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Assumer sa sexualité feminine

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J’aime le sexe.

Malheureusement, ce mot si doux à mes oreilles, si soyeux à mon corps, est encore très tabou dans notre société.

C’est malheureusement encore tabou de clamer haut et fort que je suis un être sexuel féminin.

Je dois et je veux l’assumer, car mon corps m’appartient, mon plaisir m’appartient… Non seulement il m’appartient, mais c’est ma responsabilité d’y parvenir et d’en prendre soin. Si, à la fin d’un ébat sexuel, je n’ai pas atteint d’orgasme, de jouissance, je dois et je veux pouvoir le dire, l’exprimer. Si la position ne me convient pas, si je n’arrive pas à atteindre le niveau de jouissance que je veux, auquel je m’attends, je veux arriver à le reconnaître, l’exprimer et identifier ce qui me fera plaisir.

Je suis partante pour essayer beaucoup de choses différentes quand ça vient au sexe. Pourquoi pas! Après tout, si je n’aime pas ça, je m’exprime et on change, on arrête, on essaie autre chose. Le sexe c’est bon… non, excuse-moi… Le sexe c’est vrrrrraiement bon ! Le sexe me fait vibrer… Ça choque venant d’une femme ??!! Eh bien, je l’assume pleinement ! Je suis une femme. J’aime ce qu’un orgasme peut me procurer comme bien-être et je trouve super important d’en parler !

Ceci étant dit… On remet souvent, trop souvent, les clés du plaisir féminin aux hommes. (Petite parenthèse… jusqu’à maintenant, je n’ai pas rencontré une femme qui ne se souciait pas de mon plaisir.) Tu sais… l’image d’un homme de l’âge des Cro-Magnon qui dit : « Couche-toi sur le dos ma belle, je vais te f*** ! »… C’est très cru, mais très représentatif de la pornographie ET de l’éducation que l’on donne à nos enfants.

On enseigne à nos enfants comment ne pas tomber enceinte, comment mettre un condom, comment se protéger des ITSS et MTS. Mais on oublie de leur enseigner que le plaisir est le plus important. On oublie de leur enseigner qu’il faut écouter son partenaire, écouter ses besoins, ses demandes, son corps, ses yeux. C’est tabou pour une mère de dire à son fils que le désir, c’est crissement important dans une vie, dans une relation. C’est tabou pour un père d’expliquer à sa fille que pour être heureux en relation avec un/une partenaire, il faut savoir reconnaître pas juste l’amour, mais le désir de l’autre corps également. On emploie plutôt les mots comme enfants, maison, famille quand on parle à nos enfants de leur avenir.

Et si le fait de s’assumer en tant que femme passait par l’éducation sexuelle de nos enfants, garçons ET filles ? Nos enfants sauraient reconnaître le bonheur sexuel, le désir de l’autre, le désir à travers les yeux de l’autre. Moi… en tant que femme, j’ai acquis beaucoup de confiance à travers les yeux de mon partenaire. Le voir me regarder avec envie, avec désir, voir dans ses yeux qu’il aime ce que je lui fais, m’a donné énormément de confiance. Et acquérir de la confiance au lit m’a permis d’acquérir de la confiance tout court.

Ce qui se passe dans mon lit se reflète dans ma vie hors du lit !

Moi, j’ai le goût de faire plaisir à mon homme et à mes partenaires, j’ai le goût de leur montrer que je suis belle, que j’ai du plaisir et que je mouille en leur faisant plaisir. J’ai le goût de m’assumer et de contribuer à mon propre plaisir à l’aide de leurs doigts, leur membre, leur bouche, leur corps et j’ai le goût de le leur dire. Je n’ai pas le goût de me coucher sur le dos, de leur prêter mon corps et d’attendre que ça finisse.

Je suis Roxy, une belle femme, une femme complexe et sexuelle et je M’assume! 😊

4 pieds 10 pouces

On parle de la diversité corporelle, mais on n’en parle pas encor

On parle de la diversité corporelle, mais on n’en parle pas encore assez, ça m’a tout l’air. 4 pieds 10 pouces, c’est moi ça.

Je suis venue au monde dans un corps qui allait éprouver des difficultés pendant l’enfance. Un arrêt de croissance s’est invité et donc, j’ai trois ans de retard osseux. À six ans, j’avais le corps d’une trois ans. Grandir n’a jamais été dans mes priorités. Rien de bien grave !

Cependant, dans le cadre de mon travail, j’ai eu à intervenir avec une jeune fille qui me demandait, en larmes, quand elle allait finir par s’habituer aux commentaires sur sa grandeur.

J’ai pogné un deux minutes*, je l’avoue. J’ai répondu instinctivement : jamais !

Jamais, on ne doit s’habituer à se faire narguer pour notre physique. Les blagues de ce genre, ça n’a pas sa place, dans aucun contexte.

Je croyais que les commentaires allaient passer, en vieillissant. Je me suis développé une stratégie qui consistait à rire jaune aux taquineries tout en essayant de ne pas perdre la face. Cependant, j’ai réalisé dernièrement que l’adolescence est terminée depuis longtemps et pourtant…

Encore aujourd’hui, on me traite de naine et on me dit que je suis considérée comme handicapée. On me demande si je suis assise alors que je suis debout. On me dit que je n’ai pas assez mangé de coups de pied au derrière quand j’étais enfant. On m’utilise comme échelle de grandeur pour mesurer les enfants, on me compare constamment à eux. On me dit que je n’aurai jamais l’air d’une femme, encore pire, d’une mère. On me fait même des blagues très salaces dans le domaine de ma vie privée. Ces remarques s’accompagnent souvent de la phrase « Tu le sais que je te niaise », « C’est juste pour rire ». Mais pour être honnête, si c’est drôle pour les autres, pour moi ce ne l’est plus.

Suite à des commentaires sur mon physique, mon fils m’a demandé avec toute son innocence d’enfant pourquoi ce n’était pas poli de parler du poids des autres mamans, mais que les adultes se permettaient de rire de ma grandeur. Je lui ai répondu que ce n’était pas plus poli et qu’il est important de voir au‑delà des apparences, parce que la beauté d’une personne, c’est tellement plus que le physique.

Je vais bien, je suis assumée et confiante. 4 pieds 10 pouces, ce n’est pas ce qui me définit. Cependant, à l’ère où on parle beaucoup de la diversité, il est important de se rappeler que la personne devant nous mène peut-être un combat qu’on ignore. J’ose aujourd’hui aborder ce sujet, même si on m’a déjà mentionné avec mépris que je faisais bien « pitié » d’être petite et que c’était une insulte aux personnes qui ont un surplus de poids, que de m’en plaindre.

Alors aujourd’hui, je dis non ! Rire d’un physique, peu importe la forme, la taille, la grandeur, c’est non !

Il n’y a pas de comparaison à y avoir, le point central de cette lutte pour la diversité corporelle, c’est que le physique de quelqu’un ne devrait en aucun cas être un sujet de conversation. Point à la ligne.

Marilyne Lepage

*Pogner un deux minutes se résume à un regard de raton laveur coincé en flagrant délit.

Se masturber, point.

Se masturber. Se toucher, s’aimer, se savourer, se connaître, app

Se masturber. Se toucher, s’aimer, se savourer, se connaître, apprendre à se connaître.

Se masturber. C’est un besoin.

Se masturber. Le mot choque, surprend, c’est un mot qu’on chuchote avec un sourire gêné en coin.

Mais… se masturber… c’est un besoin.

Une discussion fort intéressante m’a marquée pendant que je prenais un café avec une amie l’autre jour. On parlait de la façon d’aborder la masturbation avec les jeunes. Elle me dit : « Tu te grattes quand ça te pique ? Ben, c’est tout à fait normal de se masturber quand tu en ressens le besoin ! »

Crime ! Je n’aurais jamais pensé à résumer ma pensée ainsi. Mais c’est donc ben vrai !

Ressentir le besoin pressant de se toucher, de se frôler, de se frotter, c’est primal, c’est inné. Certains disent à leurs enfants : « Fais pas ça ! ». D’autres disent : « Si tu veux faire ça, fais‑le tout seul dans ta chambre. »

Me masturber me console, me calme, me fait bien dormir. J’aime entendre monter ma respiration pendant un orgasme et se calmer après celui‑ci. Notre cerveau sécrète des endorphines et notre stress est moindre. On se sent mieux après un orgasme !

Quand mon garçon d’une dizaine d’années tout juste s’est mis à démontrer un avancement et un vouloir assez prononcé et insistant de charmer, explorer et expérimenter, j’ai senti que l’heure de la conversation avait sonné ! Eh bien, on s’est assis avec un bon chocolat chaud et des biscuits et on a parlé. Tout d’abord, il faut se rappeler, à nous aussi chers adultes, que nos organes génitaux servent à trois choses : procréer, évacuer nos besoins et avoir du plaisir ! « Franchement maman ! » Outré qu’il fût en me regardant de ses grands yeux brun foncé comme la terre noire.

À mon enfant j’ai dit qu’être curieux, c’est normal. Se toucher, c’est normal. Désirer, c’est normal. Encore une fois, une amie m’a instruite et m’a dit ces mots que j’ai joui à entendre : « Ma mère m’a dit : Tu ne peux faire l’amour avant ta majorité. C’est interdit ! D’ici là, masturbe-toi autant que tu peux, comme ça, tu sauras ce qui te fait plaisir et tu sauras comment faire plaisir à ton partenaire. » Bien sais‑tu que ça non plus, ce n’est pas fou du tout !

Assise par terre en buvant mon chocolat chaud et en grignotant mes biscuits au beurre, j’ai répété essentiellement les mêmes mots à mon fils. Si tu es curieux, lis, instruis-toi, pose des questions, explore ton propre corps. Se toucher, c’est normal, c’est un besoin humain. Fais-le seul, tranquille et ne te sens surtout pas coupable.

Parce que… se masturber… ça fait du bien !

Signé Roxy Ka, une femme pleine de désir… pour elle-même d’abord et avant tout.

L’impact des médias sur la femme

La première fois que j’ai lu un magazine f

La première fois que j’ai lu un magazine féminin, c’est aussi la première fois que je me suis dit que je n’étais pas assez pour les autres. Pas assez féminine, pas assez jolie, pas assez intéressante. Après ma lecture, j’ai pensé que mon ventre devait être plus plat, que mes épaules étaient trop carrées et que mon visage n’était pas assez beau sans maquillage. Je ne crois pas qu’à sept ans, ou à n’importe quel âge d’ailleurs, ça devrait être une préoccupation pour une femme. Ce thème n’est pas seulement récurrent dans les magazines, mais dans tous les médias. Partout, je vois des bêtises comme des pubs d’applications qui aident à avoir le parfait beach body, comment éviter ou cacher son acné, quoi mettre selon ton type de corps ou quel régime utiliser pour avoir une silhouette de rêve. 

J’ai déjà lu un article dont le titre était : « Quoi porter pour plaire aux garçons ». On dirait que, selon eux, le seul but d’une femme est d’être appréciée par la gent masculine et que c’est tout ce qui devrait être important. On voit toujours les mêmes types de corps qui nous disent quoi faire pour leur ressembler. C’est insensé de devoir stresser pour correspondre à des critères de beauté inatteignables qui changent tout le temps.

C’est déjà si dur de s’accepter et de s’aimer, moi‑même je travaille sur mes complexes qui, je le sais, ne sont que naturels. Ce serait tellement aidant si les médias nous soutenaient vraiment au lieu de nous rabaisser indirectement. Il faudrait montrer des femmes fortes et brillantes de toutes les formes, couleurs et orientations sexuelles. On pourrait aussi normaliser ce que la société appelle des défauts tels que la cellulite, les vergetures, l’acné, le vitiligo, l’eczéma et les autres conditions de peau répandues et normales. Ce serait vraiment bien de parler de ce qu’est une femme au‑delà d’un corps. 

En plus, toutes les femmes sont magnifiques, peu importe le corps dans lequel elles sont nées. Alors, pourquoi ne pas le leur rappeler une fois de temps en temps pour qu’elles arrêtent de se sentir aussi mal par rapport à elles‑mêmes ? Il faut encourager toutes les femmes à s’aimer, sans exception.

Layla Archambault

Miroir, miroir, dis-moi…

Depuis toujours, toi, Miroir, tu me joues des to

Depuis toujours, toi, Miroir, tu me joues des tours. Depuis toujours, l’image que tu m’envoies n’est pas à mon goût. Du plus loin que je me souvienne, regarder mon reflet n’a rien d’agréable. Je prendrais un peu plus de ci et un peu moins de ça. Et pourtant…

Quand je regarde les photos de moi, plus jeune, je me trouve magnifique. J’en conclus donc que c’est toi, cher Miroir, qui me rends la vie dure. À moins que ce soit ton ami, Pèse-personne. Là, je l’avoue, tout est déréglé. Le nombre inscrit sur le cadran est celui d’une grosse fille. Mais quand je m’attarde aux images du passé, je vois une belle fille. Que se passe-t-il ? Où est le problème ?

Dans mon magazine « Fille d’aujourd’hui », les filles sont minces, blondes avec des cheveux raides. Elles remplissent leur soutien-gorge beaucoup plus que moi. Toi, tu me renvoies l’image d’une brunette, frisée, avec des fesses. C’est bien confortable, mais ce n’est pas à la mode. Les pantalons sont toujours trop serrés pour moi, même ceux à ma taille. Je dois être grosse.

 

Un peu plus tard arrive le terme « poids santé ». Ça y est, ce que tu me montres depuis des années est confirmé par les experts. Ce n’est pas rien. Ils doivent bien le savoir. Je suis grosse. Alors, tu avais raison, mon cher. S’enchaînent donc régimes de toutes sortes et entraînements. Mais la conclusion demeure la même. Pèse-personne me dit toujours que je fais de l’embonpoint et toi, Miroir, tu m’envoies encore la même image.

Puis un jour, je suis devenue maman. Mon image a changé pour vrai. Ce n’est pas juste toi qui me joues des tours. Mon ventre a perdu sa fermeté, des lignes y sont apparues par dizaines. Quelques rides de souci ont commencé à tapisser mon front. Les filles des magazines aussi ont changé. On commence à parler d’un concept tout nouveau : la diversité corporelle. Mon regard envers moi-même s’adoucit. Pèse-personne ne fait plus partie de ma vie.

Aujourd’hui, à plus de 40 ans, je dois te l’avouer, je me trouve belle. Tu me renvoies l’image de mes taches, mes vergetures, mon petit surplus de poids, mes rides et mes cheveux blancs. Et tu sais quoi ? Je m’en fous ! Je me trouve belle comme je suis. Alors, Miroir, je dois avouer que je t’ai accusé à tort. Tu n’es pas le problème. C’est plutôt la société qui envoie depuis des années une image lisse de la femme. Offre mes excuses aussi à Pèse-personne qui n’y était pour rien lui non plus.

Maintenant maman de deux magnifiques adolescentes, je veux leur montrer l’exemple de l’acceptation de soi, que la beauté est dans la différence. La personnalité d’une personne la rend unique et magnifique. J’ai envie qu’elles n’attendent pas d’avoir 40 ans pour se trouver belles.

Heureusement, les temps changent et des femmes différentes sont représentées dans les diverses publications. J’ai espoir pour les filles qui grandissent. On a encore du chemin à faire, mais nous sommes sur la bonne voie. Vive la diversité corporelle !

 

 Nancy Pedneault

Ma petite quête

Tu étais mon amie parce que tu étais gentille avec moi. Tu me partageais

Tu étais mon amie parce que tu étais gentille avec moi. Tu me partageais tes Barbies et ta belle Corvette rose. On s’amusait dans ton sous-sol, on se déguisait avec le vieux linge du garde-robe de cèdre et on riait. On préparait des spectacles interminables qu’on présentait à ta mère, qui y assistait sûrement bien malgré elle, en souriant et en finissant par nous ovationner. Je n’avais même pas remarqué que parfois, tu avais de la misère à attacher le dernier bouton de ton pantalon. J’étais bien trop occupée à m’amuser avec toi.

Puis, à l’école, il y en a un qui a murmuré « la grosse » dans un chuchotement non assumé. J’ai réalisé qu’on était bien différentes ; que les camarades pouvaient être méchants. Toi, c’était ça et moi, eh bien j’étais le champ de fraises. Même si c’est loin derrière, que ça n’a pas été dit très souvent, les souvenirs restent et blessent encore.

S’effacer en se laissant pousser un toupet qu’on traîne devant ses yeux comme un rideau qu’on peut tasser pour entrevoir le monde, baisser la tête le plus souvent possible afin d’éviter de présenter ta fleuraison printanière sur tes joues, attirer le moins de regards possible en étant silencieuse et petite. Je voulais absolument éviter d’être la cible. J’ai passablement réussi.

Puis, le printemps s’est tranquillement tassé de mon visage et j’ai pu attacher mon toupet. J’ai découvert que j’avais de jolis yeux. J’ai cessé d’aplatir mes cheveux au fer à repasser et j’ai accepté ma tignasse frisée. J’ai eu mon premier chum qui m’a trouvée belle.

Me sentir belle et bien dans ma peau est une longue quête. À 25 ans, je défendais la beauté naturelle, je prônais le « accepte‑toi comme tu es » avec mes seins fermes et droits, ayant pour seuls plis dans mon visage mes fossettes. Et que dire de ma chevelure dorée !

À chacun sa propre définition de la beauté, à chacun sa propre quête. Pour ma part, à 37 ans, je n’accepte pas les rides qui décorent mon front. Je compte les rayons de soleil qui entourent mes yeux, et que dire de mon gris chat qu’arborent mes tempes. Je n’ai plus le même discours qu’à 25 ans. Pour me sentir belle et bien dans ma peau, je dois camoufler ce qui me dérange. Je ne juge personne dans ces choix, mais moi, si je pouvais me le permettre, je remplirais les sillons qui se creusent hypocritement sur mon visage à chaque éclat de rire. 

Julie De Pessemier

Et si vous disiez merci à votre corps ?

L’autre jour, en me regardant dans le miroir, j’ai eu de la peine. En v

L’autre jour, en me regardant dans le miroir, j’ai eu de la peine. En voyant que mon corps avait changé, n’était plus comme avant, j’ai eu mal, j’ai eu peur. Le soir même, j’ai vu une image passer sur Internet qui disait : « Et si tu disais merci à ton corps à la place ? »

Parfois, la vie nous envoie des signes et il faut savoir les accueillir. J’ai donc tenté l’expérience, en me regardant dans le même miroir, de m’efforcer cette fois de dire merci à mon corps. Je l’ai redécouvert cette soirée-là. Je travaille à reprogrammer la façon dont je me vois et ça fait extrêmement du bien. Notre corps, c’est la seule maison que nous allons avoir toute notre vie. Il naît avec nous et mourra avec nous. Les regards que les autres posent sur nous, sur notre physique, devraient nous passer 6 000 pieds par-dessus de la tête. Ce qui importe, c’est comment nous nous voyons. Car tout ce que notre corps a subi ou à quoi il ressemble est le résultat d’expériences qui ont fait de nous ce que nous sommes.

Voici ma lettre de remerciement à mon corps que j’ai faite cette soirée‑là.

Merci mon corps.

Merci à mes pieds avec de la corne aux talons. Vous m’avez porté à travers toutes mes aventures. Je vous ai salis, je vous ai foulés et pourtant, vous êtes toujours là pour me porter vers de nouvelles places, sur de nouveaux chemins. Vous m’avez permis de marcher pendant des heures et de faire du surplace tout aussi longtemps. Vous m’avez permis de danser, marcher et courir. Je vous aime.

Mes mollets que parfois je cogne, qui parfois piquent. Vous que j’ai tant coupés plus jeune, merci. Mes grosses cuisses qui m’ont toujours aidée à me relever lorsque je tombais. Qui frottent entre elles quand je marche et qui sont plus blanches que la neige, vous êtes solides. Je vous aime.

Mes fesses beaucoup plus molles qu’auparavant, mais qui sont toujours au rendez-vous pour me garder confortable lorsque je joue par terre avec des enfants, qui n’entrent plus dans mes sous-vêtements ou mes pantalons préférés, ce n’est pas grave. Ça n’en fait que plus à aimer. Mes fesses qui ont été là pour m’aider à rester assise pendant les heures de cours et pendant les longs trajets en auto. Merci, je vous aime.

Merci à mon ventre mou qui protège bien mes organes de tout danger et qui a su fabriquer ma petite humaine préférée. Mes seins qui n’ont jamais été à mon goût, mais que j’apprends à aimer depuis ma mi‑vingtaine. Les mêmes qui sont plus pendants qu’avant et qui ont essayé du mieux qu’ils pouvaient de nourrir ma fille, mais qui n’ont pas réussi, merci d’avoir essayé, je vous aime.

Mes bras mous qui m’ont valu tant de moqueries, je vous aime. Vous me permettez de pouvoir serrer tous ceux que j’aime et de ne pas les laisser tomber, jamais. Vous me permettez de lever, pousser, traîner. Vous me permettez tellement plus que je l’aurais cru. Mes super doigts croches qui me permettent de pratiquer une de mes plus grandes passions : l’écriture. Merci et je vous aime.

Mes cheveux qui tombent de plus en plus. Merci de m’avoir servi de bouclier tout au long de ma jeunesse. Merci de laisser place aux cheveux blancs qui arrivent tranquillement. Je les vois comme un signe de sagesse et je les attends.

Déconstruire son idéal et apprendre à s’aimer comme on est, c’est un long processus et ce n’est pas facile pour tout le monde. Cet exercice m’a fait un grand bien et je vous suggère à toutes et à tous d’en faire l’expérience. Vos corps sont beaux et ils racontent une histoire unique et si importante qui est la vôtre.

Et vous, à quelle partie de votre corps voudriez-vous dire merci ?

Anouk Carmel-Pelosse

L’injustice d’être une fille

Élever des filles en 2020, c’est… comment dire? Stressant! Oui, oui, j

Élever des filles en 2020, c’est… comment dire? Stressant! Oui, oui, j’avoue, je trouve ça angoissant. L’accès à l’information de toutes sortes, la facilité de communication et les médias sociaux sont très souvent utiles dans nos vies. Mais quand on élève des ados, ça rend parfois la tâche plus difficile.

J’ai souvenir d’un moment précis qui s’est déroulé il y a plusieurs années. J’étais une belle jeune ado de quinze ans qui se promenait sur le camping en maillot de bain. Banal, jusqu’à ce que mon père me demande de m’habiller. Sur le coup, j’étais en colère. Tout le monde pouvait se promener en bikini sauf moi. Injustice! 

Avec mes yeux d’adulte, je comprends. Il me protégeait de la gang de gars en moto qui étaient venus camper chez le voisin. Ils me regardaient intensément, ce qui énervait mon père. Cependant, si les gars ne venaient pas me parler, ça finissait là. Mais aujourd’hui, ce serait plus compliqué.

En 2020, c’est facile de trouver quelqu’un. Alors, la même situation serait bien différente. La gang de gars aurait pu me localiser sur Snapchat, me trouver sur Instagram ou m’envoyer un message avec Messenger. Facile! Donc, comme parents, nous devons outiller nos filles pour qu’elles puissent se protéger, pour qu’elles ne soient pas naïves, pour qu’elles apprennent à se méfier.

Mais pourquoi avons-nous besoin de nous protéger? Pourquoi, comme femme, j’ai dû apprendre à m’habiller pour ne pas attirer les mains baladeuses? Pourquoi j’ai appris à éviter les situations qui pourraient me mettre dans l’embarras? Pourquoi je me méfie des inconnus qui me parlent?

La réponse est simple : mon père avait raison. Il y a des gens qui ont de mauvaises intentions et la naïveté est souvent mauvaise conseillère. Les statistiques parlent d’elles-mêmes.  

Pour mes deux belles ados que j’élève aujourd’hui, je fais un vœu : je souhaite qu’elles puissent s’épanouir et vivre leur vie, sans avoir besoin de se protéger, en étant libres. Que toutes les dénonciations qui ont lieu en ce moment amènent un questionnement et des changements de mentalité.

Un jour, j’espère, les jeunes filles pourront se promener en maillot en ne se protégeant que du soleil.

Nancy Pedneault

Je me suis perdue

Je me suis perdue, et j’en ai conscience. Chaque jour, je retrouve devant

Je me suis perdue, et j’en ai conscience. Chaque jour, je retrouve devant le miroir une personne que je ne reconnais pas. Chaque jour, je retrouve ce que j’ai toujours jugé.

Je l’admets, je t’ai jugée, toi qui as passé la trentaine à ne pas prendre soin de ton apparence et de ton âme. Je t’ai jugée avec tes joggings sales, ton chignon défait, ta trâlée d’enfants habillés de vêtements dépareillés. Je t’ai jugée avec tes cernes, ton mascara inexistant et ton peu d’estime de toi. Faut se l’avouer, tu étais à la fois tout ce que je voulais et tout ce qui me rebutait. Tu étais une mère à la tête de ta famille, tu étais importante, mais tu n’étais plus que l’ombre de toi‑même.

En fait, c’est ce que je me disais. Je m’expliquais mal tout ça. 

Parce que hey… MOI, j’avais deux enfants, un chum incroyable, un travail, un poids idéal et pas encore l’ombre d’une ride. J’avais 27 ans et j’étais fière de moi… mais je t’ai secrètement jugée. Je l’avoue. L’espace d’un instant, je t’ai regardée et je me suis dit… jamais je ne serai comme toi. Puis, j’ai continué mon chemin, avec mes enfants, mon mascara, ma toque juste assez défaite pour qu’elle soit belle et avec mes rondeurs inexistantes. 

Toute ma vie, j’ai su que le karma existait. En fait, pour moi il est toujours là. Tout près. 

En fait, je ne sais pas si je peux appeler ça le karma, ou tout simplement la vie. 

Depuis toujours, la vie se charge de me faire vivre les situations que j’ai jugées, pour que je puisse apprendre et comprendre.

Aujourd’hui, j’ai trois enfants. Je les aime. Mais je suis parfois/souvent épuisée.

Aujourd’hui, j’ai un travail que j’adore, mais j’ai pris la décision de ne plus vouloir atteindre les étoiles pour réussir. Je suis bonne dans mon travail, je pense même être excellente. Par contre, je prends ce qui passe. Je me dis qu’un jour, mes enfants seront grands et je travaillerai des 60 heures par semaine pour atteindre mes buts. J’ai choisi de les faire passer avant moi et avant mes rêves.

Aujourd’hui, j’ai 40 livres de plus qu’il y a deux ans. Je porte les mêmes leggings depuis neuf mois. J’ai quatre chandails qui me font dans ma garde-robe beaucoup trop pleine de vêtements qui représentent qui j’étais avant. J’aime bien en rire. Ça rend le tout si normal… Rendre les choses normales, les banaliser… ça aide à ne pas faire face à la réalité, non ?

Aujourd’hui, j’ai réalisé que je n’ai pas fait mes sourcils depuis… beaucoup trop longtemps. Ç’a l’air de rien, mais avant… ça ne serait pas arrivé.

J’ai aussi réalisé que je ne mets plus de mascara ni de cache‑cerne. Que mes cheveux sont remontés négligemment en toque parce que je n’ai pas le temps de les placer.

Aujourd’hui, j’ai reçu des vêtements que j’ai achetés en ligne. Je m’imaginais déjà dedans. J’avais hâte. Je les ai enfilés avec empressement et je n’ai pas reconnu la personne devant le miroir. 

Je me suis perdue…

Je n’ai jamais osé parler aussi ouvertement parce que j’avais peur du jugement. 

Je sais très bien que parmi vous, plusieurs se diront que je chiale pour rien. Certaines d’entre vous ont un poids plus élevé que le mien, d’autres rêvent d’engraisser. 

J’entends déjà les soupirs et les pleurs de celles qui ne peuvent avoir d’enfants et qui donneraient tout pour ne pas avoir les sourcils faits et pour tenir un petit être dans leurs bras. 

Secrètement, je vous entends… et je sais que vous avez toutes, à votre façon, raison.

Je sais aussi que des femmes comme moi, il y en a beaucoup. Et j’avais envie de leur dire qu’elles ne sont pas seules. 

J’ai envie de dire qu’il est temps que nous reprenions le contrôle de notre vie et de notre corps. 

Je ne veux pas être celle que je deviens, et je ne veux surtout pas dire à mes filles que c’est correct de s’oublier.

J’étais et je suis encore une femme de carrière. Une femme fière. Je serai toujours celle que je veux être. Je dois seulement apprendre à m’aimer assez fort pour me respecter. 

Ça ne veut pas dire de mettre mes enfants de côté… JAMAIS !!! Je serai toujours un pilier pour eux. Mais je veux devenir un pilier pour moi‑même d’abord et avant tout. Je veux être forte pour moi, et pour eux.

Je pense qu’aujourd’hui… il est temps que je me retrouve.

Séance photo boudoir

Mesdames, avez-vous déjà entendu parler du principe de la séance

Mesdames, avez-vous déjà entendu parler du principe de la séance photo boudoir? Il s’agit en fait de prendre des photographies professionnelles de soi en petite tenue, souvent dans le but de les offrir à son ou sa partenaire de vie. C’est osé, simple et très efficace pour raviver la flamme dans un couple… Attention, il ne s’agit aucunement de jouer la star porno. Ces clichés se veulent remplis de sensualité et de féminité. Nul besoin de tomber dans la vulgarité. Je me suis moi-même prêtée au jeu et je vous propose d’envisager ces petites questions si vous avez envie de vous laisser tenter par l’expérience…

Quel est le meilleur moment pour se lancer dans l’aventure? Aimer son corps est pour la majorité des femmes un défi au quotidien. Cette séance fera ressortir vos meilleurs angles, votre meilleure silhouette. Si vous venez tout juste d’accoucher et que vous êtes encore en train d’apprivoiser votre nouveau corps de maman, ce n’est peut-être pas le moment idéal. Je vous conseille d’attendre un peu. Le corps d’une mère est magnifique. Par contre, la nouvelle maman n’est peut-être pas encore de cet avis et il lui faut du temps pour accepter sa nouvelle enveloppe corporelle. Prenez un moment pour vous centrer, vous accepter, vous aimer. L’aventure n’en sera que plus positive.

Jusqu’où êtes-vous prête à aller? Chacune d’entre nous a son propre degré de pudeur et je crois qu’il est primordial de le respecter pour en garder un souvenir positif. Vous allez devoir, certes, sortir un peu de votre zone de confort, mais ne faites rien qui vous rend trop mal à l’aise. Respectez-vous. Êtes-vous à l’aise de poser en déshabillé? Êtes-vous à l’aise de poser partiellement nue? Êtes-vous à l’aise de poser en tenue d’Ève? Prenez le temps de voir ce que vous serez prête à faire et à connaître votre propre limite. Retenez aussi que la plupart du temps, les photos restent sensuelles et suggestives. Donc généralement, on ne voit pas directement les parties intimes.

Quelles sont les parties de votre corps que vous préférez? Dure question! Mais pourtant primordiale! Si vous aimez vos longues jambes, vous pourrez les mettre en valeur avec des bas collants et des porte-jarretelles. Si vous aimez vos seins, vous pourrez placer vos mains pour cacher l’essentiel tout en mettant votre poitrine en valeur. Si vous aimez vos fesses, vous opterez pour des poses de côté ou de dos. Ce qu’il faut savoir, c’est que plus vous connaissez votre corps, plus vous arriverez à le mettre en valeur pour les photographies.

Quelles sont vos poses préférées? Faites des recherches. Vous verrez certaines poses qui vous dérangeront. C’est bien. Vous en apprendrez alors davantage sur vos propres limites. Vous savez aussi pertinemment les parties de votre corps que vous n’avez pas envie d’immortaliser. Si vous n’aimez pas votre ventre, vous opterez peut-être plus pour des poses où vous serez justement couchée sur le ventre… Vos recherches vous permettront aussi d’arriver plus préparée mentalement pour le jour J, et vous en saurez un peu plus sur ce que vous voulez faire.

Qui allez-vous engager pour l’occasion? La plupart du temps, il s’agira d’un cadeau, donc la séance se fera dans le plus grand des secrets. Personnellement, je pensais engager une photographe inconnue. Je me disais que j’allais entrer dans le studio, prendre les photos, payer et ne plus jamais la revoir. Je trouvais le concept d’anonymat assez rassurant. Mais finalement, à la dernière minute, j’ai opté pour engager une amie qui a un grand talent en photographie et avec qui je me sentais suffisamment intime et à l’aise. Avec le recul, je pense que c’était vraiment le meilleur choix. Je pouvais être honnête, parler de mes malaises, rire avec elle… Et je crois que le fait qu’elle me connaissait déjà intimement a été un plus. Elle savait que je n’aimais pas tel profil de mon visage, elle savait que je n’aimais pas telle partie de mon corps. J’ai trouvé que cela a détendu l’atmosphère et je ne regrette pas mon choix.

Qu’allez-vous porter? Prévoyez-vous des kits. Si vous avez des déshabillés, c’est le temps de sortir le grand jeu. Si vous n’en avez pas, un beau kit de sous-vêtements fait amplement l’affaire. L’idée, ce n’est pas de dépenser pour vous payer trois déshabillés qui vous coûteront les yeux de la tête. C’est certain que personnellement, je vous conseille d’avoir dans votre garde-robe certains dessous affriolants, ne serait-ce que pour vous sentir femme de temps en temps. Les bobettes de maternité, c’est super confortable, mais ça n’allume aucun homme… Pensez à prévoir des collants, des talons hauts et des accessoires, ça pourra vous être utile. Je ne parle pas ici d’accessoires sexuels, je vous rappelle qu’on capture ici la sensualité et non pas la sexualité. Personnellement, j’ai emprunté la chemise que mon mari portait le jour de notre mariage… Il peut s’agir d’une cravate aussi… Votre homme saura la reconnaître.

Où faire la séance? Plusieurs iront dans un studio professionnel où l’éclairage est déjà bien en place. J’ai fait la séance dans le confort de mon foyer, où je me sentais bien plus confortable… Je sais que certaines femmes vont aussi faire l’expérience entre amies. Moi j’ai préféré faire ça dans l’intimité. Juste la photographe et moi. Sans spectateurs. Encore une fois, tout dépend de vos limites. Je peux vous dire suite à mon expérience que ça m’a permis de prendre des clichés dans des endroits qui n’auraient pas été possibles en studio… comme dans la douche, par exemple.

Quand offrir les clichés? Je vous conseille de choisir un moment significatif dans votre vie. Cette expérience est unique et ne sera offerte fort probablement qu’une seule fois, alors aussi bien sortir le grand jeu pour une occasion spéciale… un anniversaire de mariage ou de couple, par exemple. Noël, la Saint-Valentin ou son anniversaire sont aussi de belles options. Mais attention à ne pas offrir les clichés devant la belle-famille… Et puisqu’on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, je vous conseille d’offrir seulement les clichés imprimés, et de garder les numériques pour vous.

Je pense que pour faire de cette expérience un souvenir positif, il faut bien s’y préparer. J’aimerais aussi prendre le temps de clarifier quelque chose. Je suis une maman. Pas une fit-mom. J’ai eu plusieurs grossesses qui ont mis mon corps à rude épreuve. J’ai des vergetures, un ventre mou et bien des kilos en trop. Je n’ai jamais dit que votre corps devait sortir d’un magazine pour tenter l’expérience. Au contraire, je regarde ces clichés de mon corps de maman et vous savez quoi? Je me trouve belle. Je me trouve sexy. Je pensais être gênée et ne pas être capable de me regarder. Et bien non. Ça m’a même redonné confiance en moi, je dirais. Se sentir femme. Se sentir désirable. C’est ça qui fait de belles photos. Alors, relevez la tête et osez, mesdames. Vous ne le regretterez pas. C’est probablement le meilleur moment de votre vie pour vous jeter à l’eau.

Joanie Fournier

 

Arrête de traiter ton corps comme un fast food!

Ton corps est unique. Tu ne l’as pas choisi. Mais tu peux choisir

Ton corps est unique. Tu ne l’as pas choisi. Mais tu peux choisir ce que tu en fais. S’il te plaît, fille (ou gars), respecte-le. Traite-le comme un grand restaurant 5 étoiles le fait et non comme un fast food. Upgrade ta clientèle. Ton corps ne doit pas être ouvert à tous 24/7. Il doit y avoir des critères pour y accéder et c’est à toi de les définir. Un code vestimentaire? De l’attente pour un rendez-vous? Un langage et une attitude classe? Même le fast food a ses règles et exige du respect.

Si tu te voyais avec nos yeux, tu ne t’exhiberais pas de cette façon. Des fois, on dirait que tu offres des bouchées gratuites sur un plateau d’argent à qui veut en prendre. Malheureusement pour toi, ce seront les plus affamés ou les plus cheap qui voudront se servir. Souviens-toi que peu importe qui vient à toi, à n’importe quel moment, tu peux fermer la porte et tourner ta pancarte « Fermé ». Même le fast food peut expulser des clients. C’est toi le boss!

Peu importe ce que tu veux ou ce que tu as à offrir, l’important c’est que tu te sentes bien… avant, pendant et après le repas. Je suis certaine que tu veux que la personne que tu fais entrer dans ton resto reste pour un menu table d’hôte et non pour un snack rapide sur le bord du comptoir. Peut-être que tu auras moins de réservations… mais ce sera certainement de meilleure qualité.

Tu as tellement à offrir, ne l’offre pas à tous! Ce n’est pas tout le monde qui mérite tes 5 étoiles. Et surtout, ton corps est précieux tout comme toi ; prends-en soin. Laisse les gens te découvrir, te connaître. Fais en sorte que les autres te traitent avec respect… et commence par toi.

Krystal Cameron