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Les mauvais rêves…

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Vos enfants font des cauchemars?

 

Mes filles ont bien sûr vécu ces réveils difficiles et effrayants, mais on aurait dit que ma plus jeune avait obtenu un droit d’accès gratuit et inépuisable aux cauchemars.

 

Pendant au moins deux ans, je n’ai pas dormi une seule nuit complète.

 

Oui parce que je voulais être un bon parent, donc j’essayais tout ce qui pouvait aider mon enfant à passer à travers ces moments difficiles :

 

– Couper au maximum la télévision

– Positionner le lit, tête au nord

– Créer une routine sécurisante

– Ne pas laisser dormir mon enfant avec nous (j’ai essayé de dormir pendant deux mois sur une chaise dans la chambre de ma fille… on va repasser pour le confort!)

 

Pleins de trucs puisés dans les livres et chez les professionnels que nous avons consultés. Malgré notre désir de l’aider, rien n’y faisait, on était découragés et surtout épuisés. Disons que notre estime personnelle en tant que parents n’était pas non plus à son plus fort. Chaque nouvel essai se terminait par… un mauvais rêve. On se sentait littéralement, nous aussi, en plein milieu d’un cauchemar qui ne finissait jamais.

 

Et puis un jour, on s’est lassés d’essayer de changer quelque chose qui était là de façon temporaire (on s’entend qu’à vingt‑cinq ans, elle aura la capacité de gérer ses cauchemars).

 

On était à bout.

 

Certains diront qu’on a laissé tomber notre enfant, mais à voir le résultat depuis qu’on a lâché prise, on a pris la bonne décision.

 

On a gardé les rituels.

 

J’ai trouvé sur Pinterest une recette de « poush poush anti-cauchemar » qui a quand même apporté du réconfort à ma cocotte.

 

La méditation lui a permis de se détendre et de se laisser aller vers le sommeil. Elle a adoré « Relaxation pour enfant » de Nicole Bordeleau, « Calme et attentif comme une grenouille » d’Eline Snel ainsi que « Philosopher et méditer avec les enfants » de Frédéric Lenoir.

 

L’accueil et le fait d’être là pour elle nous ont permis à tous de passer à travers.

 

On a fait du cododo en masse après avoir lâché prise. Nous n’en avons jamais ressenti de culpabilité, malgré les gens qui nous disaient qu’on ne faisait pas la bonne chose.

 

L’important, dans chaque décision que l’on prend, c’est de s’assumer et de reconnaître qu’on fait toujours de son mieux.

 

Presque deux années ont passé depuis la fin de ce cycle de cauchemars. Notre fille dort paisiblement et elle le fait… dans son lit. Le tout s’est fait naturellement et à son rythme à elle.

 

Vos cocos d’amour font des cauchemars?

 

 

Martine Wilky

 

 

Venez me rejoindre dans mon monde lumineux au http://www.martinewilky.ca/

Petit traité du cododo selon MOI

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J’ai dormi collée sur ma mère jusqu’à ce que je me fasse un chum. Ces moments sécurisants où je pouvais me faire bercer par Morphée étaient délicieux ! Oh que j’aimais sortir de mon lit au beau milieu de la nuit, me voyant déjà au chaud sous la couette de ma mère… J’ai tellement aimé ces moments que maintenant…

 

Je vis la même chose avec ma mini. Elle adore venir se faire écrabouiller entre ses parents. Même si cela veut dire qu’elle doit faire deux lits au petit matin, elle adore ! Grande fille a, elle aussi, eu ses périodes où elle venait nous rejoindre, mais elle préfère le confort de son lit.

 

Il y a plein d’opinions diverses sur le sujet du cododo.

 

On dit que cela empêche les enfants de s’endormir seuls (je suis une adulte et je dors avec mon chéri mari et je peux vous dire que lorsque je m’endors, je suis seule… avec mon sommeil !)

 

On dit que cela interfère avec la vie sexuelle des parents (je peux vous dire que lorsque ma fille voit la porte de ma chambre fermée, elle sait que l’on fait l’amour et n’a pas du tout envie d’y entrer !)

 

On dit que l’habitude du cododo est difficile à perdre (je suis plutôt en accord, car je me suis probablement mariée pour ne pas dormir seule… comme si c’était l’unique raison !)

 

On dit que le cododo est une source de problèmes psychologiques (tout comme l’insécurité et l’abandon causent des troubles psychologiques… on ne s’en sortira pas, nos enfants auront des problèmes dans la tête, je préfère juste qu’ils ne proviennent pas de la peur !)

 

On dit tellement de choses sur le cododo que lorsqu’on le pratique, on se sent coupable. On n’ose pas en parler ni même y faire référence. Surtout que tout le monde a son opinion. Bonne ou mauvaise, cette pratique ne laisse personne indifférent.

 

Nous pratiquons le cododo chez nous. Nos filles seront adultes un jour. On repensera à tous ces beaux moments doux. On crée des souvenirs même en rêvant. Traitez-nous de parents indignes si cela peut vous faire du bien. On est en paix avec ça. On finira sûrement par acheter un lit plus grand, quoique…

 

Moi je dis qu’un moment donné, notre fille ne viendra plus nous rejoindre. En attendant, si je me fie à moi, je n’ai pas trop mal viré… quoique… !

 

Et vous, vous pratiquez le cododo ?

 

Martine Wilky

 

Le sommeil des enfants est un sujet tabou! La face cachée de vos nuits…

Qu’on arrête de se mentir, le sommeil des enfants est un sujet ta

Qu’on arrête de se mentir, le sommeil des enfants est un sujet tabou. Personne n’osera dire ouvertement qu’il ne dort pas, qu’il est réveillé cinq fois par nuit ou que la nuit s’arrête toujours trop tôt! Oui, oui, soyons honnêtes pour une fois, avoir des enfants, ça scrape nos nuits, on hypothèque son capital sommeil! Vous en avez pour quinze ans encore à ne pas bien dormir. Voici un récapitulatif de la situation.

À peine sortie de la maternité, on vous demandera gentiment : « Pas trop fatiguée? »; « Tu arrives à te reposer? » Oui, oui vous dormez; en fait, vous vous endormez partout, n’importe quand, devant la télévision, dans votre bain, en poussant le carrosse, vous peinez à suivre une conversation de A à Z… Le sommeil vous guette, mais on dirait qu’il n’est pas réparateur. Vos cernes commencent alors à apparaître.

Après quelques mois, on vous demandera mesquinement : « Pis, il fait ses nuits? » La fameuse question qui fâche! On dirait une de ces phrases toutes faites qu’on se sent obligés de poser aux jeunes mamans. Vous vous questionnez : mentir ou dire la vérité? Honnêtement, on a toutes envie de mentir, parce que le bébé de la voisine, lui, fait ses nuits depuis qu’il a six semaines. C’est là que vous vous demandez ce qu’elle fait de plus que vous. Jalousie, quand tu nous guettes. Et si elle mentait? C’est sûrement ça! On connaît tous quelqu’un, qui connaît quelqu’un, qui a un bébé qui dort la nuit. Alors vous répondez comme vous pouvez : « Non, il ne fait pas ses nuits. »; « C’est normal, il se réveille toutes les trois heures pour boire; oui, oui, j’allaite! » On n’arrête pas de culpabiliser (encore). Les femmes qui donnent le biberon n’ont pas de bébés qui dorment plus! C’est faux, c’est un mythe, une légende urbaine!

Cododo ou non, dans votre chambre, dans sa chambre, le laisser pleurer, homéopathie… Vous voyant exténuée, tout le monde aura son opinion, son conseil, sa recommandation pour vous aider. C’est très gentil, mais à les regarder, ils ne dorment pas plus que vous, donc on peut présumer que leurs conseils sont à appliquer avec parcimonie.

Après ça, ça se calme un peu. Un répit, vous pensez que c’est gagné; une nuit complète, hourra, le jack pot! Il dort. Je vous rassure, ça ne dure pas. Vers huit mois, il y a la phase de la peur de l’abandon. Bébé vous réclame pour s’endormir. Vous avez beau lui offrir les plus belles peluches du monde, ce qu’il veut c’est vous, oui, sa maman adorée! Vous lui dévouez vos soirées et finissez inlassablement par vous endormir en lui tenant la main à travers les barreaux de son lit.

De zéro à un an, vous n’avez pas de répit, entre les douloureuses poussées dentaires, les rhumes, les gastros, la fièvre, les angines et autres microbes qui élisent domicile dans le corps de votre enfant. C’est ce que vous dites à votre entourage pour ne pas perdre la face. Votre nourrisson a toujours une bonne raison pour ne pas bien dormir. Vous commencez à détester la personne qui a inventé l’expression « dormir comme un bébé ». Parce que c’est faux! Votre bébé à vous ne dort pas paisiblement avec les petits poings fermés comme dans les pubs de Pampers!

De deux ans à trois ans, vous vous battez avec lui pour qu’il reste dans son lit. Parce que maintenant, il a un lit de grand et il peut en sortir! Il se lève dix fois par nuit, parce qu’il a froid, soif, envie de pipi ou simplement, et surtout, pour vous faire marcher. Lui, il s’en fout de ne pas dormir : à la garderie, il récupère. Quand son éducatrice vous dit qu’il a dormi trois heures pour la sieste, vous avez juste envie de vous rouler en boule et de pleurer!

De quatre ans à cinq ans, c’est la phase des cauchemars, des peurs, des angoisses nocturnes. Il n’est pas rare de voir ou d’entendre débarquer votre rejeton au milieu de la nuit. Pour préserver votre sommeil, vous l’accueillez chaleureusement avec vous. Mais encore une fois, qu’on se le dise honnêtement, vous ne dormez pas très bien, avec son genou dans les reins, sa main sur votre visage. Il prend toute la place et tire la couverture. Vous finissez par vous rendormir en grelottant dans le coin de votre lit.

Ah oui, j’ai aussi oublié de vous dire qu’il y a aussi les pipis au lit! Oui, oui, ça arrive! Vous entendez un couinement dans la pénombre : « Maman, j’ai fait pipi. » Comme si vous n’aviez pas assez de lavage à faire durant le jour, vous changez les draps et son pyjama, et vous restez à ses côtés le temps qu’il se rendorme. Le petit matin pointe alors le bout de son nez quand vous retrouvez votre lit froid pour quelques minutes de repos.

Il y a peut-être un espoir de sept ans à dix ans, mais encore là, c’est sans compter les soirées avec les copains où on les entend ricaner jusqu’à minuit, les levers aux aurores parce qu’il y a un événement important… À cette période, vous aurez toutes les misères du monde à les réveiller en semaine, mais la fin de semaine, ils font le pied de grue devant votre porte à sept heures tapantes. Et, si vous êtes chanceux, votre enfant ne fera pas de somnambulisme!

Et puis à cet âge, c’est fini les siestes, vous ne pouvez plus espérer rattraper quelques heures de sommeil durant la journée.

À l’adolescence, vous guettez en permanence le faisceau lumineux sous sa porte jusqu’aux petites heures. Vous répétez inlassablement à votre jeune de lâcher son téléphone et de fermer la lumière. D’autres soirs, vous attendez qu’il rentre d’un party, accoudée à la table de la cuisine et enveloppée dans votre robe de chambre. Il vous avait promis de rentrer à deux heures du matin, il est 2 h 10, vous pensez appeler la police, l’armée, alerter tout le quartier. Il finit par rentrer. Lui, il n’a aucun problème à s’endormir, il plonge dans son lit et tombe instantanément dans un profond sommeil. Vous, vous retournez dans votre lit en imaginant les pires horreurs.

Alors, soyons honnêtes, il n’y a pas de honte, vous n’êtes pas un mauvais parent si vos enfants se réveillent la nuit! La situation arrive dans tous les foyers. Oui, chez les voisins, les enfants sont au lit à 7 h 30, mais ce qu’ils ne vous disent pas, c’est qu’ils se réveillent dix fois aussi durant la nuit pour remettre la suce. Votre belle-sœur, toujours bien organisée, ses enfants ne dorment pas plus : elle se met des bouchons dans les oreilles pour ne pas les entendre!

La fatigue, on finit par ne plus la sentir, elle devient familière, s’incruste dans notre corps pour y dessiner de jolis cernes! Le manque de sommeil, on le compense avec d’autres choses : de l’amour, des câlins, des sourires, des mots doux! Nos enfants nous empêchent certainement de dormir, mais ils nous donnent aussi une force incroyable!

Sur ce, je vous souhaite une très bonne nuit!

Gabie Demers

Atchoum! Le festival des allergies saisonnières

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C’est fait, elles sont de retour : les allergies saisonnières.

 

Allergies, merci de m’empêcher de dormir, soit moi, soit mon chum (quand ce n’est pas un, c’est l’autre). Vous mettez du piquant dans nos vies 😊

Éternuer la nuit, c’est irritant! Dormir aux côtés de quelqu’un qui éternue, insupportable!

 

Sérieusement, seules les victimes de ce mal saisonnier me comprendront.

 

Le fameux moment, celui où tu ressens les premiers picotements dans tes yeux, dans ton nez… L’instant où tu résistes de tout ton être à te frotter les paupières (car tu sais qu’une fois que tu auras frotté tes jolis yeux, ce sera fichu)…

 

Cet instant.

 

Tu le fais. Tu frottes de tes paumes entières afin de soulager tes yeux qui, tu le sais, seront rougis des heures durant.

 

C’est fait. Tes yeux coulent. Ton nez aussi.

 

Les mouchoirs deviendront tes alliés pour les prochaines semaines. Ces semaines où tu devrais plutôt t’extasier devant la nature bourgeonnante.

 

Tous les antihistaminiques de ce monde ne sont jamais parvenus à étouffer les désagréables symptômes accompagnant le réveil printanier. S’ils y parviennent, ils amènent, la plupart du temps, leur lot d’effets secondaires.

 

Dormir debout.

 

Ne plus pouvoir porter tes lentilles.

 

Avoir la nausée.

 

Ne plus pouvoir conduire de machinerie lourde (je vous le jure, c’est écrit sur la boîte!)

 

Ne me parlez pas d’acupuncture; j’ai horreur des aiguilles!

 

Depuis quelques années, j’ai abdiqué. Curieusement, et heureusement, elles sont moins agressives.

 

Malgré tous les désagréments que vous me causez, allergies saisonnières, je vous aime d’amour.

Je vous aime, car votre retour est synonyme de beau temps et de température estivale

Et ça, ça vaut bien quelques mouchoirs!

 

 

Karine Lamarche

Les « plusse-meilleures » raisons des enfants pour se relever le soir

Les enfants ont un don particulier pour écourter la soirée en amou

Les enfants ont un don particulier pour écourter la soirée en amoureux de leurs parents, ou pour empêcher leur papa ou leur maman de clencher le ménage afin d’avoir quelques minutes calmes avant d’aller dormir à son tour. Qui n’a pas entendu des « plusse-meilleures » raisons pour se relever cinquante fois au lieu d’aller se coucher pour vrai?

–          J’ai envie de pipi.

C’est sûr, mon tiloup, que si tu te tapes trois verres d’eau entre le moment du bain et du coucher, il y a des chances que ta vessie soit sur le bord d’éclater. Go pipi, et après, fais un nœud.

–          J’ai peur du noir.

Ok. Je vais allumer ta veilleuse.

–          Il y a trop de lumière! Je ne peux pas voir mes rêves!

Ferme tes trois petits yeux, tu vas voir qu’il va faire noir.

–          Il y a des monstres en dessous de mon lit!

Oui, et si tu passais le balai plus souvent, il n’y aurait pas de monstres. Parce que tu sais quoi? Les monstres se nourrissent de poussières et de bubus qui volent. Pas de poussières = pas de monstres. Assure-toi de rentrer tes pieds en dessous de tes couvertures, au cas où tu aurais le modèle de monstres mangeurs d’orteils.

–          Je m’ennuie de papaaaaaaaaaaaa!

Ça adonne bien, moi aussi! Alors on l’appellera demain, on lui fera un dessin, on lui enverra des photos. En attendant, allez, dors avec le toutou singe qui ressemble à papa.

–          J’ai soiffffffff!

Eille, le comique! Ton verre d’eau était sur ta table de chevet. Tu l’as renversé à moitié dans ton bedon, à moitié par terre. Alors c’est assez pour ce soir (en partie à cause du numéro 1, en partie parce qu’un bon moment donné, la mère se tanne de jouer à la serveuse). Tu ne devrais pas te déshydrater complètement d’ici demain.

–          Je veux que ma porte soit fermée.

Lève-toi et marche! Mais ne t’avise pas d’en profiter pour rallumer ta lumière et faire des mauvais coups en cachette! Une maman, ç’a des yeux partout.

–          J’ai. Mal. Au. Ventre.

Okidou. On va masser ton petit bedon, tout doucement, tout gentiment. On va mettre une bouillotte. On va chasser les idées stressantes en gardant la séance de quête de solutions pour les moments où il fera clair.  Bonsoir, bonne nuit, pas de puces, pas de punaises.

–          J’ai quelque chose à te dire, ça presse!

Pourquoi, donc, tu n’as jamais rien à me raconter quand je te demande ce que tu as fait à la garderie ou à l’école, mais que tout à coup, tu as quatorze histoires urgentes à partager là-maintenant-tout-de-suite?

–          Ma sœur me dérange!

Oui, et toi aussi tu l’empêches de dormir. Vous faites un excellent travail d’équipe, mais gardez ça pour des objectifs plus louables que pour vous empêcher mutuellement de dormir.

–          Comment ça s’écrit, ornithorynque?

Euh… comme ça se dit? Avec deux ou trois lettres bizarres.

–          Ma musique s’est arrêtée!

En effet. C’est parce qu’au bout d’une heure, tu devrais déjà dormir. Même Ari Cui Cui a besoin de faire dodo la nuit, alors laisse-la se reposer.

–          Maman, c’est dans combien de dodos, ma fête?

  1. Tu as le temps de penser à tes cadeaux et à tes invitations. À un autre moment.

–          Qu’est-ce qui va arriver si tu meurs en dormant? Qui va s’occuper de nous?

Ce n’est pas dans mes intentions, mais si je ne peux pas aller me coucher bientôt, ça se peut, oui, que je meure de fatigue. Allez! Dodo!

–          Maman! J’ai vraiment quelque chose à te dire! Si je ne te le dis pas, la Terre va exploser! Trump va être élu! (oups … too late!)

Ok. Une dernière, dernière, dernière chose. Qu’est-ce qu’il y a, mon poussin?

 

–          Je t’aime, maman. Je pourrais te donner un dernier câlin?

Le cododo m’a sauvée

« Moi, mon fils va faire ses nuits ben assez vite ».

« Moi, mon fils va faire ses nuits ben assez vite ». Ça, c’était la maman plus naïve en moi qui parlait. Enceinte, j’avais tout un plan dans ma tête de quand je ferais quoi pour que coco soit ci, fasse ça. Une fois le coco dans mes bras, ç’a un peu pris le bord!

À trois mois, mon fils faisait des nuits. Ben oui! Il a arrêté de boire la nuit, faisait des dodos de 21 h à environ 5 h. Sauf que dans ma tête de jeune maman essoufflée et épuisée, 5 h, c’était tôt. Un peu trop.

J’ai commencé à l’amener dans mon lit, « juste pour quelques minutes », le temps de me décoller les yeux. À ce moment-là, j’ai compris : on était tellement bien ensemble! Coco se rendormait, blotti contre moi. Au chaud, on se berçait ensemble dans notre réconfort et notre bulle d’amour.

Assez rapidement, ma fameuse fatigue extrême est partie. Ma bonne humeur est revenue. Non seulement je dormais plus, mais je dormais tellement mieux. Parce qu’une fois que coco a compris, il a commencé à venir nous rejoindre de plus en plus tôt. Parfois, il est même venu avant que je me couche moi-même. Et savez-vous quoi? Je trouvais ça bien correct!

Avec mon mari, on a établi des balises personnelles à nous. Pour nous, il est important que coco s’endorme dans son lit. Ça nous donne une intimité, ça nous permet de relaxer à deux et, selon nous, ça nous donne le meilleur des deux mondes.

J’ai eu droit à tellement de commentaires désobligeants… « Il va s’habituer, tu ne pourras jamais enlever cette mauvaise habitude » est celui qui revient le plus souvent. Je suis loin de considérer que c’est une « mauvaise » habitude, mais bon, sait-on! « Les gens » connaissent probablement mieux que moi ma dynamique familiale? Quand je deviens exaspérée, je leur réponds toujours la même chose… « Promis, à seize ans, il dormira avec sa copine et pas avec moi! ». Ça marche à tout coup!

Est-ce que ça se peut que moi, je sois tellement bien là-dedans que j’en aie besoin? J’ai des problèmes d’anxiété, et me coucher aux côtés de mon fils, ça m’aide. Après une grosse journée stressante et occupée, me bercer doucement à ses côtés me fait l’effet d’un reboot, et j’ai beaucoup moins de crises de panique ou de difficulté à gérer mes émotions. Je ne l’utilise pas contre son gré, évidemment; je suis à l’écoute et quand il sera prêt à passer à autre chose, je m’ajusterai moi-même. Comme ce n’est pas le cas pour l’instant, je prends mon mal en patience envers les gens qui malheureusement, pensent que je suis un brin hippie!

 

5 conseils pour bien dormir

Bien dormir c'est important, c'est vital. C'est gage d'une bonne santé, d'un esprit vif et concentr

Bien dormir c’est important, c’est vital. C’est gage d’une bonne santé, d’un esprit vif et concentré, et d’un organisme en harmonie. Sauf que bien dormir, c’est pas toujours facile!

Bébé qui veut manger toutes les heures, bambin qui est malade ou fait un cauchemar, ado qui rentre tard… Sans compter le travail qui nous demande de nous lever (trop) tôt et la course infernale de la vie qui fait que notre tête s’arrête rarement de cogiter.

 

Alors comment faire pour bien dormir?

Chaque personne est différente, mais en moyenne un adulte a besoin de sept heures et demie de sommeil par nuit. Sept heures et demie!!!!!
Arrivez-vous à dormir assez, selon vos besoins?

Voici quelques conseils qui ont changé mes nuits, ont changé ma vie!

1. On se couche tôt!
Pour calculer l’heure du coucher : regardez à quelle heure vous vous levez et enlevez huit heures. Hop, au lit! Il n’y a pas de miracle. Si vous écoutez en boucle des séries jusqu’à minuit et que vous vous levez à 6h, vous allez manquer de sommeil.
Et bien sûr, il faut faire des exceptions parfois, sinon la vie ne sera pas amusante!
2. On relaxe!
Avant d’aller se coucher ce n’est pas le temps de courir dans la maison, de stresser sur les lunchs du lendemain ou les devoirs oubliés.
Chacun a sa petite routine. Prenez quelques minutes, juste pour vous. Écouter des bandes sonores de relaxation a changé ma vie : je pose la tête sur l’oreiller, je mets mes écouteurs et en moins de deux minutes je dors profondément! Je ne pense ni à la sale journée que je viens de passer, ni à la mort, ni à ma réunion de demain… La qualité de mon sommeil est parfaite!
3. On coupe les appareils électroniques!
Ce n’est surtout pas le temps d’utiliser un petit écran lumineux (Ah! Tiens, j’ai des notifications sur mes réseaux sociaux, des messages et c’est quoi la météo demain?)… En faisant cela, on vient de perturber notre cycle de mélatonine (hormone du sommeil). En effet, la lumière de nos tablettes et cellulaires réveille et active notre cerveau! De plus les ondes émises par nos téléphones sont puissantes et perturbent notre équilibre électrique (nous sommes faits d’eau et d’électricité!). En les mettant en “mode avion” on dort tellement mieux!
4. On se relaie!
Bébé se réveille la nuit? Chacun son tour!
J’allaite? Papa va chercher bébé et me l’apporte dans le lit.
Bambin pleure encore? Je ne pense pas que ça va le tuer de dormir dans mon lit, sécurisé, et heureux. Sinon, c’est au tour de papa d’aller le réconforter, moi je mets mon casque antibruit!
L’ado n’est pas rentré? Demain je le réveille à 5 heures! La prochaine fois, il rentrera plus tôt!
La fin de semaine : maman se lève le samedi matin et papa le dimanche, chacun son tour, on récupère et on prend du capital dodo!
5. On bouge!
Faire du sport dans la journée, libérer le trop plein d’énergie : ça favorise la qualité du sommeil. Amusez-vous! Choisissez une activité qui vous plait. Fatiguez-vous! Votre nuit sera encore plus reposante.

 

Je vous souhaite une bonne nuit, faites de beaux et doux rêves!

Déficit d’attention, sautes d’humeur, obésité…et si votre enfant manquait de sommeil?

Les enfants qui ne dorment pas suffisamment sont plus à risques de souffrir de problèmes de mémoi

Les enfants qui ne dorment pas suffisamment sont plus à risques de souffrir de problèmes de mémoire et d’attention, d’obésité et même de dépression.

C’est ce que conclut une recherche publiée, à la mi-juin, par l’American Academy of Sleep Medicine (AASM). Une équipe de 13 médecins spécialistes du sommeil a analysé 864 articles scientifiques établissant un lien entre le nombre d’heures de sommeil et la santé chez les enfants. Pour la première fois de son histoire, la prestigieuse AASM y va de recommandations quant à la quantité de sommeil dont les enfants et adolescents ont besoin pour demeurer en santé.

Selon cette méta-analyse, voici donc le nombre d’heures de sommeil recommandé par tranche d’âge :

  • 4 à 12 mois : de 12 à 16 heures
  • 1 à 2 ans : de 11 à 14 heures
  • 3 à 5 ans : 10 à 13 heures
  • 6 à 12 ans : 9 à 12 heures
  • 13 à 18 ans : 8 à 10 heures

Sur le plan de la santé mentale, les enfants qui respectent ces recommandations auraient une meilleure mémoire, moins de problèmes de comportement, de régulation de leurs émotions et de difficultés d’apprentissage. Ils auraient aussi moins de risques de souffrir de dépression. Les adolescents qui dorment de huit à dix heures par jour auraient aussi moins tendance à s’automutiler ou à avoir des pensées suicidaires.

Les enfants et adolescents qui ne dorment pas assez risquent aussi d’être en moins bonne santé physique. Ils se blesseraient davantage et souffriraient en plus grand nombre d’obésité, de diabète et d’hypertension.

Ce qui ne veut pas dire qu’il faut laisser votre ado dormir jusqu’au milieu de l’après-midi sous prétexte que c’est bon pour lui. Les chercheurs en arrivent à la conclusion que dormir au-delà des recommandations est aussi néfaste pour la santé.

Afin d’arriver à instaurer une bonne hygiène de sommeil chez votre enfant, les médecins recommandent aux parents :

  • D’instaurer une routine avant l’heure du coucher;
  • De bannir les téléphones cellulaires, ordinateurs et consoles de jeux de la chambre à coucher;
  • D’empêcher l’exposition aux écrans des téléphones cellulaires, tablettes et autres gadgets électroniques avant le coucher. Ces appareils produisent une lumière bleue qui nuit à la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Besoin d’un coup de pouce… Cliquer sur le lien pour obtenir la liste de nos suggestions de lecture pour que vos enfants, petits et grands, fassent leur nuit.

Bon sommeil à tous!

Des livres pour que vos enfants fassent leurs nuits!!!

[gallery bgs_gallery_type="slider" ids="2562,2545,2543,2542"] Les réactions et commentaires susc

Les réactions et commentaires suscités par mon article Laisser ou ne pas laisser pleurer bébé m’ont fait chaud au coeur. Je savais que je n’étais pas seule. Mais là, vous me confirmez que le manque de sommeil est l’un des plus grands défis (si ce n’est le plus grand) de plusieurs parents dans les premières années de vie de leur(s) enfant(s).

Personnellement, c’est ce que j’ai trouvé le plus difficile. L’âge y est probablement pour quelque chose. J’ai accouché à quelques mois de célébrer mon 40e anniversaire… Mais il demeure que LA raison (pas la seule mais la principale) pour laquelle je n’ai pas eu un deuxième enfant, c’est que je ne pouvais m’imaginer traverser une autre année sans dormir. Encore aujourd’hui, les rares fois où je me lève en pleine nuit (par exemple, quand Fiston est malade), je me demande encore comment j’ai fait!

Heureusement, plusieurs livres m’ont accompagné et aidé à trouver la formule qui me convenait. Voici donc mes coups de coeur 🙂

Enfin je dors…et mes parents aussi (2e édition) – Evelyne Martello (14,95$)

C’est le fameux livre de la maison d’édition du CHU Sainte-Justine qui explique en détails le pourquoi du comment de la méthode 5-10-15. Comme vous avez pu le lire dans mon précédent article sur le sujet, ça n’a pas fonctionné pour moi. Mais ça demeure une référence pour quiconque s’intéresse à cette technique d’entraînement au sommeil.

Extrait de la description de la maison d’édition

“Fruit de nombreuses années d’intervention, Enfin je dors…et mes parents aussi présente une nouvelle fois les éléments théoriques de base relatifs au sommeil du bébé et du jeune enfant. Il propose aussi des mesures consolidant la routine du coucher et différentes techniques visant à aider l’enfant à s’endormir seul (…) Evelyne Martello est infirmière clinicienne. Elle a travaillé pendant une quinzaine d’années auprès des enfants et de leurs parents au Centre de développement du CHU Sainte-Justine. Depuis 2008, elle oeuvre à la Clinique du sommeil de l’Hôpital Rivière-des-Prairies.”

Chut! Fais dodo – Dre Nadia Gagnier (14,95$)

Dre Nadia est plus pragmatique. J’aime bien son approche gros bon sens. Elle nous explique comment faire perdre à notre bébé l’habitude de boire en pleine nuit et comment lui apprendre à se rendormir seul. C’est un livre qui ne s’adresse pas uniquement aux jeunes parents. Il couvre aussi les problèmes de sommeil qui peuvent survenir durant l’enfance et l’adolescence. Personnellement, je n’ai pas réussi à mettre en place ce que Dre Nadia préconise dans ce livre.

Extrait de la description de la maison d’édition

“On y aborde les troubles du sommeil chez les enfants, les adolescents et leurs parents. Dre Nadia explique au lecteur, dans un langage simple, les différentes phases du sommeil, les problèmes les plus fréquents et leurs conséquences sur la vie de famille. Comme toujours, elle propose des solutions et trucs en plus de fournir des références pour les parents à la recherche de personnes-ressources.”

Comment aider mon enfant à mieux dormir – Brigitte Langevin (24,95$) 

J’ai lu le livre et même profité de la consultation gratuite offerte à l’achat. Brigitte est une spécialiste du sommeil et de l’analyse des rêves. Elle offre des conférences, des consultations téléphonique ou à domicile, des formations et a plusieurs livres à son actif. J’ai d’ailleurs déjà participé à l’un de ses ateliers sur l’analyse des rêves dont je me sers encore aujourd’hui. C’est une passionnée et une professionnelle que je n’hésiterais pas à consulter de nouveau. Elle m’a beaucoup aidé. Mais je crois qu’au moment où je l’ai consultée, j’étais déjà dans un état d’épuisement avancé. Il m’aurait fallu un peu plus d’énergie pour que je persévère et que ça fonctionne. Mais je dis ça sans culpabilité. J’ai fait de mon mieux avec les ressources que j’avais.

Extrait de la description de la maison d’édition

“L’auteure, que de nombreux parents considèrent comme la Super Nanny du Sommeil, vous propose ici des stratégies éprouvées et efficaces, basées sur la psychologie infantile, afin de surmonter les diverses problématiques relatives au sommeil, de la naissance à l’adolescence. Grâce à cet outil essentiel, les bras de Morphée redeviendront accueillants pour l’enfant… et ses parents!”

En prime : À l’intérieur du livre, on y trouve un coupon-rabais pour une consultation avec l’auteure.

Autres titres du même auteur : Le sommeil du nourrisson, Guide pratique des routines du coucher et du lever, La sieste chez l’enfant.

Être parent la nuit aussi – William Sears (20,00$)

Ce n’est pas pour tout le monde mais ça été MA révélation. Le Dr William Sears est un célèbre pédiatre américain aujourd’hui âgé de 76 ans. Apôtre de l’attachement parental, de l’allaitement et du cododo, ses positions laissent rarement indifférent. Bref, on aime ou on déteste. Je n’adhère pas à tout ce qu’il prône mais l’allaitement couché et le cododo m’ont permis de refaire mes forces…et à Fiston de faire ses nuits. Je dois préciser que je n’ai pas fait de cododo avant que Fiston soit âgé de 4 ou 5 mois. Ce n’était donc pas un bébé naissant et il pesait déjà une quinzaine de livres. J’ai aussi mis en place toutes les précautions à prendre quand on veut faire du cododo avec son enfant. Il est important de savoir que le cododo serait l’une des principales causes de mort subite du nourrisson et n’est pas du tout recommandé par l’Institut national de Santé publique du Québec. Et non, contrairement à ce que tout le monde craignait autour de moi, Fiston n’a pas persisté pendant des années à dormir dans mon lit et la transition vers sa bassinette s’est effectuée tout en douceur et sans problème. Tsé quand je vous disais qu’il faut se faire confiance 😉

Extrait de la description de la maison d’édition

“Ce livre explique aux parents les différences entre les types de sommeil du bébé et de l’adulte et leur redonne confiance en leur capacité de trouver eux-mêmes des solutions efficaces. Le docteur Sears explique également comment l’art parental favorisant l’attachement peut contribuer à espacer les grossesses et réduire le risque de mort au berceau.”

Sur ce, je vous souhaite bonne nuit!

Laisser ou ne pas laisser pleurer bébé

Plusieurs articles intéressants ont été publiés récemment sur la grande question que les parent

Plusieurs articles intéressants ont été publiés récemment sur la grande question que les parents d’un poupon se posent à l’heure du dodo : on le laisse pleurer ou pas?

Personnellement, j’ai été de la deuxième école. Comme certains spécialistes le conseillent, je n’ai pas laissé Fiston s’endormir au bout des ses pleurs avant l’âge de…. En fait, jamais! Et ce n’est pas faute d’avoir essayé…

Je me souviens avoir tenté l’expérience de la technique de l’attente progressive, mieux connue ici sous le nom de méthode 5-10-15, préconisée par l’hôpital Ste-Justine. Méthode selon laquelle on laisse bébé pleurer pendant cinq minutes, puis 10 et 15 minutes avant l’aller le réconforter simplement en le caressant et en lui parlant doucement. J’avais même lu le livre que le célèbre hôpital pédiatrique publie sur le sujet. Si Sainte-Justine le dit, ça doit être vrai! Fiston-qui-ne-faisait-pas-ses-nuits avait environ cinq mois. Oh boy! Ce ne sont pas seulement mes tympans qui n’en pouvaient plus. Ça me faisait mal en dedans. Comme une sensation de brûlure dans la poitrine. Bref, malgré ma lecture assidue et le support de mon conjoint, j’ai été incapable de laisser Fiston pleurer. Et donc, je me suis levée plusieurs fois par nuit pendant près de deux ans. Pour le nourrir. Le bercer. Le rassurer. J’étais épuisée mais en parfaite harmonie avec ma décision. C’était ma façon à moi de lui inculquer une bonne hygiène de sommeil. Et quand je constate les résultats aujourd’hui avec Fiston-qui-s’endort-rapidement-et-fait-de-bonnes-nuits, b’en j’me dis que j’ai pas pire réussi! 🙂

Mais ça, c’est mon expérience personnelle. Sous un angle plus objectif, voici ce que disent les plus récentes études sur le sujet :

Ce n’est pas bon de laisser pleurer bébé!

Selon plusieurs spécialistes du développement de l’enfant, laisser pleurer un bébé lui causerait énormément de stress. Le fait de ne pas le consoler ou de répondre à un besoin (douleur, faim, soif, affection, etc), alors qu’il est totalement dépendant de nous, engendrerait de la peur. Ces séances de pleurs intenses, que certains vont même jusqu’à qualifier de maltraitance, modifieraient le système nerveux central du bébé et auraient des conséquences à long terme sur son développement psychologique et cognitif. Le fait d’ignorer l’enfant et de le priver des soins et/ou de la chaleur humaine dont il a besoin lui ferait craindre rien de moins que la mort. Résultat : ce sont des enfants qui auraient plus de risques de souffrir d’anxiété, de dépendances, de troubles du sommeil et de dépression rendus à l’âge adulte.

Selon ces mêmes spécialistes, la recette du succès ce sont les câlins! Les enfants qui ont été les plus souvent portés et cajolés s’en tireraient beaucoup mieux dans la vie.

Ce n’est pas mauvais de laisser pleurer bébé!

Enfin! Vous pouvez arrêter de vous sentir coupable de laisser pleurer votre bébé. Une étude effectuée par l’Université d’Adelaide en Australie en arrive à la conclusion que ce n’est pas si grave que ça! Pendant trois mois, ils ont suivi 43 couples et leurs enfants âgés de 6 à 16 mois ayant des problèmes de sommeil. Les familles ont été réparties en trois groupes. Un groupe qui devait laisser pleurer l’enfant selon la méthode 5-10-15. Un groupe qui devait adopter la technique du fading qui consiste à attendre l’heure où l’enfant s’endort naturellement avant de le mettre au lit. L’heure du coucher est ensuite devancée de 5 minutes chaque jour jusqu’à ce qu’on atteigne une heure raisonnable. Et le dernier groupe qui ne devait rien changer à sa façon de faire.

Résultats : dans les trois cas, le taux de cortisol (l’hormone du stress) était normal chez tous les enfants. Et un an plus tard, aucun enfant ne semblait être au prise avec de graves problèmes comportementaux ou émotionnels. Autre fait réconfortant, les enfants dont les parents avaient eu recours à une technique d’entraînement (méthode 5-10-15 ou technique du fading) s’endormaient plus rapidement que les autres et se réveillaient moins souvent la nuit!

Mais comme l’étude porte sur un nombre limité de familles pendant seulement un an, l’auteur de l’étude, le docteur Gradisar, demeure prudent même s’il considère que les résultats sont encourageants.

C’est à vous de décider!

Finalement, ce même docteur Gradisar en arrive à la conclusion que la meilleure méthode est celle qui vous convient! Et une étude publiée, en 2012, dans la prestigieuse revue Pediatrics abonde dans le même sens. Le niveau de stress et la santé mentale des enfants avaient alors été étudiés pendant six ans. Conclusion : il n’y avait aucune différence entre les enfants qu’on avait laissé pleurer selon la méthode 5-10-15 et les autres. Ce qui est important, selon plusieurs experts, c’est d’être confiant peu importe la méthode choisit. Que des parents inquiets, stressés et peu confiants en leurs moyens perturbent fort probablement davantage les enfants que leurs pleurs. Si votre petite voix intérieure vous dit que de laisser pleurer votre bébé est la bonne chose à faire, allez-y! Et si, comme moi, vous ressentez le contraire, prenez votre bébé dans vos bras et laissez faire ceux qui affirment que vous êtes en train de trop le gâter.