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C’est si difficile d’aimer

Depuis toute petite, comme beaucoup d’autres petites filles, je m

Depuis toute petite, comme beaucoup d’autres petites filles, je m’imaginais déjà avoir un amoureux à l’âge de vingt ans, je me voyais planifier mon mariage, avoir des enfants, une maison, une voiture et un chien. À l’aube de mes 26 ans, je me rends compte que la vie en a voulu bien autrement.

Je n’ai jamais eu de chum. Un vrai de vrai. J’en ai souvent voulu à la Terre entière pour cela. Je me suis demandé si c’était parce que je n’étais pas assez belle, pas assez gentille, pas assez brillante ou encore trop grosse, trop gentille, trop brillante. Je me comparais constamment aux autres, je me disais que ça ne se pouvait pas que tout le monde finisse par rencontrer SA personne et que moi, je n’y arrive jamais.

Puis, j’ai fini par me dire que je faisais peur aux hommes : une femme indépendante, audacieuse et de carrière, ce n’est pas ce qui attire tous les hommes (alors que c’est pourtant tout le contraire !) J’ai longtemps blâmé les autres alors que je ne m’étais jamais arrêtée à me questionner : suis‑je difficile à aimer ou bien ai‑je de la difficulté à aimer ?

Bam ! La vérité en pleine face, qui m’assomme comme un deux par quatre. C’est moi qui ne suis pas capable d’aimer. Je ne veux pas m’engager. Ça me fait peur. Je suis très exigeante dans mes choix et mes critères face à la personne avec qui je partagerai ma vie. Les gars de mon âge que je rencontre ET qui sont célibataires, eh bien, ils ne me plaisent pas. Il y a un an, j’ai rencontré un garçon. On s’envoyait des messages, et malgré les nombreuses fautes d’orthographe, je le trouvais tout de même sympathique et agréable. J’ai décidé de lui donner une chance, je n’y perdais rien. Quelle erreur.

Le gars avait 27 ans, il habitait chez ses parents, était sans emploi et a osé me dire (il fallait quand même avoir du cran pour me dire ça) : « Yo non, moi j’me cherche pas d’emploi, j’men fous man, le gouvernement me paye pour habiter chez mes parents, c’est chill. » Tu vois le portrait ? C’est évidemment le pire cas que je te raconte, mais c’est aussi celui qui ne me donne pas envie de m’engager dans une relation avec les yeux fermés. Les bons gars, avec qui je pourrais avoir plusieurs aspirations et valeurs communes, sont déjà en couple. J’ai l’impression d’être la niaiseuse qui arrive à 16 h au Best Buy pendant le Boxing Day pour avoir la télévision en spécial. Comme si je venais d’allumer qu’un homme avec qui partager ma vie, ça pourrait être bien.

Malgré tout, même si parfois, je me surprends à être jalouse de mon amie qui se mariera bientôt, ou de l’autre qui part en fin de semaine d’amoureux au chalet, je ne regrette pas mon éternel célibat. Oui, j’aimerais avoir quelqu’un dans ma vie, mais j’ose espérer que la raison pour laquelle je n’y arrive pas, c’est que j’attends vraiment la bonne personne pour moi, celle qui créera des étincelles de bonheur dans tous nos petits moments au quotidien. Je suis aussi heureuse de constater que je me suis choisie avant tout, puisque je ne me suis pas jetée dans les bras du premier venu, chose que j’aurais pu faire il y a bien longtemps et que j’aurais pu regretter.

Je passe ma 25e Saint-Valentin célibataire, mais je suis maintenant en paix avec cela.

Stéphanie Parent

Pas besoin d’un prince charmant pour la Saint-Valentin !

Je sais, tu dois ressentir beaucoup de pression depuis notre liaison

Je sais, tu dois ressentir beaucoup de pression depuis notre liaison. Écoute, ce n’est pas de ta faute ni de la mienne. Tu dois comprendre que depuis toujours, je ne suis pas comme les autres fillettes qui rêvent du prince charmant. Celui qui galope à toute allure sur sa monture et qui vient me délivrer en me donnant un baiser passionné. Celui avec qui nous vivrons heureux éternellement et avec qui nous aurons plein d’enfants.

Je sais, tu dois ressentir beaucoup de stress parce que je la joue comme une femme forte, solidaire, indépendante, fière et qui veut une grande liberté.

Je sais, tu dois être tout mêlé parce que je ne suis pas une princesse en détresse qui attend son prince pour se faire libérer le temps d’une soirée. Tu dois comprendre que je suis le « genre de femme » qui ressemble à une fille dans le film Les belles de l’Ouest. Tu te souviens de ce film ? Je l’ai écouté assez jeune à vrai dire (peut-être trop jeune quand j’y repense, mais bon…) et j’ai eu un déclic en voyant comment une femme pouvait se faire traiter dans la société et comment elle pouvait se choisir.

Ces femmes m’impressionnaient par leur caractère et leur entraide. Leur volonté d’être ce qu’elles veulent : courageuses, intelligentes, drôles, belles et heureuses dans une jungle remplie d’hommes affamés. Vivre à cette époque ne semblait pas facile ni de tout repos pour les femmes. Ce que j’aimais par‑dessus tout, c’est que ces femmes ont décidé de prendre leur vie en main et qu’elles ont retrouvé la liberté qu’elles méritaient. Elles étaient hors la loi, certes, mais elles étaient les reines de leur vie et non les spectatrices de la réussite de leur roi.

Je sais, tu as de la pression toi aussi, car tu as grandi avec les mêmes histoires de princesses et de chevaliers que moi. Depuis que tu es tout petit, on te montre des guerriers qui doivent conquérir des royaumes et sauver des princesses. Mais là, tu te retrouves avec une femme qui veut prendre les rênes et qui veut elle aussi être le personnage principal de sa propre histoire. Fidèle à sa personne, libre, rêveuse et heureuse. C’est ce que je veux et c’est ce que tu devrais vouloir toi aussi.

Je sais, je pense être la seule de ma génération à avoir écouté ce film, puisque certaines de mes amies attendent encore leur prince charmant. J’ai un peu de peine pour elles. Leur joie et leur bonheur dépendent de ce prince, « THE PRINCE » qui viendra faire de leur vie la vie qu’elles s’imaginent depuis leur tendre enfance.

En fait, en regardant ma génération et celles qui ont précédé la mienne, on s’aperçoit rapidement que les femmes étaient à la recherche, dans une quête sans fin, pour enfin trouver leur prince charmant. C’est vrai, regardez nos films de jeunesse. Ceux qui mentionnaient que Cendrillon était malheureuse jusqu’au jour où le prince l’a sortie de ses chaudrons. Même Blanche-Neige, qui était enfin heureuse avec ses sept nains (je suis certaine que deux nains tripaient sur elle !), a eu besoin de son prince pour la sortir de la mort avec un simple baiser. Et c’est un peu la même histoire pour la Belle au bois dormant.

Je suis convaincue que ni Cendrillon ni Blanche-Neige n’ont visionné le film Les belles de l’Ouest. Sinon, elles n’auraient pas attendu que leur prince vienne les sauver et qu’il leur donne une maison. Du confort. Des rêves. Du respect. Une vie.

Je sais, ce film m’a marquée. Il m’a enseigné la façon dont j’avais le goût d’être perçue par un homme. Il m’a appris la manière dont j’avais le goût de vivre ma vie à moi. J’imagine que tu ne seras pas étonné si je te dis que j’étais un peu plus p’tit gars manqué à papa que la petite fille à maman. Et que tu ne seras pas surpris, non plus, si je te dis que ça me plaît ainsi.

Je sais que je peux te faire peur, car je suis une belle de l’Ouest assumée qui ne laissera pas un homme décider de tout. De tout ce qui me concerne et encore moins s’il veut me marcher sur les pieds. Tu sais, les traces de nos pas qui marquent le sol sont uniques. On ne peut pas être tous les deux dans les mêmes traces. Mais, si tu veux emprunter le même chemin que moi et si tu veux qu’on ait notre propre royaume à conquérir ensemble, je serais très heureuse qu’on galope côte à côte. Tu pourras découvrir le genre de fille que je suis et peut-être qu’on pourra apprendre à se connaître réellement en dégustant un bon souper.

Qui sait, peut-être qu’un jour, je te donnerai un baiser passionné et que la pression te quittera. Peut-être qu’un jour, ce sera nous qui vivrons heureux et qui aurons beaucoup d’enfants, comme dans ces contes de fées.

Maman Gonflée !

Puis-je me joindre à vous?

Je suis certain que vous l’avez déjà vécu…

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Je suis certain que vous l’avez déjà vécu…

D’un naturel amoureux, vous déliez tous vos muscles romantiques. Vous tentez de le faire à l’année, mais aussi à la Saint-Valentin.

Course contre la montre. Désespoir d’inventivité. La quête avec une majuscule…

Vous la connaissez depuis peu, depuis toujours. Vous voulez tellement que tout soit « parfait ». Même si un parfait au chocolat, ça goûte étrange.

Enfin, vous avez trouvé l’endroit pour un souper en « tête à tête ». Le doute constant, vous y arrivez ensemble. Fébriles. On vous octroie une table si petite que la connivence est assurée. Votre cœur bat la chamade… Si près du but!

Arrive le serveur ou la serveuse. On est presque au « tu »! Inconfort, qu’il vous faut contrôler, car la personne qui vous accompagne s’attend à une belle soirée. Vous aussi, évidemment. Avec la nostalgie du savoir-vivre vous vous dites, à l’intérieur, « Une p’tite bine avec ça? » Tous les autres intervenants seront ensuite du même acabit, quasi un complot. Sans doute la jalousie de travailler pour ceux avec qui on changerait, volontiers, de place.

Ça, c’étaient les préliminaires.

Prise de contact avec la faune. À droite, le visage terrifiant d’un futur éteint. Rien à se dire à l’année, rien de différent aujourd’hui. À gauche, une table normale de plusieurs. Du vivant mais respectueux. C’est ce qu’on se dit au départ, mais le choc sera brutal.

Il s’y trouve le champion. Celui que vous voulez toujours éviter à tout prix. Juste à côté de vous, à distance d’une gauche inversée dont vous aviez maitrisé les subtilités par vos années de tae kwon do. Encore ce maudit self-control obligé. Vous jugez que Jane ne se sent sans doute pas en danger, Tarzan est inutile.

Il parle FORT! Toutes les tables à plusieurs mètres à la ronde peuvent suivre chacune de ses interventions, de ses opinions. Évidemment ça vole bas, le rire gras… Le coq enterre le soleil à répétition jusqu’au lever de la lune. Assourdit tous les autres et tient le plancher. Danseur, il écraserait rapidement tous les pieds accessibles…

Votre seul souhait, qu’il soit pris d’un malaise. Au moins aussi pire que celui qu’il provoque. À défaut, que la séquence normale l’expulse rapidement des lieux. Que tout le personnel devienne des collabos…

Aucune chance, il partira en même temps que vous!

C’est alors que se manifeste la beauté des relations naissantes ou fortes. On en rit ensemble. Le rire complice, c’est aussi un aphrodisiaque.

S’il voulait gâcher votre soirée, c’est raté!

Bonne Saint-Valentin à toutes et tous. N’oubliez pas, l’amour n’aura jamais une seule dimension et saura toujours vous surprendre.

michel

 

Et si on se disait qu’on s’aime tout simplement?

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J’en entends déjà plusieurs soupirer à l’approche de cette fête commerciale, comme plusieurs l’appellent. Plusieurs la fuient alors que plusieurs affectionnent particulièrement cette journée.

 

Bien entendu, chaque jour devrait en être un où nous disons aux gens qui nous entourent que nous les aimons. L’amour n’a pas de date, d’heure ou d’endroit précis. J’en conviens.

 

Sur les étalages des différents magasins, nous sommes submergés par la panoplie d’articles roses et rouges. Que ce soit du chocolat, des fleurs, des toutous, toute cette exposition peut donner certaines nausées. Encore une fête futile où dépenser de l’argent durement gagné. Mais ce fameux 14 février est-il vraiment nécessaire?

 

Dépenser outre mesure en se sentant obliger d’acheter un cadeau à notre tendre moitié, à nos enfants ou à nos parents, est selon moi du superflu. Cependant, j’affectionne cette fête, car elle nous permet de nous arrêter, de profiter du moment présent avec ceux que nous aimons. Si ce fameux 14 février n’existait pas, aurions-nous ce réflexe de célébrer l’amour? Vous me direz que oui, un couple se doit de prendre du temps pour lui, rien que pour lui, et ce, plus d’une fois par année. Je vous l’accorde. Si vous êtes ce couple, cette famille, qui sait prévoir à l’horaire ces soirées, tant mieux. Cependant, le manque de temps semble un fardeau cruel à porter pour plusieurs petites et grandes familles. Dans le chaos quotidien, nous prenons moins le temps de nous arrêter, de faire de petites attentions. La Saint-Valentin nous ramène à l’essentiel. L’amour. Juste l’amour. Sans superflu.

 

Un souper aux chandelles, en amoureux, en famille, entre ami(e)s ou encore seul(e), sans pression. Dire « Je t’aime » plus souvent que je ne le ferais habituellement dans une journée dite normale. Fabriquer de petits jeux maison sous la thématique de l’amour et des cœurs avec les enfants. Nul besoin de consommer du chocolat à en avoir la nausée ou de se sentir dans l’obligation d’offrir une douzaine de roses à sa tendre moitié.

 

Si on s’aimait? Si on faisait juste ça? S’arrêter. Profiter. Apprécier. S’aimer.

S’aimer pour ce qu’on est vraiment. Pas pour du matériel. Juste du vrai. Juste du beau.

 

Maggy Dupuis

T’es vite en affaires, ma belle!

Quand on dit que l’amour se pointe le bout du nez quand on s’y a

Quand on dit que l’amour se pointe le bout du nez quand on s’y attend le moins… c’est parfois vrai! C’est ce qui m’est arrivé. J’ai failli faire ma snob et le repousser, mais finalement, j’ai plongé.

Ramenons-nous vingt ans en arrière (oui, on commence à porter fièrement l’étiquette de vieux couple!). Je revenais de passer six mois pour travailler et découvrir le monde. J’avais entamé mon passage sur les bancs de l’université, je travaillais pendant l’été pour payer mes études. Je traînais dans ma petite poche arrière une peine d’amour qui m’écrabouillait le cœur. Le genre dont tu es convaincue à 3 000 % de ne jamais te remettre. Rencontrer quelqu’un n’apparaissait pas sur ma liste de projets, même à long terme.

Et puis, il est apparu. Jeune homme, beau pétard, cultivé, intéressant, athlétique, à l’écoute, drôle, poli, respectueux, à la recherche de l’amour de sa vie, en quête de stabilité relationnelle. « Je cherche la femme de ma vie, celle avec qui je vais fonder ma famille », m’avait-il dit. Cartes sur table. On niaise pas avec la puck! Non mais, on s’entend qu’on n’a pas toutes ça sur notre chemin à l’âge de vingt ans!

Il m’a invitée à sortir. « Oui, ok! » On a ri. On a bu. On a discuté. Enfants, famille, carrière, études, histoire mondiale, musique, voyages, rêves sérieux et désirs fous. On avait en commun d’être partis de la maison familiale à seize ans. Nos mères étaient toutes les deux agentes de pastorale, quelle coïncidence! Lui aimait U2, moi les Beatles. On avait en commun d’être des machines à parlotte, alors la soirée s’est éclipsée en un éclair au chocolat.

Il s’est réveillé dans mon 2 ½. Et qui dit 2 ½ dit juste un lit. Simple, par-dessus le marché. Pour faire une histoire simple et sauter quelques détails, il s’est réveillé dans mon lit et dans mes bras. C’était le jour un de notre cohabitation. Pourtant, je lui avais demandé un mois pour « décider » si je l’aimais. Comme si ces affaires-là se décident avec la tête.

On a caché notre relation le plus longtemps qu’on a pu. Mais avant que la pleine lune revienne, on s’était dit « je t’aime » et tous nos amis avaient remarqué nos yeux dans la graisse de bine quand on se croisait. Un amour si fort, ça se cache mal, ça prend toute la place.

« Si tu veux, tu peux apporter ta brosse à dents chez nous… » J’ai fait une place dans la garde‑robe. Une place sur le bord de l’évier de la salle de bain. Dans le lit, par contre, il fallait s’empiler. On a quand même habité pendant deux ans dans cet appartement minuscule et dans ce lit à une place. Appelons ça un bon test pour le couple.

Six mois après notre première rencontre, nous étions fiancés. Dix-huit mois plus tard, mariés. Nous avions en mains les clefs de notre maison. Le vrai petit couple standard : maison, garage, auto, voyages… Je venais à peine de fêter mes vingt-deux ans.

Mais qui aurait dit qu’être vite en affaires à ce point-là pouvait mener à une aussi belle histoire d’amour, au récit d’une relation durable et à l’épreuve de tout?

Et si jamais nos enfants sont aussi vite sur la switch à mariage, on s’attend à assister aux noces d’ici dix ans!

Contes de faits

Il était une fois, une jeune femme pleine de vie et d’amour qui l

Il était une fois, une jeune femme pleine de vie et d’amour qui le jour de la Saint-Valentin, il y a trois ans, se fit attaquer par un zona… Un vrai, bien intense, qui durera plusieurs mois. D’ailleurs, il lui reste, encore aujourd’hui, des douleurs névralgiques en guise de souvenirs.

Malgré cela, cette princesse de sang non royal poursuivait son dur labeur ménager pour remettre en état, réparer, plâtrer et repeindre sa demeure à grandeur, dans le but de la vendre à prix bradé. Car un matin de novembre, sans crier gare, son prince charmant, qui s’avérait n’être, en fait, qu’un vilain crapaud, l’a crissée là, avec ses deux jeunes héritiers, dans leur château en chantier!

Tandis que ce prince aux belles manières sans grandes valeurs se rendait de bal en bal pour faire valser toutes les filles de joie, dans l’espoir de trouver pantoufles à son pied, la jeune femme rechaussa ses beaux souliers de verre coupant, et partit à la conquête d’un nouveau royaume sans chimères où les enfants seraient rois.

C’est alors qu’en chemin, son vilain crapaud lui promit monts et merveilles, et brisa tous les miroirs, afin de s’assurer que sa mal-aimée ne voit dans ses yeux que le prince charmeur dont elle était tombée amoureuse dix ans auparavant.

Follement accrochée à son idéal familial, la jeune princesse déchue crut ces belles paroles, et elle vécut malheureuse pendant une autre année qui lui sembla l’éternité…

Puis un jour, il n’y a pas si longtemps, la belle s’est enfin réveillée, grâce au dur baiser du cancer.

Il en aura fallu du temps… mais désormais, cette jeune femme libérée des illusions et délivrée des faux semblants va pouvoir vivre sa vie comme dans un conte de faits!

Moralité de l’histoire : Voilà ce qui arrive lorsque l’on berce les jeunes filles de chants de sirènes, et qu’on leur fait croire qu’il suffit d’aimer pour être heureuses. Mais encore faudrait-il expliquer aux jeunes hommes que ce n’est pas par magie qu’on devient prince charmant, et que ce n’est pas dans les habits d’apparat que réside le vrai bonheur.

L’amour, tout comme un bouquet de roses rouges, est fait de doux pétales et d’épines.

Maintenant que vous êtes avertis que les coups de cœur ne portent pas toujours les couleurs de l’amour dans le miroir de la vie, je vous souhaite une Saint-Valentin sans lendemain de veille.

Menu rouge et rose pour la Saint-Valentin (ou soyons quétaines en famille)

Chez nous, la Saint-Valentin est la fête du quétaine assumé. Alor

Chez nous, la Saint-Valentin est la fête du quétaine assumé. Alors, si on pense menu, on se donne à fond dans le rose et le rouge. Voici quelques idées pour vous inspirer tout au long de la journée… et de la nuit!

Comment transformer de la bouffe en somptueux repas rose et rouge (ou en repas bien simple mais cute)?

Évidemment, le colorant peut faire le travail, mais il a tendance à liquéfier tout ce qu’il touche et certaines personnes y réagissent mal (il leur pousse des ailes de cupidon et des cornes de petit diable…). Le gel colorant peut être un bon choix. Attention! Si vous en mettez trop, vous vous retrouverez comme tous nos invités à notre mariage : avec une bouche de vampire et des taches sur les doigts. Bien entendu, la grenadine est un incontournable pour tout ce qui s’appelle drink alcoolisé ou non.

C’est le temps d’abuser des fruits aux couleurs chaudes : les classiques fraises, framboises, pommes et cerises cohabiteront avec les plus rebelles, et j’ai nommé la grenade, le melon d’eau, la rhubarbe, le pamplemousse rose, les papayes, les canneberges, les raisins (et pas seulement sous forme de vin).

Gardez un peu d’amour pour les légumes. Même si c’est la fête de l’amour et du chocolat, on ne peut pas vivre exclusivement de fructose et de champagne : tomates, betteraves, bette à carde (oui, oui!), chou rouge, poivrons, radis, oignons rouges…

Vous avez l’embarras du choix! Encore faut-il avoir une idée de ce qu’on peut faire avec tout ça.

Déjeuner :

–          Salade de fruits rouges

–          N’importe quoi de délicieux et d’un peu cochon (crêpes, brioches, gaufres, muffins…) servi avec un coulis aux (insérez ici le nom de vos fruits préférés)

–          Smoothie ou jus frais (j’ai un faible pour la teinte rosée et mousseuse yogourt-sirop d’érable ou miel, baies et grenades pour garnir)

–          Une goutte de colorant rouge dans un verre de lait, ou encore le célèbre Quick aux fraises qui ne goûte même pas les fraises…

Dans la boîte à lunch, pour accompagner le mignon post-it en forme de cœur qui fera honte (ou plaisir, c’est selon) à votre progéniture ou à votre douce moitié :

–          Une brochette de fruits rouges

–          Des cerises et des fraises trempées dans le chocolat (b’ah… c’est une journée spéciale!)

–          Un punch aux fruits ou un jus de légumes (pas full romantique, mais c’est dans le thème)

–          Une tranche de pain à la confiture de fraises (coupée en cœur ou encore en Cupidon si vous avez vraiment, vraiment beaucoup de temps libres)

–          Des fruits en gelée de framboises

–          Des bébés tomates et des découpures de cœurs en poivrons

–          Des mini pizzas sauce tomate

–          Pourquoi pas des sandwiches au jambon

Le cocktail à déguster pendant qu’on prépare le souper en amoureux ou en famille :

–          Le fameux Bloody Caesar ou un Shirley Temple

–          Une coupe de vin rouge ou un petit rosé

–          Un moût de pommes (le sauveur des enfants et des femmes enceintes)

–          Un immense bol à cocktail contenant eau gazeuse, jus de pamplemousse rose, jus de canneberges, fraises et de framboises, cannelle, avec des glaçons préalablement gelés en forme de cœur (oui, oui, des moules en silicone existent pour faire ça! Pas de défaites!)

C’est le temps de laisser s’exprimer le côté déco en garnissant les verres de canneberges gelées, de fraises coupées en éventail ou de grenades.

Menu du souper (parce que ça ne nous tente pas d’aller nous coller sur cinquante ti-couples dans un resto surpeuplé) :

–          Une bruschetta en entrée ou un gaspacho. Ou une crème de tomates et poivrons pour les anti-soupes froides

–          Des charcuteries pourraient aussi faire l’affaire, ça dépend du taux de vitamines et de sulfites que vous associez à un bon repas

–          Un steak de bœuf ou de thon rouge, pour les carnivores. Poivre rose, il va sans dire

–          Une casserole de poulet cacciatore ou des pâtes sauce rosée

–          La mer regorge de teintes rosées : homard, crevettes, saumon ou truite saumonée, caviar… amusez-vous avez les textures en préparant des mousses, des salades, des bisques, une assiette de saumon fumé, des craquelins étagés…

–          Salade de betteraves, fromage de chèvre et oignons rouges

–          Boules de fromage (chèvre et crème) enrobées dans le caviar ou le paprika (selon le budget)

En dessert, on peut y aller simple avec la fondue au chocolat, ou on peut se prendre pour Marilou en faisant des poires pochées au vin rouge. Ou un shortcake aux fraises (hum! Ça goûte l’été!). Ou des macarons. Ou des cupcakes red velvet. Ou une mousse aux fruits et mascarpone. Ou un sorbet fait maison servi dans des coupes en chocolat. Ou un gâteau dans lequel vous insérez un cœur au yogourt rose. Si votre conjointe hésitait encore à vous marier, avec ça, c’est dans la poche!

Le snack de minuit (quand les enfants font dodo et qu’on est en mode « mettons-nous dedans pour le devoir conjugal ») :

–          Collez 2 fraises ensemble sur un cure-dent, enrobez de chocolat et vous obtenez? Eh! oui, un cœur!

–          Nachos aux tomates ou roulés de saumon fumé (si vraiment, il vous reste de la place)

–          Un daiquiri ou un drink du genre kir royal, « Pink Madam’ » ou un « Jamalac ». Vous êtes déjà en train de googler, hein?

C’est assez pour la bouffe! Au lit! (ou ailleurs…)

Une séance photo « boudoir »? De kessé?

C’est beau.

C’est d’abord

C’est beau.

C’est d’abord une expérience à s’offrir, en tant que femme. Ce sont des photos qui mettent en valeur la sensualité et la beauté de la femme. Elles sont généralement prises en lingerie ou en sous-vêtements, mais peuvent également être faites tout habillée. Le but est de rendre hommage à la femme, à son corps; la montrer dans toute sa splendeur. Naturelle, maquillée, coiffée ou pas, les photos reflètent avant tout la beauté et la douceur du modèle.

J’avais une petite crainte avant d’écrire ce texte. Trouvera-t-on l’approche superficielle? De gentilles personnes m’ont répondu : « Se trouver belle, c’est pas superficiel! »

Alors soit!

Avec la Saint-Valentin qui arrive à grands pas, cela peut être une belle occasion de jouer le jeu!

Et je l’avoue… j’ai osé jouer! Et je m’y suis fait prendre : je me suis trouvée belle!

Pour ma part, j’avais décidé d’offrir ce genre de photos à mon mari pour son anniversaire. D’abord pour le surprendre. Mais surtout, j’avais envie de lui offrir un souvenir de moi qui me sens bien avec ce corps-là, avec mon corps.

En fait, j’avais aussi envie de m’offrir ce souvenir. Celui de la femme que je suis après avoir donné naissance à trois enfants. J’avais envie de voir la femme qu’il aime. Celle que je n’arrive pas toujours à voir.

Mon « problème » n’en est peut-être pas un pour d’autres, mais il en est un pour moi. À chacune ses complexes! Je me trouve trop maigre. Et ça, on me le dit sans s’en soucier. Ben quoi, je n’ai pas de surplus de poids; pas de soucis à juger une femme qu’on trouve « trop p’tite ». Je l’ai déjà lu… « Les vraies femmes ont des courbes. Les os, c’est pour les chiens »… Ce genre de phrases qui circulent souvent sur les zinternets. Pis moi, ben des courbes, j’en ai juste pas. Mais j’ai quand même un ventre mou. Bah…

J’ai allaité trois enfants. Le peu de seins que j’avais s’est envolé avec le lait que je ne produis plus. Je n’aime pas mes seins. Qu’importe. Je suis moi. J’ai une fille qui devra aussi un jour accepter la femme qu’elle est. Je ne veux pas lui imposer l’image d’une maman qui ne s’accepte pas. Sans être fan de mon corps, je pense que de lui rendre hommage après avoir travaillé si fort pour créer trois humains, ce n’est pas superficiel.

Alors j’ai osé. Osé l’immortaliser le temps d’une séance photo. Mais pour ça, j’avais besoin d’une personne de confiance, avec qui j’allais pouvoir livrer ce corps qu’est le mien, sans me sentir jugée. Je vous conseille de choisir un ou une photographe dont vous aimez le travail, mais surtout, qui saura vous mettre à l’aise. Pour ma part, Izabel* était LA personne toute désignée. J’avais confiance en son talent, mais surtout, en sa personne.

C’était facile de me laisser guider par elle. Elle a ce don de mettre les gens en confiance. Et elle a cette capacité à voir le beau et de le mettre en image. Elle est parvenue à me démontrer que mon corps est beau dans ses imperfections. Disons-le, j’étais plutôt nerveuse avant la séance. Mais ce stress s’est vite envolé dès les premières photos. Et là, je ne parle pas de la fierté quand j’ai vu les fameux clichés. Au départ, je regardais ce que je n’aimais pas sur moi. Et puis, je me suis fait prendre à me voir MOI. Juste moi, mise en valeur par l’appareil photo d’Izabel, ou plutôt, grâce à son talent.

Là, je te parle de la Saint-Valentin qui arrive, mais on va se le dire, c’est juste une excuse pour le faire. (Tout comme moi quand j’ai dit à mon homme que je lui offrais ces photos pour sa fête.) En le lui disant, je ne pouvais plus reculer. J’ai foncé, j’ai assumé. Je te conseille de te servir de la Saint-Valentin comme excuse. Même si tu n’as personne dans ta vie. C’est la fête de l’amour, non? Ton corps et ta tête méritent que tu te donnes cette belle dose d’amour.

Au final, je peux dire que je me suis fait un cadeau inestimable. J’ai pu dire que je me trouvais belle, que mon corps est beau dans ses imperfections, même si trop souvent, j’ai eu tendance à le dénigrer. C’est le mien, j’en ai un seul. Aussi bien l’accepter! Et… l’homme est pas mal content de son cadeau de fête! Haha!

Que tu sois sportive ou pas, grande ou petite, que tu aies trop de courbes-un peu-ou-pas-pantoute, de la cellulite ou des vergetures, lingerie ou pas, whatever

Se trouver belle, ce n’est pas superficiel, n’est-ce pas?

Oseras-tu tenter l’expérience d’une séance photo boudoir?

 Site : Izabel Pare photographe

Caroline Gauthier

La Saint-Quoi?

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Ça fait des jours que tu as le goût de vomir quand tu entends toutes ces publicités, que tu souhaites que ça passe… vite. Parce que cette année. Tu es seul. Tout seul. La Saint-Valentin, c’est triste. Ça ne devrait pas exister.

C’est vrai quand on y pense. C’est triste.

C’est triste pour tous ceux qui se sentent mal en cette journée de l’amour… la solitude encore plus pesante que d’habitude.

C’est triste que ça nous prenne une journée pour dire « je t’aime».

C’est triste, car les gens vont encore dépenser plein d’argent pour des cadeaux qui finalement, ne seront pas si intéressants.

C’est triste, tout ce marketing.

C’est triste la Saint-Valentin.

La Saint-Quoi?

Je ferme mes yeux, je coupe la radio, je quitte les réseaux sociaux, je refuse de voir la tonne de cœurs qui déferlent partout, je fuis, je me terre. Pis j’attends que ça passe.

Le 15 février, ce sera enfin fini tout ce cirque!

Alors on va commencer à voir des lapins…

 

Gwendoline Duchaine

La Saint-Valentin et moi

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D’aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais «tripé» sur cette fête. Je trouve ça trop commercial. «Bon OK, aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin, je te donne des fleurs et du chocolat. Voilà, c’est fait!» Je te montre que je t’aime cette journée-là et pour le reste de l’année, je n’ai plus à y penser. Tout le monde s’attend à recevoir quelque chose. Tu es déçu si tu ne reçois rien. Tu attends ton chum avec des reproches.

Pourquoi je pense ainsi? Je ne sais pas. Pourtant, il n’est rien arrivé de malheureux un certain 14 février. Ce sont tout simplement mes réflexions. Mon ex avait très bien compris mon message. Il ne m’a jamais rien donné à la Saint-Valentin. Je n’ai pas coûté cher pour cette fête, hein! C’est correct ainsi. Avec mes enfants, je n’ai rien fait de spécial non plus, sauf peut-être ajouter des petits chocolats en cœur dans leur boîte à lunch et bien sûr, leur dire «Je t’aime». Mais ça, je le leur exprime régulièrement.

J’ai toujours dit que je préférais recevoir et donner un cadeau lors d’une autre journée dans l’année que le 14 février. Peu importe quand, sans aucune raison. Je ne m’y attends pas et ça ajoute de la magie dans la vie de couple ou de famille. Recevoir une fleur quand tu t’y attends le moins est beaucoup plus excitant, non? Une petite attention offerte avec le cœur, parce que ça me fait plaisir et non pour faire plaisir parce que c’est la Saint-Valentin.

Ce n’est pas non plus une question de prix, mais plutôt l’intention de donner qui compte. Car je crois qu’aimer, c’est donner. «Je t’aime» peut se dire tous les jours de différentes façons. Je pense que c’est la manière idéale de nourrir le couple et la relation que j’ai avec mes enfants.

Démontrer notre amour par des gestes concrets comme donner des câlins, rendre service, collaborer dans une tâche quotidienne, partager, écrire un petit mot doux, masser les épaules, consoler, bercer, cuisiner son repas préféré, etc. Il y a beaucoup de petites actions que nous faisons et qui sont des marques d’affection.

Aimer, c’est aussi guider son enfant, dire «non» quand il agit contre nos valeurs.

Quand je pense à ça, la Saint-Valentin, c’est tous les jours!

À toi, mon prochain amoureux, je ne refuserai jamais un cadeau que tu m’offres à la Saint‑Valentin et peu importe quand dans l’année.

Joyeuse Saint-Valentin à vous tous!

Plein d’amour pour cette journée et tout au long de l’année.

Linda xx