe qui est votre chef, ça reste que ce n’est pas le client qui décide quand on passe cette précieuse commande. On recevra soit une cuisse, soit une poitrine de poulet. Et quand on commande un choix du chef, on ne peut pas se plaindre de ce qu’il y a dans notre assiette après. Par contre, j’avoue que j’aurais été perplexe un certain temps de recevoir un duo cuisse et poitrine (ou deux cuisses ou deux poitrines) pour une seule commande. Je me serais dit sur le coup que ce n’était pas ce que j’avais commandé et qu’il y en a trop pour une seule femme. 

 

J’ai des amis qui attendent leur commande depuis plusieurs années et qui restent sur leur faim. Certains décident de commander à la carte. D’autres se retrouvent avec une livraison surprise. Pour avoir commandé quatre fois au restaurant de poulet et avoir eu deux boîtes sur quatre qui étaient finalement vides, j’ai compris qu’il y’a des gens chanceux qui ne le savent pas, et surtout que je suis chanceuse de ce que j’ai. J’ai eu la chance d’avoir deux repas, qui se sont avérés être deux belles cuisses de poulet. 

 

Donc, la prochaine fois que quelqu’un vous souhaite un sexe de bébé en particulier ou qu’il vous demande votre préférence, répondez que vous commandez un choix du chef et non à la carte!

 

Bon appétit! 😉

Krystal Cameron 

Non déterminé

C’était partout dans les médias il y a quelques jours, vous avez

C’était partout dans les médias il y a quelques jours, vous avez sans doute vu cette nouvelle passer : un parent canadien a obtenu de pouvoir apposer la mention « non déterminé » sur la carte d’assurance maladie de son bébé, à l’endroit où il devait indiquer le sexe de l’enfant.

J’ai lu la nouvelle, moi aussi. J’ai posé mon café (froid) et je me suis sérieusement demandé : « Est-ce que c’est quelque chose que j’aurais fait, moi, comme parent ? » À froid, comme ça… Non. Mes enfants sont nés mâles ou femelles, tout comme ils sont nés blancs et canadiens, en janvier ou en août. C’est un fait, c’est tout.

Mais en y réfléchissant plus longtemps, même si, a priori, je ne vois pas trop pourquoi j’aurais choisi de ne pas associer de sexe à l’identité légale de mes petits, et que ça me semble une façon compliquée de transmettre nos valeurs (notamment parce que le pronom neutre désignant une personne sans utiliser de genre en français est encore au stade de suggestion et donc encore bien trop loin de passer dans le langage usuel. Faudrait y penser avant longtemps, d’ailleurs. Maintenant serait un bon moment, je dis ça de même), je dois admettre que… je comprends un peu le fondement de la démarche.

Je veux dire, si on avait été classés biologiquement selon la couleur de nos yeux ou notre groupe sanguin, est-ce que ces choses seraient, justement, le fondement de notre identité sociale? Est-ce que la société aurait des attentes différentes entre un B+ et un A–? Est-ce que le 0– serait moins bien payé ? Est-ce qu’on aurait attendu d’un A+ qu’il ne joue pas avec quoi que ce soit de jaune, couleur réservée aux AB– ? Aurait-on attendu jusqu’au milieu du vingtième siècle pour accorder le droit de vote à tous ceux portant un rhésus négatif, alors que ceux nés avec un facteur rhésus positif l’auraient eu depuis toujours ?

Sauf qu’en même temps, la couleur de nos yeux, c’est sur notre permis de conduire. Notre groupe sanguin est dans notre dossier médical. La nature nous a faits biologiquement différents, à plusieurs niveaux. Il peut être utile que ce soit au moins noté, ne serait-ce qu’à des fins d’identification. Et il serait un peu hypocrite de faire comme si la différence physique n’existait pas. Mais reste que le problème est là. À mon très humble avis, le problème se trouve bien plus dans le carcan encore trop rigide dans lequel on fait évoluer nos enfants, souvent sans même s’en rendre compte, selon leur genre. Le problème se trouve dans le fait que l’avancée de la neutralité est encore loin d’avoir fini son chemin.

Le problème c’est qu’encore en 2017, un garçon et une fille n’auront pas les mêmes regards portés sur eux, les mêmes attentes de la part de leur entourage, parfois carrément pas les mêmes droits, selon l’endroit où ils sont nés.

Abolissons les inégalités, laissons les enfants être qui ils veulent, peu importe ce qu’ils ont entre les jambes au moment de la naissance. Peu importe ce que ça peut vouloir dire et ce que ça peut impliquer par rapport à leur entité personnelle, sociale et sexuelle tout au long de leur vie : laissons-les être totalement EUX. C’est ça, le véritable combat à mener.

Zabethe Boucher

Les gars et le sexe (vus par une fille)

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De vrais scouts, vous êtes! Toujours prêts. Maître Yoda serait fier de vous, les hommes. Adolescents, les jeunes padawans que vous étiez s’exerçaient fréquemment (pour ne pas dire tout le temps… Hé! Oui, je le sais, j’ai un ado à la maison). En devenant jedi à l’âge adulte, vous avez maîtrisé l’art du sexe sur le bout de votre sabre laser.

 

Chérie, j’ai envie de faire l’amour. Ha! Oui? Quelle surprise! L’homme peut me dire cette phrase plus souvent qu’autrement. Il a envie de faire de l’amour lorsque nous faisons l’épicerie, lorsque nous mettons la vaisselle dans le lave-vaisselle, lorsque je me brosse les dents, lorsque je me mouche (il y a ici une petite note d’exagération). Il ne faut que très peu de choses pour attiser le désir de mon homme.

 

Et lorsque le désir est là, le brasier s’enflamme rapidement. Même si mon manque évident de collaboration est plus que flagrant. Même après un non assez convaincant, un non genre sans appel, une lueur d’espoir continue de briller dans les yeux mon homme.

 

C’est alors qu’il amorcera sa danse de séduction dans le but évident d’attiser mon désir. Il usera de tous les moyens possibles et inimaginables pour me convaincre que faire l’amour est ce que je désire le plus ardemment à ce moment précis.

 

Pour en avoir discuté pendant un souper de filles, les moyens utilisés pour allumer la flamme du désir chez la femme diffèrent d’un homme à l’autre. Les phrases telles que :

1.      Je dois être l’homme le moins sexe de la Terre pour que tu n’aies pas envie.

2.      C’est toi la chanceuse que je désire et pas une autre femme.

3.      Maintenant que l’on a des enfants, tu n’es plus aussi partante qu’avant.

4.      Tu sais, si on ne fait pas l’amour, c’est comme si on était juste des colocs.

5.      Tu ne sais pas ce que tu manques!

 

Si le chantage affectif n’atteint pas son but, il y aura quelques gestes posés comme le ménage et le lavage pour que nous, les femmes, soyons moins fatiguées. Laisser traîner des livres érotiques par hasard sur la table de chevet ou encore en acheter un et l’offrir en cadeau peut aussi faire partie des tactiques. Une petite danse de l’homme exhibant son appareil peut aussi, dans un dernier effort pour nous allumer, faire son apparition.

 

Dans le fond, je l’admire mon homme. Tout comme au début de notre couple, son désir est toujours aussi présent. Moi, en devenant maman, je crois que trop souvent, j’oublie mon couple. Cependant, ne confondez pas amour et désir. J’aime mon homme un peu plus chaque jour. C’est l’homme de ma vie, mon ami, mon confident, mon partenaire et mon amant. Peut-être pas aussi souvent qu’il le voudrait, mais c’est lui le seul et l’unique.

 

Mélanie Paradis

 

 

Lettre d’un vieux couple qui fait encore l’amour

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Quand on lit des articles sur la sexualité des nouveaux parents, on voit tout de suite que c’est loin d’être évident et simple pour tous… Baisse de libido, absence de vie sexuelle, manque d’intimé… Ce n’est pas pour rien que les non-parents croient dur comme fer que les parents ne baisent plus…

Mon problème, c’est que ça ne colle pas à ma réalité. Beau problème, me direz-vous. Ce n’est pas faux! C’est donc pourquoi je baisse tous les tabous sur la réalité d’un couple épanoui qui fait l’amour encore comme des adolescents… Et tant mieux si, enfin, vous vous y reconnaissez. Et tant mieux si ça peut en aider plusieurs! (Maman : c’est à ce moment-là que tu arrêtes de lire. Sérieux.)

Je m’assume à 100 %. Nous sommes un vieux couple, un vrai. Ça fait treize ans qu’on se réveille aux côtés de l’autre, tous les matins. Nous avons trois enfants, de six ans et moins. Et on fait l’amour. Souvent. Chaque fois qu’on le peut. Et j’en suis fière. C’est dit.

Premièrement, chez nous, il y a certains principes. Des règles simples apprises à nos enfants depuis la nuit des temps. Ces règles semblent banales, mais sans elles, nous n’aurions assurément pas cette fabuleuse complicité de couple. Ce cadre est le premier ingrédient clé.

1— « Tu restes dans ton lit. C’est l’heure de dormir. JE vais venir te le dire quand tu pourras te lever. » Résultat : Aucune chance de se faire surprendre! Aucune possibilité de se lever à toute heure de la nuit ou encore de décider que le matin commence à 4 h. Pensez-y… C’est valable pour la nuit et pour les siestes… Faque… Ben on fait l’amour quand on veut entre 19 h 30 et 7 h et entre 13 h et 15 h. Du temps juste pour nous tous les jours.

2— Quand une porte est fermée, ça veut dire que la personne derrière cette porte veut de l’IN-TI-MI-TÉ. Ça vaut pour la salle de bain, la douche et la chambre à coucher! Enseigner l’intimité à vos enfants, c’est leur inculquer le respect de l’autre et ça signifie que vous renouvelez votre propre intimité du même coup. Tentant, non? (Des serrures aux portes, c’est aussi un investissement à long terme sur votre qualité de vie sexuelle…)

3— « Papa et maman s’aiment. Papa et maman font l’amour. Vous avez été faits et vous êtes nés dans l’amour. » C’est dit ouvertement ici. Résultat : Pourquoi avoir peur que les enfants nous entendent? Fait-on quelque chose de mal? NON! Alors on ne retient pas nos ébats. On veut que nos enfants vivent une sexualité saine, empreinte de respect et remplie d’amour. Le principe parle de lui-même.

Si vous avez envie de retrouver une intimité avec votre partenaire de vie, c’est à vous de faire en sorte que ça fonctionne. Il n’est jamais trop tard pour instaurer ces règles à la maison.

Ensuite, dans la recette d’une vie sexuelle active, ça prend un gallon de complicité. Tout le temps. On doit la voir dans chaque clin d’œil bavard, dans chaque sourire sous-entendu, dans chaque coup de main attentionné… Mon mari, c’est un ami, un partenaire, un coéquipier… On s’entraide, on s’épaule, on s’écoute. Être à l’écoute de son partenaire a beaucoup d’avantages… dans tous les sens du terme. On ne se tient pas pour acquis, on se reconquiert un peu chaque jour. Cliché, mais vrai.

Sexuellement, on s’entend à merveille. Sérieusement. Il jouit. Je jouis. Nous jouissons. On prend tout le temps qu’il faut, pas de presse, pas de stress. Juste de l’amour, des caresses et du plaisir. On fait l’amour aussi souvent qu’à l’adolescence, mais on le fait mieux. C’est l’avantage d’être un vieux couple! Honnêtement, même quand rien ne va plus entre nous, il nous reste toujours le sexe. Y’en a pour qui c’est la première chose qui tombe. Nous, ça nous a permis de tenir dans les bouts plus difficiles. Parce que quand ton partenaire prend le temps de te faire jouir, tu te dis que tout n’est pas perdu. Et quand tu lui tapes sur les nerfs au quotidien, mais que tu places son plaisir dans tes priorités, ben t’es déjà pardonnée. Faque y’en a qui pensent qu’on garde un homme par l’estomac. Moi je dis que ça se passe plus bas.

Ça fait longtemps que tu n’as pas fait l’amour. Tu te demandes par où commencer… Je vais te donner un conseil : fais l’amour. Prends le temps. Pour recommencer à faire l’amour, il faut… faire l’amour! Le reste va suivre naturellement… Ne faites pas garder les enfants pour une nuit d’amour par année. Ramenez le sexe dans vos maisons. Tous les jours.

Et aux non-parents qui pensent encore que les parents n’ont pas de vie sexuelle… Aux célibataires qui pensent qu’un one-night, c’est du bon sexe… Je vous promets que vous n’avez encore rien compris. Avoir un partenaire qu’on aime, dont on prend soin et qui sait nous faire jouir au bon moment, ÇA, c’est du bon sexe. Et ça ne se crée pas en un seul soir! Être capable de jouir en même temps que son amoureux, arriver à regarder l’autre dans les yeux et vivre l’extase en même temps que lui, c’est le ciment d’un couple. Le nôtre.

Sur ce, je viens de recevoir un clin d’œil bien bavard de mon homme. Et je cours le rejoindre.

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