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Tu viendras faire un tour…

J’aime recevoir, j’aime être entourée des gens que j’aime. E

J’aime recevoir, j’aime être entourée des gens que j’aime. Et j’aime beaucoup de gens! Je tiens ça de mes parents. On était très souvent ceux qui rassemblaient famille et amis.

C’est encore le cas aujourd’hui. Je trouve important de rester en contact. Mon père est décédé, mais on continue de voir sa famille. Moins souvent c’est vrai, mais on les aime encore tellement! Une fois par année, on essaie d’organiser quelque chose avec les frères et sœurs de ma grand-mère, même si elle ne reçoit plus vraiment. Il en va de même avec la famille de mon père, au moins une fois par année. Deux, ce serait encore mieux.

90 % du temps, l’invitation vient de nous et presque chaque fois, c’est chez nous que ça se passe. C’est correct. On aime sincèrement recevoir. Et on se dit que tant que les gens répondent à l’appel, c’est que ça leur fait aussi plaisir de nous voir, les autres invités et nous.

Ce qui me dérange, ce n’est pas d’être l’instigatrice des rassemblements ou d’en être l’hôte, ce sont les petits commentaires culpabilisateurs : « Tu viendras me visiter, tu viens pas ben ben », « On se voit pas souvent, hein? C’est plate… », « J’hésite à venir à ton mariage, tu ne m’appelles pas souvent ». Ce genre de commentaires vient TOUJOURS de personnes qui ne font RIEN pour entretenir la relation. Je sais que je n’appelle pas si souvent et n’invite pas toutes les deux semaines, mais au moins, je le fais. Je ne parle pas de la famille immédiate. Je ne parle pas de ma grand-mère. Je ne parle évidemment pas de gens avec des soucis de santé. Je parle de grands-tantes, d’amis de la famille plus éloignée, d’oncles… Je prends la peine de t’appeler. Je trouve important de créer des occasions de se voir, de se rassembler. Je veux que tu partages avec ma famille et moi les moments importants, officiels et moins officiels. Je te fais une place dans ma vie.

Si ces occasions te font plaisir et que tu aimerais en vivre plus, tu peux m’appeler. Tu peux suggérer au lieu de tenter de me faire sentir mal, alors qu’on est justement ensemble parce que j’ai organisé le tout. Si je ne le faisais pas, on ne se côtoierait probablement pas du tout ou seulement aux funérailles.

Je travaille à temps plein, j’ai de jeunes enfants, notre vie est bien remplie. Malgré tout, j’essaie de penser à tous et ça me fait tellement plaisir de voir mon monde et d’en prendre soin. Je ne veux pas de médaille, je n’ai pas besoin d’être félicitée. Je le fais parce que j’en ai envie et personne ne m’y oblige. Mais ça me fait un peu de peine quand la personne retraitée qui a beaucoup de temps et qui est en pleine forme, que j’aime, me fait des reproches à demi mots et tente de me culpabiliser. Elle a plein de temps et ne me fait aucune place volontairement, alors que moi, je lui en fais.

Je sais que certains traits se développent avec l’âge et qu’il y a sûrement plein de raisons logiques à tout cela, mais j’espère me le rappeler quand je serai plus vieille, quand je serai celle qui a du temps. J’espère avoir encore le goût de rassembler les gens. Et si ce n’est pas le cas, j’espère ne pas commencer à culpabiliser ceux qui le font parce qu’ils ne le font pas assez selon mes envies. J’espère que je saurai simplement apprécier ces moments avec ceux que j’aime.

Eva Staire

 

Pourquoi j’aime tant la rentrée scolaire

Je sais bien que pour plusieurs (petits et grands), rentrée rime av

Je sais bien que pour plusieurs (petits et grands), rentrée rime avec anxiété. Mais moi, quand je pense à la rentrée scolaire, aux miennes et à celles de mes enfants, je triiiiiipppppppe! Solide! (Non, non, ne m’enfermez pas!)

  1. J’ai de si beaux souvenirs de mes années d’école, et j’espère accompagner mes enfants dans la construction d’aussi beaux souvenirs.
  2. Rentrée = amis et apprentissages. C’est bien beau les vacances, mais la routine scolaire a quelque chose de rassurant.
  3. Une rentrée, c’est comme une nouvelle maison : beaucoup de travail à venir, mais surtout, une belle promesse remplie de possibilités.
  4. Quand j’amène mes enfants à l’autobus ou dans la cour d’école le premier jour, j’ai aussi hâte qu’eux de savoir qui seront leurs enseignants, quels amis ils retrouveront, quels nouveaux seront arrivés dans l’école.
  5. Nouveaux enseignants = nouveaux défis, nouvelles façons de voir la vie, nouvelle maturité.
  6. Avec l’école recommencent les activités régulières, les cours, le sport (et même l’heure des devoirs… mais ça…). J’aime voir la fierté de mes enfants qui ont appris une nouvelle routine d’entraînement ou une nouvelle technique artistique.
  7. Le retour des mots-étiquettes et des calculs mentaux… ce n’est pas ma tasse de thé (ou de chocolat chaud). Par contre, les temps de lecture collés, collés et les présentations orales à imaginer, ça, j’adore!
  8. Que dire de la température automnale? Avouez qu’à un moment donné, vous vous êtes tannés des 42 degrés à l’ombre!
  9. Et vous savez ce que j’aime aussi de cette première journée d’école? Je la prends en congé! J’amène mes poussins à l’école, je prends mon temps avec eux pour qu’ils se sentent prêts à me faire bye bye de la main, puis je me sauve pour ma journée à moi! Une pause qui permet une transition tout en douceur vers l’automne (toujours bien occupé, n’est-ce pas?).
  10. Et ce que je ne vous dis pas, c’est que quand la rentrée scolaire arrive, je peux enfin commencer mon décompte de 17 semaines jusqu’au congé de Noël! ;o)

 

Marina Desrosiers

Mes amis qui pleurez – Texte: Nathalie Courcy

Mes amis qui pleurez ou qui êtes en colère contre la vie, merci de

Mes amis qui pleurez ou qui êtes en colère contre la vie, merci de vous ouvrir à moi et de me confier une partie de votre trop-plein. Je n’ai pas encore trouvé la baguette magique pour sauver le monde ou le vôtre, mais au moins, je peux écouter. Je peux comprendre. Je peux compatir. Je peux même dire ce que je pense ou ce que je ressens, si ça vous tente de l’entendre.

Mes amis qui avez l’impression de traverser un tsunami sans fin, ne lâchez pas, n’abandonnez pas. Continuez de vous accrocher pour vous, pour vos enfants, pour vos familles, pour votre travail ou votre chat. Toutes les raisons sont bonnes pour s’agripper à la vie.

Mes amis qui avez déjà entendu tous les conseils et toutes les remarques visant à vous aider à remonter la pente (ou au moins à arrêter de glisser vers le fond), ne m’en voulez pas si je vous répète que l’espoir existe même dans le pire des brouillards. Si je vous dis d’aller chercher de l’aide, que la mort ne sera jamais la solution, que les épreuves ont leur raison d’être même si on s’en passerait bien… ce n’est pas pour vous faire suer ni parce que la Ligne Parents ou le psy d’à côté le dit. C’est parce que j’y crois sincèrement. C’est parce que moi aussi, un jour, on me l’a dit, et que ça m’a peut-être sauvé la vie. C’est parce que j’ai réussi à traverser des tunnels interminables et trouver la lumière de l’autre côté. C’est parce qu’on ne sait jamais si cette parole dite ou tue changera le cours des choses. C’est parce que c’est ma façon de vous dire « Je t’aime, je tiens à toi. Vraiment. »

Mes amis, vous avez le droit de cesser de me parler pendant des semaines et des mois même si je m’inquiète. Je comprends que parfois, c’est juste trop. On a besoin de se replier sur soi ou de prendre le temps de s’organiser. Permettez-moi de continuer de vous envoyer des ondes lumineuses et enveloppantes pour vous soutenir et vous protéger. Je suis là pour vous, peu importent le jour ou l’heure. Si jamais je réponds en disant « Est-ce que je peux te rappeler? Je prépare le souper. » et que c’est urgent, vous avez le droit de me dire « Non, c’est maintenant que j’ai besoin de toi. ». Si je dis quelque chose qui vous dérange, vous avez le droit de me le dire aussi. Je peux me tromper moi aussi!

Mes amis, vous faites partie de ma famille. Je vous ai choisis, et chaque jour, je choisis de vous garder près de mon cœur et dans mes pensées. J’aimerais tellement avoir le superpouvoir de vous débarrasser de la lourdeur qui s’abat sur vous et semble ne pas vouloir vous lâcher. Mais je sais que le temps et les actions feront leur travail. Moi, je suis là pour le soutien moral, pour écouter et aussi, si vous en avez besoin, pour dire des niaiseries et vous changer les idées.

Mes amis, si jamais je trouve la baguette magique qui fait disparaître les soucis, promis, je m’en servirai avec vous! Mais d’ici là, j’ai des oreilles et une épaule, servez-vous-en autant que vous voulez.

Nathalie Courcy

 

Si vous avez besoin d’aide

Ligne québécoise de prévention du suicide

www.aqps.info

1-866-APPELLE (277-3553)

Jeunesse, J’écoute

www.jeunessejecoute.ca

1-800-668-6868

Tel-Jeunes

www.teljeunes.com

1-800-263-2266

Se donner rendez-vous…

Grandir, se faire des amis, s’amuser.

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Grandir, se faire des amis, s’amuser.

Grandir pour de bon, étudier, puis trouver un boulot. Quitter la maison.

Trouver la bonne personne, fonder une famille. Accepter de délaisser nos amis, faute de temps.

Avoir de la chance! Travailler avec des humains formidables, s’en faire des amis.

Souvent, dans une journée au boulot, rire, s’amuser. Trouver que ce n’est pas assez.

Se donner rendez-vous, planifier un moment, l’attendre avec impatience.

Arrêter le temps, faire des folies, se dire qu’on s’aime, combien on se sent choyés de se côtoyer au quotidien. Saisir chaque seconde de ce moment précieux, oublier le jour où « ami » a remplacé « collègue »…

Au lendemain d’une soirée mémorable, se rappeler chaque instant autour d’un café. Retrouver les siens, ressourcée et le cœur léger.

N’avoir qu’une seule envie : recommencer!

#gratitude

#travailleravecsesamies

Karine Lamarche

 

Me choisir, les choisir

Ce n’est pas du jour au lendemain que je me suis choisie et ce nâ€

Ce n’est pas du jour au lendemain que je me suis choisie et ce n’est pas encore gagné! Mais tout doucement, je me priorise. Je me fais des cadeaux et je me fais tendresse.

Toute mon adolescence,

J’ai juré, promis, hurlé!

Que jamais je n’échangerais mes ami(e)s. Qu’ils seraient toujours là dans ma vie, présents tout autant qu’à mes seize ans.

À mes 18 ans, j’avais déjà laissé derrière plus que la moitié de mes amitiés du secondaire.

Mais ce n’était pas grave, ils reviendraient. Ça passerait.

Ils ne sont jamais revenus.

À 20 ans, enceinte jusqu’aux oreilles… et endeuillée comme jamais je n’aurais cru possible de l’être, j’ai rencontré la solitude.

Celle que je ne croyais pas possible.

Une solitude qui ne m’a pas plu et que j’ai dû combler par des amitiés plutôt futiles ou vides. Qui ne sont plus aujourd’hui, évidemment. Mais mes ami(e)s reviendraient… Ils vivaient autre chose et je leur pardonnais. Ils ne sont pas revenus depuis… pas vraiment… jamais réellement.

Maman disait toujours : « Tu vas voir à 30 ans, tu vas les compter sur deux mains tes vraies personnes. Et à 40, une main sera suffisante. »

Et moi, je levais les yeux au ciel, car clairement elle ne comprenait pas à quel point moi, je n’étais pas faite ainsi. Mes amitiés étaient solides et traverseraient le temps.

Le jour de mes 30 ans, sous un gros soleil brûlant, j’ai parlé avec ma petite enfant en dedans.

Je lui ai dit que finalement, maman n’avait pas si tort que ça. Me v’là à 30 ans… avec beaucoup moins d’ami(e)s que j’en avais.

Je me suis surprise dans la dernière année à ne pas avoir envie de rien planifier pour le weekend qui venait… Improviser avec ma famille est devenu un besoin.

Tous mes soirs de semaine, je me les garde… pour faire des gratouilles à mon bébé et pour cuisiner leurs mets préférés.

Rire avec mon chum. Retomber en amour, se donner du temps ensemble. Arrêter de courir tout le temps.

J’ai tellement cuisiné pour des gens dont je n’ai jamais même vu la maison.

Tellement écouté et donné à des gens qui n’ont même jamais fait la rencontre de mes garçons.

Me voilà aujourd’hui.

Plus heureuse que jamais avec juste assez d’anges et de personnes en or pour combler mes dix doigts. Comme le disait maman.

La quantité ne vaudra jamais la qualité.

Je l’ai compris!

L’amitié, ce n’est plus de se voir chaque jour, mais de se sentir accepté et respecté malgré le temps qui a filé.

C’est de ne pas se forcer pour répondre au téléphone ou pour aller souper avec quelqu’un pour qui on fait un « effort ». En me choisissant, j’ai choisi ceux qui m’aiment finalement!

Lisa-Marie Saint-Pierre

 

Mère avant tout

Je vis plus d'affaires que je pourrais en prendre... Pourtant, je ti

Je vis plus d’affaires que je pourrais en prendre… Pourtant, je tiens le coup.

Comme une mère, comme un roc, comme un modèle, que je dois être.

Mes silences et mes absences envers mes amis ne sont pas volontaires : ils sont tellement déchirants !

Ils sont calculés pour survivre ! Je fais (malgré moi, selon ma psy) de l’amnésie sélective pour parer aux problèmes les plus pressants, ce qui occasionne d’autres problèmes d’ordre personnel et social.

Mais bon… mes vrais amis comprendront peut‑être un jour… Selon la loi de l’amitié, à ce qu’il paraît…

Apprendre à lâcher prise ?

Ha ! Oui, pourquoi ?

Pour se déculpabiliser d’aimer ?

Foutaise ! C’est pas possible pour une mère ! Je sais : j’ai essayé maintes et maintes fois… sans jamais y arriver.

La preuve ? C’est jamais la mère qui coupe le cordon ombilical à l’accouchement. L’image est assez claire, non ?

Quand ton enfant se retrouve devant une montagne de problèmes, tu ne veux PAS lâcher prise ! C’est comme regarder quelqu’un se noyer sans rien faire en ayant une bouée dans les bras, et se dire qu’il va apprendre à nager en dix secondes.

Oui, je connais le dicton « Il faut les pousser en bas du nid ».

Mais ça marche pas avec tous…

Ça marche pas toujours, même avec la meilleure volonté du monde !

Faut y mettre de la poudre-d’amour-et-de- patience-de-maman !

Et faut toujours espérer que ça marche ! Tous les jours !

Espérer aussi que nos amis comprendront qu’on est moins disponible pour quelque temps et qu’ils ne vous jugeront pas.

Certains diront : « Haaaaa! Ce ne sont que des erreurs de jeunesse… ça va passer… »

Oh ! Ben oui… mais en attendant que tout soit réglé… Il faut aider ! Faut continuer à aider… jour après jour… et c’est ça mon combat !

Alors à ceux et celles qui vivent la douleur extrême de voir leur enfant en dehors de la track, aidez‑le du mieux que vous le pouvez !

Et aimez‑le !

Quitte à mettre vos amis (amies) en sourdine, pour un temps…

L’enjeu est de taille malheureusement, mais choisir ses enfants, avant ses amis… est selon moi la meilleure solution pour revenir en force en mode social, par la suite.

Je ne vous oublie pas, mes amis.

Eva Staire

 

Le temps qui passe…

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Il survient un moment dans notre vie où on réalise qu’on en a fait du chemin… Pour moi, c’est arrivé au début de la quarantaine.

 

Ce sentiment de croire que notre vie d’étudiant, par exemple, ne nous appartient plus, qu’elle est survenue dans un monde parallèle, que nous n’avons pas vécu cette partie de notre vie. Me suivez‑vous toujours? 

 

C’est aussi le sentiment de croiser quelqu’un, un ancien collègue, un vieil ami d’université, l’ami d’un ami, et de ne pas se souvenir de son nom ni même en quelles circonstances on s’est connus… C’est étrange! Comme si ce passé appartenait à une époque si lointaine… Je comprendrais si vous ne me suiviez plus! 😉

 

En ce dernier matin de vacances, je repense à mes Noëls d’enfance. Ils demeurent si frais et si loin à la fois. Des odeurs me reviennent; celle de mes poupées Fraisinette, celle du ragoût de ma mère, du parfum de mon père…

 

Je suis certaine que vous me suivez!

 

Le temps qui passe efface parfois des bribes de notre existence. Il m’arrive souvent d’être nostalgique, entre autres quand je repense aux amitiés perdues en chemin. Je trouve difficile d’accepter que le rythme effréné de nos vies nous limite, nous empêche d’entretenir ces liens.

 

J’aurais souhaité conserver tous les amis que j’ai croisés sur ma route, pour des raisons différentes, parce que la vie a fait qu’à des moments précis, nous nous sommes retrouvés ensemble et parce qu’on s’est aimés si fort…

 

Quand je repense à tous ces amis, à toutes les épreuves que plusieurs d’entre eux m’ont aidée à traverser, notamment le décès de ma mère, je suis triste de réaliser que je n’ai rien fait pour maintenir ces liens.

 

Le temps passe, mais sachez, chers amis, qu’il n’effacera jamais la trace que vous avez laissée dans mon cœur.

 

Vous reconnaissez‑vous?

 

xxx

 

Karine Lamarche

 

Et si tes amis n’en étaient pas réellement ?

Mon garçon, tu entres souvent de l’école le soir avec l’air tr

Mon garçon, tu entres souvent de l’école le soir avec l’air triste. Un air démoralisé, éreinté, essoufflé. Essoufflé de te convaincre que tes amis sont les bons pour toi, j’imagine. Et si ton cercle d’amis n’était pas, en fait, un groupe de bons amis ?

En tant que parent, mon rôle est de t’enseigner de belles valeurs comme le respect, l’entraide, le partage, pour ne nommer que celles-là. En amitié, ces valeurs ont une grande importance. Si le respect n’existe pas au sein de ton cercle d’amis, c’est que quelque part, vous n’êtes probablement pas faits pour avoir ce type de relation. Des amis qui sont en constante compétition contre toi, qui te dénigrent, qui te ridiculisent si tu n’as pas la même opinion qu’eux, c’est inacceptable.

À ton âge, il est difficile de couper les ponts comme un adulte peut le faire. Il est par contre primordial que tu penses à toi et à ce que tu veux pour ton avenir. L’adolescence arrive à grands pas et ces relations toxiques s’envenimeront au fil du temps. Si déjà au primaire, tu n’as pas le droit de parler et de jouer avec qui tu veux sans te faire crier des insultes, je ne veux même pas voir ce que ce sera au secondaire. Des amoureuses ils ont, toi tu ne peux pas. Tu te fais ridiculiser sur le physique de la petite fille qui fait battre ton cœur. Tu es le maître de ta vie. Choisis ton entourage. Le bon vieux dicton le dit et je t’assure qu’il est vrai : vaut mieux être seul que mal accompagné. Au fil du temps, j’espère que tu le réaliseras.

Des amis, ça s’entraide, ça s’écoute, ça se confie, ça joue et ça rit.

Des amis, ce sont des gens en qui nous avons confiance et sur qui nous pouvons toujours compter.

Des amis, ça aide souvent à renforcer notre estime personnelle.

Des amis, c’est là dans les bons et dans les moins bons moments.

Si les tiens ne ressemblent pas à ça, ta réponse y est. Bien que ça semble cruel de penser que tu seras seul dans la cour de récréation, en jouant assis par terre dans les roches, j’aime mieux m’imaginer ce scénario que de te voir démoli presque chaque fois que tu franchis la porte à ton retour des classes. Je ne suis peut-être pas le parent exemplaire du côté amitié, probablement trop proche de mes sentiments, tout comme toi. Mais mes amis en sont des vrais, bien qu’ils soient peu nombreux. J’ai décidé de renoncer aux amitiés toxiques, aux fausses amitiés et à tout ce qui me paraissait malsain. Parfois je trouve ça difficile, c’est vrai, mais on s’y fait. Et quand je repense aux sentiments qui m’habitaient à certaines périodes, je ne regrette aucunement mes choix.

Mon garçon, un jour tu choisiras ton bonheur, ton épanouissement. J’ai beau te répéter que tu dois faire des choix, le choix final te revient. Par contre, je te souhaite de rapidement comprendre que des amitiés ça se cultive, ça se nourrit de beau, d’aucun tracas et de joie de vivre.

Eva Staire

Ma famille recomposée

J’aurai quarante-deux ans demain. À l’aube de cet anniversaire

J’aurai quarante-deux ans demain. À l’aube de cet anniversaire, je me sens particulièrement reconnaissante de tout ce que la vie m’offre et m’a offert jusqu’ici. Je suis reconnaissante d’avoir mis au monde, d’aimer et de voir grandir une petite femme extraordinaire et en santé qui m’apprend à aimer avec pureté et abandon. Je suis reconnaissante de pouvoir assister, à distance, aux séances d’entraînement de Dwayne, my Rock, Johnson ; reconnaissante qu’il me partage ses repas au quotidien, ainsi que ses trépidantes promenades qu’il partage avec ses chiens. Je suis aussi reconnaissante d’avoir dans ma vie des amies exceptionnelles qui embellissent et adoucissent mon quotidien, et qui font de moi un humain plus complet que complexe. Je suis reconnaissante parce que je suis privilégiée d’être si bien entourée.

Dans un moment de ma vie où je fais un grand ménage et où je n’ai envie que de beau, de vrai et d’essentiel, je réalise que ce sont leurs visages que je veux voir vieillir avec moi, et leurs enfants que je veux voir grandir avec la mienne. J’ai envie que mes amies sachent que je les ai choisies parce qu’elles sont intelligentes, généreuses, drôles, uniques. Je veux qu’elles sachent que je les rechoisis chaque jour de ma vie parce qu’elles sont exceptionnelles.

Demain, sous mon beau soleil de fête, les fesses mouillées, les jambes flottantes dans la piscine et les neurones un peu trop diluées au vin blanc, je ne leur dirai pas à quel point je les aime. Je ne le dirai pas parce que ce n’est pas en moi de dire ce genre de choses, bien que je les pense très fort. En les regardant parler entre elles, je vais les trouver belles. Je vais rire de leurs blagues et je vais les écouter. Je vais être submergée d’un grand sentiment d’amour et de tendresse et, sans qu’elles s’en aperçoivent, je vais glisser un grand « Merci » dans chacun de mes regards. Je vais les remercier de m’avoir choisie aussi et de transformer ma vie.

Elles ont assisté à tous mes départs et ont été présentes à chacun de mes retours. Elles ont eu la patience d’attendre que ma garde ramollisse et que mes épines tombent, une à une. Leur amour a assoupli l’intransigeance de mes vingt ans et m’a remplie de douceur. Elles m’ont réappris la confiance. Chacune à sa façon m’a appris l’amour, l’abandon, le pardon. Elles ont fait de moi une femme plus authentique, une amie plus aimante et une humaine plus affranchie. Des plus improbables fous rires aux moments de grande fébrilité, dans ces creux de vie qui paraissent parfois interminables, elles ont toujours été là, sans condition.

Ce matin, assise en mou devant l’ordi, les cheveux aux allures d’un palmier insalubre et emmêlé, j’ai envie de remercier la vie d’avoir ce grand privilège d’être si bien accompagnée. Envie de dire ce qu’on tait, parfois, par pudeur. Envie de dire qu’il existe de belles histoires d’amour, mais qu’il existe, aussi, d’extraordinaires histoires d’amitié.

Alors, à vous mes femmes, mes amies, merci d’être toujours là. Vous êtes mon ancre, mes racines ; ma famille recomposée.

Liza Harkiolakis

Fêtes d’amis zéro cadeau: seriez-vous capables?

Parlons fêtes d’amis. Je vais dire tout haut ici, je crois, quelque chose que beaucoup de pa

Parlons fêtes d’amis. Je vais dire tout haut ici, je crois, quelque chose que beaucoup de parents pensent tout bas : on est tanné des (insérez le gros mot de votre choix ici) des cadeaux de fêtes d’amis! Oui, oui, autant ceux que l’on donne que ceux que l’on reçoit à cette fameuse fête pour notre progéniture…

 

En fait, le terme « fête » ne convient plus vraiment. Événement grandiose, ce festival du fêté, l’apothéose de la célébration annuelle de notre petit humain que l’on adore seraient des expressions plus appropriées. J’ai eu droit à ma première fête d’amis avec mon fraîchement six ans cette année… en janvier… tout de suite après les fêtes de Noël. Vous comprendrez que l’inspiration pour des suggestions de cadeaux est partie en même temps que les lutins coquins. J’y suis allée avec des valeurs sûres et pas trop dispendieuses : Lego et coloriage. 

 

Donc, cette journée‑là, nous avions, en incluant le petit frère, neuf petits ninjas qui étaient bien heureux de se retrouver chez nous pour jouer plus qu’une heure consécutive à l’école. À la demande de notre fiston, il a ouvert un premier cadeau d’ami (Lego). Mes activités Pinterest ont alors pris le bord. Les enfants ont préféré faire des combats d’épées laser et des constructions. Je les ai suivis dans leurs intérêts. C’était le temps de la tarte (mon fils n’aime pas les gâteaux) et de la traditionnelle chanson. Fiston était aux anges de recevoir toute cette attention juste pour lui. Ensuite est venu le déballage de cadeaux à la chaîne. On a beau dire aux enfants de prendre le temps, ça ne marche pas. La curiosité de savoir ce qui se cache dans le paquet suivant l’emporte. Nous avons finalement terminé la fête dehors, puisque le beau temps était de notre côté (merci la vie!) Chaque enfant est reparti chez lui avec un petit sac à surprises, pour lequel j’avais beaucoup trop réfléchi, à savoir quoi donner et quel prix mettre.

 

Une semaine plus tard, lors d’une discussion chez des amis, le principe des cadeaux aux fêtes d’enfants est venu sur le sujet. Une maman (salut, Anie Rousseau!) a parlé de fêtes sans cadeaux. Ou à tout le moins, de vouloir une fête simplifiée qui va de pair avec nos préoccupations écologiques et dont le but est de se rassembler pour s’amuser ensemble, une fête d’AMIS, quoi. J’ai tout de suite aimé l’idée. Personnellement en tant que parent, je tiens à offrir à mes enfants un présent pour souligner leur anniversaire, et si la famille veut en donner aussi, c’est bien correct. Mais, que ses amis lui en donnent (х9 dans notre cas) et qu’on en donne en retour? Honnêtement, c’est zéro nécessaire. Cette maman a dit qu’on ne devait pas être juste une ou deux à le faire. Qu’on devrait partir un mouvement zéro cadeau! Plus de stress, plus de pression, plus de fête « gonflable ». Juste du gros bonheur amical. 

 

 Sur le chemin du retour, je me suis fait les réflexions suivantes : 

– Profitons donc du fait que les jeunes enfants n’ont pas accès à Pinterest. Ils ne savent pas ce qu’ils manquent au fond haha… deux ou trois ballounes, une guirlande, c’est en masse!

– Est-ce que mon fils se souvient de chaque cadeau reçu?

– Est-ce qu’il va encore jouer avec dans quelques semaines?

– Je suis certaine que mes petits cadeaux pour les invités sont déjà à la poubelle. J’aimerais être plus écoresponsable. 

– J’ai gaspillé trop d’énergie et de patience à chercher des idées d’activités et de décorations pour rien finalement. J’ai été impatiente avec mon enfant la semaine précédente parce que je lui préparais une belle fête. Belle ironie!

– Mon fils était super heureux de voir ses amis et de jouer en étant dans le moment présent. Il a de belles valeurs au fond, je ne dois pas être si pire que ça!

– Je n’ai pas envie qu’il perde ces belles valeurs. 

– Qu’est‑ce qui est important dans cette journée? Le bonheur de mon enfant. 

– Quels seront ses souvenirs d’anniversaires? L’ambiance et l’émotion ressentie cette journée‑là.

– Pourquoi et pour qui je prépare une grosse fête pleine de cadeaux? Pas mal parce que tout le monde le fait.

 

Bref, je veux que mon fils ait un anniversaire où son bonheur sera notre seule priorité. Qu’il puisse partager ses goûts et ses fous rires avec les personnes importantes pour lui. Je veux remplir sa tête de souvenirs heureux avec ce qui compte vraiment dans la vie : les amitiés précieuses. Si c’est peut-être trop drastique comme changement, pourquoi ne pas proposer de recevoir un cadeau usagé dont les invités ne se servent plus, comme un jouet ou un livre? Certains demandent aussi un petit montant qui servira à offrir un cadeau collectif et durable (comme un don à un organisme). De mon côté, ça mijote, je ne sais pas encore ce que je vais faire exactement, mais il me reste encore presque un an avant de prendre une

Alors, embarquez-vous dans le mouvement zéro cadeau? 

 

 

Krystal Cameron en collaboration spéciale avec Anie Rousseau

 

Ces personnes spéciales dans ta vie

Quand mon ventre est devenu ta maison, il n’y avait pas seulement

Quand mon ventre est devenu ta maison, il n’y avait pas seulement maman et papa qui étaient fous de joie.

Tu sais mon cœur, d’autres personnes ont attendu ton arrivée avec tellement d’impatience et d’amour.

Ces personnes, ce sont ta mamie, ton papi, ton oncle, ta tante, ta marraine, un arrière grand-parent, un ami de maman ou papa, etc.

Le jour où tu es né, elles avaient si hâte de pouvoir enfin te rencontrer!

À cet instant, un regard s’est posé sur toi. Un regard rempli d’amour, un regard qui gonfle le cœur d’une maman de bonheur et qui le remplit d’émotions. Un regard fier qui, un jour, va devenir inquiet pour toi. Parce que, tu sais, il n’y a pas juste tes parents qui s’inquiètent pour toi. Il y a ces personnes spéciales qui t’aiment tellement fort et qui pensent souvent à toi. Qui se font du mauvais sang quand tu attrapes de vilains microbes. Qui ont souvent peur que tu aies trop froid.

Comme maman et papa, elles ont aussi de la peine quand tu en as.

Il y a ces personnes spéciales qui ont toujours réussi à t’endormir si profondément en te berçant. Celles qui te font rire à tout coup. Celles qui te rassurent. Ce sont aussi ces personnes qui montrent des photos de toi avec tellement de fierté à tout le monde.

Je pense à ces personnes qui trouvent toujours les mots pour que tu te défâches. Celles avec qui tu as une relation toute spéciale qui s’est développée avec le temps, sans explications, sans forcer les choses ni rien demander. C’est comme ça, c’est tout. C’est facile. Tu sais, ces rares personnes qui te rendent si à l’aise. Qui connaissent si bien ton univers à toi. Qui t’aident si patiemment à accomplir de belles choses.

Ces personnes, qui tout simplement, te comprennent et t’aiment tel que tu es. Entre vous, c’est une histoire d’amour inexplicable.

Tu dois t’en douter, il n’y a pas juste tes parents qui t’aiment gros comme le ciel. Il y a aussi ces personnes-là qui seront toujours à tes côtés. Qui s’imaginent et espèrent faire partie de « tes premières fois ». Qui cherchent ce petit trait de caractère qui leur rappelle elles-mêmes, qui fait que quelque part, vous vous ressemblez.

Je suis certaine que tu sais de qui je te parle.

Quelques personnes te viennent en tête, n’est-ce pas mon cœur?

Et si on leur criait haut et fort à quel point tu les aimes, toi aussi?

Caroline Gauthier