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Les poussières de liberté — Texte : Sophie Barnabé

Je me rappelle mes souvenirs d’enfance. Les étés parsemés de poussières de liberté. Tu t’en

Je me rappelle mes souvenirs d’enfance. Les étés parsemés de poussières de liberté. Tu t’en souviens ? Le plaisir d’une journée de vacances se mesurait à la noirceur des pieds, au contour de la bouche tachée par le Mr. Freeze à l’orange et à l’intensité de la démarcation rouge/blanc sur la peau.

 

Cet été, je sais d’avance que je devrais répéter mille fois à mes enfants d’aller jouer dehors… Pourquoi ? Pourquoi ne sont-ils pas attirés par la chaleur du soleil sur leur peau, le souffle du vent dans leurs cheveux ? Les jambes allongées sur le nouveau sofa sous la pergola, je me demande ce qui manque à leur bonheur. Je regarde autour de moi, tout est là. Notre cour Pinterest est magnifique…

 

L’été » 85… Que j’en ai fait des bouquets de pissenlits ! Je passais de longues minutes les pieds sur la première marche de la piscine et j’observais la peau de mes orteils devenir ratatinée. Ça. Je faisais juste ça…

 

Je mangeais des Revello qui fondaient le long de mes avant-bras et je m’essuyais dans l’herbe. Ça restait collant. Longtemps.

 

En jasant avec mes copines, je faisais glisser des bouts de gazon entre mes dents et pour passer le temps, je mettais mes mains en triangle pour emprisonner des fourmis. Que j’en ai fait des vœux à la vue de trèfles à quatre feuilles !

 

Le temps filait lentement. L’été, l’agenda n’existait pas…

 

J’ai encore des cicatrices laissées par les roches qui m’ont brûlé les mains et les genoux les quelques fois où j’ai fait des jumps sans casque avec mes patins à quatre roues. Je me souviens d’avoir marché deux heures, toute seule avec mon vélo, parce que la chaîne avait débarqué. La grosse misère ! J’ai eu les orteils en sang après avoir perdu ma gougoune tombée du pédalier… Orgueilleuse, pas une larme, mais la gorge nouée.

 

J’ai rencontré mon premier p’tit chum au parc. J’avais osé lui parler même si c’était un étranger. Mon premier french… Une vraie machine à laver !

 

Les vacances me donnaient l’envie d’oser, de tester, d’expérimenter. Je devais prendre des initiatives et il fallait que j’use de débrouillardise.

 

Quand j’y pense, je comprends un peu pourquoi je dois me battre avec mes enfants pour qu’ils sortent jouer dehors. Peut-être qu’il n’y a que dans mes souvenirs que l’été est si cool… Regarde autour de toi. Vois-tu la même chose que moi ?

 

À commencer par la piscine… Mes enfants doivent demander la clé pour aller se tremper les pieds, un petit geste qui, pour moi, était spontané.

 

Souffler sur les pissenlits ou chercher des trèfles à quatre feuilles… J’observe à gauche, puis à droite… Rien de tout ça. C’est vrai que sur un gazon digne d’un circuit de la PGA, ça ne pousse pas.

 

Et les fourmis capturées ? Oublie ça, je les ai fait exterminer !

 

Déguster un bon Revello. D’accord, mais pas sous la pergola au risque de tacher les coussins du nouveau sofa. Et si surgissait l’envie de se faire une cabane avec les chaises de jardin ? Jamais ! Ça pourrait défoncer le rotin !

 

Pas question non plus de mâchouiller de l’herbe et les Popsicle trop sucrés, je les ai sagement remplacés par des yogourts glacés. Ceux qui ont le même goût que les yogourts que j’ai mis dans les lunchs toute l’année. Ouin… mais c’est pour leur bien.

 

Puis, quand mes enfants désirent enfin sortir, je leur impose de mettre leur casque pour faire du vélo même quand il fait hyper chaud. Porter des protecteurs pour faire du roller, se badigeonner de crème solaire aux deux heures pour éviter de brûler et de chasse-moustiques pour ne pas que ça pique ! C’est plate en bibitte !

 

Les enfants doivent traîner leur bouteille d’eau pour éviter de boire au boyau, et sans téléphone, ils doivent lâcher leur partie de basket et revenir aux heures pour m’informer qu’ils n’ont pas été kidnappés.

 

Au parc, il n’y a plus d’enfants et si par miracle il y en a un, je répète aux miens d’être prudents parce qu’il pourrait être méchant. Bon… j’exagère un peu. Pas tant que ça…

 

Au fond, tout ce qui me fait craindre le pire pour mes enfants aujourd’hui me faisait tellement sentir en vie à l’époque. Je réalise que les étés de mon enfance étaient spéciaux parce qu’ils étaient propulsés par des élans de créativité, parfois freinés par excès de témérité. Sans agenda ni trop d’encadrement, ils étaient tout le contraire de la routine de l’année scolaire.

 

Les temps ont changé. Pour le mieux ? Pour le pire ? Le spa, la piscine, la pergola. Travailler comme des fous pour pouvoir se payer tout ça… Pour qui ? Pourquoi ? Cet été, dans notre magnifique cour aseptisée, mes enfants, je promets de vous souffler des poussières de liberté.

 

Sophie Barnabé

Immobilier et teint d’été?

J’ai jamais eu autant besoin de soleil tout en ayant un horaire au

J’ai jamais eu autant besoin de soleil tout en ayant un horaire aussi chargé ! C’est à peine si j’arrive à m’asseoir une heure à l’extérieur (ou à l’intérieur tout court). J’adore ce que je fais et je suis loin de me plaindre mais c’est le temps de l’année où j’ai besoin de lumière, de sentir le soleil me réchauffer. C’est aussi le temps de l’année où mes dossiers immobiliers me collent devant mon ordinateur ou à l’intérieur des maisons que je dois évaluer et faire visiter.

J’ai reçu plusieurs questions concernant mes produits chouchous en termes d’autobronzant. Bien honnêtement, oui j’adore tester de nouveaux produits, mais quand j’ai un coup de cœur, c’est difficile pour moi de continuer mes recherches. L’hiver dernier, je vous avais parlé des produits That’So que j’avais finalement testés et adorés. Voilà ce que j’utilise encore aujourd’hui pour donner l’impression aux gens que je passe mes samedis et dimanches sur mon terrain à profiter du soleil sur ma chaise longue haha (I wish!).

Attention, je vais être la première à vous dire que rien ne remplace un bon écran solaire. C’est primordial de se protéger avec une bonne crème quand on décide de se donner congé en s’exposant au soleil (un autre article suivra à propos des écrans solaires).

J’ai trouvé la combinaison parfaite, naturelle et facile d’utilisation pour avoir les avantages d’un beau teint tout en continuant mon train de vie complètement fou ces temps-ci.

Voici simplement ma petite routine que je m’offre une fois par semaine (ou plus si j’arrive à me retrouver seule dans la salle de bain…)

Étape 1

Je débute avec l’exfoliant sous la douche, ce qui aide à préparer la peau avant l’autobronzant. Il sent divinement bon et la texture fait vraiment du bien. J’en mets vraiment partout sauf sur le visage, car j’ai une peau hyper sensible.

Étape 2

Une fois bien au sec, j’applique (attention, ça sort vite, ha ha !) la mousse autobronzante. J’y vais directement avec ma main et pour vrai, ça fonctionne très bien. Même si le résultat prend quelque temps pour atteindre son effet maximum, on voit l’effet dès l’application. L’odeur est très différente de celle de l’exfoliant. Beaucoup plus parfumée, donc j’évite d’ajouter une autre crème parfumée ensuite.

Étape 3

La crème hydratante teintée ! J’aime l’utiliser le lendemain, après avoir appliqué l’autobronzant. C’est super discret ! Pour celles qui veulent un petit wake up sur le visage, je la mélange aussi avec ma crème de jour. C’est comme un gel et l’application est vraiment facile.

Voilà ! 🙂 Aussi simple que ça. C’est super facile à appliquer et tout se nettoie très bien ensuite.

Je retourne à mes dossiers en vous laissant un code promo de 15 % pour un achat sur tout le site : MAIKA15

À toutes mes collègues et aux femmes œuvrant dans l’immobilier : n’oubliez pas de prendre soin de vous. L’équilibre reste essentiel !

Maïka

Le premier matin…

Chaque année, en ce premier jour de vacances, je me sens submergée par un

Chaque année, en ce premier jour de vacances, je me sens submergée par une foule d’émotions. 

Ce grand vide après avoir côtoyé mes petits humains pendant près de dix mois.

Ce sentiment du devoir accompli, d’avoir conduit mes grands aux portes du secondaire.🤗 Cette année, je dois admettre que j’ai l’impression de ne pas avoir pu le faire entièrement pour certains. Les conditions ont rendu cette tâche plutôt difficile. 

Je me sens fébrile! Lire, me lever sans réveil, cuisiner au gré de mes envies, de celles de mes filles, jardiner, pique-niquer… Tous ces bonheurs tant attendus.🌸

En ce premier matin, je suis toujours remplie de gratitude d’avoir un métier me permettant de profiter pleinement de l’été. J’en ai de la chance! 💚

En ce premier matin, je regarde tous les bacs que j’ai apportés, débordant de matériel pédagogique… Je me sens prête à me reposer, mais j’ai déjà hâte de préparer de nouvelles activités! 

À vous mes amis enseignants, je vous souhaite des vacances ressourçantes et mémorables! Puissent les plans prévus pour la rentrée s’assouplir un peu et rendre nos écoles plus normales.🙏

Karine Lamarche

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À toi qui te sens jugée

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À toi, la maman qui se sent jugée parce que tu amènes ton enfant à la garderie quand tu es en congé!

Réglons la question tout de suite. Oui, je suis éducatrice et sache que je ne te juge pas. J’ai des enfants, moi aussi, et ils sont déjà allés à la garderie lorsque j’étais en congé.

Mon travail, je le fais chaque jour avec autant de passion et je vais m’occuper de ton enfant, que tu sois en congé ou non.

Sache que je te comprends. Je cours aussi après mon temps à la maison. Je suis fatiguée, le ménage laisse parfois à désirer. Mes enfants manquent parfois de bas parce que je n’ai pas eu le temps de faire le lavage.

Tu as raison : prendre une journée de congé pour s’occuper de nous, j’en conviens, ça fait du bien.

Mais je vais t’avouer que parfois, j’essaie de te comprendre. Ce n’est pas du jugement, mais de l’incompréhension.

Toi non plus, tu ne me connais pas et tu n’es pas éducatrice. Moi, ça fait seize ans que je fais ce métier‑là. Des enfants sans aucune journée de congé, sans aucune vacance, j’en vois toutes les années et pas seulement un.

Tu sais, c’est moi qui console et berce ton enfant parce qu’il pleure et qu’il voulait rester avec toi. Je le rassure, je lui dis que je l’aime, je te trouve même des excuses pour ne pas qu’il soit fâché contre toi. Parce que tu sais, il le comprend que tu es à la maison et parfois avec ses frères et sœurs plus vieux.

J’aimerais t’expliquer pourquoi il est important pour ton enfant d’avoir des congés lui aussi.

1. Vivre en groupe tous les jours, c’est difficile et fatigant pour lui. On s’amuse, oui, mais il fait face à de nombreuses stimulations.

2. Son horaire et très chargé de la maison à la garderie et de retour à la maison, sans compter les activités en soirée. Je lui en demande beaucoup, j’essaie de respecter son rythme, mais il doit aussi s’adapter à celui du groupe.

3. Le bruit : tu le sais sûrement, plusieurs parents m’en font part, c’est bruyant ici. Ils me demandent comment je fais pour y passer mes journées. C’est le même bruit pour ton enfant, les mêmes pleurs, les mêmes crises, les mêmes cris, etc.

4. Et la vie de groupe… chaque jour, il doit vivre avec ses amis. Chaque jour, je lui demande d’attendre son tour, de partager les jouets, de partager son environnement avec les autres.

5. Il a besoin de faire le plein de votre amour. Je l’aime, ton enfant ; ses amis l’aiment et il les aime. Cependant, son lien le plus important, c’est avec vous, les membres de sa famille. Il a besoin de refaire le plein de votre amour.

Ceci étant dit, je ne te juge pas. J’essaie de te comprendre. Je ne te connais pas, tu as sûrement d’excellentes raisons pour amener ton enfant à la garderie. Mais souvent, tu ne me les dis pas. Tu me laisses sur un « Pas de message, il va bien », ton maillot déjà sur le dos et les autres enfants prêts pour la plage.

Je ne veux pas connaître toute ta vie. Je comprends que tu n’aies pas envie de m’en parler. On se voit chaque jour, mais on n’est pas amies.

Tu t’es peut-être perdue, tu as besoin de temps pour te retrouver, ton couple ne va pas bien, tu essaies de recoller les pots cassés. C’est difficile avec le plus vieux et tu veux lui donner plus de temps.

Tu peux seulement me dire, « C’est difficile, ces temps-ci, j’ai besoin qu’il soit ici! ».

Je vais te sourire et mieux comprendre.

Eva Staire

Le deuil de fin d’année

À l’heure où les chapeaux des finissants valsent dans le ciel de

À l’heure où les chapeaux des finissants valsent dans le ciel de juin, regardez bien au fond du terrain de récréation ou dans le coin des classes. Vous pourriez être surpris d’y voir un enfant pleurer.

Cet enfant est endeuillé. Endeuillé de son année d’écolier. Endeuillé des personnes rencontrées, profs, directrices et copains. Endeuillé de la routine qui le sécurisait. Peut‑être même endeuillé de la fierté et des défis que les matières scolaires lui apportaient. Probablement inquiet devant l’inconnu d’une nouvelle année qui l’attend au détour des vacances d’été. Il venait à peine de s’habituer…

Mes filles sont souvent parties et déménagées, ont souvent changé de garderie, d’école et de quartier. Peut-être est-ce pour ça que leur moral se fait ramasser par une grosse vague de fond émotive dès que le décompte de fin d’année commence? 20 jours d’école… 19… 18… Chaque matin, l’enthousiasme du reste de la classe leur rappelle qu’elles sont différentes. Elles, elles ont de la peine que ça se termine. Elles, elles ont juste hâte que maman annonce le lancement officiel de la saison du magasinage d’effets scolaires. Si je ne les retenais pas, elles feraient le pied de grue tout l’été à l’arrêt d’autobus, pour ne pas le manquer.

Mes garçons ont vécu plus de stabilité géographique, ils sont déménagés moins souvent, n’ont jamais changé d’école. Pourtant, l’école est un repaire sécurisant, un lieu rempli des plaisirs d’apprendre et de jouer. Donc quand la page du mois de juin apparaît sur le mur, leur caractère change. Ils deviennent plus irritables, la fatigue embarque, l’écœurantite aigüe des mille et une répétitions les attaque, la chaleur suffocante (ah non, ça, c’était l’année dernière)… Si je pouvais leur faire finir l’année plus tôt, leur éviter cette torture du dernier mois, je le ferais! Mais leur deuil commencerait seulement plus tôt, et durerait trois mois au lieu de deux.

Cet enfant qui pleure dans le coin de la classe ou dans le fond du terrain, c’est le mien, c’est la mienne. Je les écoute, je les comprends, je les rassure (la plupart des amis seront encore là en septembre, on les reverra pendant l’été ; le prof de l’an prochain sera aussi cool que celui de cette année ; l’été sera palpitant!). Nous célébrons ce qui mérite d’être célébré (la fin des évaluations, le dernier lundi d’école, le dernier réveil à 6 h 45, le dernier lunch à faire). Nous soulignons tous les efforts faits pendant l’année, et nous rappelons que ces efforts doivent encore toffer la run quelques jours pour finir l’année sur une bonne note. Nous passons plus de temps dehors pour faire passer le motton et rappeler que l’été, c’est comme dans Passe-Partout : l’été, c’est fait pour jouer! Mais au bout du compte, le 21 juin, des larmes couleront sur leurs joues et dans leur cœur.

À tous les parents dont les enfants vivent un deuil à chaque fin d’année scolaire, je compatis. Ça tord le cœur de voir nos poussins si désespérés et incompris alors que tous les autres jubilent.

À tous les enseignants qui voient, dans le coin de leur classe ou au fond du terrain de récréation, un jeune qui pleure ou qui retient ses larmes, n’hésitez pas à prendre un moment spécial avec lui pour le réconforter et pour donner une place à sa peine. Il mérite de savoir qu’il n’est pas un extraterrestre. Et prenez cette expérience comme un compliment : s’il s’endeuille de sa classe et de vous, c’est qu’il s’est beaucoup attaché, c’est que vous avez réussi à créer un lien puissant. C’est qu’il vous aime, tout simplement.

Nathalie Courcy

 

Les racines du mal

C’est la première fleur que j’ai offerte à une femme...

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C’est la première fleur que j’ai offerte à une femme…

À ma mère, comme beaucoup d’enfants de trois ou quatre ans. De tout mon cœur. Fasciné par ce jaune presque fluorescent. Un petit soleil sur tige. La sève blanche, collante. Surpris parfois d’une fourmi qui en surgissait. Convaincu d’un doux parfum. J’étais aussi impressionné que ma mère réussisse à en faire du « vin ».

Là, quand je ferme les yeux — le soir avant de m’endormir — je ne vois qu’eux. Comme si l’image de la plante était imprégnée dans ma rétine. Verte, en étoile, avec ses bourgeons. La conséquence d’un geste répétitif. Qu’on sait pourtant inutile.

Je le fais pour mes voisins.

Il y a de ces conventions de banlieue. Obligatoires. On ne passe pas la tondeuse sur l’heure des repas. Tout comme on fait traiter son terrain ou on enlève ses pissenlits. On tente de garder l’harmonie. Un monde idéal, qui n’existe jamais complètement. Vous savez, ce voisin qui, lui, ne fait qu’à sa tête.

Chaque année, un par un, je tente d’être un bon voisin. Malgré le manque de temps. Surtout, alors que je sais très bien que ce sera à refaire. Plusieurs fois. Trop de fois, pour un été aussi bref. Allez michel, Don Quichotte-toi de nouveau. Encore et encore. Une plante qui pousserait très bien après une explosion nucléaire. Sa résistance est, de loin, supérieure à la mienne.

Puis, je prends l’auto…

Sur ma route, quelques maisons plus loin, un terrain baigné totalement de ce jaune. Comme celui de l’école, à quelques rues. Dans le sens du vent. Je fais alors l’impossible pour me convaincre de ne pas être ce voisin. Que, sous les pieds nus, c’est beaucoup mieux sans. Bien que ni mes enfants, ni moi, nous ne marchons jamais pieds nus dans la cour. Certain que cette volonté du gazon digne d’un terrain de golf, ce n’est que du paraître. Que je devrais plutôt en faire de la salade… ou du vin. Je suis déjà si peu motivé. Chaque année, de moins en moins.

Je vous laisse, il y en a quelques-uns qui se sont manifestés depuis hier…

michel

 

Détox 12 ans et moins

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Il y a eu la pluie. Il y a eu la bouette, la neige et le verglas. Il y a eu encore de la pluie et encore du verglas. Il a fait froid, la neige n’était même pas collante et il y avait de la glace partout. Depuis janvier, le soleil a souvent joué à la cachette, ce qui a diminué considérablement ma dose de vitamine D et par le fait même, ma patience. Moi qui ai toujours dit que les écrans étaient des hypnotiseurs d’enfants et que les miens ne seraient jamais accros à cette technologie, me voilà prise dans le cercle vicieux de la tablette et de la télévision. C’était la solution facile, mais voilà qu’aujourd’hui, je suis prise avec ça.

Maintenant que le soleil se pointe le bout du nez, que Dame Nature a décidé de nous envoyer de la chaleur et que la neige a fondu, j’ai décidé d’envoyer mes robots hypnotisés dehors. Quelle mère ingrate je suis! Diminution des écrans à l’horizon et aussi… l’ennui! La plus grande a vite compris que maman ne changerait pas d’idée et que c’était plus intéressant de s’occuper que de s’obstiner. Mais pour la plus jeune, sa vie est anéantie. Il y a les dessins, la lecture, la musique ou les poupées. Il y a aussi le ballon poire, la cabane dans l’arbre, le cerceau ou le vélo. Ce ne sont pas les idées d’activités qui manquent. Mais elle reste quand même collée sur moi en répétant qu’elle s’ennuie et qu’elle ne sait pas quoi faire. Ok l’imagination, c’est le temps maintenant, tu peux sortir!

Elle essaie même de négocier : « J’ai sorti le recyclage et le compost, je suis allée dehors, est-ce que je peux prendre la tablette? »

Elle essaie aussi de faire pitié : « Ça fait deux jours, maman, que je n’ai pas écouté la télé, oui, oui, DEUX JOURS! »

Honnêtement, je capote. Je n’aurais jamais pensé être obligée de faire une détox d’écran dans ma maison. Et ce n’est pas évident ni pour eux ni pour nous les parents. Vous le savez autant que moi que les écrans, c’est la solution facile. Qui n’a pas déjà installé les enfants devant la télé quelques minutes pour avoir un petit répit? Mais c’est fini, ce temps‑là. Ennuyez-vous, amusez-vous, découvrez, jouez, riez!

Je pourrais leur dire que la télévision est brisée et enlever les piles de la télécommande, mais j’ai confiance que dans quelques jours, ça va moins leur manquer. J’espère. Et ça va nous faire du bien à nous autres aussi, les adultes…

Valérie Grenier

Mon festival

J’atte

J’attendais cette soirée avec impatience, genre…

Une soirée mère-fille au Festival d’été. Pour l’appâter, j’avais mis toutes les chances de mon côté. Un accès VIP, avec table, repas raffiné… et alcool à volonté. Genre.

Le lien avec notre fille, des fois, il suit la vague. Vaguement utile actuellement. Pour emprunter des produits de beauté ou, même, pour porter mon linge sans me le demander. Au fait, je cherche encore ma belle blouse blanche…

Ça m’a bien fait rire, quand j’ai constaté que presque toutes mes amies rendaient disponible leur laissez-passer sur Facebook. Du Rap, à décibels assourdissants, pas trop notre tasse de thé. Genre.

Ma fille voulait tout particulièrement voir la performance de Future. Elle se moque de moi, car je parle du groupe. Il est seul, Future. Elle n’a jamais imaginé que le futur, il serait si près, si loin.

Elle est prête à l’heure. Un exploit digne de mention Nous sommes chanceuses, un stationnement trouvé à moins de dix minutes à pied du site. Je me dis que les fans, du genre, la majorité n’est peut-être même pas encore réveillée… Genre.

Pour l’accès, vite fait. Ma fille avait juste oublié la fouille. Trop de trucs gênants dans son sac-sacoche-bandoulière. Notre table est très bien située. J’ouvre avec un verre de rosé. Elle boit de l’eau. Elle se partira plus tard avec le rouge. Quelle assurance, pour indiquer à la serveuse qu’elle a dix‑neuf ans. Je reste sa complice silencieuse. Il ne lui manque que deux mois pour avoir la majorité. Elle mange une portion qui me rassure. Elle aura au moins son « fond ».

Le temps d’un selfie ensemble, un souvenir forcé par maman. Genre.

Puis, après le dessert, ça dégénère. Elle me sert (et se sert) quelques verres en rafale. Elle doit aller aux toilettes. Au retour, je devrais alors normalement la perdre pour le reste de la soirée. Elle veut aller dans la foule, pour en profiter davantage. Elle a déjà sûrement quelques rendez‑vous précis avec ses ami(e)s. Genre.

On vient me chercher !

« Votre fille est malade ! » Quand j’arrive, elle est déjà prise en charge par la sécurité. C’est pas chic chic. Ses si beaux cheveux longs imbibés rouge vin. Ça sera un voyage forcé en skate géant. Type civière. Pas trop discret, comme moyen de transport. Les jours suivants, c’est une de ses plus grandes craintes : tous ceux qui la connaissent et que nous avons croisés. La honte. Genre.

La tente médicale. Tout un choc. Une vingtaine de lits, tous occupés. Des blessures de chute, coupures et intoxication en tout genre. Genre. Même une personne en crise dans une section isolée. Son délire ressemble à du Rap, on ne comprend rien des paroles.

Soluté branché. Ma fille a de la difficulté à garder le bras tendu. Ça ne coule pas. Il faudra même lui réinstaller l’aiguille. Le lendemain, sa première question : « C’est quoi, ça ? »… en me montrant les trois endroits des piqures.

Je suis extrêmement reconnaissante au personnel dévoué et attentionné. La sécurité. L’infirmière et le médecin. On m’a dit que les gens de la tente médicale sont tous bénévoles. Wow !

Je souhaitais passer une soirée privilégiée avec ma fille. C’est totalement réussi ! La réconforter et la calmer. Pendant plusieurs heures. Jouer mon rôle de maman, avec amour et tendresse.

Au souper, j’étais dos au spectacle. En fait, je n’ai pas vu grand-chose de toute la soirée. La tente médicale était également très proche de la scène. Les décibels, je les ai bien absorbés. Moi.

Je vous fais une confidence… Ce n’est pas si pire que ça, le Rap. Genre.

Eva Staire

 

 

Mes apprentissages sur l’intégration au camp de jour

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L’an dernier, mon bébé quittait la garderie en prévision de son aventure scolaire. L’été venu, nous avons décidé de l’inscrire au camp de jour de notre municipalité. Il avait quatre ans, cinq ans en septembre. Il était bien dégourdi et ayant une sœur de 18 mois son aînée, il avait grandi rapidement. Nous savions qu’il avait tous les outils pour bien s’adapter, mais il fallait être réalistes… il quittait le cocon douillet de sa garderie en milieu familial pour s’intégrer dans un camp de jour de 2000 enfants… Même moi, j’ai eu le souffle coupé le premier matin !

 

Voici un résumé de mes apprentissages qui pourraient vous être utiles !

 

Demandez à votre enfant de vous accompagner au moment de l’inscription ou au moment d’aller chercher le chandail de camp. De cette façon, il prendra contact avec les lieux et pourra voir les visages de certains moniteurs. En prime, vous aurez peut-être la chance qu’il croise un ami qu’il connaît déjà.

 

Saisissez les occasions pour en parler. Éviter les conversations formelles à la table de cuisine ! Ouvrez plutôt le sujet si vous passez devant l’immeuble ou si vous voyez des affiches dans la ville.

 

Si ce n’est pas votre premier enfant, ne laissez pas grand frère ou grande sœur se plaindre du camp de jour. Comme votre plus jeune n’a pas de point de référence pour se faire sa propre opinion, il aura tendance à croire la version de son aîné(e). L’opinion du plus vieux a beaucoup d’impact à cet âge.

 

Préparez-vous. Le camp de jour est une sorte de mini rentrée scolaire. Il faut s’habituer à une nouvelle routine et le contenu du sac change selon la programmation. Il faut prévoir le kit d’été : maillot de bain, serviette, crème solaire, bouteille d’eau… IDENTIFIEZ VOS EFFETS. Le camp de jour est un milieu propice à la disparition d’effets personnels. Les groupes se déplacent beaucoup, il est fort possible que votre enfant n’ait absolument aucune idée de l’endroit où pourrait être sa casquette !

 

Informez-vous sur les règlements et procédures. Des détails comme les horaires de service de garde, les lieux de rassemblement et la marche à suivre pour venir porter ou chercher votre enfant peuvent vous sauver bien du temps et vous éviter quelques irritants.

 

Le premier matin, donnez-vous du temps. Arrivez un peu plus tôt. Votre enfant risque de traîner du pied, de regarder partout ou comme le mien, de pleurer sa vie.

 

Prenez le temps de présenter votre enfant et d’échanger avec le moniteur (j’emploie le masculin, mais honnêtement, les filles sont en surnombre dans cet emploi !) Permettez-vous quelques infos sur votre enfant. Ok, le moniteur ne pourra pas se souvenir de tout ce que les parents lui donnent comme infos… mais allez-y avec les grandes lignes.

 

Évitez les soirées surchargées. Votre enfant sera complètement épuisé les premiers soirs. Le camp de jour est vraiment exigeant. Si vous le pouvez, prévoyez des routines simples au début.

 

Au retour, demandez-lui ce qu’il a aimé. Et s’il vous parle de son lunch, c’est ben correct ! Il est possible qu’il ne sache pas quoi vous dire. Son cerveau a dû traiter tellement de nouvelles informations ! En plus, s’il était un peu nerveux, il se souviendra davantage du sentiment vécu que de l’activité en soi.

 

Et message à vous, chers parents !

Je sais, ça peut faire peur de laisser ses enfants à des jeunes qui ont l’air d’adolescents et qui semblent avoir à leur charge un nombre d’enfants beaucoup trop élevé. Eh bien, tu découvriras probablement comme moi que ces jeunes sont pas mal plus efficaces qu’on peut le penser ! Plusieurs sont majeurs, conduisent leur voiture et vont au cégep ! Je ne peux pas parler pour le Québec, mais la majorité des municipalités sont bien organisées et sécuritaires. (J’ai dû montrer une pièce d’identité TOUS LES JOURS au moment d’aller chercher mes enfants en fin de journée !)

 

Donnez-vous le temps de vous adapter. Apprenez à faire confiance en l’autonomie de votre enfant et aux jeunes qui l’accompagnent chaque jour. Vous serez impressionnés de voir le développement de votre enfant !

Bon été !

 

Cristel Borduas

Les enseignants qui tirent leur révérence à l’année en cours pour sauter dans les vacances

Bientôt, la cloche retentira pour annoncer la fin des classes. La f

Bientôt, la cloche retentira pour annoncer la fin des classes. La fin d’une année scolaire. Elle retentira aussi pour annoncer le début des vacances. Le début d’un repos tant mérité.

Mais entre la fin et le début, se joue une ribambelle d’émotions. Passant de l’euphorie des élèves face au grand congé et aux déchirements des au revoir. Des finissants qui diront adieu à cet établissement qui les a vus grandir. Des enseignants qui diront adieu à cette profession couronnée d’une retraite grandement méritée.

Ils seront des milliers dans quelques jours à entendre les cloches retentir dans leur cœur une dernière fois avant les vacances estivales. Ces cloches qui auront chronométré leurs journées et synchronisé leur quotidien l’année durant. Majoritairement, des femmes. J’ose m’imaginer le dernier moment de nostalgie de l’une d’elles. De sa fin avant son début.

Assise derrière son bureau, l’enseignante remettra un peu d’ordre sur celui-ci. Se laissera emporter, quelques instants, par la frénésie de ses projets de vacances. L’idée de quitter ces quatre murs à la peinture à refaire, l’espace d’un été, la rend fébrile. Ce local teinté de sa personnalité, de ses couleurs propres à elle et qui la distinguent de ses autres collègues. C’est la classe de Mme Une Telle qui se referme l’espace d’un été. Elle mettra un peu d’ordre aussi dans sa classe. Se laissera émouvoir par tout ce qui l’entoure. Décrochera du mur les apprentissages qui se sont échelonnés toute l’année. Dépunaiser des souvenirs et les ranger dans des boîtes pour ne les ressortir qu’après les vacances. Ils viendront, tour à tour, la faire sourire, la faire rire, la faire pleurer. Parce que c’est aussi cela cette enseignante. Quelqu’un rempli d’émotions. Quelqu’un rempli d’humanisme et de beaucoup d’empathie. Qui a à cœur de faire évoluer, progresser ceux que nous lui confions.

Elle en a tenu des mains tout au long de cette année. Ses mains offertes pour relever l’enfant lorsqu’il sentait la terre s’effriter sous le poids de ses incompréhensions. Ses mains tendues vers des parents qui peinaient à aider leurs enfants. Ses bras pour accueillir et enlacer des enfants en pleins chagrins et des confidences muettes que seul son cœur pouvait soigner et entendre. Ses épaules pour voir s’y déposer la tête surchargée d’une collègue de travail.

Dans cette classe vidée de ses élèves, l’écho des chaises qui glissent sur le parquet, les éclats de rire dans les corridors se feront entendre. L’odeur de craie sur l’ardoise se fera sentir. Elle réalignera les pupitres comme elle le faisait pour s’assurer que tout était bien mis en place. Elle se remémorera, à la lecture des milliers de petits mots d’amour reçus durant l’année, les petits moments uniques et privilégiés avec ceux qui étaient sous sa charge. Ces petits moments qui ont baigné dans son cœur immense. Ce cœur jamais trop petit. Où il y a une place pour chacun. Du plus effacé au plus récalcitrant. Du plus timide au plus volubile.

Ces enseignantes ont l’art de détecter l’incompréhension. De saisir ce qui ne va pas. Des chercheuses de trucs pour faciliter l’apprentissage. Elles se ressourcent constamment d’histoires afin d’être toujours animées par cette passion. Cette flamme qu’elles gardent en elles. Qu’elles transmettent dans l’espoir qu’elle ne meure jamais. Il n’y a rien de plus triste que de voir une étincelle prendre fin. S’anéantir.

Ce sont des herboristes qui cultivent les plus belles fleurs de l’apprentissage. Ce sont des éleveurs de papillons aux couleurs différentes et qui les laissent s’envoler à chaque fin d’années scolaires. Les regarder prendre leur envol. Certains avec assurance tandis que d’autre finiront par s’envoler, mais prendront le temps d’être réconfortés avant de quitter vers l’inconnu.

À toi, l’enseignante de mon enfant. Toi, l’enseignante de tous les enfants, je suis ravie de savoir que tu prendras ce temps qui t’est alloué pour te reposer. Que tu prendras ce temps pour penser à toi. Toi qui donnes tellement aux autres que tu finis par t’oublier. Que tu prendras ce temps pour te réapproprier un rythme ralenti, car c’est connu, dans une cour d’école, dans des corridors, le rythme est effréné. Les élèves ont cette énergie qui chamboule une journée. Que tu prendras du temps pour ce qui te plaira.

L’automne reviendra rapidement. Ta charge de travail ne pourrait être reprise adéquatement sans ce temps de repos. Pour mes enfants que le prochain automne amènera dans ta classe, je suis heureuse de savoir qu’une enseignante reposée les y accueillera. Une enseignante toujours passionnée les accompagnera. Une enseignante aimante. Une enseignante qui fera la différence.

Elle ressortira ses boîtes des placards. Refera une beauté à sa classe. Se permettra des nouveautés pour adoucir son quotidien. Elle sera nerveuse d’accueillir ses nouveaux élèves en soif d’apprendre. Aux difficultés diverses. Aux besoins particuliers. À chaque apprentissage qu’elle repunaisera sur ses murs, ce sont des souvenirs incalculables qui se grefferont. Des souvenirs aussi nombreux que ses années d’enseignement.

Merci pour tout, chère enseignante, cher enseignant. Merci d’être qui tu es, d’être au-delà de ce que je serais devant une classe d’inconnu. Merci d’accueillir sans préjugés ce que j’ai de plus précieux. Tu mérites tes vacances. Bon repos.

Mylène Groleau

C’est fini les « J’sais plus quoi faire! » : c’est la rentrée!

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Maintenant que la liste des articles scolaire de mes deux filles est complétée, que mon devoir de maman est fait et que mon portefeuille est vidé. Je peux enfin célébrer.

 

C’est fini les, « C’est plate y a rien à faire », « C’est looooonnng, je peux-tu inviter un ami? » « J’ai faim! » (mais pas, vraiment, c’est juste que je ne sais pas quoi faire et que je me suis dit que manger occuperait un gros deux minutes de mon temps.)

 

OUI! Parents, nous pouvons maintenant utiliser des phrases comme « Dans quelques jours, tu ne chercheras plus quoi faire! » « Non, tu ne peux pas inviter des amis; bientôt, tu les verras tous les jours. » et « Tu dois te coucher, demain il y a de l’école. »

 

Fini le « charvoyage » d’enfants au camp de jour. L’autobus s’occupera du transport de nos trésors. Qui, là, n’oseront plus chialer qu’ils n’ont pas le goût d’y aller. Le chauffeur n’aura pas à les sortir de force de l’autobus. Ils le feront tout seuls comme des grands, sans rechigner.

 

Nos soirées seront occupées à faire les devoirs. Nous n’aurons plus besoin d’« entertainer » ces pauvres enfants qui ne savent plus quoi faire, dès que nous retirons la console de jeux vidéo. Notre rôle de G.O. se termine.

 

Fini les chicanes entre sœurs. Ok, peut-être pas, mais je crois que l’enthousiasme m’emporte!

 

OUI! Parents, le matin de la rentrée scolaire, il sera permis de danser lorsque les enfants quitteront en autobus. Personne ne vous jugera si vous accompagnez cette danse d’une coupe de vin. Pourquoi ne pas prendre congé au travail pour cause de rentrée scolaire?

 

OUI! Parents, c’est là que nos vacances commencent. Nous aurons maintenant dix mois pour reprendre des forces et pour affronter l’été 2018. Dix mois pour accumuler de la patience à la tonne en vue des phrases mentionnées plus haut et des comportements de merde qui vont avec.

 

OUI! Chers parents, l’été reviendra. Profitons de l’année scolaire pour oublier celui qui vient de passer. Et pour souhaiter en toute innocence que les vacances d’été reviennent!

 

Mélanie Paradis