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Une bouteille à la mer (pour toutes ces enfances à la dérive)

Mon enfant, je souffre… je souffre du mal de mère.

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Mon enfant, je souffre… je souffre du mal de mère.

Chaque fois que je vois une larme couler sur tes joues, mon cœur essuie une tempête, car j’aurais voulu que tu ne connaisses que la douceur du soleil sur ta peau innocente. J’aurais voulu que tes yeux brillent toujours du bleu d’un ciel dégagé de toutes les peines qui pourraient l’assombrir.

Chaque fois que je te vois boire la tasse face aux épreuves de la vie, mon cœur tangue, car j’aurais voulu que tu ne navigues que sur des eaux calmes et limpides, loin des abîmes profonds dans lesquels tu pourrais te noyer.

Chaque fois que je te vois chercher ta raison d’être, mon cœur tourne comme une boussole qui n’arrive pas à trouver le nord, car j’aurais voulu que tu puisses toujours te fier aux étoiles pour te guider vers de nouveaux horizons qui n’attendent que d’être explorés.

Chaque fois que je te vois t’ancrer aux attentes des autres, l’âme en berne, mon cœur hisse les voiles, car j’aurais voulu que tu n’aies jamais à ramer à contre-courant lorsque tu as le courage de larguer les amarres qui te retiennent à quai.

Mais mon enfant, je ne suis ni le vent, ni le courant, ni l’étoile du Berger, ni l’appel du large dans cet océan hostile qu’est le monde qui t’entoure. Je suis juste une mère. Ta mère. Et je serai toujours ton port d’attache chaque fois que tu auras besoin de faire escale dans les eaux douces et apaisantes de mon cœur.

Vanessa Boisset

Je t’honore, ma petit Mom!

Hey ma petite Mom, lâche pas, tu es exceptionnelle.

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Hey ma petite Mom, lâche pas, tu es exceptionnelle.

Quand tu ne te lèves pas un matin parce que tu as fait de l’insomnie, c’est correct, tu as le droit de te reposer.

L’autre jour, quand tu as pété un câble après les enfants, tu étais stressée. Je sais que tu as réagi à quelque chose de banal, cela arrive même sûrement à Bouddha d’être à bout, ne t’en fais pas.

Tu sais, le troisième resto de la semaine, il te coûte cher, mais au moins, tu préserves ta santé mentale, ou ce qu’il en reste.

Le jouet que tu as acheté à Junior lundi dernier après sa millième crise de bacon, dis-toi que tu n’as pas acheté la paix. La prochaine fois, tu vas y arriver à te foutre du regard de ceux qui le savent bien mieux que toi comment élever des kids.

Quand tu apportes ta princesse en pyjama à la garderie parce que les trente minutes de plus que vous vous êtes offertes de sommeil t’ont mise dans le rush eh bien, c’est ok, ses amis vont juste la trouver trop chanceuse d’avoir une mère aussi cool que toi.

Quand les amis de ta fille vont la « taguent » sur Instagram en disant qu’elle est « chaude », c’est très approprié, le petit message de recadrage à l’ami en question. Ta fille, c’est une princesse, pas une bitch, peu importe la perception du mot à notre époque.

Quand ton ado te demande de l’alcool pour aller à son party, c’est naturel de t’envoyer une bouteille de vin en espérant qu’elle ne fasse pas pareil.

Ce que je tiens à te dire chère MOM, c’est que quand tu n’es pas parfaite à tes yeux, moi je te regarde et je me dis qu’hier c’était peut-être moi (en fait, je n’ai aucun doute, car tout ce que j’ai écrit, je l’ai fait!) et je t’envoie du love.

Le jour de la fête des Mères, ce n’est pas pour faire à semblant que la vie est parfaite. Ça sert à se donner une tape dans le dos et à se dire qu’on a fait de NOTRE MIEUX!

Bonne fête des Mères! Xx

Martine Wilky

 

Mon ado dans l’accélérateur de particules

J’ai le goût de t’appeler « mon bébé », mais je dois ma

J’ai le goût de t’appeler « mon bébé », mais je dois maintenant t’appeler « ma grande fille »… même si, par veto, je conserve le droit de t’appeler « mon bébé », tant que ce n’est pas devant tes amis. Après tout, ça ne fait pas siiiiiiiii longtemps que tu es sorti de ma bedaine!

Bien sûr, dans les dernières années, ton corps s’est transformé. Dans le temps, on se faisait expliquer que le corps se préparait à enfanter… Ne prends pas ça pour une mission urgente! La grossesse peut attendre plusieurs années, tu sais! (Ben oui, je le sais que tu le sais! Tu sais toute la théorie, tu sais comment te protéger, tu sais même que tu ne veux pas être enceinte aujourd’hui ou plus tard, que tu adopteras… mais j’espère que tu sais aussi que la pensée magique n’est pas suffisante pour éviter la grande rencontre utérine ou l’ITS…)

Le chemin que ton corps a pris des années à faire, ta tête le fait en quelques semaines. Comme si les hormones venaient de s’emboîter dans un bloc Lego à grands coups de maillet. Cloc! Nouveau (premier) chum, le printemps qui invite les jupettes, « maman, j’aurais besoin d’un nouveau maillot de bain… je peux choisir un bikini? ». Tu t’ouvres au monde social, tu cherches un emploi à temps partiel, tu donnes des rendez-vous à des amis à l’heure des activités en famille. Ton passage à l’adolescence vient de passer dans un accélérateur de particules et je te le dis, c’est un peu étourdissant pour ta maman (et en même temps, ça me rappelle plein de souvenirs! Les mamans aussi ont été ado avant d’être des mamans!).

J’aimerais ça, moi, pouvoir te garder un peu plus longtemps tout près, mais j’ai tellement espéré que tu serais prête un jour à couper le cordon! Et voici que je dois me rendre compte que tu as trouvé une méchante grosse paire de ciseaux pour faire la coupure! Ta pile de toutous envahit encore ton lit, mais je sais que tantôt, tu les tasseras pour découvrir des plaisirs qui t’étaient inconnus. Tu me donnes encore des méga colleux, mais maintenant, je ne suis plus la seule à en recevoir. Et c’est très sain, tant que tu prends ton temps.

C’est ça, être maman : on joue souvent à l’équilibriste sur son fil, à mi-chemin entre notre rôle maternel et votre autonomie.

Je te regarde aller et je suis fière de toi. Je vois tes valeurs, je vois notre communication, je vois la confiance que tu as en moi et que j’ai en toi, et je suis fière. Mais s’il te plaît, donne-toi quand même la chance de freiner à l’occasion pour que tu redeviennes ma petite fille encore un peu.

Eva Staire

Petite maman, « sors danser! »

« Oui, tu l’aimes ton nouveau petit bébé, tu l’aimes tellem

« Oui, tu l’aimes ton nouveau petit bébé, tu l’aimes tellement que tu es en train de t’oublier. Alors, sors danser pour une soirée! »

J’ai été comme toi tu sais… Lorsque je suis devenue mère, mon attention n’était centrée que sur mon nouveau‑né. Il était le plus beau, le plus charmant, le plus fin, le plus drôle, il était le plus plus plus, et le tout tout tout. Tout comme toi, petite maman, j’ai développé un lien intense avec mon enfant, et personne ne pouvait comprendre ça. J’étais FULL en amour et en admiration.

En le mettant au monde, j’ai réalisé que j’avais un grand rôle à jouer. Je m’étais fixé des attentes et des responsabilités plutôt élevées face à mon rôle de maman, probablement comme toi! On va se l’avouer, devenir maman peut surprendre parfois. En tout cas, ça a été mon cas!

Pendant des années, je n’avais que moi à qui je devais penser et dont je devais me préoccuper. La vie était simple, paisible et sans stress! Mon quotidien a vite été remplacé par la nécessité de prendre en charge cette autre personne que moi. En fait, j’étais probablement comme toi, petite maman : toute mon attention était dirigée vers mon enfant et tranquillement, j’ai banalisé (voire ignorer) mes propres besoins.

J’avais tellement peur de ne pas être assez :

  • présente, et ce, malgré ma présence à ses côtés jour et nuit ;
  • disponible, et ce, même si j’étais disponible jour et nuit ;
  • bonne mère, et ce, même si j’y mettais toute mon énergie!

J’avais peur de quitter mon bébé, car il était l’être le plus merveilleux. Lorsque je le quittais, je vivais un gros manque. Je ressentais un vide à l’intérieur puisque je m’ennuyais de sa petite binette. Plus rien ne m’attirait, car je m’étais persuadée que rien ne valait la peine, sauf si ça tournait autour de mon bébé.

J’avais omis que j’étais une femme et que je pouvais vivre autre chose de merveilleux en dehors de mon rôle de maman. Pire encore, je vivais une énorme culpabilité dès que j’avais une petite pensée pour ma personne!

Je crois que les gens autour de moi le voyaient. Mais moi, je souriais. J’étais convaincue d’être super équilibrée, puisque j’avais le plus beau trésor entre les mains.

Un jour, ma mère m’a regardée et m’a dit : « Va danser, ma fille! »  Quand j’ai entendu ses mots, les deux bras me sont tombés! Elle avait remarqué que tranquillement, mon rôle de maman avait commencé à me peser sur les épaules. « Va danser, ma fille! Tu en as besoin. »

« Va danser! »… Ces mots me sont restés en tête pendant quelque temps avant que je comprenne réellement ce que ma mère me disait. J’ai compris que ma mère me passait le plus grand message du monde en me disant que je devais m’occuper de moi également. Qu’elle remarquait tout mon dévouement envers mon enfant, mais que je m’oubliais tranquillement.

Elle venait de me donner l’autorisation que je n’arrivais plus à me donner. L’autorisation de me retrouver en tant qu’individu. D’arrêter de vivre avec de la culpabilité et de pouvoir me donner du temps, du bonheur, de la valeur et de l’amour en tant que femme et en tant que personne tout simplement.

J’ai compris que pour bien aimer les autres autour de moi, je devais me préoccuper de moi aussi. J’ai compris que pour bien aimer, je devais aimer la vie que j’avais choisi de vivre et que je devais trouver un bel équilibre.

Par ces simples mots, ma mère m’a enseigné que le bonheur d’être mère est important, mais que prendre du temps pour moi est une nécessité. Satisfaire mes besoins, prendre soin de moi, m’accorder de la valeur humaine ne signifie pas que je suis égoïste, bien au contraire. Penser à moi contribue à mieux m’occuper des autres! De mon enfant.

Alors, si un jour, je te vois perdre ton beau sourire, petite maman, je t’inviterai à danser! Et si tu hésites à m’accompagner, appelle ta maman et écoute‑la. Elle te dira :

« Ok ma belle, sors danser, je vais garder! »

Maman Gonflée

The Best Mother Ever!

Rien de moins que la maman parfaite : « THE maman ».

Rien de moins que la maman parfaite : « THE maman ».

Voilà, comment j’imaginais ma vie.

Je rêvais d’une vie dynamique, d’une belle famille unie, de quatre bambins énergiques courant autour de la maison, comme je le faisais dans le temps. Je désirais des enfants qui grimpent aux arbres pour contempler le nid d’oiseaux là‑haut. Je rêvais d’enfants découvrant la vie, les jardins, les insectes et faisant des collections de n’importe quoi !

L’idée de faire vingt-trois lavages par jour ne me dérangeait pas du tout, car je me voyais fière de voir mes enfants arriver sales de la tête aux pieds, les vêtements couverts de vécu… Pour moi, une enfance bien réussie a toujours été, jusqu’à tant que je devienne maman, l’image des cerfs-volants et de bulles de savon qui volent au gré du vent  : légère comme l’air et apaisante.

Oh yessss ! Dans mon plan de vie, je serais l’adulte COOL parce que, humblement « The Best Mother EVER », ce serait moi. T’sais la maman qui se lève tôt, un sourire éclatant, les yeux pétillants, avec une musique douce dans la tête, ce serait moi. J’incarnerais la femme généreuse, heureuse, de bonne humeur, remplie de joie, belle en tout temps. Ce serait moi, moi et moi ! Le vieillissement serait pour les autres puisque je projetterais l’image d’une jeune de vingt-cinq ans jusqu’à mes cinquante ans, et ce serait encore et toujours moi !

T’sais, « The Best Mother Ever » : attentionnée, ouverte, patiente, accueillante, disponible, attachante, douce, charmante, compréhensive, respectueuse, constante, aimante ; peut-être toi aussi, mais surtout MOI. (Après tout, tu as compris que c’est ma vie que je décris.)

Toutefois, tu devines que les choses ne se sont évidemment pas passées comme prévu dans mon magnifique portrait familial idéal de la super maman gonflée à bloc !

Tout d’abord, j’ai crié comme une perdue à la naissance de mon fils, en haussant le ton plus fort que je n’aurais pu l’imaginer ! Ça commençait plutôt mal…

À partir de ce moment, la vie a déboulé à vitesse grand « V » et depuis des années, je cours après tout… Je cours après mon sommeil, mon temps, mes enfants, mes projets, ma libido, ma vie, mes enfants, mes rêves, mon travail, mon couple, mes enfants, l’école, mes responsabilités, mon argent, mes activités ou celles de mes enfants.

Je cours après tout, mais sans me remettre en forme ou simplement pour le plaisir de courir comme un enfant. NONNNNN ! Finalement, je n’ai plus vingt-cinq ans et ça paraît.

Depuis des années, j’ai des cernes bleutés incrustés sur mon visage et je suis certaine que plusieurs personnes pensent que ça fait partie de ma morphologie. J’ai un petit teint blanchâtre, parfois verdâtre, une grosse veine qui veut m’éclater dans le front, les joues rouges parce que je cavale constamment, et malheur : j’ai quelques cheveux blancs !

Jamais je n’aurais pu imaginer avoir toutes ces couleurs dans l’espace aussi restreint, qu’est mon visage. La femme blanche que je suis devenue me fait voir d’un tout autre œil l’expression « femme de couleur » lorsque je l’entends.

Je dois m’habituer tranquillement aux changements puisque mes rondeurs semblent vouloir changer sans même m’avertir ! Mes seins ont diminué, mes fesses, elles, ont allongé et mon ventre est maintenant devenu douillet à souhait. En plus, j’ai tellement de vergetures que j’ai une carte routière tatouée sur la bedaine et mon petit dernier me surnomme : Maman Zébrée.

Oufff ! Décidément mon plan de vie avait omis de considérer le Terrible Two, le Fucking Four, la crise d’adolescence, les nuits blanches et toute la pression sociale.

Ouch ! J’ignorais que ma nouvelle voiture serait décorée de rayures après deux mois, que faire l’épicerie en vitesse serait désormais mission impossible, que sortir un soir avec des amis me prendrait une semaine à récupérer, qu’on me jugerait sur mes vêtements tachés et qu’il me faudrait boire un ou deux cafés avant d’être vraiment éveillée.

Oui ! J’avais mal analysé les hauts et les bas du brouhaha quotidien de la vie familiale, mais j’avais quand même en tête le meilleur plan au monde, devenir « The Best Mother Ever ».

Même si l’épuisement et l’âge apparaissent petit à petit sur mon visage, la fatigue disparaît lorsque je vois à quel point mon rôle de maman est primordial, et j’affiche mes rides avec fierté en voyant mes enfants grandir à mes côtés.

À travers cette constatation, je réalise que les repas catastrophiques et cacophoniques laissent place au temps en famille. Que ce moment de partage autour de ma table est meilleur en compagnie de mes enfants, de leurs rires, de leurs cris, de leur sourire, qui battent tous les dégâts ramassés.

Après tout ce tourbillon d’activités, je reste l’adulte COOL, imaginée dans mon enfance.

Je suis l’adulte que les voisins regardent de haut, puisque je laisse mes enfants explorer les champs, se baigner dans les trous d’eau, courir après les chats errants, se remplir les cheveux de fleurs, les poches de roches, se prendre pour des superhéros, croire aux fantômes et monter dans les arbres pour toucher les étoiles.

Je suis la grande personne COOL qui est prête à donner le meilleur passage à mes enfants, avec des cerfs-volants et des bulles de savon au gré du vent sans me soucier de ce que les autres vont penser.

Malgré tout ce que j’avais pu imaginer, je sais que la course folle, que j’entreprends depuis les premiers pas de mes enfants, est l’un des meilleurs chemins à parcourir, et que peu importe à quelle vitesse je vais, dès qu’un de mes enfants réclame mes bras, je freine et je savoure ce moment où le temps s’arrête.

Oui, je cours en titi, après quatre enfants quotidiennement parce que je suis : « The Best Mother Ever », c’est ce que l’un de mes fils me dit, et j’ai grandement envie d’y croire.

                                                                                Maman gonflée

Mère avant tout

Je vis plus d'affaires que je pourrais en prendre... Pourtant, je ti

Je vis plus d’affaires que je pourrais en prendre… Pourtant, je tiens le coup.

Comme une mère, comme un roc, comme un modèle, que je dois être.

Mes silences et mes absences envers mes amis ne sont pas volontaires : ils sont tellement déchirants !

Ils sont calculés pour survivre ! Je fais (malgré moi, selon ma psy) de l’amnésie sélective pour parer aux problèmes les plus pressants, ce qui occasionne d’autres problèmes d’ordre personnel et social.

Mais bon… mes vrais amis comprendront peut‑être un jour… Selon la loi de l’amitié, à ce qu’il paraît…

Apprendre à lâcher prise ?

Ha ! Oui, pourquoi ?

Pour se déculpabiliser d’aimer ?

Foutaise ! C’est pas possible pour une mère ! Je sais : j’ai essayé maintes et maintes fois… sans jamais y arriver.

La preuve ? C’est jamais la mère qui coupe le cordon ombilical à l’accouchement. L’image est assez claire, non ?

Quand ton enfant se retrouve devant une montagne de problèmes, tu ne veux PAS lâcher prise ! C’est comme regarder quelqu’un se noyer sans rien faire en ayant une bouée dans les bras, et se dire qu’il va apprendre à nager en dix secondes.

Oui, je connais le dicton « Il faut les pousser en bas du nid ».

Mais ça marche pas avec tous…

Ça marche pas toujours, même avec la meilleure volonté du monde !

Faut y mettre de la poudre-d’amour-et-de- patience-de-maman !

Et faut toujours espérer que ça marche ! Tous les jours !

Espérer aussi que nos amis comprendront qu’on est moins disponible pour quelque temps et qu’ils ne vous jugeront pas.

Certains diront : « Haaaaa! Ce ne sont que des erreurs de jeunesse… ça va passer… »

Oh ! Ben oui… mais en attendant que tout soit réglé… Il faut aider ! Faut continuer à aider… jour après jour… et c’est ça mon combat !

Alors à ceux et celles qui vivent la douleur extrême de voir leur enfant en dehors de la track, aidez‑le du mieux que vous le pouvez !

Et aimez‑le !

Quitte à mettre vos amis (amies) en sourdine, pour un temps…

L’enjeu est de taille malheureusement, mais choisir ses enfants, avant ses amis… est selon moi la meilleure solution pour revenir en force en mode social, par la suite.

Je ne vous oublie pas, mes amis.

Eva Staire

 

Mon amie, tu es merveilleuse

Tu as fait beaucoup de changements dans ta vie. Ta vie personnelle,

Tu as fait beaucoup de changements dans ta vie. Ta vie personnelle, ta vie relationnelle et ta vie professionnelle. Depuis des mois, tu te débats. Avec tes pensées, tes émotions, tes sentiments. Les peurs te minent. LA peur, celle d’avoir peur, te brime.

Mon amie, tu es merveilleuse!

Tu as refait ta vie. Tu t’es ouverte à nouveau malgré tes angoisses et tes craintes de souffrir encore une fois, tu t’es permis de vivre pleinement. Mais mon amie, tu t’es essoufflée. Te voilà submergée. Prends le temps de souffler!

Mon amie, tu es merveilleuse!

Tu es une mère fantastique. Tes enfants t’adorent, même si tu crois que parfois, tu n’en fais pas suffisamment, même si certains jours, tu culpabilises devant tes sentiments et tes remises en question. Même si le regard de ceux qui ne te connaissent pas t’atteint plus qu’ils ne devraient. Tu sais au fond de toi ce qui est vrai. Tu es une mère exemplaire.

Mon amie, tu es merveilleuse!

Tu es une amoureuse de premier ordre, pensant toujours à l’autre avant toi‑même. Mais tu veux plus, tu as peur de ne pas donner suffisamment et ça, c’est un problème. Car tu ES merveilleuse… oui tu es belle, tu es forte, tu es exceptionnelle. Il t’aime pour ce que tu es. Il n’attend pas plus de toi que ce que tu lui offres déjà.

Mon amie, tu es merveilleuse!

Comprends‑le une bonne fois pour toutes, oublie tes peurs de déroutes. Tu connais ta valeur, même si tu l’oublies à certaines heures. Tu es une amie d’une qualité supérieure. Toujours là, toujours présente lorsque l’on te demande. Mais apprends à te reposer, à refuser. À remettre le flambeau lorsque tu es fatiguée.

Mon amie, tu es merveilleuse!

J’aimerais que tu te voies que moi, je te vois.

J’aimerais que tu saches tout ce qui à la vie te rattache.

J’aimerais te dire aujourd’hui à quel point je suis fière de toi, mon amie!

Tu es merveilleuse!

Complètement, simplement.

Je crois en toi autant que tu crois en moi. Je sais que toutes les deux, nous avons connu des temps malheureux. MAIS notre force est justement de continuer à y croire, à combattre le noir.

Nous y arriverons, au Diable tous ces cons qui croient à tort que nous sommes faibles.

Nous sommes plus fortes que jamais en nous arrêtant, en respirant.

Nous allons prendre cette pause et nous relever le bras, brandissant une main ouverte sur un seul doigt…

Tout en caressant notre petit moi pour l’encourager de l’autre main de bonté.

Mon amie, tu es merveilleuse, ne l’oublie jamais, mais surtout ce soir, ferme ta veilleuse, repose‑toi.

Simplement Ghislaine.

 

Lettre d’une mauvaise mère

Je suis certaine que je ne suis pas la seule maman qui a tendance à

Je suis certaine que je ne suis pas la seule maman qui a tendance à s’autoflageller quand il s’agit de l’éducation de ses enfants… Dès qu’on passe une journée plus difficile, j’ai un don incroyable pour remettre en question mes capacités parentales. Les enfants se disputent? Bah, c’est de ma faute : je n’ai sûrement pas assez insisté sur la résolution de conflits… Les enfants refusent de manger un aliment? Bah, c’est aussi de ma faute : je ne le leur ai sûrement pas présenté assez souvent, ou assez jeunes… Les enfants me crient après? Bah, c’est encore de ma faute : j’ai monté le ton en les disputant hier…

Vous vous reconnaissez, n’est‑ce pas? Je pense que cette culpabilité est arrivée le jour où on a mis ces enfants au monde…

On passe notre temps à se remettre en question… à repenser nos façons de parler et d’intervenir avec eux… Mais est-ce qu’on prend le temps de s’arrêter, parfois, juste pour voir qu’on fait une maudite belle job, au fond?

Cette semaine, j’ai fait quelques pas de recul et j’ai observé mes enfants. Au lieu de focaliser sur les fois où mes filles sont venues me voir en chialant que l’autre avait volé son jouet, ou donné un ordre, ou parlé trop fort, ou regardé de travers, ou je-ne-sais-quoi-d’autre-qui-lui-tape-sur-les-nerfs, j’ai choisi de regarder les autres moments… Ce moment où j’entre dans leur chambre et que je les trouve couchées bras dessus, bras dessous, à regarder un livre d’histoire ensemble. Ce moment où je les entends chanter des comptines en voiture. Ce moment où la plus petite apporte sa doudou à la plus grande, pour la consoler. Ce moment où elles se souhaitent bonne nuit, comme si leurs mots d’amour ne reviendraient jamais. Ces moments…

Je pense qu’il faut regarder de plus en plus ces moments‑là. Il faut enlever nos lunettes de culpabilité-de-mère-indigne, pis regarder qu’on fait toutes une maudite belle job.

Pour ce début d’année scolaire, j’ai regardé ma fille faire sa toute première rentrée en maternelle. Ou en « matapouelle » comme elle aime si bien le dire! Moi qui m’inquiétais pour sa force de caractère, pour ses réactions souvent intenses et, disons‑le, pour sa maudite tête de cochon. J’te jure, elle n’est pas toujours facile d’approche… Pis encore là, j’ai pris le temps d’enlever mes fichues lunettes de culpabilité qui voudraient-que-tout-soit-parfait… Pis j’ai regardé mon enfant. Pour ce qu’elle est. J’ai vu une grande fille déterminée courir vers son enseignante pour lui faire un câlin. J’ai vu une grande fille prête, avec son sac à dos trop lourd, foncer vers la vie qui l’attendait. Elle a fini sa première journée avec des dessins plein les poches et des amis plein le cœur. Faque quelque part… je dois sûrement avoir fait une maudite belle job

Alors je vous donne ce petit truc aujourd’hui. Quand vous passerez votre prochaine soirée de m****, oubliez la broue dans votre toupet, calmez la vapeur qui vous sort des oreilles et allez voir à quel point vos enfants sont formidables. Pis à ce moment‑là, prenez donc une seconde pour vous dire que vous faites une maudite belle job.

Joanie Fournier

 

Place à papa

Les papas sont de plus en plus présents, au point où c’est la no

Les papas sont de plus en plus présents, au point où c’est la norme pour plusieurs et en voie de le devenir pour beaucoup. Parmi les conseils donnés aux mamans, j’ai souvent entendu ou lu de laisser de la place aux papas, de les laisser faire les choses à leur façon. Je suis tout à fait d’accord. Par contre, j’ai envie de dire à certains parents et futurs parents que ce ne sera peut-être pas facile.

Permettez-moi d’abord une précision. Dans ce texte, j’utilise les termes « maman » et « papa » parce que pour la majorité des familles, c’est la femme qui prend le long congé et l’homme qui retourne au travail, mais on pourrait remplacer « maman » par « le parent qui passe le plus de temps avec les enfants » et « papa » par « le parent qui travaille à temps plein » par exemple.

Papa doit apprivoiser bébé et il est fort probable qu’il doive le refaire quelques fois. Selon les phases que traverse l’enfant ou les périodes plus occupées de la famille, cet ajustement peut être nécessaire plus d’une fois.

Nous l’avons vécu avec notre premier fils. Il devenait parfois plus difficile pour mon mari de le réconforter, de l’endormir, mais chéri-mari persévérait et ça se plaçait. On a de nouveau traversé une de ces phases récemment. Notre deuxième de quatre mois s’endort rapidement dans mes bras, mais comme papa ne l’avait pas endormi depuis quelque temps, ç’a été la crise au moment de le faire.

C’est certain que quand tout le monde est fatigué, c’est tentant de redonner bébé à maman pour que ça aille plus vite ou parce que maman trouve difficile que bébé pleure plus quand c’est si facile avec elle. Mais c’est si important de persévérer. Déjà le lendemain, bébé pleurait beaucoup moins et après quelques jours à peine, c’était revenu. Papa pouvait de nouveau l’endormir aisément. Oui, il y a eu plus de pleurs, mais il n’était pas en danger, il était dans les bras de son papa qui lui faisait doucement comprendre qu’il y était en sécurité.

Il en a été de même pour le portage. Pendant les vacances, pour diverses raisons, papa avait moins porté, voire pas du tout. Bébé pleurait donc quand il s’y est remis. Chéri-mari l’a alors fait sur de plus petites périodes, a pris le temps de le rassurer chaque fois, mais il n’a pas arrêté. C’est revenu aussi.

Et je l’ai laissé le faire. Si je veux que mon mari soit un parent aussi significatif que moi auprès de nos enfants, je dois lui permettre d’essayer, oui. Mais je dois surtout lui laisser le temps d’apaiser les enfants. Tout comme je dois laisser le temps aux enfants de s’habituer à ses bras plus poilus, à sa voix pour les chansons, à ses mains qui flattent leur front, à son odeur… C’est certain que ça semble plus naturel pour moi, je passe toutes mes journées avec bébé. Chéri-mari travaille. Ce n’est pas moins naturel pour lui, il n’a simplement pas autant de temps que moi. On doit donc lui en laisser.

J’entends souvent des mamans dire qu’elles essaient de laisser le petit au papa, mais que ça ne fonctionne pas, alors elles font tout ou que c’est plus long, que ça les agace et qu’elles préfèrent s’en occuper. Je trouve ça dommage.

C’est précieux que papa puisse réconforter, donner des bisous sur les bobos, rassurer durant la nuit, bercer un petit malade… La vie de famille s’affronte mieux en équipe. Mais si on veut que papa soit aussi efficace que maman, il faut le laisser essayer, mais surtout lui donner le temps et les conditions pour réussir!

Jessica Archambault

Nouvelle maman, fais-toi un cadeau ! Texte: Martine Wilky

Je me souviens du premier moment où grande fille est née. Je me su

Je me souviens du premier moment où grande fille est née. Je me suis dit que je voulais passer chaque minute à ses côtés. Je n’avais pas si bien dit.

Parce que c’est pas mal ce qui est arrivé. Si bien qu’un jour je me suis retrouvée dans un avion vers Paris, seule avec des copines, à faire une crise de panique car je perdais mes repères.

Ben oui, j’ai oublié d’être une femme et de me donner du temps. Depuis la naissance de mes enfants, je ne voyage que pour le travail, en amoureux ou en famille. Chaque destination est en fonction de mes filles.

Mais là, je suis dans l’avion, sans mes filles, sans mon chum… juste moi.

Je me sens perdue.

Je panique littéralement.

T’inquiète, je me suis occupée de mon malaise et honnêtement, j’ai vécu un voyage extraordinaire avec mes super copines !

Mais j’ai réalisé que toutes ces années, j’étais passée à côté de quelque chose de vraiment magnifique.

Du temps pour moi, je n’en ai jamais vraiment pris.

Je ne faisais presque pas d’activités pour moi.

J’organisais mes temps libres autour de ma famille. Je ne plaçais à l’horaire que ce dont la famille pouvait bénéficier.

Oh je ne suis pas une femme contrôlée, pas du tout. En fait, je me suis placée moi‑même dans cette cage dorée.

Celle où j’avais la sensation que tout était parfait dans ma vie. Tout sauf ce côté de ma vie de femme.

Mais comment pouvais‑je souffrir d’un manque que je ne connaissais pas ?

En le vivant tout simplement !

Je ne le vois pas aujourd’hui comme si j’avais perdu toutes ces années à me choisir.

Non, je ne suis pas comme ça.

Mais à compter de maintenant, je sais que je vais me choisir des escapades pour moi.

Des moments à moi, qui ne seront pas réservés uniquement quand ça convient dans l’horaire de la famille.

Si tu es une nouvelle maman, sors de chez toi, prends soin de toi pour toi. Pas juste pour nourrir ton couple, pas juste pour travailler, pas juste pour aider ta chum… pour TOI !

 

Martine Wilky

 

Bonne fête des Pères à vous, solo parents!

Bonne fête des Pères à vous tous, papas présents, papas à temps

Bonne fête des Pères à vous tous, papas présents, papas à temps partiel, beaux-papas, mais surtout bonne fête des Pères à toi, papa et maman solo parentaux !

Bien sûr, j’aurais pu écrire ce texte aussi à la fête des Mères, mais la fête des Pères est toujours pour moi une journée très émotive, surtout depuis que j’ai perdu le mien.

Alors à toi, le papa unique, le papa solo qui se tape la routine du matin avec le réveil, le déjeuner, les lunchs, l’habillage, la coiffure (oui, toi, le papa qui doit faire de mini tresses dans de mini cheveux avec tes gros doigts), le départ pour l’école et le travail. Qui se tape seul le retour à la maison, le souper, les devoirs, la routine du soir. Qui se tape seul le lavage (papa, as-tu lavé tel chandail, tel pantalon ?), le ménage, les courses, l’entretien de la maison. Je te souhaite bonne fête des Pères.

Aussi, bonne fête des Pères à toi, la maman solo parentale qui doit se taper seule la routine du matin, la journée de travail, la routine du soir, le lavage, le ménage, sortir les vidanges, débloquer la toilette qui est encore bouchée, faire de petites réparations, passer la tondeuse et le coupe-bordure.

Alors à vous tous et toutes, papas et mamans qui donnez le meilleur de vous‑mêmes pour que vos enfants ne manquent de rien. À vous tous et toutes qui faites en sorte que le parent disparu reste bien vivant dans la mémoire de ses enfants. À vous tous et toutes qui ressentez le manque de cette personne extraordinaire qui vous a fait confiance en vous confiant le meilleur de lui ou d’elle‑même, je vous souhaite bonne fête des Pères.

Et à vous tous et toutes qui avez le privilège d’avoir un autre parent extraordinaire qui vous aide avec votre marmaille, bonne fête des Pères. N’oubliez jamais la chance que vous avez d’avoir à vos côtés ce parent avec qui partager les bons et les moins bons moments. Un parent restera toujours un parent, qu’il soit parfait selon vos critères ou non.

Et pour terminer, à tous ces papas disparus qui veillent sur leurs trésors de là-haut, je vous souhaite bonne fête des Pères !

Annie Corriveau