Tag sommeil

Faire couvertes à part

Faire couvertes à part

<p

Faire couvertes à part

 

Je m’étais préparée à bien des changements en devenant parent. J’imaginais avoir moins de temps pour moi, devoir courir partout tout le temps et j’en passe. S’il y a bien une chose que la maternité m’a confirmée, c’est que ça ne sert à rien d’anticiper ce qui s’en vient, la vie nous surprend toujours ! Mon dernier constat, après 4 ans d’allaitement de jour et de nuit et des centaines de nuits en cododo, je dois me rendre à l’évidence, mon mari et moi faisons couvertes à part !

 

Je ne l’avais pas vue venir celle-là !

 

Nous n’avons jamais fait chambre à part, mais les bébés sont restés dans notre lit pendant les premiers mois de leur vie. Question sécurité, c’était beaucoup plus simple de gérer chacun notre couverte. Mais voilà maintenant plusieurs mois que ce n’est plus le cas et pourtant, la semaine passée, je me suis aperçu que nous continuions de faire couvertes à part. J’en ai parlé à mon mari qui m’a confirmé son bonheur infini d’avoir une couverte juste pour lui qui le garde au chaud toute la nuit. Il paraît que je suis une voleuse de couvertes ! J’en doute, mais bon, pas le choix de constater l’étincelle dans ses yeux qui me confirme que dorénavant, nous nous collerons avant la nuit, puis nous regagnerons chacun nos couvertes.

 

Cette réalité me fait sourire. Je suis certaine que les parents ont plein de petites nouvelles habitudes créées par l’arrivée de bébé, mais qui se poursuivent par la suite. Des scénarios imprévus, des ajustements nécessaires qui, au final, nous rendent plus heureux.

 

 

En y repensant, je m’imaginais avoir plein de choses en moins avec la parentalité, mais je n’imaginais pas tout ce que j’allais avoir en plus. Plus d’amour, plus de rires, plus de sensibilité… et plus de couvertes !

 

Et vous ? Une nouvelle petite habitude qui s’est glissée dans votre vie de parents ?

 

Eva Staire

Les petits pieds dans l’escalier

Chez nous, les chambres sont à l’étage et l’escalier pour y mo

Chez nous, les chambres sont à l’étage et l’escalier pour y monter n’a pas de contremarches. On y voit donc au travers. Pour la sieste des plus jeunes ou quand vient l’heure du coucher, les enfants montent dormir. « Gros bisous Papa. Beaux dodos Maman. Je vous aime. À demain. ». Puis, ils montent dans leur chambre. Aussi simple que ça…

Bon. Parfois… ce n’est pas aussi simple que ça. Il arrive qu’on voie apparaître quelques minutes plus tard des petits pieds dans le haut de l’escalier… Inévitablement, ça vient avec une demande. Soit il fait trop froid dans sa chambre, soit elle a soif, soit il n’arrive pas à dormir, soit elle a fait un mauvais rêve, soit il a besoin d’un câlin supplémentaire… La liste des demandes peut être longue et plus on a d’enfants, plus ils sont créatifs pour en trouver…

Il nous est arrivé souvent, en tant que parents fatigués, de montrer des signes d’impatience dès qu’on apercevait des petits pieds dans l’escalier… Dès leur approche sur la première marche, on a souvent roulé des yeux parce qu’on aurait aimé s’assoir et relaxer un peu en amoureux. Il est arrivé aussi qu’on réponde sèchement que c’est l’heure du dodo, sans trop accorder d’importance à la dixième requête.

Pourtant… les soirs où tout le monde monte se coucher docilement, sans aucune tentative pour se relever, la maison semble tout à coup tellement calme. Trop vide… Les enfants dorment déjà à poings fermés. Je me surprends à regarder l’escalier vide et à espérer y voir des petits pieds apparaître tout en haut…

Et quand les enfants se réveillent, après le dodo, et que je vois des petits pieds pointer le bout des orteils dans cet escalier, une vague d’amour me submerge encore… Je sais que ces petits pieds dans l’escalier seront suivis d’un petit être fragile, encore endormi, aux yeux semi-fermés et aux joues rougies… parce que le temps d’un dodo, ils m’ont tellement manqué… et plus on a d’enfants, plus on a le cœur rempli d’amour…

Et immanquablement, ces petits pieds dans l’escalier porteront jusqu’à moi le câlin du matin… Le câlin que chacun de mes enfants me fait au réveil, où que je me trouve dans la maison. Ce moment où ils viennent, tour à tour, se blottir contre mon cœur de maman, et ce, peu importe combien ils ont grandi… Ce câlin qui arrive encore à figer le temps…

Un jour, les enfants seront grands et les petits pieds dans l’escalier se feront rares. Ce jour-là, je sais bien que je n’aurai aucun souvenir des cauchemars, des verres d’eau et des thermostats à ajuster. Je serai assise, grisonnante, dans mon divan et j’aurai probablement les yeux rivés vers cet escalier sans contremarches. Les yeux et le cœur remplis d’amour et d’espoir de les voir apparaître à nouveau.

Et quand mes petits-enfants viendront dormir chez Papi et Mamie, je guetterai encore cet escalier en souhaitant secrètement voir leurs petits pieds apparaître tout en haut… parce que c’est là toute la beauté d’avoir des enfants.

Joanie Fournier

Les démons de la nuit

On est en 2004, je suis à Kaboul en Afghanistan. À un certain mome

On est en 2004, je suis à Kaboul en Afghanistan. À un certain moment donné pendant la mission, nous devions commencer à prendre de la Méfloquine, un médicament utilisé pour combattre la malaria. On nous avait avisés des effets secondaires, dont un était des rêves intenses.

À partir du moment où j’ai commencé à utiliser ce médicament, les rêves intenses sont arrivés, je dirais même plutôt des cauchemars. Tellement qu’un beau matin, j’avais des égratignures dans le visage et sur une main. Vraiment, c’était horrible !

Comme tout bon soldat, on apprend à vivre avec ce qui nous est donné à l’étranger, on ne pose pas de questions et on se concentre sur la mission. Une fois de retour au pays, ça fait partie de notre mode de vie. Mes cauchemars ont continué, mais j’étais habitué à ce mode de vie.

Trois ans plus tard, j’ai connu ma femme. Et il n’a pas fallu longtemps avant qu’elle s’aperçoive que quelque chose n’allait pas avec moi la nuit. Souvent, elle se réveillait parce que j’étais debout dans le lit et j’hallucinais. Une fois entre autres, j’étais debout en équilibre sur la petite planche du pied du lit, et elle avait peur que je tombe et que je me fasse mal.

Je me rappelle qu’un moment donné, je me suis carrément levé à côté du lit et j’essayais de me sauver parce que ses bras étaient faits comme des fils métalliques qui essayaient de m’attraper. Je me suis déjà vu exploser en Afghanistan en courant avec mon fils dans les bras. J’ai fait plein de cauchemars bizarres comme cela, mais aussi d’autres, directement reliés à l’armée.

Je me rappelle qu’à mon retour de mission, j’ai rêvé que je rentrais au bataillon un matin et que je tirais sur tout le monde. C’est par la suite que j’ai demandé un transfert d’unité pour avoir une pause, car j’en avais assez.

Peut-être que c’est difficile pour vous de me lire, mais c’est ce que j’ai vécu pendant quatorze ans. Encore étonnant que je sois sain d’esprit !

Donc est‑ce à cause de la Méfloquine ou de mon TSPT, je ne sais pas. C’est un gros débat présentement avec le gouvernement, car beaucoup d’autres pays ont arrêté de donner ce médicament à leurs soldats depuis plusieurs années.

Ce qui est important pour moi, c’est que maintenant, j’ai du support d’Anciens Combattants et enfin, je dors depuis l’été dernier. Quand j’ai commencé à prendre ma médication l’été passé, je dormais quatorze heures par jour. Puis à l’automne, je n’en pouvais plus. Je me sentais paresseux, donc j’ai arrêté seulement la pilule pour dormir pendant cinq jours, car j’ai une tonne de médicaments à prendre quotidiennement. Dès le premier soir, je regardais la télévision et c’est comme si en même temps, j’avais une deuxième télévision dans la tête sur laquelle défilaient des images de l’Afghanistan rapidement en même temps, et ce, jusqu’à trois heures du matin. Je ne pouvais plus dormir. Puis j’ai commencé à reprendre cette pilule, car je n’avais pas le choix si je voulais dormir. Maintenant, j’en suis à onze heures de sommeil et c’est long. J’ai tellement hâte de moins dormir, mais j’ai été tellement longtemps sans dormir ! Ma psychologue me dit que c’est normal.

Le matin, quand les enfants sont partis pour l’école, je vais toujours me recoucher un peu, mais pas n’importe où : dans le sous-sol ! Comme il fait noir, c’est comme un bunker et je me sens en sécurité. Puis avant de m’endormir ce matin, je me demandais de quel sujet j’allais bien vous parler. Puis là, mon rythme cardiaque a augmenté, ma respiration était plus courte, etc. Donc je me suis dit ce matin, OK, arrête de penser et dors ! Il y a plein de sujets dont je vais vous parler, mais un jour à la fois. Pour m’aider avec ma blessure, j’ai appris à reconnaître mes signes physiques et cela m’aide à faire des choix pour améliorer ma situation.

Maintenant, comment conjuguer vie familiale avec tout cela ? Pas toujours évident, mais une chance que je ne travaille plus, car je ne pourrais pas m’en sortir, c’est certain.

Quand mon ti-loup d’amour de cinq ans me dit parfois avant de dormir qu’il a peur, devrais-je lui dire que moi aussi, j’ai des démons qui me hantent la nuit et tout lui raconter ? C’est sûr que non. J’essaie de le rassurer. Mais savez-vous quoi ? Je le comprends même si je suis un adulte. Car je sais ce que sont les démons de la nuit. Bonne nuit ! Je vous aime !

Carl Audet

Mon amie l’insomnie

Mon amie,

Depuis plusieurs ann

Mon amie,

Depuis plusieurs années, j’ai une amie qui me rend visite au moins deux fois par semaine et plus je vieillis, plus ses visites sont fréquentes. Pourquoi? Il me semble que j’ai assez donné. Elle le fait toujours la nuit, autour de 2 h. Elle arrive sournoisement, sans crier gare, sans prendre le temps de m’aviser de sa visite ni du nombre d’heures qu’elle passera chez moi. Parfois, ses visites sont de courtes durées, mais à d’autres moments, elle me fait royalement suer, elle s’incruste dans ma vie, dans mes nuits.

Mon conjoint n’est plus du tout dérangé par ma visiteuse, car depuis quelque temps, il dort ailleurs. En fait, il dort ailleurs depuis la venue de cette nouvelle amie. Elle prend beaucoup trop de place.

Parfois, je quitte ma visiteuse pour me réfugier dans les bras de mon homme en espérant qu’elle me laissera enfin tranquille.

Elle me réveille toujours et m’empêche de dormir; pourtant, elle le sait que j’en ai besoin. J’ai des tonnes d’heures de sommeil à récupérer! J’ai quand même eu trois enfants qui m’ont tenue en éveil des nuits et des nuits.

Aujourd’hui, ils ont dix‑huit et vingt ans et il leur arrive encore de me tenir réveillée, soit par leurs entrées et sorties tardives ou parce qu’ils ne sont pas rentrés du tout. Ou tout simplement parce que je m’inquiète pour eux.

Cette généreuse et aimable amie (grrrr) provoque souvent en moi des réflexions, des questionnements lors de ses visites inattendues et cela réveille mon hamster. Alors là, ils s’amusent comme des petits fous tous les deux.

Moi, pendant ce temps, j’essaie de relaxer, de me rendormir. Tourne sur un bord, tourne sur l’autre. J’ai chaud! J’ai froid! J’ai soif! Je me lève pour faire pipi! Je prends un livre, mais je n’arrive pas à me concentrer. J’écoute de la musique douce, j’essaie de méditer, mais en vain.

Au début, je me fâchais. J’étais vraiment en colère contre elle. J’avais beau lui dire de me laisser tranquille, de revenir plus tard vers 5 h 30 ou 6 h, mais rien à faire.

Elle s’entête! Elle aime bien venir me déranger au beau milieu de la nuit. Plus je m’impatiente, plus elle rit de moi et ses visites s’éternisent dans le temps.

Alors, j’ai décidé de la jouer cool! Je ne m’en occupe plus. Je la laisse seule. Je ne l’écoute plus et je ne me fâche plus. Ça ne donne rien. Mon hamster s’apaise aussi lorsque je l’ignore.

Cette nuit, elle s’est présente vers 1 h 30. J’ai pris le temps de jaser avec mon hamster pour savoir si je n’avais pas oublié de mettre mon linge dans la sécheuse, ce que j’allais porter lors de ma sortie, pourquoi la télé était encore allumée. Pourquoi ma fille n’arrête pas d’aller aux toilettes, est-elle malade? Ah ben! Elle ne s’est pas lavé les mains, pourtant elle le sait! Je lui ai quand même souvent répété l’importance du lavage de mains! Ouin! Décroche, la bonne femme. Ta fille est presque une adulte.

Mon fils est venu me demander pourquoi je ne dormais pas encore à 3 h 30. Tu te couches tard, qu’il me dit! Ben non! Je suis couchée depuis 21 h 30. Ben tu travailles demain… Ben oui, stie, je le sais mon grand!

Bon! Mon hamster s’est endormi, mon amie cligne des yeux et baille. Je crois que je vais pouvoir retourner au pays des rêves. Allez! Ouste! Dégage!

Shit! Il est déjà 4 h! Il ne me reste plus beaucoup de temps avant que sonne l’alarme de mon réveil-matin.

Maudite insomnie! Merci quand même pour ta précieuse collaboration!

Line Ferraro

Le soldat qui ne dormait jamais

Je n’ai jamais été d’un tempérament anxieux. J’étais plut

Je n’ai jamais été d’un tempérament anxieux. J’étais plutôt une optimiste, une « je-fais-confiance-à-la-vie », une téméraire, une heureuse. Je prenais la vie une journée à la fois, bravais les tempêtes, accueillais le soleil. Un jour, tout s’est brisé.

Ce jour‑là, je me suis séparée de mon ancien conjoint. Il n’a pas pris la rupture. Il y a eu beaucoup de violence. Pas de violence physique. La psychologique. Celle qui ne laisse pas de bleus sur la peau, mais qui meurtrit l’âme. Celle qui fait douter de soi. Celle qui part avec l’estime personnelle et qui te laisse étrangère à toi-même. Celle qui fait que tu ne te reconnais plus. Mes enfants ont comme expression : « T’es cassée ». Je l’étais solide.

C’est dans cette période que les premiers symptômes de l’anxiété sont apparus. Sournoisement. L’insomnie, la fatigue, la perte d’appétit, les étourdissements, l’anticipation et l’hyper vigilance. Il n’y avait pas qu’un hamster dans ma tête. C’était plutôt des familles de hamsters qui roulaient jour et nuit. Ça m’épuisait à force de rouler comme ça. Pas moyen de me donner une pause.

Mes perceptions de la vie changeaient. Et moi aussi. Je redoutais la prochaine catastrophe. Les hamsters et les scénarios continuaient de se bousculer dans ma tête. J’avais perdu le contrôle. J’étais devenue un soldat en guerre équipé pour le pire qui ne venait jamais. Un soldat au front, toujours prêt. Le soldat qui ne dormait jamais dans le fond de sa tranchée s’est épuisé.

Et est venue cette boule. Cette oppression au milieu de la poitrine. Au cœur du plexus solaire. Le milieu des émotions, qu’on dit. Cette difficulté à respirer, à ressentir la vie, à la goûter. Tout était devenu danger. Tout pouvait arriver. Et ce n’était plus pour le meilleur et pour le pire. C’était pour le pire et c’est tout. Cette impression de suffoquer, le cœur qui s’emballe et qui fait mal. Mon dieu je vais mourir. Mais je ne meurs pas. Ça s’appelle une crise d’angoisse. Pas une crise cardiaque. Dieu merci, j’avais survécu à celle-là.

J’ai essayé le verre de vin, puis la bouteille. J’ai essayé l’arrêt de travail et les médicaments. J’ai essayé les techniques de respiration et même le yoga. Temporairement, j’arrivais à me mettre en pause. À m’anesthésier. Mais la boule revenait. Ces moyens‑là ne me suffisaient pas. Il fallait faire différent. Il fallait que je reconnaisse que seule avec mes hamsters, je n’y arrivais plus. J’ai appelé une psychologue, j’ai ouvert la porte, je suis entrée dans son bureau et j’y suis toujours.

J’arrive aujourd’hui à gérer davantage mes scénarios et mes pensées. Vous dire que je ne suis plus un soldat serait mentir. Je suis toujours un soldat. Mais le soldat va maintenant dormir lorsque c’est son tour. Le soldat sait qu’il peut y avoir un danger mais pas toujours. Que la vie, ça peut vraiment être beau et simple des fois.

Eva Staire

La vie change quand on a des enfants.

Le jour où on a des enfants, notre vie change. Attention ! Je ne

Le jour où on a des enfants, notre vie change. Attention ! Je ne parle pas ici du cliché des nouveaux parents qui voient leur vie basculer. Non, non. Je vous parle de notre vision des petites choses et des petits bobos qui prend une toute nouvelle tournure !

Avant d’avoir des enfants, tu pensais que tu connaissais bien la fatigue. Pfff ! Tu en avais passé, des nuits blanches à jaser, chanter, danser et boire. C’est ça, la fatigue, non ? Non. Les enfants, eux, connaissent une méthode de torture qui te garde éveillée des jours, des semaines et des mois durant. Sans aucun répit. Je te jure, ils ont mis des détecteurs de mouvements sur ton oreiller, et si tu y poses la tête, ils se remettent à hurler ! Alors tu as aussi développé des réflexes pour t’adapter, pour survivre. Comme boire trois cafés le matin, froids bien sûr. Comme profiter de la sieste pour t’étendre. Ha, quelle bonne blague ! Il ne fera pas de sieste finalement aujourd’hui… #cestluileboss

Avant d’avoir des enfants, tu allais voir une partie de football pour encourager ton ami ou ton cousin, simplement. Si un joueur se blessait, tu envisageais les répercussions sur la possible victoire. Maintenant que tu as des enfants, oublie ça. Tu vas passer plus de temps à regarder les parents des joueurs dans les estrades que la partie elle-même. Parce que maintenant, quand tu vois un papa avec les yeux remplis de fierté, tu ressens une boule infinie de joie dans l’estomac. Si un joueur se blesse, tu tournes immédiatement ton regard vers sa maman… et tu penses à ce que tu vivrais si ton propre enfant se blessait… et là le cœur t’arrête. Une vraie dinde. Parce que ce n’est même pas vraiment ton enfant. Mais tu ne peux pas t’empêcher d’angoisser quand même.

Avant d’avoir des enfants, tu embrassais tout le monde à Noël sans te soucier d’attraper un vulgaire microbe. Au pire, tu « callais malade » pour écouter des films dans ton lit pendant deux jours. Maintenant que tu as des enfants, tu visites les foules avec un œil de Colombo pour éviter de toucher à quelqu’un de contaminé. Et si par malheur, quelqu’un te dit qu’il a la G.A.S.T.R.O., tu cours. Vite. Parce que tu le sais, astheure, que la gastro, tout le monde va y passer. Pas en même temps-là, nenon, ça serait trop facile ! Pis en plus, tu as développé des réflexes vraiment étranges, comme mettre tes propres mains devant la bouche de ton enfant pour attraper un projectile de vomi. Tu ne faisais pas ça, avant !

Avant d’avoir des enfants, tu voyageais, tu courais les manèges les plus rapides et les plus hauts et tu cherchais les nouvelles sensations fortes. Maintenant que tu es maman, même plus besoin de sortir de la maison pour ressentir de l’adrénaline ! Prises de courant, escaliers, divans, couteaux, p’tit bout de sac de lait, raisin pas coupé… ça n’en prend pas plus à la portée de ton petit pour que ton cœur ne cesse de battre une minute !

Faque oui, maintenant que tu as des enfants, ta vision des petites choses a changé. Tu fuis les microbes, tu dors moins, tu paniques plus et surtout, tu te remets constamment en question… Mais tu as aussi appris ce que c’est que d’aimer pour vrai. Aimer à en avoir mal dans la poitrine. Aimer à vouloir croquer un petit humain beaucoup trop fort. Et quand bébé va (enfin) te permettre de dormir, tu vas préférer passer ce temps à le regarder dormir paisiblement en lui promettant que tu es là pour le protéger. Quoiqu’il advienne. Tu te répéteras que tu as créé un petit humain qui vivra de grandes choses.

Et quand tu vis ça, tu sais que ta vie a changé. Mais pour le mieux.

Joanie Fournier

Fatiguée pas à peu près

Selon ma montre intelligente, ma nuit moyenne compte à peine plus d

Selon ma montre intelligente, ma nuit moyenne compte à peine plus de trois heures de sommeil et l’équivalent de sommeil agité. Beau temps, mauvais temps. Avec des somnifères dans le système, je me rends parfois à cinq heures. Si je suis chanceuse.

Ça a quand même des avantages. Je ne me fais jamais réveiller par le beep beep beep agressant du réveil matin. Je souffre assez peu des nuits écourtées par les petits bobos des enfants ou par les insomnies temporaires. Au lieu d’avoir seize heures d’éveil quotidien pour être efficace, j’en ai une vingtaine. Yé! Yé?

Pourtant, je me suis améliorée. Il n’y a pas si longtemps, ma nuit normale commençait systématiquement par trois heures d’insomnie, de virage de bord, de tirage de couvertures, de jambes agitées. Gros party disco de hamsters dans le cerveau. Non-stop. Ça arrive encore, mais c’est rare. Et seulement quand je m’en donne la permission. Parfois, ça fait du bien de perdre le contrôle.

Quand j’étais une petite jeunesse, ça pouvait toujours aller. Le corps suivait, la tête réagissait au quart de tour. Mais à la longue, ça use, des nuits aussi courtes! Ça brise l’énergie, ça fragilise l’humeur, ça nuit à la famille, ça affaiblit le système immunitaire. Exit, la concentration. Ciao bye, les idées claires. Attention! Chute de quotient intellectuel à l’horizon!

Quand je suis devenue maman la première fois, je me souviens avoir pensé que c’était impossible de mourir de fatigue. Donc, le sommeil était LA chose à sacrifier pour survivre. Résultat : je me suis poussée à bout. Ma fille aînée se réveillait à 5 h du matin. Sa petite sœur vivait la nuit. Dans les quelques heures pendant lesquelles elles dormaient en simultané, je préparais mes cours et je corrigeais les travaux de mes étudiants. Et j’essayais de dormir. En réalité, je ne dormais pas : je m’effondrais.

Pendant plusieurs années, j’ai fonctionné sur le pilote automatique. Un robot. Gauche, droite, gauche, droite. J’avais l’impression que je contrôlais ma vie, j’étais efficace, je réussissais, je jonglais avec tellement de projets en même temps! On ne meurt pas de fatigue, n’est-ce pas?

Puis, les maladresses et les erreurs d’inattention se sont mises à s’empiler dans mon quotidien. Je portais mes jeans à l’envers et je m’en rendais compte en les enlevant le soir (merci, pull-up pants!), j’entendais mes collègues me dire : « Euh… ton chandail… les coutures sont en dehors…» Je portais deux souliers différents et je passais la journée à me demander si une de mes jambes avait grandi pendant la nuit. Je faisais des accrochages mineurs en auto…

Un jour, je revenais de chez ma mère. Cinq heures de route. Les quatre enfants endormis dans leur siège. Je venais de traverser le pont entre l’Ontario et le Québec. Il me restait moins de dix minutes de route avant d’arriver à destination. J’avais combattu le sommeil pendant tout le trajet. Je ne pouvais quand même pas louer une chambre d’hôtel en plein jour et y stationner toute la famille pendant que je ronflais! Lumière rouge. Je me suis endormie. Deux fois. La vie de mes enfants et la mienne entre les mains, juste à la place du volant. Je me suis endormie. Contre ma volonté. Contre la loi.

Je suis arrivée tant bien que mal chez moi. J’ai réveillé les enfants pour les faire entrer dans la maison. Et je me suis réveillée pour vrai. Il était plus que temps que je me repose. Que je prenne soin de moi. Que j’enfonce les freins à fond. Avant qu’il soit trop tard.

J’ai pris une pause de conduite automobile pour un bout. J’ai appris à faire des siestes. Je me suis forcée à me coucher un peu plus tôt, progressivement. J’ai regardé dans les yeux ma peur de ne pas m’endormir. Je me suis convaincue que j’avais du pouvoir sur mon sommeil et sur mon niveau de stress.

Je n’aurai probablement jamais besoin de huit heures de sommeil en ligne. Mais rien ne m’empêche de gérer mon repos autrement. Quelques minutes de calme sur l’heure du dîner, cinq minutes de méditation au retour du travail, un câlin de bonne nuit prolongé après l’histoire du dodo : ça maintient mon niveau de repos dans une zone sécuritaire, autant pour ma santé physique et mentale que pour mes enfants. C’est pas mal plus facile d’être heureuse et de prendre de bonnes décisions quand on est reposé!

On ne meurt pas de fatigue. Mais la fatigue peut nous tuer. Et je refuse.

Nathalie Courcy

 

Les mauvais rêves…

<sp

Vos enfants font des cauchemars?

 

Mes filles ont bien sûr vécu ces réveils difficiles et effrayants, mais on aurait dit que ma plus jeune avait obtenu un droit d’accès gratuit et inépuisable aux cauchemars.

 

Pendant au moins deux ans, je n’ai pas dormi une seule nuit complète.

 

Oui parce que je voulais être un bon parent, donc j’essayais tout ce qui pouvait aider mon enfant à passer à travers ces moments difficiles :

 

– Couper au maximum la télévision

– Positionner le lit, tête au nord

– Créer une routine sécurisante

– Ne pas laisser dormir mon enfant avec nous (j’ai essayé de dormir pendant deux mois sur une chaise dans la chambre de ma fille… on va repasser pour le confort!)

 

Pleins de trucs puisés dans les livres et chez les professionnels que nous avons consultés. Malgré notre désir de l’aider, rien n’y faisait, on était découragés et surtout épuisés. Disons que notre estime personnelle en tant que parents n’était pas non plus à son plus fort. Chaque nouvel essai se terminait par… un mauvais rêve. On se sentait littéralement, nous aussi, en plein milieu d’un cauchemar qui ne finissait jamais.

 

Et puis un jour, on s’est lassés d’essayer de changer quelque chose qui était là de façon temporaire (on s’entend qu’à vingt‑cinq ans, elle aura la capacité de gérer ses cauchemars).

 

On était à bout.

 

Certains diront qu’on a laissé tomber notre enfant, mais à voir le résultat depuis qu’on a lâché prise, on a pris la bonne décision.

 

On a gardé les rituels.

 

J’ai trouvé sur Pinterest une recette de « poush poush anti-cauchemar » qui a quand même apporté du réconfort à ma cocotte.

 

La méditation lui a permis de se détendre et de se laisser aller vers le sommeil. Elle a adoré « Relaxation pour enfant » de Nicole Bordeleau, « Calme et attentif comme une grenouille » d’Eline Snel ainsi que « Philosopher et méditer avec les enfants » de Frédéric Lenoir.

 

L’accueil et le fait d’être là pour elle nous ont permis à tous de passer à travers.

 

On a fait du cododo en masse après avoir lâché prise. Nous n’en avons jamais ressenti de culpabilité, malgré les gens qui nous disaient qu’on ne faisait pas la bonne chose.

 

L’important, dans chaque décision que l’on prend, c’est de s’assumer et de reconnaître qu’on fait toujours de son mieux.

 

Presque deux années ont passé depuis la fin de ce cycle de cauchemars. Notre fille dort paisiblement et elle le fait… dans son lit. Le tout s’est fait naturellement et à son rythme à elle.

 

Vos cocos d’amour font des cauchemars?

 

 

Martine Wilky

 

 

Venez me rejoindre dans mon monde lumineux au http://www.martinewilky.ca/

Petit traité du cododo selon MOI

<span style="c

J’ai dormi collée sur ma mère jusqu’à ce que je me fasse un chum. Ces moments sécurisants où je pouvais me faire bercer par Morphée étaient délicieux ! Oh que j’aimais sortir de mon lit au beau milieu de la nuit, me voyant déjà au chaud sous la couette de ma mère… J’ai tellement aimé ces moments que maintenant…

 

Je vis la même chose avec ma mini. Elle adore venir se faire écrabouiller entre ses parents. Même si cela veut dire qu’elle doit faire deux lits au petit matin, elle adore ! Grande fille a, elle aussi, eu ses périodes où elle venait nous rejoindre, mais elle préfère le confort de son lit.

 

Il y a plein d’opinions diverses sur le sujet du cododo.

 

On dit que cela empêche les enfants de s’endormir seuls (je suis une adulte et je dors avec mon chéri mari et je peux vous dire que lorsque je m’endors, je suis seule… avec mon sommeil !)

 

On dit que cela interfère avec la vie sexuelle des parents (je peux vous dire que lorsque ma fille voit la porte de ma chambre fermée, elle sait que l’on fait l’amour et n’a pas du tout envie d’y entrer !)

 

On dit que l’habitude du cododo est difficile à perdre (je suis plutôt en accord, car je me suis probablement mariée pour ne pas dormir seule… comme si c’était l’unique raison !)

 

On dit que le cododo est une source de problèmes psychologiques (tout comme l’insécurité et l’abandon causent des troubles psychologiques… on ne s’en sortira pas, nos enfants auront des problèmes dans la tête, je préfère juste qu’ils ne proviennent pas de la peur !)

 

On dit tellement de choses sur le cododo que lorsqu’on le pratique, on se sent coupable. On n’ose pas en parler ni même y faire référence. Surtout que tout le monde a son opinion. Bonne ou mauvaise, cette pratique ne laisse personne indifférent.

 

Nous pratiquons le cododo chez nous. Nos filles seront adultes un jour. On repensera à tous ces beaux moments doux. On crée des souvenirs même en rêvant. Traitez-nous de parents indignes si cela peut vous faire du bien. On est en paix avec ça. On finira sûrement par acheter un lit plus grand, quoique…

 

Moi je dis qu’un moment donné, notre fille ne viendra plus nous rejoindre. En attendant, si je me fie à moi, je n’ai pas trop mal viré… quoique… !

 

Et vous, vous pratiquez le cododo ?

 

Martine Wilky

 

Le sommeil des enfants est un sujet tabou! La face cachée de vos nuits…

Qu’on arrête de se mentir, le sommeil des enfants est un sujet ta

Qu’on arrête de se mentir, le sommeil des enfants est un sujet tabou. Personne n’osera dire ouvertement qu’il ne dort pas, qu’il est réveillé cinq fois par nuit ou que la nuit s’arrête toujours trop tôt! Oui, oui, soyons honnêtes pour une fois, avoir des enfants, ça scrape nos nuits, on hypothèque son capital sommeil! Vous en avez pour quinze ans encore à ne pas bien dormir. Voici un récapitulatif de la situation.

À peine sortie de la maternité, on vous demandera gentiment : « Pas trop fatiguée? »; « Tu arrives à te reposer? » Oui, oui vous dormez; en fait, vous vous endormez partout, n’importe quand, devant la télévision, dans votre bain, en poussant le carrosse, vous peinez à suivre une conversation de A à Z… Le sommeil vous guette, mais on dirait qu’il n’est pas réparateur. Vos cernes commencent alors à apparaître.

Après quelques mois, on vous demandera mesquinement : « Pis, il fait ses nuits? » La fameuse question qui fâche! On dirait une de ces phrases toutes faites qu’on se sent obligés de poser aux jeunes mamans. Vous vous questionnez : mentir ou dire la vérité? Honnêtement, on a toutes envie de mentir, parce que le bébé de la voisine, lui, fait ses nuits depuis qu’il a six semaines. C’est là que vous vous demandez ce qu’elle fait de plus que vous. Jalousie, quand tu nous guettes. Et si elle mentait? C’est sûrement ça! On connaît tous quelqu’un, qui connaît quelqu’un, qui a un bébé qui dort la nuit. Alors vous répondez comme vous pouvez : « Non, il ne fait pas ses nuits. »; « C’est normal, il se réveille toutes les trois heures pour boire; oui, oui, j’allaite! » On n’arrête pas de culpabiliser (encore). Les femmes qui donnent le biberon n’ont pas de bébés qui dorment plus! C’est faux, c’est un mythe, une légende urbaine!

Cododo ou non, dans votre chambre, dans sa chambre, le laisser pleurer, homéopathie… Vous voyant exténuée, tout le monde aura son opinion, son conseil, sa recommandation pour vous aider. C’est très gentil, mais à les regarder, ils ne dorment pas plus que vous, donc on peut présumer que leurs conseils sont à appliquer avec parcimonie.

Après ça, ça se calme un peu. Un répit, vous pensez que c’est gagné; une nuit complète, hourra, le jack pot! Il dort. Je vous rassure, ça ne dure pas. Vers huit mois, il y a la phase de la peur de l’abandon. Bébé vous réclame pour s’endormir. Vous avez beau lui offrir les plus belles peluches du monde, ce qu’il veut c’est vous, oui, sa maman adorée! Vous lui dévouez vos soirées et finissez inlassablement par vous endormir en lui tenant la main à travers les barreaux de son lit.

De zéro à un an, vous n’avez pas de répit, entre les douloureuses poussées dentaires, les rhumes, les gastros, la fièvre, les angines et autres microbes qui élisent domicile dans le corps de votre enfant. C’est ce que vous dites à votre entourage pour ne pas perdre la face. Votre nourrisson a toujours une bonne raison pour ne pas bien dormir. Vous commencez à détester la personne qui a inventé l’expression « dormir comme un bébé ». Parce que c’est faux! Votre bébé à vous ne dort pas paisiblement avec les petits poings fermés comme dans les pubs de Pampers!

De deux ans à trois ans, vous vous battez avec lui pour qu’il reste dans son lit. Parce que maintenant, il a un lit de grand et il peut en sortir! Il se lève dix fois par nuit, parce qu’il a froid, soif, envie de pipi ou simplement, et surtout, pour vous faire marcher. Lui, il s’en fout de ne pas dormir : à la garderie, il récupère. Quand son éducatrice vous dit qu’il a dormi trois heures pour la sieste, vous avez juste envie de vous rouler en boule et de pleurer!

De quatre ans à cinq ans, c’est la phase des cauchemars, des peurs, des angoisses nocturnes. Il n’est pas rare de voir ou d’entendre débarquer votre rejeton au milieu de la nuit. Pour préserver votre sommeil, vous l’accueillez chaleureusement avec vous. Mais encore une fois, qu’on se le dise honnêtement, vous ne dormez pas très bien, avec son genou dans les reins, sa main sur votre visage. Il prend toute la place et tire la couverture. Vous finissez par vous rendormir en grelottant dans le coin de votre lit.

Ah oui, j’ai aussi oublié de vous dire qu’il y a aussi les pipis au lit! Oui, oui, ça arrive! Vous entendez un couinement dans la pénombre : « Maman, j’ai fait pipi. » Comme si vous n’aviez pas assez de lavage à faire durant le jour, vous changez les draps et son pyjama, et vous restez à ses côtés le temps qu’il se rendorme. Le petit matin pointe alors le bout de son nez quand vous retrouvez votre lit froid pour quelques minutes de repos.

Il y a peut-être un espoir de sept ans à dix ans, mais encore là, c’est sans compter les soirées avec les copains où on les entend ricaner jusqu’à minuit, les levers aux aurores parce qu’il y a un événement important… À cette période, vous aurez toutes les misères du monde à les réveiller en semaine, mais la fin de semaine, ils font le pied de grue devant votre porte à sept heures tapantes. Et, si vous êtes chanceux, votre enfant ne fera pas de somnambulisme!

Et puis à cet âge, c’est fini les siestes, vous ne pouvez plus espérer rattraper quelques heures de sommeil durant la journée.

À l’adolescence, vous guettez en permanence le faisceau lumineux sous sa porte jusqu’aux petites heures. Vous répétez inlassablement à votre jeune de lâcher son téléphone et de fermer la lumière. D’autres soirs, vous attendez qu’il rentre d’un party, accoudée à la table de la cuisine et enveloppée dans votre robe de chambre. Il vous avait promis de rentrer à deux heures du matin, il est 2 h 10, vous pensez appeler la police, l’armée, alerter tout le quartier. Il finit par rentrer. Lui, il n’a aucun problème à s’endormir, il plonge dans son lit et tombe instantanément dans un profond sommeil. Vous, vous retournez dans votre lit en imaginant les pires horreurs.

Alors, soyons honnêtes, il n’y a pas de honte, vous n’êtes pas un mauvais parent si vos enfants se réveillent la nuit! La situation arrive dans tous les foyers. Oui, chez les voisins, les enfants sont au lit à 7 h 30, mais ce qu’ils ne vous disent pas, c’est qu’ils se réveillent dix fois aussi durant la nuit pour remettre la suce. Votre belle-sœur, toujours bien organisée, ses enfants ne dorment pas plus : elle se met des bouchons dans les oreilles pour ne pas les entendre!

La fatigue, on finit par ne plus la sentir, elle devient familière, s’incruste dans notre corps pour y dessiner de jolis cernes! Le manque de sommeil, on le compense avec d’autres choses : de l’amour, des câlins, des sourires, des mots doux! Nos enfants nous empêchent certainement de dormir, mais ils nous donnent aussi une force incroyable!

Sur ce, je vous souhaite une très bonne nuit!

Gabie Demers

Atchoum! Le festival des allergies saisonnières

<span style="margin: 0px; line-height: 107%; font-family: 'Times New

C’est fait, elles sont de retour : les allergies saisonnières.

 

Allergies, merci de m’empêcher de dormir, soit moi, soit mon chum (quand ce n’est pas un, c’est l’autre). Vous mettez du piquant dans nos vies 😊

Éternuer la nuit, c’est irritant! Dormir aux côtés de quelqu’un qui éternue, insupportable!

 

Sérieusement, seules les victimes de ce mal saisonnier me comprendront.

 

Le fameux moment, celui où tu ressens les premiers picotements dans tes yeux, dans ton nez… L’instant où tu résistes de tout ton être à te frotter les paupières (car tu sais qu’une fois que tu auras frotté tes jolis yeux, ce sera fichu)…

 

Cet instant.

 

Tu le fais. Tu frottes de tes paumes entières afin de soulager tes yeux qui, tu le sais, seront rougis des heures durant.

 

C’est fait. Tes yeux coulent. Ton nez aussi.

 

Les mouchoirs deviendront tes alliés pour les prochaines semaines. Ces semaines où tu devrais plutôt t’extasier devant la nature bourgeonnante.

 

Tous les antihistaminiques de ce monde ne sont jamais parvenus à étouffer les désagréables symptômes accompagnant le réveil printanier. S’ils y parviennent, ils amènent, la plupart du temps, leur lot d’effets secondaires.

 

Dormir debout.

 

Ne plus pouvoir porter tes lentilles.

 

Avoir la nausée.

 

Ne plus pouvoir conduire de machinerie lourde (je vous le jure, c’est écrit sur la boîte!)

 

Ne me parlez pas d’acupuncture; j’ai horreur des aiguilles!

 

Depuis quelques années, j’ai abdiqué. Curieusement, et heureusement, elles sont moins agressives.

 

Malgré tous les désagréments que vous me causez, allergies saisonnières, je vous aime d’amour.

Je vous aime, car votre retour est synonyme de beau temps et de température estivale

Et ça, ça vaut bien quelques mouchoirs!

 

 

Karine Lamarche