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Hymne à l’ado

Nos adolescents ne sont pas tous les mêmes, mais il y a certaines c

Nos adolescents ne sont pas tous les mêmes, mais il y a certaines choses qui se retrouvent chez la plupart des adolescents. J’ai eu envie de vous partager ce qui semble à mes yeux revenir dans la plupart des familles qui ont des adolescents, le tout, teinté d’un peu d’humour pour dédramatiser le tout. Cher adolescent, laisse-moi t’offrir ton hymne à l’ado :

Oh! combien j’aime ces doux matins où tu ne veux pas te lever pour aller à l’école. Ces matins où je dois te réveiller… te re-réveiller… brasser ton lit pour réussir à faire lever ce corps qui n’en a pas envie. « Mais ne t’inquiète pas, papa, ça n’a aucun rapport avec le fait que je me couche tard, c’est juste que je ne m’endors pas. »

Et que dire de ton excuse répétitive selon laquelle ta sonnerie de cadran n’a pas sonné sur ton cellulaire. Problème technique uniquement réservé aux adolescents il paraît, quelle malchance. Moi, ça ne m’est jamais arrivé… je pense que je vais m’acheter un 6/49…

Comme j’aimerais un jour trouver un panier de lavage qui accepte tes vêtements sales et qui ne les vomit pas un peu partout sur ton plancher. Tu sais, ce plancher qui n’est presque pas visible à l’œil nu. Ce plancher qui sert de terre d’accueil pour tes vêtements propres et sales qui se mélangent comme le fromage et la sauce dans une poutine.

Et que dire de tes douches. Ces douches qui offriraient assez de temps pour laver un éléphant adulte avec une brosse à dents. Tu sais, ces douches qui n’offrent plus assez d’eau chaude pour celui qui te suit Par contre, je suis certain que l’éléphant adulte ne laisserait jamais ses deux ou trois serviettes mouillées par terre, lui. Car oui, oui, les serviettes mouillées vont par terre en petit tas.

Ah oui, parlons aussi de tes goûts alimentaires qui sont en perpétuel changement. Tu pourrais te nourrir uniquement de pâtes alimentaires blanches avec du beurre, du sel et du parmesan. Des repas que tu adorais dans le passé sont maintenant presque dégoûtants pour toi. Et quand on te demande ce que tu aimerais manger, il y a l’éternel : j’sais pas! À voir les papiers de bonbons et de chips dans le fond de ton sac d’école, on peut comprendre pourquoi tu n’as jamais vraiment faim à l’heure du souper… mais tard en soirée, tu te transformes en tyrannosaures et gobes tout sur ton passage.

Je remarque aussi que la maladie de la perte de mémoire se développe très rapidement chez toi, ce qui m’attriste beaucoup. C’est la mémoire à court terme qui est le plus affectée. Par exemple, tu oublies que le rouleau de papier de toilette est fini et tu le laisses vide sur le support. Ou encore, tu oublies ta vaisselle sale un peu partout dans la maison. Tu oublies que le sac de lait est vide et tu remets la pinte vide dans le frigo. Tu oublies que la poubelle est pleine et tu pèses dessus pour tout enfoncer pour être certain de ne pas avoir à le changer. La maladie va même jusqu’à te faire oublier les tâches que l’on t’a demandées. Parlant des tâches, regarde ce qui suit.

Il y a aussi des mots qui reviennent particulièrement souvent. Celui que tu as adopté et qui te suit partout est : tantôt. Il est utilisé plusieurs fois par jour et ensuite, c’est ta maladie de mémoire à court terme qui embarque. Alors nous devons redemander et ton meilleur ami « tantôt » revient… et le trouble de mémoire à son tour. C’est comme une roue qui tourne.

Ce qui me fascine réellement, c’est le temps dont tu as besoin pour étudier et apprendre par cœur des matières scolaires alors que tu me chantes mot pour mot une multitude de chansons en anglais que tu n’as entendues qu’une ou deux fois. Tu réussis à me surprendre et c’est positif. Les maths et l’histoire devraient être transformées en hip-hop.

Finalement, laisse-moi te parler de ton meilleur ami. Il prend beaucoup, beaucoup de place dans la maison. Il est toujours avec nous. Il est là chaque heure du jour et j’ai l’impression qu’il t’empêche de dormir la nuit. Je le surprends même à t’accompagner dans ton bain. Je nous trouve très permissifs. Je parle de ton cellulaire bien sûr. Il est toujours greffé à la main. Tes notifications Snapchat, Facebook, Messenger, Instagram et autres sonnent dans la maison comme une vieille cloche de vélo agitée par un enfant hyperactif.

Malgré tout, cher ado, on ne te changerait pas pour rien au monde. Mais là, comprends‑moi bien. On ne te changerait pas toi, mais on changerait clairement quelques-unes de tes habitudes. La beauté de la chose est que l’adolescence ne dure que quelques années et qu’un jour, on va en rire. On va surtout en rire quand tu auras toi‑même des ados et que tu auras envie d’écrire un hymne pour eux. Tu verras, l’adolescence se définit comme suit : c’est le moment de notre vie où l’on veut des permissions d’adulte avec des responsabilités de jeune enfant.

Et vous, est‑ce que vos ados ont quelques-unes de ces habitudes? Écrivez-nous dans vos commentaires les habitudes des vôtres pour nous faire rire ou encore pour nous faire sentir moins seul.

10 astuces pour survivre avec un ado

Ton enfant n’a pas été livré avec le mode d’emploi et pendant

Ton enfant n’a pas été livré avec le mode d’emploi et pendant toute sa vie, tu as avancé et cheminé comme parent, avec plus ou moins d’assurance. Puis l’adolescence est venue chambouler tous tes repères. Le grand n’importe quoi !

Alors je te suggère ici dix astuces indispensables pour survivre avec un ado (ou deux ou trois ados !…)

  1. Lâche prise !

À chaque situation conflictuelle, répète cette phrase en boucle haut et fort : « M’EN CALISSE, M’EN CALISSE, M’EN CALISSE ! »

  1. Nourris-le !

Crois-moi, un ado qui a faim est beaucoup plus difficile à supporter qu’un ado rassasié ! Pis il a TOUT LE TEMPS FAIM. Alors veille à ce que le frigo soit bien rempli !

  1. Couche-toi avant lui !

Le rythme circadien d’un adolescent est différent. L’ado typique fonctionne super bien le soir et a beaucoup de misère à décoller le matin. Va te coucher avant lui, dors, et le matin, tu prendras toujours ton déjeuner tranquille, car il sera encore au lit ! L’adolescence, c’est le retour des cafés sereins le matin (si on ne réveille pas la bête…)

  1. Donne-lui des corvées !

Chez toi (oui, oui, tu es chez toi), ce n’est pas un hôtel, il doit participer aux tâches ménagères lui aussi ! Établis des règles claires NON NÉGOCIABLES.

  1. Ne rentre pas dans sa chambre !

C’est son univers. Ça pue et c’est le bordel ? Tant pis ! Pour ton équilibre psychologique, n’ouvre surtout pas cette porte-là !

  1. Achète-lui des écouteurs !

Vous n’avez certainement pas les mêmes goûts musicaux lui et toi, alors achète ta tranquillité et offre-lui un casque d’écoute. Tu pourras chanter à tue-tête ta musique préférée sans te faire insulter.

  1. Coupe le wifi le soir !

22 heures : plus accès au net. Et ce jusqu’au matin. Le wifi peut se couper facilement aussi en cas d’échecs à l’école, en cas de comportements irrespectueux, en cas de corvées oubliées, etc.

  1. Tu n’es pas un taxi !

Ce n’est pas obligatoire de véhiculer partout ta progéniture sans condition ! Hey ! Figure-toi qu’ils sont très capables de prendre le bus, le métro, de marcher ou de covoiturer !

  1. Encourage-le à travailler !

Une petite job, c’est vraiment incroyable pour un ado : ça lui amène de la confiance en lui, de l’autonomie et du cash ! C’est une superbe école de vie et surtout, surtout, tu as la paix quelques heures par semaine !

  1. Enfuis-toi !

Sauve-toi régulièrement ! Vis ta vie ! Va au resto avec ton chum, sors avec tes amis, fais la fête, amuse-toi ! Ton ado sera heureux d’avoir un peu de tranquillité à la maison quand tu n’y es pas, et toi… tu retrouves enfin ta liberté ! C’est génial finalement un ado !

Gwendoline Duchaine

 

Espoir il y a

Quand l’adolescence de ton enfant commence avant même que le

Quand l’adolescence de ton enfant commence avant même que le terrible two se pointe… tu te dis que tu ne survivras pas.

Quand le terrible two oublie de finir. Qu’il enchaîne avec le f…g four et que les six ans sextuplent l’intensité… tu te dis que le bon Dieu t’a oubliée. Ou qu’il fait exprès pour te faire suer.

Quand toutes les méthodes enseignées par les maîtres de l’éducation bienveillante, de la discipline thatchérienne et du lâcher-prisme ne fonctionnent jamais plus de quatre jours (et demi, quand tu es chanceuse)… tu doutes. De tout : capacités parentales, possibilités de t’en sortir vivante, existence d’une justice pour les parents.

Quand tout le monde te répète : « OMG. Ça va être quoi, à l’adolescence?! », en prenant bien soin d’ajouter moult points d’exclamation et regards de découragement… tu le sais, le mauvais quart d’heure va s’étirer au‑delà de toute résistance possible. Tu vas y laisser ta peau, ton estime personnelle (il t’en reste un petit bout, n’est-ce pas?) et tout ce que ton cerveau peut contenir de sain.

Quand ton enfant, qui était pourtant si mignon au temps des couches et des siestes, te torture l’esprit autant que le cœur à force de compliquer les affaires, de la moindre demande à la plus simple sortie… tu te dis… en fait, tu ne te dis plus rien. Rendue là, tu es trop occupée à faire la nage du petit chien pour garder ta tête hors de l’eau. Et celle de ton enfant. Parce que s’il t’en fait voir de toutes les couleurs, c’est parce que lui aussi se noie à petit feu…

Et un jour, l’adolescence arrive. Pas de grandes pompes, pas de trompettes. À peine un petit « M’hein » mou de la voix qui t’indique que l’âge ingrat est au coin de la rue. Ah! non, trop tard, tu n’as pas pu l’intercepter : il est déjà chez toi, en la personne de ton ado.

Tu as déjà pris ton rendez-vous pour être internée quand… tu te rends compte que ça ne va pas si mal. Que toutes les méthodes éducatives mises en place parce que et malgré, elles finissent par donner des résultats. Que l’espoir qui t’a tenue en vie toutes ces années prend des teintes plus franches : cet ado te parle. Cet ado se rapproche de toi. Cet ado t’aime. Et en plus, il te cuisine des biscuits à l’occasion.

Ça ne règle pas tout (c’est qu’il a des années de pratique d’attitude plate derrière la cravate!), ça ne répare pas tout (une feuille froissée-déchirée-émiettée ne redevient pas lisse par miracle), ça n’efface pas les années de souffrance d’un coup de baguette magique. La mémoire est une faculté qui oublie… bien ce qu’elle veut.

Mais chaque jour qui passe permet à ton ado de grandir en dedans et en dehors (bon voilà, il t’a dépassée!) Chaque jour qui passe te permet à toi de voir ce qui ressort de tant d’années de persévérance et d’amour inconditionnel. Chaque jour qui passe vous permet de détricoter les mailles erronées, et de retricoter une relation saine.

Le fil du temps vous permettra de solidifier votre communication et votre confiance mutuelle. Oui, ça se peut, une adolescence sous le signe de l’espoir.

PS Interdiction de te venger. Ok… peut-être plus tard… gentiment, quand même… mais attends au moins qu’il soit parti de la maison.

Nathalie Courcy

Parents d’ados… plein le dos!

Oui, je sais, je n’entre que petit à petit dans ce nouvel univers

Oui, je sais, je n’entre que petit à petit dans ce nouvel univers qu’est… **roulement de tambour ou toute la symphonie si vous préférez** l’ADOLESCENCE!

**Frisson de crainte**

Fini, les jeux de poupée, de pouliche. Terminé, les petites voitures et les Legos. (Pour ceux-ci, c’est heureux, mes pieds retrouvent une certaine paix!)

Mon aîné entame à peine sa onzième année et ma fille approche de sa dixième, mais ouf! Déjà, je constate des prémices de cette étape que l’on appelle « l’âge ingrat »… mais… PERSONNE ne m’avait dit que c’est AUSSI ingrat pour les parents!

Je vois chez ma fille un cycle hormonal qui s’installe. Attitude, regards au ciel, les « je sais lô » et j’en passe. L’éternel et immortel : « C’est pas juste! »

Merci à cette génération qui ne connaît pas de Manolo son fameux « persécution! »

Mon fils, ce grand frère d’une famille monoparentale qui prend des airs de père. Qui étire les explications de défense contre l’acharnement des plus jeunes sur leurs réactions à ses actions. La paresse… SAINTE-MISÈRE. Tout remettre au lendemain, pour courir à la dernière minute!

Puis, mon petit dernier, à peine le six ans et demi entamé, essaie de suivre les plus vieux en appliquant leurs attitudes de m… mauvais choix, disons.

Je sais, plusieurs riront d’un sourire en coin devant mes « petits problèmes » qui marquent le début de cette phase que vont traverser mes enfants. Mais je vois venir maintenant : j’écoute, je lis et je frémis!

Ma fille si douce, comment devient-elle un dragon?

La voix fluette de mon grand commence petit à petit à sauter des octaves. Il est loin d’apprécier, lui qui aime le chant. Sans oublier les douches qu’il adore prendre en oubliant la savonnette!

Le maquillage, l’épilation, les coquetteries, les premiers amours. J’avais oublié à quel point tout cela prend de la place lorsqu’ils les découvrent. Les amoureux se font des câlins de plus en plus longs. Les premiers baisers à venir… aïe aïe!

Amazon vend-il des ceintures de chasteté?

J’ai mes propres souvenirs de l’adolescence d’un autre temps. Nous, nous n’avions pas les réseaux sociaux! (Fort heureusement d’ailleurs! Merci Big Brother d’avoir attendu la nouvelle génération!)

Combien d’entre nous aurions rougi et « coléré » avec ceux-ci?

Fort heureusement, les bases de leur éducation me laissent confiante pour ce qui suivra cette étape. Je garde le fort, je resserre certaines vis et j’apprends à laisser aller certaines autres choses. Mais quel casse-tête!

Le « personne ne m’aime! » n’a pas encore retenti. Ni le « tu comprends rien! ». Mais je m’y prépare!

Les oisillons veulent voler hors du nid, malgré leurs ailes un peu engourdies encore de la protection (ou surprotection dans mon cas, mea culpa) maternelle.

Bref, pardonnez-moi ce texte un peu décousu, mais n’est-ce pas la meilleur représentation de cette nouvelle étape de nos petites têtes blondes qui grandissent si vite, trop vite…?

Comment faites-vous face à l’adolescence de vos enfants?

Comment nous y préparer? Dites-moi… s’il vous plaît!

Simplement, Ghislaine

Légalisation

Le 17 octobre 2018, partout dans le Canada, le cannabis a été lÃ

Le 17 octobre 2018, partout dans le Canada, le cannabis a été légalisé.

Comment vous sentez-vous avec ça en tant que parents ? Comment en parlez-vous avec vos enfants ? Trouvez-vous que vous avez accès à assez d’informations pour être capable de suivre ce qui se passe autour de cette légalisation ? Savez-vous ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas ? Seriez-vous capable de reconnaître un produit acheté légalement d’un produit illégal ?

Qu’en pensent vos adolescents ?

Avez-vous peur ?

Pourquoi tant de questions ? Parce que j’estime que nous avons eu un manque d’informations total de la part de notre gouvernement.

Ce serait plus facile, en tant que parent, de ne pas en parler, parce que je ne connais pas tant le sujet ! Ai-je déjà consommé ? Oui ! Ai-je aimé ça ? Oui ! Pourquoi je ne consomme plus depuis de très longues années ? Parce que c’était illégal ! Vais-je consommer maintenant que c’est légalisé ? Je ne sais pas ! Mes enfants ont-ils l’intention de consommer ? Oui !

Alors je me suis mise à fouiller, à essayer de commander en ligne, à m’informer sur les différents produits distribués et sur leurs différents effets. Je me suis sentie aussi perdue que si je devais choisir un bon vin, pour accompagner un plat précis. Je n’y connais rien ! Tout est dit sans être vraiment développé. Comme parent, je me sens ignorante et abandonnée !

Nous avons reçu un courriel de l’école des enfants, quelques lignes explicatives sur les effets du cannabis et l’interdiction de sa consommation avant 18 ans. C’est tout. Débrouillez-vous avec ça…

On dirait que c’est arrivé trop vite et pourtant, nous le savions que le 17 octobre, ce serait là. Pourquoi ne nous sommes-nous pas préparés ? Pourquoi le gouvernement nous a‑t‑il parachuté ça sans nous éduquer ?

Dans ma ville, où puis-je consommer ? Est-ce clair ? Où trouver l’information ? J’ai tant de questions… Pourquoi à Montréal, je peux fumer du cannabis dans la rue tranquillement et légalement, mais je ne peux pas déguster une bière, au risque d’avoir de sérieux problèmes et une amende salée ? Elle est où, la logique ?

Je me sens dépassée.

Alors, que répondre aux dizaines de questions de mes adolescents ? Comment vais‑je réagir quand ils vont consommer ? Comment dois‑je réagir ? Je tolère bien qu’ils consomment de l’alcool… c’est culturel, vous allez me dire… mais concernant le cannabis, la culture a‑t‑elle changé sans que je m’en aperçoive ? Maintenant, au lieu de prendre l’apéro autour d’une table, on prendra de la marijuana ? Quand on ira à un party, on apportera nos fleurs séchées et notre vin ?

Le gouvernement a‑t‑il besoin que nous consommions pour recevoir plus d’argent ? Cet argent va‑t‑il être réinvesti dans l’information et la prévention ?

Qu’en pensez-vous, parents ? Comment gérez-vous ça avec vos enfants ?

Gwendoline Duchaine

 

Un alien vit dans mon enfant

Je sens que tout m’éclate au visage.

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Je sens que tout m’éclate au visage.

La petite fille altruiste, généreuse, portée vers son prochain n’existe plus.

Une version non améliorée a pris sa place.

Une humaine qui ne pense qu’à sa propre personne, qui ne voit que ce qui l’avantage et laisse tomber le reste.

Ma fille s’est fait voler son corps par un alien, qu’il n’y aurait pas de différence.

Peu importe ma façon d’approcher la bête, je suis l’ennemie.

Est-ce que tu vis ça, toi?

Ne me dis pas que je suis la seule à vivre cette invasion?

Je ne reconnais plus cette enfant qui avait le  bonheur facile.

Qui ne voyait que le bon en tout.

Qui aimait ma présence.

Maintenant, elle me fuit.

Maintenant, elle m’ignore.

Chaque matin m’offre une version de cet être que j’ai mis au monde et que je ne reconnais plus.

Parfois, à certains moments, je vois l’étincelle de qui elle a émergé. Un peu comme si elle me disait de ne pas lâcher prise, de continuer mes efforts.

Comme si elle me parlait avec ses yeux pour me dire qu’elle est toujours là, latente, attendant que l’alien la quitte.

Cet alien qui lui permet de créer cette essence qui lui fera quitter l’enfance, mais qui la submerge la plupart du temps.

Je sais qu’elle vaincra cette adolescence alien et que de cette aventure émergera ma fille devenue femme, mais les temps sont difficile ces jours‑ci.

La noirceur envahit ma tête, mon âme.

J’ai beau me coller à mon soleil intérieur, ma peine est grande.

Je dois avouer que me rebeller n’améliore jamais les choses, surtout pas le quotidien répétitif.

Je dois faire confiance à cette belle âme qui est cachée à l’intérieur de mon enfant et qui, comme un diamant, se polit tout doucement.

J’ai confiance que le soleil reviendra.

Je dois travailler de mon côté sur moi, pour être prête à accueillir cette merveille qui m’a choisie comme maman.

Peu importe la tempête, je travaille en moi le pardon, le lâcher-prise, l’espoir, l’accueil de l’autre dans ce qu’elle est. Je me donne de l’amour et je ne culpabilise pas, car moi aussi, j’ai à me polir doucement.

Cette invasion de  l’adolescence alien, qui n’est que temporaire et qui dans le fond, je le sens, sera bénéfique autant à moi qu’à ma fille.

En attendant, dis‑moi que je ne suis pas seule, que tu vis l’invasion toi aussi. Comme ça, je me sentirai moins seule…

Martine Wilky

Auteure, coach et conférencière

martinewilky@gmail.com

www.martinewilky.com

514.258.3606

 

 

L’envol

Et voilà. C’est fait. Tu es partie.

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Et voilà. C’est fait. Tu es partie.

Tu viens d’avoir dix‑sept ans et tu as pris ton envol…

Nous te laissons, seule au monde, dans cette petite chambre sur le campus du cégep.

Mon cœur de maman panique, mais je ne dis rien : vas‑tu être capable de débarrer la porte du bâtiment ? Où vas-tu faire ton épicerie ? Et si tu te fais attaquer ? Enlever ? Tuer ? Si tu tombes malade ? Si la porte claque et que tu te retrouves coincée dehors avec tes clés à l’intérieur ?

Et si…?

– Merci, papa et maman, de m’avoir aidée à m’installer. Je vous aime. Ça va aller…

– Anytime, si tu as besoin de quoi que ce soit, appelle‑moi pis je viens…

– Promis, maman…

Alors, on t’a laissée là.

Sur la route du retour, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une larme. Mon bébé… C’est une véritable tempête de sentiments dans notre âme de parents quand notre enfant prend son envol…

Nous sommes partagés entre un sentiment de fierté immense et la tristesse de ne plus l’avoir au quotidien à nos côtés.

Ta chambre est vide.

La maison est vide.

Ton chien te cherche.

Je t’appelle encore pour te dire que c’est l’heure de souper.

Mais la porte de ta chambre ne s’ouvre pas… et ta place à table reste libre…

Alors je t’envoie des messages textes. Je m’excuse… car pendant quelques semaines, il se peut que j’en envoie beaucoup… Tu me réponds avec une gentillesse infinie et une maturité incroyable.

Je suis impressionnée : c’est beau de te voir aller. Tu prends ta vie en main avec tant de passion et de joie !

Et puis… je sais… que de temps en temps… tu vas revenir… alors, le soleil envahira la maison à nouveau… Cette petite tempête de jeunesse… je vais la savourer en silence… Je vais apprécier chaque seconde de ta présence…

Nous sommes si fiers, si inquiets, si tristes, mais si heureux. On t’aime si fort. Vole ! Vole ! Vole !

Gwendoline Duchaine

 

Alcool et ado – Texte : Gwendoline Duchaine

Comment gérez-vous, chers parents, la consommation de boissons alco

Comment gérez-vous, chers parents, la consommation de boissons alcoolisées de vos enfants? Parce que, enlevons nos œillères, nos ados boivent! Comment devons-nous tolérer et limiter la consommation, et comment aborder le sujet?

Je viens de France et là-bas, c’est culturel de faire goûter du vin ou de la bière, autour d’un bon repas convivial, à son jeune. Ça fait partie de la découverte culinaire, puis ça permet de jaser un peu de tout et de rien avec moins de barrières et de retenue. C’est un moment de partage.

Je suis allée en Suisse récemment, et l’achat et la consommation d’alcools doux (bières, etc.) sont légaux à partir de 16 ans. Et je trouve que ça a ben du sens.

Au restaurant, en Europe, on peut servir de l’alcool à un mineur avec le consentement de son tuteur légal.

Je trouve qu’au Québec, on se voile la face! Je n’ai pas le droit d’aller acheter une boisson alcoolisée si mon ado est avec moi! (Oui, oui, ça m’est déjà arrivé! La vendeuse a refusé de me vendre de la bière, car mon enfant était à mes côtés!). C’est fou!

Je me demande bien quel message, comme société, on envoie à nos jeunes? C’est illégal d’acheter et de consommer avant 18 ans, mais tout le monde contourne cette loi…

Je ne peux pas croire qu’en 2021, c’est autorisé de fumer un joint dans la rue, mais pas de boire une bière! Autre débat, mais tout aussi ridicule à mon sens!

Quand les premiers partys alcoolisés de mes enfants se sont organisés, j’étais terrorisée d’avoir des problèmes avec les parents de leurs amis… Offrir de l’alcool à un mineur, c’est interdit! Alors j’ai demandé l’autorisation de vive voix à tous les parents! En face à face! J’ai réalisé que tout le monde donne de l’alcool à son enfant pareil!

Comment parlez-vous de ce sujet avec vos jeunes? Quels sont vos règlements et vos limites concernant la consommation de boissons alcoolisées? Que tolérez-vous?

On parlera de la légalisation du cannabis dans quelques années, hein? Autre sujet ben ben compliqué et angoissant pour les parents…

Gwendoline Duchaine

 

C’est ton histoire

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Je te vois patauger dans la détresse, ma grande, et je m’inquiète. Les premières années de l’adolescence, les premières années au secondaire, la quête identitaire, les hormones affolées, l’intimidation, la transition entre le moi-enfant et le moi-pas-encore-adulte, ce n’est pas facile. Et ça prend le temps que ça prend.

Je te regarde aller et je me vois, à ton âge, avec mon désespoir que ne dépassait que mon désir d’en finir. Je n’ai pas quitté la vie, mais j’ai quitté ma vie et ma famille, temporairement. J’ai fui, en courant, en sourdine. Tu sais quel fil m’a retenue sur terre? Je ne voulais pas faire de peine aux gens que j’aimais. J’avais peur de décevoir. J’avais peur de laisser derrière moi plus de mal que celui que je ressentais en dedans.

J’aimerais te dire qu’avec le temps, tout s’est arrangé, que je suis parfaitement et tout le temps heureuse. Mais ce serait un mensonge. Ça me rassurerait de pouvoir te dire ça, de pouvoir t’en convaincre en étant moi-même l’exemple évident que la vie est belle et lumineuse et bienheureuse. Mais encore maintenant, avec toutes mes années de vie adulte derrière la cravate et plusieurs formations en mieux-être sur mon curriculum vitae, je plonge, souvent. Je vois noir même quand je perçois la lumière. Même quand je consacre toute ma volonté à créer de la lumière pour ne jamais la perdre de vue.

Je te vois te battre contre la gravité émotionnelle qui te tire vers les bas-fonds. Je le sais, moi, ce que tu y rencontres quand tu me dis « Maman, ça ne va pas Â». J’ai si longtemps et si souvent séjourné dans ces cavernes remplies de mes démons… Je ne peux que te comprendre et t’écouter. Et espérer qu’à force de partager mes outils et mon espoir avec toi, tu vas toi-même construire tes propres outils et ton propre espoir.

Mon vécu m’appartient et je veux m’en servir pour t’épauler dans ton quotidien, mais je dois me souvenir que c’est mon histoire, pas la tienne. Tu as beau me ressembler, tu n’es pas moi et tu ne vis pas la vie comme moi. Je te souhaite que ton histoire s’adoucisse très bientôt et de façon durable.

Te voir sourire, t’entendre rire me fait du bien. Ça me rassure que tu me parles autant, que tu recherches mon affection, que tu te confies à ta meilleure amie, que tu fasses confiance à ta mamie. Tu me rassures quand malgré tout, tu me parles de tes passions, de tes rêves d’avenir, de la carrière que tu souhaites. Mais je ne suis pas dupe. Je sais bien que derrière tes mots ouverts, il y a parfois un cœur renfermé qui n’ose pas dire sa peine de peur de la réveiller. De peur de faire de la peine.

Je ne peux pas te dire que tout ira parfaitement, que le bonheur est juste là à la portée de tes doigts. Mais je peux te dire que le temps avance et toi aussi. Je peux te dire que l’âge ne règle pas tout, mais il dénoue des fils emmêlés dans notre cerveau et libère le cœur. Je peux te dire, ma fille, que je suis là. Et que je comprends ton histoire.

 

Nathalie Courcy

Parler au mur?

Les joies de partager la vie d’une adolescente de quatorze ans…

Les joies de partager la vie d’une adolescente de quatorze ans…

Dès que je prononce « shoeclack » ou « bébé lala », je fais carrément rire de moi!

Vous auriez dû voir sa réaction quand j’ai écrit « Pouce par en haut » au long. En réponse à un de ses SMS. Juste parce que je ne savais pas où le trouver sur mon nouveau portable. Ce iBidule qui me fait quémander son aide pour utiliser des fonctions ou des applications. Au moins, ses amies m’ont trouvé cute. Comme quoi d’autres ne me verraient sans doute pas comme elle…

Bien oui, dans mon temps — pour elle, celui de la découverte de l’Amérique, juste avant l’invention de l’Internet sans fil — on désignait ainsi des espadrilles. L’autre servait presque affectueusement pour dire combien un comportement n’était pas « su’a coche ».

Existe‑t‑il un guide Parents pour les parfaits, version clip YouTube? Pas encore, sans doute, puisqu’il aurait déjà un effet viral. En attendant, je vais prendre le risque. Qu’elle finisse par me lire en secret.

Ma fille, je t’aime! Depuis la mort de ta mère, alors que tu n’avais que dix ans, je suis la seule personne pour te le démontrer au quotidien. Bien malhabilement, comme nos modèles de parents.

Tu comprendras bien tout cela un jour. Confidence, mon déclic avec ma mère s’est fait peu avant mes trente ans. Avec une courbe accentuée dès la naissance de mon premier rejeton…

Tu es vive d’esprit. Forte de l’assurance de ceux de ta tribu. Je ne peux te le dire, je suis convaincu que cette attitude te permettra de prendre ta place. Même si elle me rend la vie misérable dans l’intervalle. D’autant que toute cette supériorité ne s’exprime presque jamais dans tes résultats scolaires… (GIF de clin d’œil)

Ton impertinence me fait rire, mais ne pousse pas trop ta chance…

Je tolère aussi bien mal ton occupation des espaces communs. Vous êtes combien déjà? Quoi, tu es seule… Une vraie fifille, plus que toute autre femme qui a partagé ma vie. De près ou de loin. Je ne parle même pas de ton antre, celui où le chat ne va plus. Il ne saurait où poser une patte…

Constate au moins mon respect de ton style de vie, aucune photo de tout ça sur Facebook… Pas de post de mes états d’âme. Ni de vidéos de tes performances oscarisées, chaque matin. On a compris, tu n’es pas une morning person…

Si j’ai décidé de te dédier un texte, c’est que tu as rapporté cette semaine à la maison… un Méritas scolaire! Ton tout premier. Tes yeux brillaient, derrière ta carapace d’indifférente. J’ai remarqué.

J’ai alors aussi réalisé que je n’en avais jamais eu. Malgré tout le compétiteur maladif que je suis!

Je ne serai jamais ton ami, ni même, sans doute, à la hauteur de tes attentes. Toute ma vie, tu seras néanmoins une des personnes que j’aime. Oui, plus que tout, j’ai ton bonheur à cœur. Je suis encore et depuis le début le même père, un « Revello »! Qui fond d’admiration devant la personne que tu deviens.

Je suis fier de toi, genre…

michel

 

J’ai perdu mon bébé…

Nous avons deux filles. Nous les chérissons depuis leur naissance e

Nous avons deux filles. Nous les chérissons depuis leur naissance et même bien avant. Sans rentrer dans les détails, nous avons eu huit grossesses pour deux belles filles, exceptionnelles. Je dis « nous », puisque je considère qu’il s’agit d’un exploit d’équipe. Nos deux petits miracles, nous les avons voulus, attendus.

Lorsque ma fille aînée est venue au monde, j’étais le papa le plus heureux sur Terre. Fier comme un paon, j’attendais ce moment depuis un bon moment. Quel sentiment incroyable que de vivre cet instant où l’on met au monde un enfant. J’ai mis mon enfant au monde au sens figuré bien naturellement, mais j’étais présent, soutien incontestable du coéquipier, prêt à tout, même maladroitement, pour faire ce qu’il faut pour aider ma douce moitié pour quoi que ce soit lors de ce moment. La venue de notre belle fille n’a pas été de tout repos lors de ses premiers jours.

J’étais là. J’ai eu le privilège de m’occuper d’elle dès ses premiers instants. Allaitements, biberons, changements de couches, tout le kit qui vient avec un bébé. Notre petite caresse a passé ses premiers jours en confinement dans un incubateur. J’appelais cela « son désert du Sahara ». Après quelques jours, mon épouse a pu avoir son congé, mais pas bébé. Le titan en moi était en furie. Heureusement, nous avons eu un bon médecin qui a autorisé le congé de maman quand bébé serait prêt. Quelques jours ont passé et nous avons pu quitter l’hôpital et nous retrouver dans notre chez-nous avec notre poussière d’étoile, la première venue dans la famille.

J’ai eu l’occasion d’avoir ce beau congé parental avec ma fille puisque mon épouse était travailleuse autonome à cette époque et je ne pouvais lui transférer mes semaines de congé parental. Je crois que c’était au tout début du régime gouvernemental. J’étais déchiré pour mon épouse, mais heureux en silence pour moi. Je n’ai que de beaux et bons souvenirs de ce passage. Merci la vie de m’avoir permis de vivre tout cela.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis cela. Naturellement, j’écourte l’histoire puisque nous avons vécu de beaux moments jusqu’à maintenant avec elle. Lorsqu’elle avait deux ans et demi, ma fille aînée a eu une acolyte qui est venue au monde. Complice du crime, elle pouvait enfin avoir une partenaire pour faire ses folies et ses mauvais coups. Mon bébé fille est né au mois de décembre. On l’appelle notre bébé d’hiver. Elle a toujours chaud, elle aime jouer dehors tout le temps même lorsqu’il fait -1000 degrés, elle est un petit calorifère. À mes yeux, mes filles ont une belle relation de sœurs. Bien entendu, elles se chamaillent, se chicanent et se tombent sur les nerfs à l’occasion, mais je crois qu’il s’agit d’un passage temporaire.

Pour revenir à ma fille aînée, elle est maintenant à l’adolescence. Eh oui, en plein dedans. Je trouve cela parfois difficile en tant que Papa. Pour être franc, les trucs de filles, de femmes, je passe à côté. Je crois que par gêne ou maladresse, ma fille en parle plus avec maman, ce que je respecte et comprends. J’ai une chance immense d’avoir une épouse qui est une maman hors du commun pour mes deux filles. Elles sont entre bonnes mains pour tout ce qui concerne les questionnements d’une jeune fille qui sera, dans quelques années, une jeune femme.

De mon côté, je me sens un peu seul dans mon team, parfois. Le seul sur qui je peux me tourner est notre tortue et même lui, il ne jase pas trop. Ce que j’ai trouvé le plus difficile depuis l’adolescence de ma fille, c’est la fermeture, l’éloignement, les conversations restreintes et moins présentes que nous avions avant. Je me suis rendu compte avec le temps que tout cela était créé par moi et non par elle. Le fait de la voir vieillir m’inquiétait, me faisait peur. Voir grandir son enfant est vraiment superbe, mais chaque étape a son lot de contraintes. J’avais peur qu’elle ne m’aime plus. Que ma place dans son cœur soit réduite. Que les conversations que nous avions soient rendues monotones pour elle. Les sujets plus croustillants sur la sexualité, la puberté, les changements corporels ou autres, que j’avais crainte d’aborder, et bien, je ne les abordais tout simplement pas par peur de la rendre mal à l’aise. Ces barrières entre elle et moi, je les ai érigées moi-même.

Il y a bientôt deux ans, j’ai fait une dépression majeure. Cet évènement m’a permis de faire un arrêt temporaire sur un bobo qui laisse des cicatrices. Personne n’est à l’abri de cela, je dis bien personne. Quelques mois se sont écoulés et je répétais les mêmes erreurs qu’avant : manque d’écoute, opinion arrêtée sur divers sujets et conversations avec ma fille et j’en passe. Par contre, j’avais les outils pour m’en sortir. On grandit, on évolue, chaque jour.

Aujourd’hui, pour ma fille aînée, je m’intéresse, j’écoute et je prends le temps d’une véritable conversation. Je ne réponds pas tout de suite à ses commentaires, paroles ou questions, mais je prends le temps d’y réfléchir. On m’a appris que lorsque l’on écoute quelqu’un et que l’on réfléchit à ce que l’on va répondre pendant que l’autre personne nous parle, il ne s’agit pas d’une réelle écoute active et attentive. J’ai appris que dans l’écoute active, souvent, nous n’avons pas nécessairement besoin de répondre. L’autre personne qui nous parle veut une oreille à l’écoute, simplement.

Ma fille aînée est une jeune fille géniale remplie d’amour, avec plein de qualités et de défauts. Elle me ressemble beaucoup à plusieurs niveaux et je la comprends. Quand elle était plus jeune, j’étais son jouet. Avec le temps qui passe, je suis devenu, pas à pas, un parent aimant à l’écoute et un guide qui l’accompagne sur le chemin de la vie qui peut être cahoteux par moments et magnifique à d’autres heures.

Je croyais avoir perdu mon bébé, mais elle le restera, dans mon cœur de Papa, toute sa vie.

Merci la vie, merci parce que ma fille a choisi d’atterrir dans ma vie.

Elle m’apprend beaucoup sur moi, seulement en étant qui elle est.

Elle me ramène et m’offre un voyage à mes souvenirs d’enfance, seulement en me racontant ce qu’il y a dans sa tête, dans son cœur, ses joies, ses peines. Je me rappelle, moi, il n’y a pas si longtemps…..

Karl Wilky