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Le jour où j’ai ouvert la toile… Texte : Valérie Marcoux

Cette semaine, j’ai ouvert la toile de ta chambre, celle qui gardait ta chambre sombre, comme mon

Cette semaine, j’ai ouvert la toile de ta chambre, celle qui gardait ta chambre sombre, comme mon intérieur. Celle qui faisait en sorte que nous devions allumer le plafonnier… toujours.

Cette toile elle est habituellement fermée. Elle permettait à tes deux grands frères de dormir à tout moment lorsqu’ils étaient bébés, pour nous permettre de diminuer la luminosité si nous voulions les endormir en plein jour.

Cette fois, elle est restée fermée même si tu n’étais pas dans ton lit, parce que c’était des jours sombres pour nous ; parce que j’étais triste et en colère ; parce que je ne voyais pas pourquoi une chambre qui ne t’entendrait jamais gazouiller pourrait être lumineuse…

Puis, cette semaine, j’ai ouvert la toile. J’ai laissé entrer la lumière naturelle. Et j’ai trouvé ta chambre plus belle ainsi.

Tranquillement, j’ai déplacé des objets, empilé tes souvenirs trop peu nombreux et rangé quelques trucs que tu n’utiliserais jamais, comme ta coquille et le petit coulou que ta grand-maman t’avait réparé.

Aujourd’hui, j’ai défait ton lit. J’ai enlevé le coussin décoratif qui commençait à s’empoussiérer, j’ai détaché le contour de lit que ta mamie avait pris soin de bien installer. J’ai retiré le drap qui ne te réchauffera jamais.

J’ai pleuré, je t’ai parlé. Mais je l’ai fait dans une chambre lumineuse, ensoleillée, parce que tout est plus beau quand on y laisse entrer la lumière, même une chambre vide…

Texte composé en mai 2021, quatre mois après le décès in utero de notre Zachary, à 37 semaines de grossesse.

Valérie Marcoux

Ma promesse – Texte : Klaude Laflamme

La crainte de t’échapper, de te laisser glisser sans pouvoir te retenir. Cette peur au fond de mo

La crainte de t’échapper, de te laisser glisser sans pouvoir te retenir. Cette peur au fond de mon âme qui me hante depuis ton premier souffle. Celle de manquer de vigilance, de ne pas savoir te lire. Quand tu es dans ta tête, que tu soupires devant l’avenir, que tu es là, mais si loin, laisse-moi te rejoindre. Je connais le vide, je connais la peur, je connais la détresse… je veux connaître ton vide, tes peurs et tes détresses.

Lorsque la lumière s’éteint dans tes rêves, que tes yeux ne sourient plus, que ton cœur ne bat qu’un coup sur deux, dis-le-moi. J’espère percevoir ce qui ne se voit pas, sentir ce qui ne se ressent plus, comprendre le silence.

Mon être a ce qu’il faut pour accueillir tes angoisses et tes incertitudes. Mon cœur a de la place pour tes silences et tes chagrins. Si ton avenir te semble terne et que tous tes scénarios se terminent dans la noirceur, permets-moi d’être ta lumière.

Sache que je saurai me taire si tel est ton besoin, je me battrai si tu n’en as plus le courage, je pardonnerai si tu me le demandes. Il n’y a pas de barricades assez hautes ou de puits assez profonds pour m’empêcher de te sauver.

Je t’ai donné la vie, même si elle ne brille pas toujours, elle m’est précieuse. Quand tu traverseras l’incertitude, j’espère que tu verras la lueur de ma promesse que mon amour inconditionnel te donnera l’étincelle pour rallumer ta flamme.

 

Klaude Laflamme

 

 

 

 

 

 

 

Et l’ombre sera derrière… Texte : Solène Dussault

Tourne-toi vers la lumière et l’ombre sera derrière. La lumière,

Tourne-toi vers la lumière et l’ombre sera derrière. La lumière, ma vérité, mon authenticité. Ce qu’il y a de plus précieux dans l’instant présent.

Je suis partie du travail il y a plusieurs jours. Pour me réchapper, me protéger. J’ai déposé les armes pour mieux me choisir. Parce que je m’aime assez, que j’ai assez de respect pour moi. Je n’aurais sans doute pas pris cette décision il y a de cela dix ans. Avant, je n’aurais pas pu laisser les autres poursuivre la mission sans moi. Je me trouvais irremplaçable et indispensable… Il n’y avait qu’une seule MOI, et c’est encore le cas. Sauf que… la vie m’apprend, tous les jours. Ils sont mieux sans moi. Ils ont besoin d’une moi qui est là, présente, à part entière. Pas une grise ni une beige, une asphyxiée ou une engourdie.

Depuis que je suis partie, je suis ici et maintenant. Je suis dans la lenteur, dans les siestes. Je suis assise au soleil, dans la maison, un livre à la main. Je décide. Je me laisse porter au gré de mes envies. Il y a des moments, enfin, pour ma créativité, celle qui réchauffe mon âme, me comble. Je me tourne vers ma lumière, comme le tournesol. Ma nouvelle vie est riche de tout ce que je mets dedans.

Ma lumière, c’est mon essence, ce qui me définit, ce qui n’est pas dicté par les autres. Mon courage, celui de prendre des décisions difficiles. Ma force, celle qui est de m’accompagner, avec bienveillance et bonté. Mon autonomie, qui me permet de me prendre dans mes bras, de me serrer fort, de me redire encore et encore que tout est parfaitement imparfait. Ma vulnérabilité aussi, c’est ma lumière. M’ouvrir à ce que mes amies veulent m’apprendre sur moi. À ce qu’elles me rappellent, souvent, que je suis une battante qui a l’humilité de s’écouter. Elles me touchent au plus profond de mon cœur, par leur présence. Une lumière pour moi. Et c’est aussi de demander de l’aide, de recevoir, d’être accompagnée par une perle, qui me remet sur ma route avec amour et humour.

Et les journées passent… Depuis que je prends du temps pour moi, je sors faire des anges dans la neige, comme lorsque j’étais enfant. J’allume des bougies sparkle, que je plante dans ma rôtie. Je regarde l’étincelle qui jaillit et elle me rappelle que je suis bien en vie, dans mon instant présent. Je me prélasse dans un bain mousse, pendant que la vie se poursuit autour de moi. Je m’assois dans un cinéma en plein après-midi. J’ai pris le temps de mettre mes bras autour d’un arbre, oui, oui ! Comme pour l’embrasser, le cajoler. J’ai attendu, le souffle arrêté. Je me suis sentie pleine, pleine de vie. J’ai regardé un écureuil aussi. Il était posé sur sa branche, me fixant de son regard nerveux. Il m’a fait penser à moi, à la recherche de son équilibre.

Et l’ombre sera derrière… Le renoncement. Dire non. Refuser. M’éloigner. Ne plus accepter. L’ombre c’est tout ce je dois laisser aller, qui ne m’est plus utile. C’est ce qui s’accroche à moi, comme un boulet. L’ombre c’est la peur qui m’empêche d’avancer, d’aller vers de nouveaux élans. Je n’ai pas besoin de cette noirceur. Je la laisse partir. Je m’appartiens.

Solène Dussault

13 mars 2020 – Texte : Marie-Josée Gauthier

J’ai besoin de dire que je vais bien depuis cette date. J’ai bes

J’ai besoin de dire que je vais bien depuis cette date. J’ai besoin, car depuis ce moment, être positif, aller bien, c’est devenu tabou. Attention ! Je ne vis pas sur un long fleuve tranquille du pays des licornes. Non ! J’ai mes Everest à moi. Je suis triste de me rendre compte que je ne peux pas en parler. Même pendant que je vous ouvre mon cœur, j’ai un malaise.

Attention, je suis très empathique et aidante avec mon entourage, avec ceux qui vont moins bien, voire pas bien du tout. Je soutiens moralement et par tous les moyens qui me sont possibles tout ce qui touche la santé mentale. Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour moi non plus : la santé de mon père en a pris un coup et je l’ai beaucoup accompagné. Je continuerai de le faire comme il l’a fait tant de fois pour moi quand j’étais enfant. Son humour dans la maladie me donne le sourire. Mon amie d’enfance a été emportée subitement à 48 ans et j’aime encore croire qu’elle cognera bientôt à ma porte et que l’on rira de sa bonne blague. Mais non, ça n’arrivera pas. La lumière si vivante dans les yeux de ma fille ado qui s’est affaiblie, je n’ai pas vu ma sœur depuis septembre dernier. Je suis triste, fatiguée et touchée par tout, mais je vais bien. Je ne devrais pas être gênée.

Je ne sais plus comment être bien accueillie avec mon positivisme. Je ne sais plus comment ne pas être gênée de m’émerveiller chaque jour du ruisseau près de chez moi, de l’amour inconditionnel de mon chien, de la persévérance de mes enfants. Je suis pleine de gratitude et d’amour pour une série de personnes qui me tiennent à cœur : mon amour toujours présent qui me fait le déjeuner en semaine même s’il est pressé, ma sœur qui me souhaite bonne journée tous les jours sans exception même à 800 km de distance, mon amie d’amour qui mène un combat épique contre la violence conjugale et pour la liberté de toutes les victimes, la petite fleur mauve qui pointe dans la neige dans les derniers jours. Je suis reconnaissante de devenir une fière mamie en juillet qui vient, d’avoir un toit sur la tête, de manger chaque jour. Un grand mélange de tout bien coloré.

Pour moi, on a le devoir de gratitude d’être en santé, d’avoir le privilège d’ouvrir les yeux tous les matins. Avoir une famille merveilleuse… si vous saviez comment je vous aime tous. S’amuser, exploiter nos talents, rendre hommage à tout ce qui nous entoure, incluant nous-mêmes. Prendre soin, tout simplement. Rien n’est permanent autant dans l’ombre que dans la lumière. Gardez espoir.

Ne vous méprenez pas. À travers mon emploi, j’entends tous les jours le découragement et l’agressivité, et il m’arrive à moi aussi de baisser les bras quelques instants. Je crois en fait que capituler quelques instants est tout à fait sain et que l’on peut reprendre son souffle et mieux rebondir. Alors si pour vous, la lumière s’est éteinte ou n’est plus qu’une lueur depuis le début de la pandémie, je vais vous écouter, vous soutenir avec tout le respect que vous méritez. Et ensuite, laissez-moi exploser d’amour et de joie, je vais vous en entourer. De toute façon, tout le monde y gagne.

Marie-Josée Gauthier

Passer de l’ombre à la lumière

Une personne victime de violence amoureuse n’en parle pas. Elle se sent incomprise et jugée. Elle

Une personne victime de violence amoureuse n’en parle pas. Elle se sent incomprise et jugée. Elle a honte. Ne jouons pas avec les mots : elle se sent conne. Surtout d’y avoir cru si longtemps et d’être revenue auprès de lui à maintes reprises. Elle va garder ça pour elle dans l’espoir que tout finisse par s’arranger, revenir comme au début. Il arrive à faire sortir la partie la plus sombre, la plus noire d’elle-même. Elle croit mériter ce qui lui arrive.

Puis, un jour, elle finit par abdiquer. Il ne changera pas. Maintenant, elle sait. Mais maintenant, elle est détruite par dehors parfois, mais surtout par en dedans. Elle est terrorisée. Et si ça ne s’arrêtait jamais même après la rupture? Elle n’a plus l’énergie de s’en sortir. C’est exténuant de se chicaner jour et nuit et d’être en hyper vigilance constamment. Elle a de la difficulté à réfléchir. Elle ne sait même plus qui elle est ni vers qui se tourner. Elle est isolée. La dernière chose qu’elle a besoin d’entendre, c’est que l’homme qu’elle s’est entêtée à aimer, le père de ses enfants, est un salaud. Elle a juste besoin d’être écoutée et comprise sans jugement. De savoir qu’elle peut compter pour et sur quelqu’un, parce qu’elle a sincèrement l’impression d’être seule au monde à vivre ce qu’elle vit.

Maintenant, toi qui t’es reconnue dans ce texte : débarrasse-toi de cette culpabilité qui te ronge. Ce n’est pas à toi d’avoir honte. Tu n’es pas conne. Cette violence ne t’appartient pas, tu ne la mérites pas. Ce n’est pas de ta faute. Tu n’es pas responsable. Les hommes ne sont pas tous pareils. Tu vas mettre beaucoup de temps à t’y habituer, mais ton homme à toi, celui qui va t’aimer à ta juste valeur, même quand vous allez être en colère, il ne lèvera jamais la main sur toi, ne cherchera pas à t’humilier. Il te fera confiance, sera doux et attentionné. Promis, il existe. Tu mérites de marcher sur un nuage et non sur des œufs.

Tu n’es pas seule. Fais-toi confiance. Sors de l’ombre.

 

SOS Violence conjugale

1 800 363-9010

 

Krystal Cameron

L’ombre de lumière

Tu avais changé ta vie, pour le mieux. Tu avais réussi et tu en é

Tu avais changé ta vie, pour le mieux. Tu avais réussi et tu en étais fière ! Mais voilà qu’un coup t’a coupé les jambes, t’a courbé l’échine, bref t’a brisé les reins. Une ultime attaque qui a ajouté la petite goutte qui manquait dans ton immense bassin d’accumulation qui n’a pas débordé, mais qui a tout simplement éclaté en d’innombrables morceaux disparates.

Tu t’es effondrée de toute ta longueur, les membres tremblants, les joues inondées, le cœur manquant une fois sur deux ses battements. Bref tu as réalisé que tu avais besoin d’aide. La vie t’apparaissait soudain plus lourde que jamais. Plus dure, plus immonde et surtout plus injuste. Tu te sentais coupable d’avoir échoué.

Échoué ? NON ! Tu as gagné ma belle ! Tu as quitté cette vie qui te brimait, te déchiquetait petit à petit. Mais toutes ses années de blessures, elles ont un poids que tu n’as pas pu supporter. Tu as pensé à la fin de tout, la fin de la souffrance, de la méfiance, de la malchance… la fin de cette vie qui te pesait tant !

Mais tu n’as rien fait en ce sens. Tu t’es souvenu de ces êtres sans méfiance qui dépendent de toi. Qui t’aime pour ce que tu es. Qui ne te demande pas plus que tu ne peux. C’est toi qui t’en demandais trop. Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de dire que c’est assez ! Tu as TOUS LES DROITS pour leur bonheur et pour le TIEN.

Puis, tu n’es pas seule. Tu ne l’étais déjà pas lorsque tu as pensé au trépas. Lui, il t’apporte la joie. Il te donne cet amour simple sans demande, sans exigence. Tu as clamé haut et fort toute ta vie que tu voulais la simplicité, il te l’a offerte dans ton adversité. Lorsque tu es tombée, il était là, te tendant les bras. T’offrant son épaule, sa chaleur, son calme t’enivrant.

À chaque étape que tu as passée depuis ta chute, lui, il y était. Avec ses paroles et ses gestes réconfortants. T’apportant des conseils et des outils pour combattre ce nouvel ennemi que tu as découvert : l’anxiété.

Tu tournais trop souvent la tête vers l’ombre derrière toi. Traînant malgré toi des habitudes de néant. Souffrant de tes vides et de tes trop pleins. Il t’a encouragée à regarder vers la lumière, vers le soleil en laissant l’ombre noire derrière.

Aujourd’hui de nouveau, tu souris réellement, pleinement. Tu n’es pas totalement guérie, car tes blessures sont profondes. Tu manques de confiance, de foi en toi. Tu doutes de tout, à tout moment. Mais tu as pris la meilleure décision qui soit : tu fonces !

Tu retrouves peu à peu ta joie de vivre, en acceptant tes faiblesses. En donnant la main à tes peurs, elles te servent bien, autant qu’avant elles te nuisaient. Elles t’apportent la vigilance et l’acuité dont tu as besoin pour avancer. Tu apprends à accepter tes enfargées, à apprendre d’elles plutôt que de t’en méfier.

TU ES FORTE, BEAUTÉ !

Tu l’as toujours été et aujourd’hui, tu commences à le réaliser.
Continue sur ta lancée, va au-devant… fonce !
Cours vers l’ombre de lumière que tu ne voyais pas hier.

Simplement, Ghislaine

 

Des femmes d’ombre et de lumière

Je me sens privilégiée de la vie. Quand la fatigue ou encore une po

Je me sens privilégiée de la vie. Quand la fatigue ou encore une poussée d’hormones me fait rouler des yeux, soupirer ou avoir une humeur de truck (ça arrive à tout le monde!), je n’ai qu’à m’arrêter un instant pour réaliser que tout est doux dans ma vie. La vie me comble et je l’oublie. Je suis parfois aveuglée par mes désirs personnels, par mes ambitions professionnelles et mes attentes familiales et amoureuses. Quand ça ne va pas, je remets de l’ordre dans mes idées et dans mes modes de pensée. Je reset ma perception et je dis : merci la vie! J’ai l’essentiel : un toit.

Ç’a l’air loin des préoccupations de plusieurs d’entre nous. Avoir un toit, ça va de soi. Et bien, plusieurs sont sans toit même au Québec. Un jour, Véronique Hébert, aussi blogueuse pour Ma Famille Mon Chaos, m’a parlé de la YWCA de Québec. Vous connaissez? À Montréal, c’est la Y des femmes, à Québec c’est la YWCA de Québec.

Pour moi, cet organisme offrait des ateliers de toute sorte et une diversité d’activités physiques. Je ne connaissais rien de leur véritable mission qui est pourtant si magnifiquement grande : favoriser le bien-être, la sécurité et le plein potentiel des femmes et des filles et les amener vers le meilleur d’elles-mêmes. Plus spécifiquement, cet organisme vient en aide aux femmes qui vivent une situation d’itinérance. Vous le saviez?

Depuis 1875, à Montréal et à Québec, la YWCA offre une foule de services aux femmes qui vivent une situation d’itinérance ou qui ont besoin d’un hébergement transitoire, disons‑le d’urgence, pour leur permettre de reprendre leur souffle. À la Y de Québec, elles sont près de 300, dont plusieurs sont mamans, à bénéficier des services d’hébergement, d’une équipe d’intervenantes et d’une foule de services adaptés. Elles peuvent ainsi reprendre contact avec elles-mêmes. C’est un grand cheminement intérieur qu’elles entreprennent pour envisager leur vie différemment. Bon 300, ça peut paraître marginal. Mais la YWCA Québec refuse plus de 500 femmes et leurs enfants par année, faute d’espace et de financement. Triste! Plus largement, ce sont des femmes, des hommes et leurs enfants dans toutes les régions du Québec qui sont sans toit ou dans une situation difficile qui met leur vie en danger. Mon cœur craque quand j’y pense!

Je suis tombée en amour avec cet organisme dirigé et administré par des femmes pour des femmes. On dit souvent que les femmes sont dures les unes envers les autres. Ç’a souvent été mon constat. Par contre, depuis mon expérience à la Y, c’est tout le contraire qui me séduit. C’est le plus beau mouvement de solidarité féminine auquel j’ai eu la chance de participer. Nous sommes plusieurs ambassadrices de la soirée-bénéfice de l’ombre à la lumière et ensemble, nous aidons ces femmes à sortir de l’ombre.

Je me sentais souvent trop occupée pour m’impliquer. Mais depuis que je me suis jointe à la Y, j’ai l’impression que cet engagement me fait grandir et me ramène à l’essentiel : donner et aider. Partout dans le monde on décrit des situations humainement insoutenables en nourrissant un sentiment d’impuissance. Pourtant, ici proche de nous, il y a des femmes qui ont besoin d’un geste de notre part. C’est le cœur touché par la réalité de ces femmes que je m’implique. Et aussi pour toucher le vôtre, je vous présente Carol Ann Fowler qui a accepté que je vous partage son histoire. Ça fait du bien de donner, allez‑y, aidez!

Chaque année en novembre, vous pouvez vous joindre à nous pour honorer ces femmes qui passent de l’ombre à la lumière!

Stéphanie Dionne

Survivre à novembre

Novembre. Le mois

Novembre. Le mois qui ne sert à rien! Plus de feuilles sur les arbres, pas encore de neige, pas de fête, trop d’humidité, trop de noirceur. Depuis mon enfance, j’aimerais skipper novembre!

Alors, comment profiter de la vie en novembre, comment ne pas sombrer en burnout, comment réussir à mettre un pied devant l’autre et avancer dans les ténèbres du onzième mois de l’année?

Dormir!
Être un animal, je dormirais tout le mois!
Mais pour vrai, il faut se reposer : se coucher tôt (anyway il fait noir) et dormir tard la fin de semaine. Novembre est le mois de l’année où nos organismes sont le plus fatigués (et ceux des enfants aussi!), alors on prend ça cool! Un jour à la fois!

De la lumière!
Sortir dehors à chaque rayon de soleil, utiliser une lampe de luminothérapie, dessiner des soleils partout sur les murs du sous-sol, aller dans le sud et… sourire!

Des vitamines!
C’est le moment de commencer une cure de vitamine D pour toute la famille! Ça va beaucoup aider notre système! La vitamine D ne se stocke pas dans l’organisme (nous n’avons pas de réserve), et sans soleil, on en manque.
Pour aider mon système immunitaire (novembre, c’est le mois où les virus attaquent, ce n’est pas un hasard!), je prends aussi des gélules d’ail et des jus de légumes vitaminés (ma recette : fenouil, concombre, gingembre, coriandre).
N’oubliez pas la vitamine C (hum… les bonnes clémentines!)

Fuir les microbes!
On conseille aux femmes enceintes, aux bébés et aux personnes fragiles de se faire vacciner contre l’influenza (la fameuse grippe). C’est en novembre que le virus attaque! Fuyez les garderies, les salles d’attente, les hôpitaux, les gens contaminés! Vous avez la gastro? Restez chez vous!

S’amuser!
Aller au cinéma, sortir voir des spectacles, inviter des amis, aller prendre une bière en ville, danser, chanter! Hey! On n’a qu’une seule vie! Faut en profiter!

Faire du sport!
Notre système a besoin de bouger! Alors go : on saute, on court, on rame, on nage, on marche, on bouge! N’importe quoi, tant que ça nous plaît. L’activité physique stimule le système immunitaire.

Et vous? Quels sont vos trucs pour survivre à novembre?

 

Gwendoline Duchaine 

Quand il fait noir

Tu te lèves le matin et il fait encore nuit. Les jours sont si peti

Tu te lèves le matin et il fait encore nuit. Les jours sont si petits… Chaque journée on te vole un peu de lumière… Tu te diriges doucement vers la salle de bain. Tu pars travailler en laissant ta maison endormie. Dehors c’est noir.

Tu ne peux t’empêcher de penser que ton corps a besoin de repos, de se lever avec le soleil et de se coucher avec la lune. Sauf que la vie lui impose un autre rythme. Ton organisme est malmené chaque jour. Le temps passe et tu puises un peu plus d’énergie dans tes réserves. Tes collègues s’effondrent un par un en burn-out… tes amis sont usés, minés… tes enfants sont épuisés et chialent sans arrêt. La lumière du jour manque cruellement à tous…

Dans ton char, en route pour ta job, tu pousses un grand soupir, tu frottes tes yeux encore collés… tu relèves la tête… et là…

Le ciel est rouge ! Il n’est pas jaune, mauve ou rose, il est rouge ! Bouche bée, tu admires ce spectacle que t’offre le ciel. C’est grandiose ! Il s’embrase !

C’est ainsi que tu réalises que c’est seulement quand il fait noir qu’on peut voir la lumière… que ça valait la peine de te lever si tôt afin d’admirer le show ! Le jour qui se lève, flamboyant, est rempli d’espoir et surprises !

Même quand il fait noir, la vie est belle !

Courage à tous, l’automne est difficile pour beaucoup de gens. Alors, je vous donne une tape dans le dos ! Prenez le temps de voir le beau, écoutez-vous, respectez-vous, tendez la main, reposez-vous, bougez et surtout : souriez ! Pour donner et partager un peu de lumière !

Gwendoline Duchaine

 

Trucs pour avoir plus d’énergie!

Ah la la que le temps des fêtes nous épuise. Que dis-je, l’automne et l’hiver contribuent beau

Ah la la que le temps des fêtes nous épuise. Que dis-je, l’automne et l’hiver contribuent beaucoup à ce sentiment d’épuisement! Si vous ressentez une baisse d’énergie, une envie de dormir ou tout simplement une attitude de « meh, ça m’tente pas », c’est normal. La baisse de luminosité nous affecte tous biologiquement, même si certains le ressentent plus que d’autres. Évidemment, il est possible que ce blues saisonnier ait des répercussions sur vos enfants. Vous êtes plus fatigués, plus irritables, moins patients et pourtant vous devez tenter de garder le même niveau d’énergie pour le bien-être de votre famille. Voici quelques idées qui pourraient vous aider à en retrouver un peu:

  1. Profitez de la lumière : à votre pause de travail, un grand bol d’air frais pourrait vous faire le plus grand bien. Encore mieux si c’est une journée ensoleillée! Prévoyez donc des bottes et des habits chauds pour que votre marche soit agréable. Si vous êtes en mesure d’aménager votre bureau proche d’une fenêtre qui laisse entrer le soleil, n’hésitez pas à le faire.
  2. Mangez santé!: Un bon « Mac’n’cheese » et un gros gâteau au chocolat ne vous ont jamais semblé aussi appétissants que maintenant. La toile regorge de nouvelles recettes de « comfort foods » plus santé. Pourquoi ne pas en essayer quelques-unes? Vous satisferez ainsi votre envie tout en fournissant à votre corps les ingrédients nécessaires pour puiser son énergie.
  3. Passez du temps en famille et avec vos amis : votre objectif est de briser l’isolement. Allez rire autour d’un jeu de société, suivez un cours de danse avec une amie, bref toutes les idées sont bonnes pour utiliser votre réseau social au cours de cette période plus difficile.
  4. Soyez actif : les effets de l’activité physique sur la santé physique et mentale ne sont plus à démontrer. Cependant, il est fort probable que la dernière dont vous ayez envie est de vous engager dans une activité de plus. Une des façons de vous aider à le faire est de planifier d’avance les activités que vous ferez, et ce dès l’été. En l’inscrivant ainsi dans votre agenda, ou en vous inscrivant à un cours, vous augmentez vos chances de respecter ce rendez-vous.
  5. Prenez soin de vous, et aider votre famille à le faire également : si vous êtes fatigués, écoutez-vous. Nul besoin d’inviter 20 personnes pour le brunch si vous sentez que vous avez besoin de repos. Aussi, le ménage sacré du samedi peut attendre. Demandez aux grands-parents de vous apporter de bonnes soupes ou de bonnes sauces à spaghetti pour vous alléger de quelques soupers. Finalement, dites à votre conjoint(e) et vos enfants comment ils peuvent vous aider à vous reposer. Ils doivent savoir que vous avez besoin de répit.
  6. Allez chercher de l’aide professionnelle : il y a une grande différence entre le blues de l’automne/hiver et la dépression saisonnière. En intensité par exemple, les gens en dépression ressentiront les symptômes de façons beaucoup plus envahissantes sur leurs vies. Faites appel à un professionnel de la santé (CSSS, médecin de famille, psychologue, etc.) si vous en ressentez le besoin. Ils seront les mieux placés pour vous guider vers les outils et les ressources appropriées pour vous et votre famille.