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Les mots que je me dis – Texte : Nathalie Courcy

Êtes-vous comme moi, du genre à vous parler à vous-même ? Non, non, je ne suis pas folle (j

Êtes-vous comme moi, du genre à vous parler à vous-même ?

Non, non, je ne suis pas folle (je reviendrai d’ailleurs sur ce mot un peu plus loin…)

Je me parle pour m’aider à réfléchir. À voix haute ou dans ma tête, mais je me parle ! Ça m’aide à organiser mes idées, à ne rien oublier, à apprendre plus facilement des notions et à me refléter des opinions qui pourraient être différentes de ma première idée.

Quand je suis en mode créatif, je m’installe avec de grandes feuilles ou un grand tableau blanc, des marqueurs de couleur 🖊🖊, parfois des ciseaux ✂️. Je lance mes idées, je dessine, je me fais des schémas, je rature, je fais des flèches. Je vous le dis, dans ce processus, ma calligraphie n’a aucune importance ! J’écris vite et mal ! L’important, c’est qu’aucune idée ne s’égare ! Une fois sur la feuille, il sera toujours temps de copier, de réécrire, de mettre ça cute !

Même dans mon travail au gouvernement, je suis plus productive quand je peux me parler (sans parler de la musique qui occupe mon cerveau et l’empêche de divaguer !). Imaginez ce que ça faisait dans un bureau à aire ouverte… charmant. Je m’explique les étapes à suivre, je m’exclame (« Voilà ! C’est ça qui manquait ! » ou « Ben là, ç’a pas de bon sens ! »), je me questionne, je me félicite. D’ailleurs, en télétravail, chaque fois que je lâche un « Bon ! » de satisfaction, notre chien Fred 🐕 est convaincu que la journée est terminée et qu’on l’amène marcher dans le quartier ! Il est déçu plusieurs fois par jour parce que je le dis souvent.

Mais je me parle aussi quand je conduis (je parle aussi aux autres conducteurs, ça fait bien rire mes enfants), quand je cuisine, quand je lis, quand je fais mon épicerie, bref, tout le temps.

J’ai appris avec le temps à utiliser cette manie de me parler à mon avantage. J’ai d’abord dû faire des surprises de conscience majeures.

D’abord, je me maltraitais à tour de bras. Le nombre de fois que je pouvais me traiter d’imbécile, de niaiseuse, de nulle… ça n’avait aucun sens ! Mon préféré, c’était « épaisse ❗ ». Ça fait mal, hein ! Ouch ! Aucun amour dans mon mot ni dans mon ton, je vous le jure. Je me cognais l’orteil sur une patte de meuble, épaisse ! Je me trompais de chemin en auto, épaisse ! Je prononçais mal un mot en anglais, épaisse ! Tout le temps ! Si j’avais traité mes enfants comme ça, j’aurais eu la DPJ sur le dos, et avec raison. Quand j’ai compris que j’étais violente psychologiquement avec moi-même, j’ai fait « WO ! » (mais sans ajouter d’adjectif dénigrant).

J’ai décidé de m’observer et d’attraper au vol tous les mots méchants que je m’adressais. Au début, c’était un emploi à temps plein ! Je me trouvais niaiseuse d’avoir autant de misère à arrêter de me dire ces mots. Oui, oui ! Encore ! Je me trouvais niaiseuse, je me sentais coupable, j’avais honte ! Le temps que ça m’a pris avant d’avouer à une thérapeute que je me traitais sans arrêt d’épaisse, c’est ridicule (oui, encore un autre mot pas fin !). Une fois que je l’ai dit, ça m’a encore plus encouragée à arrêter de me parler comme ça. Je ne parlerais à personne de cette façon, jamais, alors pourquoi je m’imposerais ça ?

Alors ça, c’était ma première surprise de conscience.

Cette semaine, j’ai lu deux livres d’Anick Lapratte, À quelle fréquence vibrez-vous et Reprogrammez votre cerveau. Et j’ai compris qu’intuitivement, j’avais fait la bonne chose en interceptant les paroles blessantes que je m’adressais, mais que j’aurais pu aller plus loin approfondir l’impact dans ma vie.

Arrêter de me traiter d’épaisse, c’est bien, c’est sain, c’est essentiel, mais encore faut-il que je remplace ces mots et ces pensées par autre chose. Si j’ai passé des décennies à me définir comme épaisse à la première bévue, mon identité en a pris un coup de pelle. Suis-je vraiment épaisse ? J’ai un Q. I. élevé, j’ai un doctorat en main, j’ai une intelligence émotionnelle développée, j’ai une intuition et une sensibilité au-delà de la moyenne. Ce ne sont pas les caractéristiques d’une personne stupide, n’est-ce pas ? Alors j’ai décidé de me redéfinir. Ces temps-ci, j’écris et je me répète qui je suis, qui je veux continuer de devenir.

Je suis une humaine intelligente, sensible, originale, courageuse, différente et fière de l’être, intuitive, organisée, multipotentielle. Je suis une artiste 🎨, une planificatrice, une maman cool et stricte à la fois, une entrepreneure, une fonctionnaire, une amie aimée et aimante, une amoureuse amoureuse 💝, une passionnée des mots et de la langue, une graine de divin (ben oui ! Vous aussi !).

Plus je me répète qui je suis, plus l’ombre de mes mots blessants pâlit. Moins ils sont fréquents. Et si jamais quelqu’un me servait ces mots, je ne les croirais pas, et je passerais mon chemin. Merci, bonsoir.

Je vous le dis tout de suite, dans un autre texte, je vous jaserai d’autres surprises de conscience, entre autres en lien avec les scénarios qu’on se construit quand on a du temps à perdre ailleurs que dans la réalité. Mais en attendant, je vous invite à vous demander : quels mots utilisez-vous pour vous parler à vous-même ? Et comment vous parler vous sert-il ?

Nathalie Courcy

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T’es ben autiste !

La rentrée scolaire est un temps difficile pour la plupart des gens

La rentrée scolaire est un temps difficile pour la plupart des gens neurodivergents ou atteints de troubles mentaux ou neurologiques. C’est entre autres le moment où on recommence à entendre des mots liés à nos troubles et à nos particularités utilisés de façon ignorante, comme insultes ou bien comme simples adjectifs à chaque coin de corridor.

Eh oui, ce n’est pas assez de se faire intimider pour nos différences. Il faut aussi que le nom de nos troubles serve à décrire des gens dont le moindre comportement rejoint la définition erronée de nos troubles.

 L’insulte la plus répandue dans mon école secondaire ?

« T’es ben autiste ! »

Moi, je ne suis pas autiste. Toutefois, à cause d’une combinaison d’autres troubles et particularités, j’ai plusieurs traits en commun avec les gens qui ont un trouble du spectre de l’autisme. Donc forcément, entendre ce mot utilisé comme insulte à tout bout de champ est incroyablement insécurisant. Cela nous enseigne à avoir honte de nos différences et à vouloir les cacher. Alors que ça ne devrait pas être le cas…

Lors de ma dernière évaluation neuropsychologique, le TSA a été mentionné au début comme hypothèse diagnostique. Même si je suis éduquée sur le sujet, que je sais en quoi le TSA consiste et que je suis consciente d’avoir plusieurs traits en commun avec le TSA, après avoir passé des années à entendre le mot « autiste » utilisé comme insulte, ce mot a développé une connotation négative dans mon subconscient. Entendre cette hypothèse, alors que je comprenais parfaitement pourquoi c’était une hypothèse, m’a fait peur pendant un moment. Si ça a eu cet effet sur moi qui connais bien les troubles mentaux, imaginez à quel point les insultes semblables contribuent à stigmatiser le trouble du spectre de l’autisme dans la tête de ceux qui sont moins éduqués à ce sujet.

Les troubles mentaux ou neurologiques utilisés comme adjectifs participent aussi énormément à la stigmatisation de troubles déjà stigmatisés. Ça, je ne l’entends pas juste à l’école ; je l’entends au travail, dans l’autobus, quand je vais m’acheter un beigne, et même parfois dans ma propre maison.

Les gens atteints de troubles mentaux ont déjà assez de difficulté à avoir de l’aide et à se faire comprendre parce que la plupart des gens construisent leur image des troubles mentaux d’après ce qu’ils voient dans les médias comme la télévision et le cinéma. Les troubles sont soit démonisés et vus comme quelque chose dont seulement les tueurs et les « fous » sont atteints, soit vus comme vraiment moins graves et handicapants qu’ils le sont vraiment. Tout cela rend très difficile de parler de nos difficultés de santé mentale à notre entourage.

Arrêtez de dire que vous êtes OCD quand vous voulez que quelque chose soit bien placé ou propre. Le trouble obsessionnel compulsif est un trouble complexe qui ne se résume pas au fait d’être perfectionniste ou germophobe. Le principal symptôme de ce trouble est de vivre constamment avec des pensées comme « touche 4 fois cette poignée de porte d’une certaine façon précise, sinon, toute ta famille va mourir ».

Arrêtez de dire que vous avez une attaque de panique pour dire que vous êtes stressés. Une attaque de panique, c’est être sûr qu’on est en train de mourir, c’est être incapable de respirer, c’est avoir de la difficulté à tenir debout, ce sont des pensées catastrophes et terrifiantes qui défilent dans notre tête à la vitesse de la lumière.

Arrêtez de dire que vous êtes en dépression pour dire que vous êtes tristes ou déprimés. Un trouble mental n’est pas une émotion. La plupart du temps, les gens en dépression ne se sentent même pas tristes. Être en dépression ou dans un épisode dépressif, c’est se sentir vide, être incapable de fonctionner, de se motiver à faire quoi que ce soit, même les choses qu’on aime le plus faire. Ce sont aussi des pensées suicidaires terrifiantes.

Arrêtez d’utiliser le mot bipolaire pour décrire une personne qui a changé d’humeur ou d’idée rapidement. Si la température a changé plusieurs fois en une journée, arrêtez de dire « mère Nature est ben bipolaire aujourd’hui ! ». La bipolarité, c’est l’alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes de manie ou d’hypomanie, et un des critères diagnostiques est que les épisodes s’étendent sur une certaine période. Donc non seulement utiliser à la légère un trouble mental comme adjectif est insultant, mais en plus, ça associe « sautes d’humeur et changements d’humeur rapides et fréquents » avec le trouble bipolaire, ce qui est une fausseté.

N’oubliez pas que les maladies mentales sont tout aussi graves que les maladies physiques. On peut mourir d’une maladie mentale tout comme on peut mourir d’une maladie physique. C’est tout aussi sérieux. Au Canada, le suicide est la 2e cause de décès chez les gens de 15 à 24 ans. En 2018, c’était la principale cause de décès chez les jeunes de 10 à 14 ans. Et c’est la 9e cause de décès pour tous les âges confondus. C’est le temps de s’éduquer et de prendre cela au sérieux.

Est-ce que vous diriez « OMG! Je suis tellement asthmatique » quand vous toussez ? Ou alors « J’ai le cancer dans le piton aujourd’hui ! » lorsque vous avez mal quelque part ? Ben non. Alors, pourquoi dire des choses comme ça avec les troubles mentaux ?

Vivre avec un trouble mental ou neurologique, c’est déjà assez difficile comme ça, alors s’il vous plaît, arrêtez d’utiliser ces mots comme insultes ou adjectifs. Renseignez‑vous sur le sujet au lieu de croire tout ce que vous entendez autour de vous. Travaillons ensemble pour arrêter la stigmatisation des troubles mentaux.

Alexane Bellemare

Il y a deux mois

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C’était il y a un peu plus de huit semaines. Dans un élan d’impulsivité, tu as dit ces mots. C’est si difficile de comprendre pourquoi ils sont sortis de ta bouche, toi qui peux être si à cheval sur la langue française. Ces mots, tu les as dits à mon avis huit semaines plus tard sans penser qu’ils étaient pour faire résonner quelque chose de complètement clair en dedans de moi : c’est terminé.

 

À la suite de ces paroles, nous avions un événement familial dans ta famille. J’y suis allée avec toi, mais je me souviens de deux choses pour cette soirée. Il faisait chaud à l’extérieur, c’était agréable, mais j’ai été d’une grande froideur avec toi et encore à ce jour, je ne sais pas comment j’ai fait pour que rien n’y paraisse.

 

Nous sommes revenus à la maison et dans la nuit, alors que je m’étais couchée dans une autre chambre, je suis allée te voir et je t’ai clairement dit que ces propos n’avaient pas leur place, que je ne les acceptais pas et que c’était terminé. J’ai offert dès cet instant à ce que tu rachètes ma part de notre maison.

 

Il y a eu depuis ce jour une cassure, une cassure nette. Je ne pouvais plus à ce moment précis penser que je pouvais continuer ma vie avec toi. Ce n’était pas la première crise que nous vivions, mais cette fois-là, c’était autre chose ; une conviction profonde a jailli de cet événement.

 

Là où ça accroche depuis un peu plus de huit semaines, c’est toi. Au début, tu m’as confirmé que tu voulais racheter ma part de la maison. Tu as débuté les démarches à ton rythme, c’est-à-dire très lentement. Puis il y a quelques semaines, tu m’as annoncé que tu avais interrompu les démarches, car un enfant ne vit pas dans deux maisons. Tu as décidé à ce moment de me mettre en cage. Depuis, oui j’ai l’impression d’être prise, mais en même temps, je pense que c’est davantage toi qui te mets en cage.

 

Moi, de mon côté, je reconnecte avec moi, je reconnecte avec mes passions, mes valeurs, mon amour-propre. Ça fait du bien. Nous avons encore des discussions parfois, ce n’est pas toujours simple, ce n’est pas toujours beau. Mais c’est clair pour moi : le chapitre qu’était notre relation est terminé pour moi.

 

J’ai compris que chaque séparation est unique et amène son lot de défis (y compris des cassures et des déchirures). La mienne se déroule à la vitesse leeente et oui, je voudrais parfois que ça aille plus rapidement. Cependant, à chaque discussion ou accrochage, je comprends que j’en ai beaucoup vécu, parfois de manière trop silencieuse. Mais savoir que j’avance me permet de me sentir plus légère. Noël s’en vient, on me dit que ce ne sera pas facile. En faisant une petite introspection, je me suis rendu compte que cela fait quelques Noëls que rien n’est simple, alors je ne crois pas que ce sera pire.

 

Je sais que le nouveau chapitre qui s’ouvre me permettra de me redécouvrir et je fais confiance à la vie. Pour le reste, elle s’en occupera adéquatement.

 

Eva Staire

Des mots sourires

Comme je travaille en milieu scolaire, j’ai le bonheur de vivre pl

Comme je travaille en milieu scolaire, j’ai le bonheur de vivre pleinement mes étés. Toutefois, lorsqu’arrive la rentrée, j’ai toujours hâte de retrouver ces grandes et petites « bébittes sur deux pattes ». Ce sont pour eux et elles que j’ai choisi ce métier. Pour leur spontanéité, leur vivacité et leurs couleurs. Ce n’est pas tous les jours faciles, mais lorsqu’ils ou elles m’offrent ce que j’appelle des « mots sourires », je me souviens alors combien je les aime. Afin de vous faire sourire dans le chaos de la rentrée, je les partage avec vous…

😉

Je me penche sur Ludovic pour l’aider à attacher son lacet et au même moment, on me parle dans le radio émetteur que je porte toujours à la ceinture. Lorsque j’appuie sur le bouton pour répondre, il fronce les sourcils et me demande :

– Pourquoi tu parles dans un « Tinky-Winky »?

😉

Au retour d’une fin de semaine de beau temps du début de l’été, je m’approche d’Alexandre pour l’aider à ouvrir sa boîte à collations et j’observe qu’il se gratte vivement la nuque.

– Hé la la! Tu as beaucoup de piqûres de maringouins, Alexandre!

– Non, me répond-il plein d’assurance. C’est pas des piqûres, c’est des bosses de maringouins!

😉

Quelques minutes après avoir tenté de consoler Maya au sujet d’une dispute avec sa meilleure amie, elle vient me retrouver, un sourire illuminant ses grands yeux bleus encore mouillés :

– On s’est réconseillées finalement, me dit-elle.

😉

Alors que je m’occupe de panser le genou d’une fillette, Estéban entre dans le local, l’air inquiet sous ses cheveux blonds.

– Qu’est-ce qui ne va pas, mon grand?

– J’ai mal à la gorge, mais j’ai pas de douleur, m’explique-t-il.

😉

C’est journée pédagogique et nous roulons vers un verger. Soudain, Isaac s’exclame, tout heureux en pointant les pylônes électriques :

– Regarde Isabelle! Des Tours Eiffel!

Quelques minutes plus tard, Nathan me regarde avec ses grands yeux bruns et l’air inquiet, il me demande :

– Pourquoi la montagne nous suit?

Enfin, tout juste avant d’arriver, Jacob, impatient, lance :

– Voyons! C’est ben long ce voyage‑là! C’est pareil comme Cayo Coco!

😊

Yan est de retour après quelques jours d’absence. Sachant qu’il a été malade, je m’informe de son état.

– C’est parce que j’ai eu mal à la mémoire, m’explique-t-il en frottant son front.

😊

Je suis dans le parc avec Louis et un cycliste passe lentement devant nous. De ses jolis yeux en amandes, il l’observe attentivement et affirme :

– Moi, mon vélo court vite!

😊

Il fait chaud et l’année tire à sa fin. Nous amenons donc les enfants aux jeux d’eau à côté de l’école. Le charmant et très sage Jordan s’approche de moi, triste de ne pas avoir son maillot.

– C’est pas grave Jordan, tu pourras mettre tes pieds dans l’eau avec moi.

– Non! tranche-t-il très sûrement. Parce que si je mets mes pieds dans l’eau, tout mon corps va dire : « Go! On y va! ».

😊

Enfin, le dernier mot sourire me vient d’une amie qui un jour, alors que sa puce était malade, lui dit qu’après le souper, si ça ne va pas mieux, elle va lui mettre un suppositoire. La petite hoche la tête et lui demande en secouant ses bouclettes :

– C’est quoi maman, des soupers aux histoires?

Bonne année scolaire à tous!

Isabelle Lord

 

Ces mots…

Chers parents, il n’existe pas de plus grande reconnaissance pour

Chers parents, il n’existe pas de plus grande reconnaissance pour un enseignant que vos mots.

Ces mots qui expriment votre gratitude.

Ces mots si doux qui nous rappellent que nos efforts auprès de votre trésor n’ont pas été vains.

Ces mots qui nous confirment que nous sommes là où nous devons être.

Ces mots qui parfois, nous révèlent des choses qu’on ignorait, qui nous apprennent que sans le savoir, on a pu faire la différence pour votre enfant, le temps d’une année scolaire.

Ces mots, nous les conservons précieusement ; les miens sont cachés au fond d’un tiroir. Il m’arrive de les relire quand j’ai le cœur gros, quand je doute… C’est mon coffre aux trésors.

Chers parents, merci pour ces mots qui témoignent de votre reconnaissance. Merci d’être nos complices au quotidien et de faire cheminer, avec nous, votre plus grande fierté.

Bonnes vacances! ☀️

Karine Lamarche

 

Youppi! Il ne lit pas encore!

Pour la littéraire en moi, les premières lettres d’alphabet reco

Pour la littéraire en moi, les premières lettres d’alphabet reconnues et les premiers mots lus ont la même signification que les premiers mots dits ou les premiers pas faits. C’est pour moi une toute nouvelle ouverture sur la connaissance de l’univers et de soi. Le début d’une longue aventure incroyable qui évoluera au fil des pages et des livres. Sans compter Google et ses merveilles!

Quand ma fille aînée a lu son premier livre, elle avait cinq ans, allait encore à la garderie. J’étais dans ma chambre à 7 heures du matin. Elle était venue s’asseoir par terre à côté de moi, avec son livre de Disney (vous savez, la collection des grands classiques? Une trentaine de pages bourrées de longs paragraphes et de trop de mots écrits en toutes petites lettres [genre Times 8…]). Et là, elle s’était mise à lire. De la page 1 à la page 30. Pratiquement sans hésitation.

Je m’étais dit : « Elle connaît ce livre par cœur, ça doit être ça. » Si petite, et connaître tant de mots…

Un peu plus tard, elle a choisi un autre livre. Puis un autre. Et elle n’a jamais arrêté. À sept ans, elle lisait des romans de 700 pages. À 14, elle les écrit.

L’histoire s’est répétée avec mon autre fille. Cette même fille qui s’est pointée au club de lecture de 1re secondaire avec l’encyclopédie du cerveau (sa lecture de chevet…) Si je veux lui faire vivre un plaisir intense (du même niveau que le nouveau Chaos de la Ronde), je l’amène à la bibliothèque.

Puis, mon garçon est arrivé. Tout aussi brillant, lui aussi identifié comme doué intellectuellement, avec le bonus hyperactif. Il a aussi appris à lire par lui-même (je le jure, je n’ai même jamais suivi les lignes de texte avec mon doigt!), mais son besoin de bouger était plus grand que son besoin de lire. On parle quand même d’un petit bonhomme qui anéantit une paire de souliers par deux mois et qui fait exploser le podomètre de ma montre intelligente quand il me l’emprunte. Il a dû apprendre à apprécier les moments calmes et les livres l’ont aidé. Avec un livre dans les mains, son besoin d’amis et d’attention diminue. À huit ans, il réclame ses romans de 300 pages plusieurs fois par jour.

Et mon petit dernier? Tout aussi intelligent que les trois autres. J’ai cette chance d’avoir des enfants qui apprennent ultra vite. Qui s’intéressent à tout. Qui sont curieux. Qui veulent apprendre. Mais ça, ça vient avec beaucoup d’ennui à l’école. Les enseignants ont beau stimuler mes enfants, leur proposer des projets enrichis, de la matière approfondie, ils trouvent le temps long en classe. Ils tombent dans la lune, au cas où ils y trouveraient de nouvelles informations à gober.

Alors mon petit dernier qui ne sait pas lire alors qu’il termine sa maternelle me rend très heureuse! Je me dis qu’il se sentira peut-être stimulé par l’école plus longtemps. Qu’il ne décrochera peut-être pas aussi souvent pendant que le prof essaie de le garder accroché à la matière. Qu’il ne sera peut-être pas aussi frustré contre le système scolaire envers lequel il avait tant d’espoir et qui l’a tant déçu. Mes enfants voient l’école comme la source inaltérable de savoir et ils se sont vite rendu compte que cette source fonctionnait au ralenti pour eux.

Que mon petit dernier prenne son temps pour apprendre à lire, ça me fait plaisir, ça me dit qu’il vivra peut-être un peu moins de frustrations par rapport au rythme de l’école.

P.S. Je pensais écrire ce texte depuis quelques jours déjà. Et ce soir, alors que je m’apprêtais à l’écrire, mon petit dernier est venu se coller près de moi avec un roman… et il s’est mis à lire le titre de chaque chapitre.

— Maman, « oi », on prononce « oua », c’est bien ça?

Voilà, la porte de la lecture est toute grande ouverte!

 

Nathalie Courcy

www.4etdemi.ca

Ce n’est pas une blague !

– C’est débile !

– T

– C’est débile !

– T’es vraiment TOC !

– Attends-tu que je me tue ?

– Un vrai mongol !

– T’as pas pris tes pilules ?!

Ce sont des blagues. Des expressions banales. Des mots qui semblent anodins et inoffensifs. Mais qui peuvent blesser les personnes souffrant de ces troubles ainsi que les personnes qui les entourent.

Ces mots perpétuent les traits caricaturaux et fondés sur les préjugés qui sont associés à certains troubles mentaux ou physiques. Lancer à quelqu’un qu’il est « fou raide » ou « parano », c’est un manque de jugement marqué par le jugement malsain de ce qu’on ne connaît pas.

On ne connaît pas l’histoire intime, ni les fragilités des personnes à qui on s’adresse, ni celles des personnes qui nous entendent. Notre blague ne part pas d’une mauvaise intention ! C’est juste une façon de parler… On connaît cet ami depuis la maternelle. Un vieux chum ! On s’est toujours parlé comme ça…

Mais qui nous dit que cette personne ne souffre pas véritablement d’un TOC (trouble obsessionnel compulsif) ? Elle peut avoir besoin d’une médication pour gérer l’anxiété. Peut-être que son frère est trisomique ou que sa mère s’est suicidée. Samedi dernier, quand votre vieux chum a décliné votre invitation au cinéma, c’était peut-être pour aller voir son grand-père atteint de démence. Ou encore parce que sa sœur est hospitalisée en psychiatrie pour traiter un épisode dépressif sévère. Et il ne vous l’a pas dit, parce que depuis toujours, vous dites à la blague qu’il devrait être enfermé à l’asile…

– Coudonc, es-tu dans ta semaine ?

Toutes les filles se sont déjà fait dire ça. Des dizaines de fois. Parfois, le commentaire tombe à point ! On est en plein SPM. Note au lecteur : votre commentaire ne fait qu’attiser le SPM. Et si on n’est pas en SPM, vous venez d’en réveiller les symptômes. Parce que c’est un réel syndrome, avec de réels symptômes. Je ne connais aucune fille qui se plaît à perdre le contrôle de son humeur et de son acné chaque mois jusqu’à ce que la ménopause apporte pire. Offrez plutôt un bon bain chaud et proposez de lire l’histoire de dodo aux enfants ce soir‑là. Merci, amen.

Ces mots-là ne se disent pas, ne se disent plus. Faisons attention aux mots que nous utilisons.

Utilisons l’humour autrement. Pas par souci d’être politiquement corrects, juste pour être plus humains.

Utilisons les mots pour faire du bien, dans un contexte qui rassure et qui n’impose rien.

– Comment te sens-tu ?

– J’ai remarqué que tu as l’air moins concentré/plus soucieux/plus nerveux que d’habitude, est‑ce que je peux faire quelque chose ?

– Aimerais-tu qu’on aille prendre une marche pour en parler ?

Avec la journée Bell Cause pour la cause qui approche, posons-nous la question : si quelqu’un parlait à notre enfant comme nous parlons aux autres, quelle serait notre réaction ? Si ça fait sortir la lionne protectrice ou le papa protecteur en nous, c’est probablement parce qu’il est temps qu’on ajuste notre filtre. « Tourne ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler », ce n’est pas juste un dicton de grand-mère, c’est encore d’actualité.

Ce qui est une blague pour l’un peut être une profonde blessure pour l’autre.

Nathalie Courcy

Zippe ta bouche

Je m’excuse à tous ceux qui doivent endurer ma parlotite aiguë.

Je m’excuse à tous ceux qui doivent endurer ma parlotite aiguë. Je parle trop, trop vite. Je suis ainsi, depuis l’enfance. Même à l’adolescence, ma mère n’a pas eu de pause. Je n’étais pas de ces ados qui s’enferment dans le mutisme et en ressortent une fois la puberté passée. Même quand je suis déprimée, stressée, maganée, sur le bord du coma, je parle. Tout. Le. Temps. Mes frères ont eu droit à 24 heures de silence quand je me suis fait opérer pour les amygdales. Après : merci bonsoir, c’est reparti! Je m’étourdis moi‑même.

Et pourtant, j’essaie! J’essaie de zipper ma bouche, de contenir les mots qui forcent la porte pour se faufiler dans vos oreilles. Avertissement de filtre défectueux dont la garantie est échue depuis longtemps. J’essaie de limiter le nombre de mots par phrase et le nombre de phrases par minute. J’ai passé ma vie d’étudiante à couper plus de la moitié de mes textes pour atteindre l’impossible limite de mots maximale. La longueur permise pour ma thèse m’a quelque peu contentée. J’ai remis 350 pages au lieu de 300. Mais quand même, on voit l’effort de concision.

Je lis des livres pour apprendre l’art d’écouter au lieu de radoter. J’observe ceux qui ont cette capacité de ne pas parler pour rien dire et je prends des notes. Je me pratique très fort… Je vous utilise même comme cobayes! Mais ce n’est jamais assez. Vous ne vous en rendez même pas compte. On a beau soustraire 300 mots à trois millions… une demi-goutte d’eau dans un océan. Ça ne paraît pas, ça énerve toujours autant. Une migraine est si vite arrivée!

Je vous jure, j’essaie de contenir mon enthousiasme, mais ma passion déborde de tous les côtés, et le plus souvent dans mes paroles. J’ai même déjà assommé quelqu’un à force de gesticuler. Mon deuxième prénom sur mon certificat de naissance, c’est Intensité.

J’essaie de ne pas passer par l’alphabet au complet quand il faut aller de A jusqu’à B. Je souffre à devoir sacrifier toutes ces lettres! Ce que vous percevez comme un roman (que dis-je! La recherche du temps perdu de Proust!) m’apparaît comme un faible résumé. Je sais trop bien que votre patience se raréfie au fur et à mesure que ma pensée se ramifie. Je suis moi-même étourdie quand ma fille me sert ma propre médecine! (À deux, on fait tout un show! Auquel nous seules sommes capables de survivre).

La version courte n’est pas dans ma nature. Même quand je force ma nature à devenir autrement. La concision me fait mal, et ça me cause des problèmes. Et des maux de gorge.

Si je suis ainsi, c’est que je voudrais tant que chaque nuance ait sa place dans l’histoire. Qu’on n’oublie pas la cause de la cause de l’effet. Qu’on ne néglige pas l’impact sur Pierre et Pierrette, Jean et Jeanne, Jacques et… Jacquette? Un mot en entraîne un autre, qui en entraîne dix autres, qui en font naître cent autres chacun… La multiplication miraculeuse des mots. L’arborescence dans toute sa splendeur.

Et pendant que je vous parle, pendant que je vous écris, j’over-analyse vos réactions, les miennes, les siennes, celles d’hier et du mois prochain, les tues et les masquées, les exprimées par vos mots et par vos mimiques. Les yeux au ciel, le soupir, le sourire, l’angle du sourire, par en bas, par en haut, dans l’oblique du désespoir : « Va-t-elle se la fermer un jour? » Et je me demande pourquoi je suis incapable de me la fermer.

Oui, oui, j’y arrive. La nuit entre 1 h et 3 h du matin. Et même là. Parfois, je m’inventerais un ami imaginaire pour jaser. Parce que voyez‑vous, les émotions et les idées, elles, ne somnolent pas. Elles courent avec la tribu de gerboises hyperactives qui s’agitent dans mon ciboulot. Et plus elles courent, plus elles engraissent, s’encrassent, m’écrasent. Alors au petit matin, quand tout le monde est encore en train de se dire « Mais quand est-ce que le café fera‑t‑il finalement effet? », moi, je ressens déjà un besoin pressant de m’exprimer. D’être en relation. D’être.

Parce que c’est ça l’affaire : parler, discuter, écouter, partager, ça me donne l’impression d’ÊTRE. D’être tout court, d’exister, mais aussi d’être quelqu’un dans vos yeux. De mériter d’être.

J’arrête ici. J’en ai déjà trop dit.

Nathalie-Verbomotrice-Courcy

Ces petits mots qui résonnent fort…

Ces petits mots qu’on dits aux enfants, un peu à

Ces petits mots qu’on dits aux enfants, un peu à la blague, sans aucune mauvaise intention… ils résonnent parfois si fort qu’ils sonnent comme l’écho dans la tête de nos tout-petits… Ils sèment une toute petite graine, échappée là sans même le savoir, qui peut grandir et devenir aussi forte qu’un chêne centenaire…

« Ben là! Tu vas pas manger tout ça! Faudrait pas que tu d’viennes grosse! » Une si petite blague… qui a tellement d’impact! Je l’ai tellement entendue! Que ce soit devant un gros dessert au chocolat, un cornet de crème glacée, une deuxième assiettée ou une autre portion de pain à l’ail au restaurant… Les adultes ne veulent pas mal faire, mais le mal est fait… la graine est semée. Dans dix ans, quand cette enfant devenue presque femme se privera de nourriture, il sera trop tard pour revenir en arrière.

« Wow! T’es chanceuse d’avoir la peau foncée d’même! »
Un compliment? Pas tout à fait… Tout ce que ce commentaire fait, c’est montrer à l’enfant une différence qu’il n’avait même pas remarquée avant que vous la lui mentionniez… Et maintenant, cette différence va prendre toute la place et une petite fille de sept ans pleurera le soir parce qu’elle n’a pas la même peau que Blanche-Neige et qu’elle est « prise comme ça ».

« Hey, wow! Tu cours vite pour une fille! » On y était presque… C’est vrai qu’elle court vite. Vraiment vite. Mais jusqu’à cette seconde, elle ne savait pas qu’elle ne pouvait pas courir plus vite qu’un garçon. Même si tu dis ça « juste de même », l’impact est beaucoup plus fort que tu le penses.

« Ben là! Tu vas pas laisser ton gars jouer aux poupées! » Pas besoin de rajouter que tu as peur qu’il devienne homosexuel ou qu’il attrape l’envie d’aimer les hommes… On a bien compris ce que ça insinuait. Moi, quand je laissais mon petit homme jouer avec des poupées, je me disais seulement qu’il allait devenir un bon père. Toi, tu viens de lui mettre dans la tête qu’un humain avec un pénis, s’il prend soin des autres, est forcément homosexuel… Et imagine s’il est homosexuel, à quel point ce commentaire le fait sentir anormal…

« Quoi? Tu le laisses jouer avec Mohamed? En tout cas, moi je ne le laisserais pas jouer avec un futur terroriste! » Ces mots-là, ils font déjà mal… Ton garçon, il pensait que Mohamed était son meilleur ami, parce qu’il courait super vite, pis qu’il était le meilleur pour compter des buts au soccer. Là, il devient une future menace potentielle, parce qu’un adulte étroit d’esprit vient de dire une remarque raciste devant lui…

Chez nous, le seul truc qu’on a trouvé, c’est de ne rien laisser passer et de nommer ce qu’on n’accepte pas. Pas question d’en laisser passer une et que nos enfants pensent que c’est parce qu’on est d’accord…

À la quincaillerie, un homme a lancé à mes filles : « Ouf! Papa a trois filles! Pas de garçon? Qu’il doit être malheureux! » Pour lui, ce n’était qu’une blague, lancée à un inconnu dans une file d’attente pour passer le temps. Pour mes filles, c’était un coup de massue leur annonçant que peu importe ce qu’elles deviendraient, elles seraient une déception pour leur père, pour l’homme qu’elles admirent tant… Une fois l’homme-étroit-d’esprit parti, j’ai accoté le panier d’achats au mur, j’ai regardé mes filles droit dans les yeux et je leur ai dit à quel point elles nous rendaient heureux. Je leur ai dit qu’elles nous remplissaient de fierté, d’amour et d’humanité, et qu’elles le feraient toute leur vie, peu importe ce qu’elles choisissent de devenir.

Ils sont si forts ces petits mots! En 2017, je pensais que ces idées préconçues étaient derrière moi. Je me suis efforcée d’apprendre à mes enfants la tolérance, l’ouverture, le respect et l’acceptation des différences. Chez soi, comme chez l’autre. Mais cette société continue de semer des petites graines… et les enfants ont la tête remplie de terre fertile…

C’est quoi votre solution? Votre meilleur engrais à bonnes valeurs?

 

Joanie Fournier

Des mots, des maux et de l’amour

Combien de fois entend-on nos enfants nous dire des mots qui nous fo

Combien de fois entend-on nos enfants nous dire des mots qui nous font réagir? Des phrases marmonnées, criées, murmurées, qui nous font rager. Qui nous font pleurer. Ou qui font sourire notre cœur de parent. Elles font partie de leur développement, du testage de limites à la quête maladroite d’autonomie jusqu’au moment où ils reconnaissent notre rôle dans leur existence. Quelles sont les phrases qui VOUS font réagir?

Les phrases clés qui font damner les parents…

1-      C’est pas de ma faute, c’est lui qui m’a fait fâcher! (Ok, notre jeune se déresponsabilise, mais au moins, il verbalise une émotion…)

2-      Je vais le faire plus tard. (Me semble, oui.)

3-     Je veux pas dormir! (Et la version ado rempli d’hormones en folie : Pas capable de me lever… zzzzzzzzzzzzz)

4-      J’ai pas envie. Ça me tente pas! (Et toi, tu penses que ça nous tente de laver les toilettes et de plier trois tonnes de vêtements chaque semaine?)

5-      Grrrrrrrr! (Là, c’est le côté « mammifère sauvage enragé » qui sort. Et souvent, quand on demande d’utiliser des mots pour nous aider à comprendre, ça empire les choses. Mais un jour, il nous en remerciera. Peut-être.)

6-      C’est trop difficile, j’suis pas capable! (Habituellement déclamé sur le ton du gars fatigué du Groupe sanguin, mais version « Je suis sur le bord de mourir sous la torture! C’est quoi l’idée de me forcer à apprendre à lacer mes souliers?! »)

7-      J’m’en fous! (Ou sa version encore pire : Je m’en câ…, qui peut se décliner en plusieurs variétés selon les connaissances qu’a notre jeune de la terminologie d’Église.)

Les phrases qui font mal (même si on essaie de mettre notre carapace) :

1-      T’es vraiment (choisissez votre préféré) nul, stupide, poche! (Blindez-vous et ne le croyez pas : vous n’êtes pas un zéro, vous avez un Q.I. plus qu’acceptable et vous ne contenez pas de thé. Donc vous n’êtes ni nul, ni stupide, ni poche.)

2-      Va-t’en! (Ok, pour aller où au juste? Parce que ça adonne que tu es dans MA maison.)

3-      T’es même pas ma mère (ou mon père)! (Oh! Que je l’attendais celle-là! Mais je peux te jurer, preuves corporelles à l’appui, que tu es sorti de mon ventre. Bon, si c’est monsieur qui parle, ça se peut que les preuves soient moins évidentes… mais la paternité est là quand même.)

4-      Je serais plus heureux dans une autre famille! (Peut-être, on ne le saura jamais. Mais il n’y aura jamais personne qui t’aimera autant et aussi inconditionnellement que nous. Ça te tenterait qu’on essaie d’être heureux ensemble?)

5-      J’t’aime pu! (Ben moi, je t’aime tout le temps, même si je n’aime pas ce que tu me dis présentement.)

6-      Je veux mourir. (Non. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je veux que tu vives. Et que tu aies le goût de vivre.)

Les phrases qui font fondre notre cœur de parent :

1-      T’es la maman la plus belle/patiente/intelligente mais pas genre nerd du monde! (Ah! Mais je te retourne les compliments!)

2-      T’es le papa le plus musclé/drôle/niaiseux mais dans le bon sens de la Terre! (Yes! J’ai réussi ma job de papa!)

3-      Je t’aime tellement que je ne connais pas de mots assez grands pour le dire. (Ton sourire le dit, tu n’as pas besoin de mots pour l’exprimer.)

4-      Maman, sais-tu quelle heure il est? C’est l’heure du câlin! (Oh! Mon bébé! C’est tout le temps l’heure des câlins!)

5-      Merci de m’avoir créé. C’est grâce à vous deux que j’existe. (Merci à toi, mon fils, ma fille, de faire partie de notre vie. C’est grâce à toi que notre famille existe!)

6-      Je m’excuse pour les mots pas gentils que je t’ai dits. C’est ma colère qui parlait. Je regrette. La prochaine fois, je vais de gros efforts pour respirer au lieu de crier. (Bon ben coudonc. On a dû faire une bonne job!)

Nathalie Courcy