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J’ai pleuré en faisant un pain aux bananes

La grande avait la bouche pleine de sucre, la petite les deux mains

La grande avait la bouche pleine de sucre, la petite les deux mains dans la farine. La cuisine était un foutoir total. Ma tête aussi. Pleurer moins fort que le bruit de la mixette était la meilleure option que j’ai trouvée.

Je voulais travailler les fractions dans un contexte réel. J’avais des intentions et des attentes. Des bananes et des pépites.

Je me suis retrouvée à faire la vaisselle seule. Mais pourquoi dans ma classe de 26, je réussis à faire une soupe géante d’Iroquoiens et que j’ai tellement de volontaires pour laver et essuyer que je dois piger? C’est un secret bien gardé après le secret de la Caramilk ou quoi? Je sais par contre pourquoi les bananes congelées de novembre 2019 me rappellent ma tendance à procrastiner. Ça, c’est d’une évidence.

Pendant que le four cuisait ma déception, je suis allée nettoyer mon mascara. Mais pourquoi je me maquille pour faire un foutu pain aux bananes? Je suis en isolement total. En attente du résultat du test de la COVID-19 de la petite voisine que j’ai gardée le jour de la tempête. Je me regarde dans le miroir. Les doutes, ça fait vieillir.

Je n’ai pas voulu que tout soit parfait. 2019 me l’aura appris. J’ai voulu donner ce que je croyais le mieux. J’ai voulu être ce parent efficace comme Thomas Gordon le décrit dans son livre. J’ai voulu me reprendre…

Depuis une semaine, j’essaie de créer une routine sécuritaire pour les filles. Des choix, de la liberté, du temps, du plaisir dans l’incertitude. J’ai voulu me reprendre. Que tout ce que je donne à mes élèves depuis vingt ans, l’énergie, les sacrifices et les compromis, rejaillisse enfin sur ma famille.

J’ai voulu me reprendre en faisant de ma table de cuisine un quartier général, un bureau géant, et de la fenêtre, un tableau. J’ai voulu recréer la classe. J’ai voulu aider dans ma posture de prof.

Mais ça reste la maison, avec le chat qui marche sur la table. Et je reste la maman qui fait du pain aux bananes avec du mascara pas waterproof.

Je ne suis plus dans ma classe. Je n’y remettrai probablement pas les pieds avant septembre. Je vis une forme de deuil. J’avais des projets pour mes élèves que je suivais depuis deux ans. J’aurais dû le faire, ce feu dans la cour pour faire cuire du pain banique avec les parents. J’aurais dû les accrocher les cabanes dans le boisé. Les mésanges ne savent rien de la pandémie. Elles ne sont pas confinées.

Dans ma classe extérieure, j’étais utile. Pas comme dans ma cuisine. J’avais le sentiment de transmettre le goût d’apprendre. C’était ma plus grande mission. Les missions héroïques tombent dans les cuisines. Les projets nobles font place aux dictatures de la gestion du temps d’écran. Je me sens inutile pendant que mon chum travaille au sous-sol pour trouver des solutions pour sa compagnie. Il s’adapte, collabore et crée. Je l’admire. Pendant que la fille de la pharmacie place des Tylenol sur les étagères, que l’emballeur emballe le souper de la famille de cinq, que la femme teste des gens dans leur char et que tous les autres font des heures supplémentaires. Je les admire. Je souhaite presque que les « mesures de guerre » viennent me chercher pour contribuer.

J’ai voulu me reprendre… Mais je passe à côté de ce qui compte, on dirait. Il faudrait me déprogrammer. Nous déprogrammer. La pédagogie sociale, c’est quoi sans les autres? J’ai perdu mes repères, mes projets. Mes filles aussi ont perdu leurs repères. Elles ont dû dire au revoir à leur papa hier, sans trop savoir quand elles le reverront. La garde partagée n’est pas recommandée en temps de pandémie. Surtout quand un des deux parents travaille. Je n’ai jamais été maman à la maison. Je les admire, les mères pleines d’espoir et de force. Mes grands-mères. Je les admire.

Je suis née pour aider. Pour créer des liens. Je ne vis pas sans les autres. J’ai besoin des autres. Mes filles aussi. Les autres, c’est nous maintenant. Avoir toutes ces idées, mais devoir attendre. J’implose dans ma cuisine.

Ma grande, celle qui avait la bouche pleine de sucre, a vidé un pot pour le remplir de petits billets écrits sur des écorces de bouleau. Des prénoms à piger pour leur rendre des services, leur faire plaisir. Sa dysorthographie est évidente sur chaque petite écorce. Et puis? Elle l’a fait pour les autres.

Ma petite, celle qui avait les deux mains dans la farine, vient de m’embrasser par en arrière et dessine un arc-en-ciel avec « Ça va bien aller ». Elle le place dans la fenêtre. Pour les autres.

Le pain aux bananes embaume la maison. Cette maison qui abrite les doutes, de la musique, les chicanes d’enfants, les danses improvisées, la peinture éclatée, la cuisine en bordel, les poèmes à minuit moins quart, les crayons sur la table de la cuisine, l’amour qui se reconstruit. La maison qui est ce repère de la famille. Cette cellule commune qui était il y a cinq jours diluée dans le travail et les faux désirs de consommation depuis trop longtemps.

Je voulais me reprendre. Je suis les réflexions qui appellent aux changements. Je suis les doutes et la force. Je suis les bananes et les pépites. Je suis la prof et la maman. Vous êtes ces parents qui doutent dans leur cuisine. Vous vous pensez seuls. Vous vous trompez. Nous sommes ensemble dans cette cuisine. Et c’est avec vous aussi que j’aimerais partager ce pain aux bananes, même si les bananes sont de 2019.

Quand tout sera terminé, que l’école aura repris, que les familles seront revenues à l’essentiel, que les mésanges auront de nouvelles cabanes, que je me sentirai utile même dans une cuisine, nous ferons un pain aux bananes collectif digne du Record Guinness. Ensemble. Nous contribuerons. Ensemble. Nous nous reprendrons.

Catherine Lapointe

https://ecolebranchee.com/pleurer-en-faisant-un-pain-aux-bananes-covid-19/

 

Ode à l’ado extraordinaire

Je vous entends d’ici chialer contre les ados qui mettent leur mus

Je vous entends d’ici chialer contre les ados qui mettent leur musique trop forte dans l’autobus! Contre ceux qui laissent traîner leurs assiettes sales dans leur chambre comme un appel désespéré à la coquerelle! Contre ceux qui rentrent à pas d’heure et qui vous laissent vous morfondre dans le noir, un huitième café à la main. Contre ceux qui s’étirent tellement les yeux vers le ciel quand on leur parle qu’on craint qu’ils restent pris ainsi…

Tut tut tut.

Il y en a, des ados à l’odeur d’aisselles pas frottées, aux bras trop longs, au discours trop court, aux nuits de sommeil de quatorze heures et aux hormones dans le plafond… mais je veux vous parler d’un autre genre d’ados.

Je veux vous parler des ados qui font des efforts pour ranger leur chambre et qui se laissent même parfois aller à un extra vaisselle, même s’ils aimeraient mieux gosser sur Instagram ou ronfler jusqu’à la fin de leur secondaire.

Des ados qui acceptent sans protester de garder la petite sœur tannante ou le voisin fatigant, juste pour vous laisser une soirée en couple ou pour vous donner une heure de OH-MY-GOD! LIBERTÉ à l’épicerie ou chez le dentiste.

Des ados qui vous accueillent le soir avec un repas tout prêt et presque équilibré ou avec une assiette de biscuits chauds sortis du paradis de la pâtisserie (lire : votre four). De ceux, aussi, qui ratent des recettes ou qui salissent beaucoup trop de vaisselle, mais qui au moins, essaient d’apprendre le B-A-BA de la cuisine.

Des ados qui osent s’aventurer sur le marché du travail ou dans l’aventure de la conduite automobile même s’ils savent que le défi a les proportions everestiennes.

Des ados qui animent les camps de jour, qui mettent tout leur cœur et toutes leurs heures estivales à préparer des jeux et des comptines pour amuser vos cocos (et vous laisser travailler…). Ces mêmes ados qui ont aussi chaud que tout le monde, mais qui continuent à avoir l’air de faire la job la plus palpitante et la plus payante de la planète. Des ados qui gèrent des crises de vedettes, des fatigues de ti-pet et des « je veux ma mamaaaaaaaaannnnnn » d’enfant qui ne se peut plus.

Des ados qui vous prennent dans leurs bras en disant : « Merci tellement, maman, de m’aimer comme tu le fais. Je le sais que tu n’es pas obligée ; je le sais que je te fais parfois la vie dure ; mais je ne te remercierai jamais assez de m’avoir donné la vie et de la rendre belle. ». Des ados qui osent dire « Je suis en colère » ou « J’ai peur ».

Des ados qui n’ont pas honte de leurs parents, au contraire. Des ados qui disent : « Sais-tu quoi? Mes amis ont officiellement décrété que tu es la mère la plus cool de l’univers. Pas parce que tu essaies d’être notre amie, juste parce que tu es toi. ». Et si en plus ils te trouvent drôle et te laissent faire des jokes plates, gros bonus. Des ados qui ont appris avec le temps comment choisir de bons amis et comment dire non aux pas fins.

Des ados qui acceptent de plus en plus souvent les conseils des parents parce qu’ils se rendent bien compte que ça a bien du bon sens. Des ados qui demandent « À quoi ça goûte l’alcool? » au lieu de se saouler en cachette. Des ados qui jasent d’avortement, de cannabis et de jeans troués parce qu’ils veulent protester juste assez (mais qui se serviront de vos arguments sagement mémorisés dans leur essai de fin d’année).

Des ados qui vous apportent le déjeuner au lit le jour de votre fête, et deux-trois autres jours dans l’année. Parfois même avec un poème gribouillé sur une serviette en papier. Des ados qui boudent parfois comme des ados, mais qui viennent s’excuser sans que vous ayez à le leur demander.

Des ados qui téléphonent à leurs grands-parents « juste parce que ». Qui rêvent de leur premier appartement, de leurs premiers partys pas de parents… mais qui déposent leur tête sur votre épaule pendant le film du vendredi.

Ai-je l’air de me vanter si je vous dis que ces ados dont je parle sont très fortement inspirés de mes deux grandes chouettes? Elles ne sont pas parfaites et je les trouverais plates si elles l’étaient (ça me ferait faire des complexes!), mais mausus que je ne les remplacerais pour rien au monde!

 Nathalie Courcy

 

Un conte 2.0

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Je m’appelle Zoé, j’ai huit ans et toutes mes dents. Je suis une petite fille ordinaire, qui habite une maison ordinaire, au bout d’une rue ordinaire. Par contre, mes parents sont plutôt cellulaires…

Ils sont constamment fixés à leur téléphone. C’est l’extension de leur main, un truc mutant qui se serait greffé à leur corps; ils ne s’en séparent jamais. On dirait des aliens robotisés, programmés à distance pour baisser les yeux vers leur appareil toutes les cinq minutes. Au début, je trouvais ça très intéressant, drôle et même pratique, mais avec le temps, j’ai réalisé que les écrans, c’est vraiment néfaste…

Mon père, lui, il sait tout faire, grâce à des tutoriels vidéo; il répare mon vélo, la poignée ou les tuyaux. C’est pratique, mais il passe plus de temps à chercher le bon tuto qu’à bricoler. J’aimerais bien, parfois, m’installer avec lui pour changer les écrous et les vis, mais il doit suivre les instructions dictées par son téléphone.

Mes parents ont des centaines d’applications qui régissent leur vie. Ma mère compte les calories, établit les menus et organise l’agenda familial. Des alarmes retentissent toujours, il n’y a plus de place pour l’improvisation, la spontanéité, parce que tout est programmé, calculé, enregistré. Mon père aussi a une application pour tout : les rendez-vous, les horaires d’autobus et même pour commander la pizza. C’est vrai que c’est plus facile de pousser sur un bouton que de mettre les mains à la pâte, mais moi, j’aime bien cuisiner les pizzas!

Mon père est aussi connecté à une montre super intelligente, qui enregistre tous ses faits et gestes. Il sait combien d’heures il a dormi, son pouls, sa respiration et elle calcule même le nombre de pas qu’il fait dans une journée. Parfois, je me dis qu’il ferait plus d’exercice à venir jouer avec moi au soccer dans le jardin plutôt que de compter les pas entre son bureau et la machine à café.

Mon père, c’est mon superhéros, il est toujours prêt à dégainer son appareil pour retrouver notre chemin quand nous sommes perdus. C’est très pratique en voiture, mais moi, je rêve parfois de partir à l’aventure avec une carte. Vous savez, une vraie carte comme celle des pirates. On partirait tous les deux, j’indiquerais la direction, tourner à droite, non l’autre droite. On finirait notre trajet au bout de la rue en mangeant une glace, épuisés d’avoir tant tourné!

Ma mère, elle, vit dans un conte de fées moderne où son téléphone est comme le miroir dans Blanche-Neige. À coup de selfies, elle demande à ses centaines d’amis si elle est belle! Elle court après les likes et les commentaires pour se sentir plus vivante. Elle prend tout en photo pour immortaliser, pour échanger… Souvent, elle me photographie et balance ma face aux quatre coins du web. Je me sens virtuelle, elle oublie que je suis là en chair et en os devant elle. Ma mère a des millions d’amis, elle connaît tout de leur vie. Par contre, elle ne sait même pas le nom de la voisine du 10B qui a sauvé notre chat Patate l’été dernier.

Combien de fois, en pleine conversation, mes parents ont regardé le message qui venait d’arriver sur leur téléphone? Ils me donnent toujours l’impression que ce que je dis, c’est moins important, presque impertinent, que je suis ennuyeuse. Ils préfèrent lire un sms envoyé à la volée, plutôt que d’écouter la fin de mon histoire. Comment rivaliser face à leur appareil?

Moi, quand je passe quelque temps sur la tablette, on me dit que ce n’est pas bon pour mon développement psychomoteur… mais j’ai envie de crier : « Quel exemple me donnez‑vous?! » Et dans mon développement émotionnel, les émojis ne remplaceront jamais les câlins, les bisous. Les likes ne forgeront jamais ma confiance en moi, et les applications ne me rendront pas plus responsable…

Arrêtez pour une fois d’interdire les écrans aux enfants et regardez plutôt du côté des parents… Soyez nos modèles et déconnectez-vous quand vous êtes avec nous!

Merci à Marilou Demers pour l’illustration de ce conte

Gabie Demers

 

Je t’aime quand même!

Je ne sais plus dans quel contexte c’est arrivé, mais je me souvi

Je ne sais plus dans quel contexte c’est arrivé, mais je me souviens que mon fils, alors qu’il était à l’âge préscolaire, m’a lancé un « Je ne t’aime pu » à quelques reprises. Ouf… que c’est difficile à entendre et que ça fait mal au cœur de maman!

Je restais abasourdie chaque fois que j’entendais ces mots sortir de sa bouche. Je me sentais coupable et des questions naissaient dans ma tête par la suite : qu’est-ce que j’ai fait? Je ne mérite pas ça! Je prends soin de lui, je ferais tout pour lui. Qu’est-ce que j’ai dit de pas correct? Est-ce que ça aurait été mieux que je lui donne ce qu’il m’a demandé ou si j’ai bien fait de tenir mon bout et de lui dire non? Pourquoi il m’a dit ça, alors que moi je l’aime!

Après avoir repris mes esprits, fait une réflexion, discuté avec des amies et analysé mes réactions aux différents contextes quand il me lançait ces « super » paroles, j’ai compris que…

À cet âge, les enfants n’ont pas la maturité cognitive pour comprendre l’impact qu’ont leurs mots sur la personne. Ils sont en apprentissage action/réaction.

Ils lancent des phrases comme : Je ne t’aime plus! Tu n’es plus mon ami! Je ne t’invite pas à ma fête! ou Mon père est plus fort que le tien!

Des petites phrases qui attaquent droit au cœur et qui nous font réagir.

Pour eux, c’est une façon d’exprimer un mécontentement. C’est leur première impulsion qu’ils projettent vers nous. Quand nous sommes à leur écoute, nous pouvons leur apprendre les bons mots à utiliser pour exprimer l’émotion qu’ils vivent à ce moment précis. Par exemple : J’ai peur… Je suis fatigué… Je suis triste…

Alors, quand j’ai compris ce que je devais faire, c’est ce que je lui ai enseigné aussi souvent qu’il en avait besoin. Et j’ajoutais à la suite… Moi, je t’aime quand même!

 

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Quinze minutes

Il y a à peu près dix ans, ma fille Maude, alors au milieu de son

Il y a à peu près dix ans, ma fille Maude, alors au milieu de son adolescence, m’a demandé de sortir avec ses amies. Comme elle le faisait souvent d’ailleurs. Mais cette fois, elle voulait revenir à la maison plus tard. Je lui ai répondu : « Non, je veux que tu rentres à la même heure que d’habitude. » À ma grande surprise, ses yeux bleus se sont agrandis, ses dents se sont serrées et ses poings se sont fermés. Puis, elle m’a regardée droit dans les yeux et a crié : « Laisse-moi vivre ma vie! »

Oups! Pauvre petite… elle ne savait pas ce qu’elle avait déclenché en moi. Grrr… Aucune négociation possible. « Tu rentres à l’heure habituelle ou tu restes à la maison, et tu as besoin d’être ici à l’heure convenue, sinon, je t’empêcherai de sortir pour quelque temps. Tant que tu vivras sous mon toit, tu vas respecter les règles de la maison », lui ai-je clairement rappelé. Je me foutais de toutes les techniques de communication. Le « tu » était à l’honneur! « D’accord, si tu veux vivre ta vie, maintenant, tu vas payer tes vêtements, ton école et tout ce dont tu as besoin. Tu vas faire ton lavage, tes repas… je ne m’occupe pas de toi », ai-je ajouté fermement.

Sa crise d’adolescence a duré quinze minutes (comme elle le dit si bien aujourd’hui). Cela a été un quart d’heure marquant dans sa vie. J’ai toujours dit que les enfants nous font grandir et j’ai aussi beaucoup appris de ce moment intense en émotions.

J’ai appris, entre autres, à m’intéresser à ce qu’elle fait, à poser des questions au lieu d’imposer mes lois. De cette façon, elle se sent impliquée dans la décision et elle se responsabilise.

Depuis ce temps, chaque fois qu’elle veut sortir, je lui demande : « Vers quelle heure penses-tu rentrer? » Si l’heure qu’elle me propose me convient, c’est parfait. Dans le cas contraire, on prend le temps de discuter et de s’entendre.

Elle en a retiré un si bel enseignement qu’il y a quelques années, elle a dit à sa cousine de quatorze ans qui exprimait le même discours : « Tes parents font de leur mieux et tant que tu vivras sous leur toit, respecte leurs demandes. »

Un « non » peut parfois être difficile à dire et à entendre, mais chacune de nous a retiré un enseignement qui lui sert encore aujourd’hui.

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La fameuse règle du 1-2-3

L’autre jour, je me suis arrêtée dans un parc pour y trouver une

L’autre jour, je me suis arrêtée dans un parc pour y trouver une maman avec ses deux enfants que nous appellerons Étienne et Maïka pour la cause (notez que je me trouve très drôle ici). Voici ce qui s’est passé :

Maman : Bon les gars, je vais chercher de la crème glacée, vous voulez vanille ou chocolat ?

Maïka : VANIIIIILLLLEEEEE !

Étienne : (Bruits de criquets/Silence Radio/Niet/Nada)

Maman : Ok, vanille pour Maïka. Étienne, tu veux quoi ?

Étienne la regarde et il continue de jouer.

Bon, jusque-là, je n’y prête pas trop attention ; après tout, je ne connais pas l’enfant ni ce qui pourrait expliquer sa distraction ou son mutisme. Ceci dit, je remarque que la mère s’impatiente. Le ton devient plus sévère :

Maman : Heille, je te parle. Tu veux quoi ? Si tu réponds pas, pas de crème glacée.

Oh… Là, je tends l’oreille. Je me demande alors si elle maintiendra sa menace.

Étienne semble trèèèèèès peu impressionné par la phrase de sa mère. Il passe près d’elle, la regarde, et continue de jouer.

Maman (qui s’approche du module de jeu) : Voyons Étienne, vanille ou chocolat ? C’est pas compliqué !

L’enfant continue sans broncher. Et là, dans un ultime recours pour avoir l’attention de son garçon, elle hausse le ton et dit :

Maman : LÀ, JE COMPTE JUSQU’À 3 ! SI À TROIS TU NE M’AS PAS RÉPONDU, C’EST MOI QUI CHOISIS POUR TOI, PIS JE VEUX PAS T’ENTENDRE CHIALER QUE TU ES PAS CONTENT.

Pause.

La fameuse règle du 1-2-3. Vous vous reconnaissez peut-être dans cette situation que je viens de décrire. Chaque parent est un jour ou l’autre confronté à un évènement où patience, discipline et « enfant qui ne veut pas du tout collaborer » ne font pas bon ménage. Voici quelques trucs pour vous aider.

  1. Donnez des conséquences que vous serez en mesure d’exécuter : Les menaces en l’air ne valent rien. Vous le savez, et vos marmots hyper intelligents n’auront pas besoin d’un diplôme en psychologie pour savoir que vos paroles ne tiennent à rien. Le cadre que vous cherchez à instaurer est donc démoli d’avance. Pensez plutôt à des conséquences justes, cohérentes et surtout constantes ! La constance sera votre gage de réussite pour vous assurer (bon, le plus possible disons) que votre enfant sait que vous serez sérieux s’il n’écoute pas la consigne.
  2. Ne changez pas la conséquence en cours de route : Que ce soit de changer complètement, d’ajouter des éléments à la conséquence ou encore de la diminuer comme dans l’histoire racontée plus haut (de « pas de crème glacée » à « je choisis pour toi »), ne vous laissez pas influencer par le contexte. Non seulement votre constance sera mise en doute, mais cela peut devenir mêlant pour l’enfant qui pourrait ne plus savoir quelle est la conséquence finalement.
  3. Essayez de garder votre calme : Je sais, c’est frustrant de rester perché tel un perroquet près de votre enfant pour qu’il vous réponde. Je sais, je sais. Mais votre calme sera votre meilleur allié. Le calme vous permet de :
    1. Prendre du recul face à la situation
    2. Éviter une escalade de tensions entre votre enfant et vous
    3. Maintenir une attitude adéquate pour intervenir efficacement et dans le respect
    4. Montrer à votre enfant que vous êtes en contrôle de vous-même (le plus possible !) et donc que son attitude ne vous affecte pas. Les chances que ce comportement se reproduise diminueront alors.

Bref, la règle du 1-2-3 fonctionne si elle est appliquée dans une situation où la constance, le calme et la cohérence sont présents. Instaurer un environnement bienveillant et encadrant est une tâche parentale complexe qui s’apprend au fil des ans, alors ne soyez pas trop intransigeants envers vous-même ! L’important est de faire du mieux que vous pouvez, et ce avec amour et humour, bien sûr ;-) !

Psst… Pour les curieux, Étienne a FINALEMENT répondu à la question. Il voulait la crème glacée au chocolat. Mais quand sa mère est allée lui en chercher… il n’y en avait plus ! L’histoire ne dit pas si c’était vraiment le cas ou si c’était un petit tour de maman ;) !

Lory Zephyr

 

Ton enfant est mieux que le mien… et je m’en sacre !

Que ce soit durant la grossesse, après l’accouchement, à la gard

Que ce soit durant la grossesse, après l’accouchement, à la garderie, au cours de danse, à une fête d’enfants, durant une soirée entre amis ou dans notre milieu de travail; il y aura toujours … des gens qui se comparent.

Cette maudite comparaison, tu ne pourras pas t’en sauver. Ce fameux moment où tu te rends compte durant le spectacle de danse de ton enfant qu’il est le seul à ne pas suivre, qu’il fixe la scène avec un air de chevreuil sur un rang de campagne croisant un véhicule.

Une section de ton cerveau sera occupée à prendre des photos et vidéos pour les souvenirs, et une autre section se dira : « Seigneur! Pourquoi c’est le seul qui ne bouge pas ! » Nous le savons tous que l’effort est plus important que le succès, et qu’avec les échecs, nous bâtissons notre futur blablabla hashtag phrase cliché.

On ne peut s’empêcher durant des moments comme celui-là de se demander si les autres le remarquent. Est-ce que c’est parce que je ne lui ai pas fait pratiquer sa danse le vendredi soir d’avant et que j’ai préféré me prendre un verre de vin et d’écouter un film avec lui ?

Quelques personnes dans la salle se diront : « Fiouuuu le nôtre a réussi sa chorégraphie, il n’était pas celui qui fixait dans le vide. »

Celui qui fixe dans le vide, le fameux mouton noir du groupe… Pourquoi sommes-nous gênés d’avoir l’enfant qui est le dernier à savoir patiner au cours de hockey? Pourquoi sommes-nous fiers de verbaliser que notre enfant a marché plus tôt que la moyenne, que son percentile est meilleur ? Pourquoi comparer nos accouchements ? Déclarer que nous, notre allaitement se passe à merveille? Par fierté? Par insécurité? Pour se montrer meilleur?

Eh bien moi, j’ai accouché à 41,7 semaines d’un immense bébé, ma petite puce mordait souvent ses amis à la garderie et à voir mes talents de danse, je crois qu’elle aurait été le fameux chevreuil.

Pour ma part, je n’ai jamais cru bon d’habiller mon enfant avec les dernières tendances, car je crois mordicus que cela ne va pas influencer son bonheur, mais plutôt rassasier quelque chose en nous. Ma fille n’était pas vêtue en jute de paille, mais je crois que si notre enfant fait sa première débarque à vélo en vêtements faits main par une femme acrobate cambodgienne survivante du cancer vendus sur Etsy ou en pyjama et running shoes, cela ne va rien changer. Les deux kits vont être troués, mais un des deux va être plus laid en photo sur ton Instagram….

Quelquefois, souvent même, la différence gêne, l’enfant turbulent surtout… Les parents de cet enfant se sentent souvent jugés ou simplement mal à l’aise, lorsque durant une soirée, il est le seul à lancer des jouets, à crier ou à mordre les autres. Outre repartir fière que toi, comparativement aux autres parents, ton enfant était sage comme une image… combien d’entre nous sommes allés voir la première maman pour lui offrir de l’aide, du répit, de l’écoute?… Parfois, même avouer que notre vie n’est pas si parfaite fait du bien à l’autre. Il n’y a pas de couple parfait, de famille parfaite. Souvent, nos voyages avec les enfants sont remplis de crise de bacon, les repas en famille de refus de manger, les sorties en famille de sauts de siestes, ce qui fait en sorte que le soir, c’est tout simplement insupportable… Regarde leur vie évoluer à travers nos yeux à nous et non la perfection que ta lentille d’appareil photo peut nous offrir.

Nous ne sommes que des parents… Parfois c’est beau, parfois c’est laid!

Et laissez-moi vous dire que la différence est belle en maudit.

On s’aide, on s’aime!

5 signes qui démontrent qu’une petite pause d’enfants vous ferait du bien

1- Vous passez devant le miroir et vous vous faites peur à

1- Vous passez devant le miroir et vous vous faites peur à vous-même.

Non, ce n’est pas normal. Il arrive parfois que l’on ait moins de temps à se consacrer, surtout lorsque les enfants sont bébés, mais il ne faut pas pour autant se négliger. Prendre soin de soi afin de mieux prendre soin des autres. Pas toujours évident, mais si important.

2- Vous ne vous rappelez pas la dernière fois où vous êtes sortis sans les enfants.

Que ce soit seul ou en amoureux, il faut parfois se ressourcer afin de revenir en pleine forme. Cela ne veut pas dire que nous aimons moins nos enfants, nous voulons simplement une petite pause. Et pour ceux qui sont en couple, eh bien, prenez du temps pour vous. Un jour, les enfants quitteront le nid familial, alors tentez de ne pas vous perdre en cours de route.

3- Les pleurs ou même les rires de vos enfants sont devenus des sons irritants.

Oui, ça arrive. Un son si pur et si beau peut se transformer en vraie sirène irritante lorsque nous sommes épuisés. Vaut mieux se retirer, prendre l’air et revenir une fois calmé. À défaut de pouvoir s’évader le temps d’une sortie, une simple marche ou aller courir un peu peut parfois nous épargner bien des maux.

 

4- Vous avez des taches inconnues ou du vomi de bébé sur votre chemisier, vous en êtes conscients/conscientes et vous sortez quand même de la maison ainsi.

Si cela arrive occasionnellement, ok, ça nous est tous déjà arrivé ! Nous courons à gauche, à droite et la plupart du temps, nous sommes à bout de souffle. Mais si cela est rendu une habitude, arrêtez-vous un moment. Je crois que vous êtes dû pour prendre du temps pour vous, tout simplement.

5- La seule chose dont vous parlez, ce sont vos enfants.

Nous les aimons tellement, c’est normal. Mais il y a d’autres sujets de discussion. Encore pire si vos amis n’ont pas encore d’enfants ! N’oubliez pas vos passe-temps ou vos centres d’intérêt. Ne VOUS oubliez pas.

Geneviève Dutrisac

Bouquet de pissenlits

Déjà dans mon ventre, tu avais décidé que pour toi, la vie, se

Déjà dans mon ventre, tu avais décidé que pour toi, la vie, se passerait autrement. Des contractions à vingt semaines à peine, des saignements. Je ne compte même plus le nombre d’hospitalisations. À trente-quatre semaines, tu as décidé que tu ne sortirais pas naturellement. J’ai eu un tourbillon dans la bedaine. Tu t’es assise en indien sur mon col, l’air de dire « Sortez-moi donc de là pour voir ». Même le pauvre gynécologue pratiquement à genou sur ma bedaine pour tenter une version n’a réussi qu’à te faire bouger de quelques centimètres.

Je crois que c’est à ce moment que j’ai compris que tu serais une petite rebelle. Bébé, tu étais si différente de ta grande sœur. Tu nous faisais rapidement comprendre la façon dont tu voulais être bercée, la façon dont tu voulais boire, dormir, manger.

Le terrible two est arrivé. Nous nous sommes dit que tu l’avais plus fort qu’un autre enfant, que ça finirait par passer.

Tu as maintenant cinq ans… presque six. L’opposition est toujours là, je dirais même plus que jamais. Faire partie de ta vie, c’est une montagne russe d’émotions. On ne sait pas quelle couleur aura notre journée. Chaque matin, on te regarde lorsque tu viens nous rejoindre après ton lever. Dans les premières secondes, on sait.

Il y a les journées noires, où rien ne va. Tu t’opposes sur tout. Tu n’en manques pas une. Ces journées-là sont difficiles. Tu as su cerner nos failles et tu les utilises contre nous. Dans ce genre de journée, lorsqu’enfin, tu t’endors, j’éprouve du soulagement. Parfois, ce soulagement se transforme en larmes, des larmes d’épuisement, de découragement. Des larmes d’impuissance, parce que j’ai l’impression que rien ne fonctionnera avec toi.

Il y a les journées blanches, celles où tu passes la journée dans la lumière. Des journées remplies de rires, de jeux. Tu files le parfait bonheur, avec nous et avec tes sœurs. C’est dans ces journées-là que, parfois, on se met à douter. Tout va tellement bien, ce n’était peut-être qu’une mauvaise passe. On s’accroche à ce petit fil si fragile. C’est une période de lune de miel.

Et c’est le retour des journées grises. Celles où tu passes d’un extrême à l’autre. Celles où notre matin sera coloré de noir, mais s’éclaircira au cours de la journée. Celles qui se terminent avec toi qui entres dans la maison, le visage illuminé de bonheur et la main dans le dos. Celle où tu me tends un bouquet de pissenlits en me disant :

« Je t’aime maman! Tu es la plus merveilleuse maman du monde, même de tous les mondes réunis ».

Et où je te réponds : « Et moi, je t’aime plus que tous les univers réunis. »

Mélanie Paradis

 

Les parents ont toujours tort (jusqu’à ce qu’ils aient raison)

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Maman, j’ai décidé de prendre soin de moi. Je bois plus d’eau, je bouge plus, je mange mieux. Je veux être en santé et bien dans ma peau.

─ Super! Et qu’est-ce qui t’a décidé?

─ Dans les cours à l’école, les profs nous ont parlé de l’importance d’avoir une bonne hygiène de vie et d’avoir de bonnes habitudes alimentaires.

─ Et en quoi c’est différent de ce que tes parents essaient de t’enseigner depuis treize ans?

─ Ben… euh… ça ne vient pas de vous autres, faque c’est comme plus vrai?

 

Au moins, ma fille a l’honnêteté d’admettre le non-sens de cette maladie qui attaque tous les enfants, peu importe leur âge : la vérité est toujours plus difficile à accepter quand elle vient des parents. Bah, je me dis que l’important, c’est que ma fille mette finalement en pratique les habitudes qu’on essaie de lui inculquer depuis sa naissance. Le plus beau, c’est qu’elle dort mieux maintenant (combien de fois lui ai-je dit qu’en bougeant plus et en s’hydratant suffisamment, elle se donnerait des chances de vaincre son insomnie chronique?), qu’elle est d’humeur plus stable, qu’elle trouve l’énergie qu’elle cherchait pour faire progresser ses projets. Du renforcement positif naturel.

 

Quand les enfants étaient plus jeunes, il m’arrivait de cuisiner avec ma mère pour congeler des repas faits d’avance. Si je disais aux enfants que j’avais préparé le pâté au poulet, c’était bof. Ils levaient le nez sur le repas, voulaient manger autre chose. Mais si je disais que c’était grand-maman qui l’avait fait, ah! Ben! Là! Ça devenait le meilleur pâté au poulet du monde! Ils ont fini par comprendre que maman ne mettait pas de poison dans les repas et je mérite maintenant le titre de meilleure cuisinière du monde, mais ça a pris du temps! Tout est question de perception…

 

─ Maman, ce livre-là est vraiment le meilleur de la Terre! J’aurais tellement aimé le découvrir plus tôt!

─ Euh… c’est pas le livre dont je t’ai parlé l’année dernière? Et tu m’avais dit que ça avait l’air poche.

─ Ouin… mais là, c’est ma meilleure amie qui me l’a conseillé, c’est pas pareil!

─ En effet, c’est pas pareil. Ça change complètement l’histoire et la façon dont le livre est écrit.

─ C’est pas ce que je veux dire… Tu comprends, là…

Ben oui, je comprends. Je comprends que quand ça vient de maman ou de papa, c’est moins crédible. C’est confrontant. C’est automatiquement poche. Tandis que tu n’as pas à défier l’autorité de ton amie pour couper le cordon avec ta mère et affirmer ton identité.

 

À la longue, à force de laisser mes enfants libres de leurs choix et de leurs découvertes « autonomes », j’entends leur discours changer :

─ Maman, j’aimerais vraiment que tu me conseilles pour le livre que j’écris. J’aurais besoin de ton œil critique, parce que je sais que tu vas me dire la vérité.

Ou encore :

─ Maman, quand tu me dis qu’une amie a une influence positive sur moi, je te crois. Je le sais que tu me dis ça pour me faire du bien et parce que tu me connais.

Voilà! Les parents n’ont pas de raisons de mentir à leurs enfants (sauf quand il est question de fée des dents ou de père Noël) ni de les orienter vers des choix qui leur feraient du mal. Ça se peut qu’ils se trompent, mais ce n’est pas intentionnel. Ça se peut qu’ils disent le contraire de ce que leurs enfants pensent ou désirent, mais ce n’est pas pour les faire suer. Ça se peut qu’ils leur conseillent des façons de faire qui les dérangent, mais ça vaut souvent la peine de les écouter. Comme ça vaut la peine de parfois faire à sa tête pour expérimenter la vie par soi‑même.

Et nous, ben, on continuera à dire à nos enfants ce qu’on pense et ce qu’on ressent. On continuera à les guider vers ce qui est bien et bon pour eux, et à accepter qu’ils prennent leurs propres décisions. On les aime assez pour ça!

 

Nathalie Courcy

Être l’idole de quelqu’un

Ça y est, c’est fait : je suis l’idole de quelqu’un! Oui, ou

Ça y est, c’est fait : je suis l’idole de quelqu’un! Oui, oui! Ce soir, en révisant l’examen d’écriture de mon fils, j’ai découvert que j’étais son idole… Sujet d’écriture pour la 2e étape de sa deuxième année du primaire : Décris-moi ton idole. Un petit velours et une petite tape sur l’épaule pour me rappeler que j’ai probablement fait un bon boulot de maman depuis sa naissance.

Mais être l’idole de son enfant, ça veut dire quoi au juste, Zach? Je suis fière de toi et d’être ton enfant, m’a-t-il dit. On passe beaucoup de temps ensemble et j’aime faire la cuisine avec toi. Hey boy… Moi qui avais l’impression de ne pas avoir assez de temps à lui accorder… Toujours occupée avec le travail, le ménage, le lavage et les transports pour les autres enfants de la famille. Ça m’a permis de constater que le temps accordé à mes enfants n’a pas besoin d’être long pour être significatif pour eux. Ce sont les petites activités de la vie quotidienne où on implique les enfants qui les marquent de façon significative, et ce, au fils de années.

Alors, attention chers parents : si vous voulez devenir « l’idole » de vos enfants, plusieurs options d’activités s’offrent à vous! Cinéma popcorn et piquenique au salon, jeux d’eau avec arrosoir et ballounes d’eau à l’extérieur, jouer aux cartes sur le grand lit de papa et maman (surtout au jeu du trou de cul), bataille de neige et guerre de forts, cabanes avec divans et couvertures, guerre de coussins, jouer à Just dance sur la Wii… Bon, j’avoue que la plupart du temps, je sirote mon café pendant que les enfants s’amusent. Malheureusement, ça ne dure pas très longtemps… La chicane est au rendez-vous chaque fois… ou presque. Ça prend toujours une éternité pour choisir un film, il y en a toujours un qui arrose l’autre dans le visage avec l’arrosoir ou qui défait le fort de neige du plus petit, sans oublier que tout le monde veut sa grande chambre dans la cabane en couverture et que le perdant au jeu de cartes ne veut jamais être le « trou de cul »… Oui, chez nous le jeu du « trou de cul » est devenu le must des jeux de cartes… un peu trop même! Alors, l’idole de Zach finit souvent par se fâcher et siroter son café froid après être intervenue à mille reprises dans leurs nombreuses chicanes.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que malgré les chicanes, les enfants sont toujours heureux de passer du temps entre eux et de suggérer de nouvelles activités. Alors, sincèrement, l’objectif n’est pas de devenir l’idole de nos enfants, mais plutôt un modèle de parents impliqués dans leurs activités. Les possibilités d’activités sont infinies et tout le monde y met sa touche personnelle selon l’âge et le nombre d’enfants dans la maisonnée.

 

Amélie Roy