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Aimer n’a pas de sexe – Texte: Joanie Fournier

Les enfants posent des questions. C’est normal, ce sont des enfants. C

Les enfants posent des questions. C’est normal, ce sont des enfants. C’est leur rôle de poser des questions sur la vie. Et je pense que tous les enfants se posent les mêmes questions, mais selon leur génération, leur culture, leurs valeurs, ce ne sont pas tous les parents qui donnent les mêmes réponses. Je pense cependant qu’il est important de donner l’heure juste à nos enfants. De leur expliquer les choses telles qu’elles sont, tout simplement.

Chez nous, ces discussions font partie du quotidien. Je ne me rappelle pas qu’on ait eu UNE discussion sur la sexualité ou sur l’amour, par exemple. Je sais qu’on en parle souvent parce que certaines phrases clés sont répétées souvent ici. Par exemple, j’ai toujours répété à mes enfants, depuis aussi longtemps que je me souvienne, qu’ils ont le choix. Ils ont le choix d’être en couple, ou pas. Ils ont le choix de se marier, ou pas. Ils ont le choix de vouloir des enfants, ou non. Ce n’est pas parce que moi j’ai voulu me marier à l’église devant Dieu, que moi j’ai voulu une grande famille, que moi je suis tombée amoureuse d’un homme, qu’ils doivent faire la même chose. Ce sont mes choix de vie à moi, mes préférences à moi, ce qui me rend heureuse, moi.

Je leur répète constamment qu’ils pourront aimer qui ils veulent. Garçon, fille, cisgenre, transgenre, intersexe, peu importe. Mais, il y a bien une condition ! La personne choisie doit les respecter, les aimer, les traiter avec amour et bienveillance. Parce que je m’en fiche de savoir que mon enfant est hétérosexuel, homosexuel, asexuel, etc. Ce qui m’importe, c’est qu’il sache être dans une relation saine où il se sent aimé, respecté et en sécurité.

J’espère secrètement que mes enfants ne feront jamais de « coming out ». Parce que je ne veux pas qu’ils pensent avoir besoin de se mettre dans l’une de ces catégories. Nul besoin de sortir du placard quand tu n’as jamais été forcé de t’y cacher, non ? Je me dis que je leur souhaite de connaître l’amour, avec un humain formidable. Ils méritent d’être aimés et de connaître ces petits papillons.

J’ai souvent l’impression que notre génération aime mettre des mots sur des gens, des catégories où les encadrer, des boîtes où les restreindre… Dès que quelqu’un sort des catégories connues, on lui en invente une ! Un nouveau mot, un nouveau concept. Pourvu qu’on ait tous une case où se ranger. Je n’ai jamais compris…

Tant que ton cœur bat et peut aimer, à mes yeux, tu es un humain. C’est aussi simple que ça. C’est un garçon ou une fille ? C’est un humain. C’est un hétérosexuel ou un homosexuel ? C’est un humain. D’où il vient ? De la Terre. Je n’ai pas ce besoin d’enfermer des gens dans des cases pour leur accorder de la valeur. À mes yeux, on naît tous égaux et ce sont nos actions qui déterminent la personne que nous voulons être. Donc si tu me traites bien, je te respecte.

Peut-être justement que si chaque enfant pouvait s’habiller comme il veut, choisir le métier qu’il veut et décider de la personne qu’il aime, la paix serait plus facile à obtenir pour tous. Peut-être que finalement, c’est la prochaine génération qui a tout compris. Si seulement tous les enfants pouvaient avoir réellement le choix. Je connais trop d’enfants à qui les parents imposent leurs valeurs et leurs propres choix. Je connais trop de parents incapables d’ouvrir leur esprit.

Et si nos enfants connaissaient en fait les réponses à leurs propres questions ? Peut-être justement qu’il faut arrêter de penser que c’est aux adultes d’apprendre aux enfants. Peut-être que c’est le tour de nos enfants de nous apprendre la vie. Peut-être qu’ils savent mieux que nous comment être un bon humain…

Joanie Fournier

 

Nos jeunes diversifiés — Texte : Nathalie Courcy

Mon fils est blanc, blond, aux yeux bleus. Il est la minorité visible de son groupe d’amis et je

Mon fils est blanc, blond, aux yeux bleus. Il est la minorité visible de son groupe d’amis et je trouve ça parfait. Il a un prénom et un nom francophones parmi les prénoms et les noms afghans, africains, asiatiques, russes et haïtiens de ses amis. Et personne ne s’en formalise. Ça aussi, c’est parfait.

Dans son groupe d’amis, il n’y a pas de filles (c’est l’âge, vous savez comment ça se passe… ça viendra un jour, peut-être, ou peut-être pas), mais il y a des grands, des petits, des gros, des minces, des moyens, des bollés, des jeunes qui ont plus de difficultés, des allergiques, des asthmatiques. Il y a des intellos, des sportifs, des artistes, des musiciens, des scientifiques, des passionnés de robotique et de cuisine. Des joueurs de soccer, de basket, de volley, de baseball. Leurs rêves d’avenir sont tout aussi diversifiés, et c’est parfait. Tant qu’ils peuvent passer du temps ensemble. Le reste, ce n’est pas si important.

Cette semaine, ils ont célébré la fin de leur parcours scolaire à l’école primaire. Les parents étaient invités à la cérémonie seulement (parce que vous savez ce que c’est… out, les parents, pour le party !) J’ai vu défiler des jeunes habillés en mou et en chic, en paillettes, en veston et en espadrilles. Toutes sortes de corps et d’esprits. Des sourires gênés et des faces d’énervés. Dès que le OK a été donné, tous ces jeunes se sont retrouvés en motton au milieu de la salle pour être, tout simplement. J’ai été émue de voir à quel point chacun peut être lui, chacune peut être elle.

Ils avaient tous le même papier dans la main : un diplôme qui leur sert de passeport pour leur prochaine étape, celle qu’ils ont choisie. École privée ou publique, programme sportif ou artistique, éducation à domicile ou traditionnelle, programme international ou adaptation scolaire : tout a sa place, et tout mérite la même fierté. C’est le message très clair qui se dégageait du regard de tous ces humains et du personnel de l’école.

Il est vrai que les jeunes ont beaucoup à apprendre des adultes. Mais il est tout aussi vrai que nous, les adultes, avons beaucoup à apprendre de nos jeunes.

Nathalie Courcy

 

J’ai dit « non » – Texte : Audrey Boissonneault

J’aimerais pouvoir t’en vouloir plus que ce que j’arrive à faire. J’aimerais pouvoir ôter

J’aimerais pouvoir t’en vouloir plus que ce que j’arrive à faire. J’aimerais pouvoir ôter ma culpabilité et l’incompréhension face à certaines parties de l’histoire. J’aimerais pouvoir arrêter de m’inquiéter, parce qu’en aucun cas je devrais. J’aimerais détruire les émotions floues qui me parcourent. Bien être en retard sur ce sujet, j’ai préféré fermer les lèvres afin que ma voix tremblante ne dise rien ; je vous ai protégés et j’ai accepté vos actes avant même d’être capable de les digérer.

À toi qui n’arrives pas à contrôler tes gestes. À toi qui ne comprends pas la signification du simple mot : NON. À toi qui prends le corps des femmes ou des hommes en tant qu’objet. À toi qui t’autorisais à toucher ces parties de mon corps. À toi qui me harcelais psychologiquement. À toi qui m’as demandé de te faire confiance. À toi qui m’as manipulée jusqu’à tant qu’un oui sorte de ma bouche. À toi qui as joué avec ma naïveté. À toi qui t’es servi une partie de moi-même.

À moi, qui craignais de dire non. À moi, qui n’osais pas m’affirmer. À moi, qui ne voulais pas déplaire. À moi, qui appréhendais d’être seule. À moi, qui avais la chienne des impacts possibles. À moi, qui n’ai jamais osé crier de me lâcher.

Je n’ai jamais réussi à comprendre comment on pouvait faire ça à une personne que l’on « respecte », que l’on « aime ». En fait, c’était deux choses inexistantes. Je n’arrive toujours pas à comprendre le pourquoi. J’espère que vous vous êtes contentés de moi et qu’aucune autre personne n’a dû subir le même sort, quelle que soit la façon. Et si par malheur, oui, j’espère qu’elle a eu le courage de vous crier haut et fort d’enlever vos mains ainsi que vos paroles inappropriées.

Ma tête n’a aucune idée si vous avez réalisé vos actes. Mon cœur sait que de nombreuses cicatrices s’y trouvent encore. J’ai choisi de vous pardonner, pour réussir à avancer alors que de mon côté, le questionnement reste présent. Mes mains moites et mon regard vitreux ne peuvent s’empêcher de repenser à ces moments. Le serrement à la poitrine me rappelle que je n’oublierai jamais ces images.

Mes lèvres se sont entrouverte pour te dire, non. Plusieurs fois, alors que mon regard disait, déjà, tout.

Audrey Boissonneault

On marche toujours sur des œufs – Texte : Audrey Léger

Dans la vie, on marche toujours sur des œufs Il ne faut pas en faire trop ni prendre trop de pla

Dans la vie, on marche toujours sur des œufs

Il ne faut pas en faire trop ni prendre trop de place, mais il ne faut surtout pas s’effacer et ne pas en faire assez.

Tes paroles sont interprétées autant que ton silence.

Tout ce que tu diras pourra et sera retenu contre toi.

Tu dois justifier, expliquer et te défendre. Tu décides de tenir ton bout parce que tu crois en toi. Tu reconnais tes convictions et tu les partages.

Tu débats, t’opposes et te rebutes. Tu fais la rencontre de dizaines, centaines, milliers de personnes qui sont au même diapason. C’est l’euphorie, enfin !

Tu viens de saisir qui tu étais, ton essence et pourquoi tu mérites le respect comme les autres.

Tu réalises enfin que ceux qui te dénigrent, t’ignorent et te rabaissent sont les gens qui devraient te soutenir, t’encourager, te féliciter. Et c’est exactement LÀ que le bât blesse.

Ça fait mal… vraiment mal. Ça t’anéantit littéralement.

C’est le moment de relever la tête et de regarder devant. Des gens merveilleux te tendent la main. Ils t’attendent. Ils sont ton avenir. Ils t’accueillent au jour 1 de ta nouvelle vie… celle que tu as choisie.

Crois en toi. Tu n’as pas besoin de plus pour te reconstruire. 💚

#thrusttheprocess

#motivation

#girlpower

Audrey Léger

Alerte au viol – Texte : Arianne Bouchard

Tu te dis sûrement : oh non, pas encore un autre texte qui parle d’agression sexuelle. Ben oui,

Tu te dis sûrement : oh non, pas encore un autre texte qui parle d’agression sexuelle. Ben oui, encore un autre. Tant qu’il y aura des imbéciles, il y aura toujours des agressions sexuelles et tant qu’il y en aura, il y aura toujours du monde pour en parler, alors me voici.

Ce texte s’adresse essentiellement aux filles et aux femmes, car les agressions sexuelles sont majoritairement subies par elles. Les gars, je ne vous oublie pas pour autant et votre douleur n’en est pas moins réelle non plus.

Alors, fille, voilà ce que j’aimerais te dire.

Même si t’as une jupe courte. Même si t’as des vêtements moulants. Même si t’as un décolleté plongeant. Même si TOUTE, un habillement, ce n’est pas un consentement. T’as le droit de te sentir belle, t’as le droit de te sentir femme, sans toujours te demander si tu es habillée comme une alerte au viol. J’ai une amie qui, sur son lieu de travail, dans un bureau respecté, s’est fait dire de changer de tenue, que sa jupe, de longueur bien respectable et pas trop moulante non plus, lui donnait l’air d’une alerte au viol. Excusez-moi, pardon, mais ce genre de phrase, c’est NON !

Pis ç’a l’air de quoi une alerte au viol de toute façon ? D’une femme forte et indépendante, qui a le courage de sortir de chez elle en portant des vêtements qu’elle aime en faisant fi du regard de la société ? Parce que si c’est ça, l’alerte doit crier fort, tout le temps ! En 2022, je pense qu’on devrait pouvoir porter ce qu’on veut. Ce n’est pas à nous comme femmes de nous habiller autrement, mais à vous, très chers hommes, de ne pas nous regarder comme le ferait un charognard devant un morceau de viande fraîche. On est plus que de la chair cachée sous quelques vêtements. On est des personnes et on mérite le respect et la considération qui va avec !

Ce qui inclut notamment le droit de choisir et de dire non quand ça ne nous tente pas. Même si c’est ton chum, même si le gars est sexy, même si tu t’es déjà dit que « tu lui ferais pas mal à celui-là », même si c’est ton ami et que tu lui fais confiance ; si ça te tente pas et que tu dis non, c’est non. Tu n’as pas à te sentir mal de pas avoir envie non plus. C’est correct, ça arrive quelquefois.

Et même si tu as dit oui au départ, même si vous aviez commencé, t’as le droit de changer d’idée. J’ai vu sur Internet la fameuse allégorie de la tasse de thé et c’est vraiment ça. Pour vrai, je pense vraiment que cette vidéo devrait faire le tour du monde et être partagée dans les écoles. Ça dit tout. Alors je t’invite à aller voir cette vidéo et à la partager autour de toi pour sensibiliser les gens au consentement.

En attendant d’aller voir cette fameuse vidéo, continuez d’être toi-même, de porter les vêtements que tu aimes et de ne pas te soucier de ce quoi t’as l’air dans le regard des hommes. Ce n’est pas à toi de changer de look, c’est à eux de changer de perception.

Arianne Bouchard

Nos pharmacies à bout de souffle – Texte: Cindy Barbier

Si vous travaillez dans le milieu de la santé, vous devez être comme moi : à bout de souffle, le

Si vous travaillez dans le milieu de la santé, vous devez être comme moi : à bout de souffle, les batteries vides, les émotions à fleur de peau et impatiente d’avoir une accalmie. Comme ma collègue collaboratrice, Nancy Pedneault, les pharmacies ont usé d’imagination, d’ingéniosité et de débrouillardise pour s’ajuster à toutes les mesures sanitaires sans affecter le service aux patients. Je suis technicienne en pharmacie depuis onze ans et je veux souligner le travail de mes collègues ATP et pharmaciens.

Nous avons tous poussé un soupir de découragement lorsque nous avons appris que nous allions distribuer les autotests Covid. Nous avons déjà beaucoup à gérer avec la vaccination contre la grippe, la Covid et autres vaccins, les nouveaux services que les pharmaciens peuvent offrir et les droits qu’ils ont acquis, ce qui fait que la charge de travail a augmenté drastiquement. Nous avions déjà de la difficulté à tout terminer pour la fin de la journée.

Les pharmaciens ont vu leurs droits professionnels augmenter avec la loi 31 qui leur donne le droit de prescrire certains médicaments (selon certains critères), faire des ajustements de médications dans certains traitements, la vaccination et j’en passe. Sans compter tout le travail qu’ils avaient avant et qui était déjà énorme. Avec tout ça, des tâches ont été déléguées aux techniciens. Nous ne faisons pas que compter des pilules.

PANDÉMIE MONDIALE. Restrictions sanitaires. Règlements imposés. Nouvelles mesures implantées. RUPTURE DE STOCK. Dans le milieu de la pharmacie, rupture de stock ou B/O de médicaments, c’est « normal ». Les ruptures de masques, visières, gants, alcool, antiseptiques, c’est très inhabituel. Nous sommes déjà habitués de gérer des situations ou des patients stressés ou inquiets, mais très rarement violents. Aujourd’hui, c’est devenu presque « normal ».

Concernant la vaccination contre la Covid, de nombreux pharmaciens ont répondu à l’appel pour aider le gouvernement. Très rapidement, nous nous sommes rendu compte que c’était toute une gestion et de l’organisation. Vacciner les patients, créer les dossiers patient, récolter les informations de santé, entrer les actes de vaccination dans chaque dossier patient et inscrire la vaccination dans le système gouvernemental, tout en respectant les consignes sanitaires, c’est tout un casse-tête. Nous avons vu et entendu tellement d’histoires tordues de personnes qui ont tenté de se faire vacciner avant que leur tour soit arrivé. Des bagarres, oui. Des « si je te donne x $, me vaccines-tu ? » Des menaces. Je pourrais continuer longtemps. Malgré tout, nous avons continué à travailler avec le sourire et le respect. Dans les groupes Facebook de pharmacie, nous demandions conseil, nous nous sommes beaucoup entraidés, ce qui a facilité notre travail par moment.

Nous avons développé des services plus personnalisés, amélioré d’autres aspects comme la livraison plus fréquente et sans contact, et certaines pharmacies ont même des services au volant. Nous avons toujours travaillé à améliorer la qualité de nos services avec soin, précautions et en priorisant les besoins de nos patients. Quand nous avons commencé à être capables de jongler avec tous ces nouveaux éléments, les autotests sont arrivés.

Laissez-moi vous dire une chose : les autotests sont devenus le papier de toilette. C’est la folie. Non, non ! C’EST LA SAPRISTI DE FOLIE. Nous sommes informés quelques jours avant le début de la distribution que nous allons être les chanceux à les donner. L’AQPP fait une conférence urgente pour informer nos pharmaciens du déroulement de cette fameuse distribution. Le lendemain, petite réunion de travail, on explique le tout, ça semble bien organisé. Nous allons recevoir une boîte de 108 tests par jour, super facile à entrer dans le système informatique, simple à expliquer aux patients : « Vous avez droit à une boîte par mois. Une boîte contient cinq tests, si vous faites un test et qu’il s’avère positif, aller dans un centre de dépistage pour confirmer le résultat et isolez-vous. Bonne journée. »

Nous recevons les tests. Tout excités.

Lundi 20 décembre, la pharmacie ouvre, il y a une file de 20 à 30 personnes. Oh boy ! J’ai même pas servi mon premier patient que ma pharmacienne me dit : « Je viens de recevoir un message texte d’une collègue. Il paraît que c’est la panique partout. » Je me dis que ça doit être exagéré ou isolé. Une heure plus tard, les 108 tests sont tous distribués. Le téléphone ne cesse de sonner, soit pour la vaccination de la troisième dose ou savoir s’il nous reste des tests. Le reste de la journée, nous avons dû négocier avec la surprise, la crainte et la colère des gens. Nous les rassurons que le lendemain, nous allons en recevoir d’autres, c’est ce que le gouvernement nous a dit.

Mardi, aucune livraison. Pas besoin de dire comment la journée a été.

Mercredi, aucune livraison. Là, je commence à angoisser. Les patients deviennent impatients, nous traitent de voleurs, de les cacher, nous nous faisons menacer si nous ne donnons pas de tests, même si on explique que nous n’en avons pas. Nous recevons de faux transferts de pharmacie pour des patients qui veulent des tests en pensant que ça faciliterait leur cas. Des livreurs se font intercepter à l’extérieur pour demander des tests. Des patients poussent d’autres patients en disant qu’eux sont plus importants parce qu’ils ont telle ou telle maladie.

COMBLE DU MALHEUR, la conférence de presse de mercredi soir. « NOUS N’AVONS PAS ASSEZ DE TESTS POUR TOUT LE MONDE. » Sérieux ?! Quatre jours avant, c’était un discours totalement différent qui nous avait été donné.

Aujourd’hui, 23 décembre, j’ai reçu une livraison en fin de journée, mais j’ai passé la journée à recevoir des insultes. Devinez comment ma journée de demain va se dérouler. Je dois avouer que je suis à bout de souffle. J’appréhende ma journée de demain, veille de Noël.

Au nom de tout le personnel des pharmacies, s’il vous plaît, restez respectueux. Nous ne sommes pas responsables de ces délais. Nous sommes informés de la même façon que vous, par les médias. Souvent, nous apprenons quelque chose, car c’est vous les patients qui nous en informent. Alors, s’il vous plaît, nous faisons notre travail avec passion. Nous sommes heureux et fiers d’aider durant cette pandémie, mais là, ça commence à être trop. Si vous avez des enfants qui ont reçu des boîtes, ne venez pas en chercher d’autres, laisser ceux qui n’ont pas votre chance en avoir.

J’adore mon métier, j’adore mes patients, mais il y a des jours où c’est plus difficile. Derrière ce masque, ce sarrau, il y a une personne qui travaille d’arrache-pied, qui est fatiguée, qui fonctionne à la caféine, qui a une famille comme vous, qui est inquiète comme vous, qui vit probablement des moments difficiles, qui ne va peut-être pas aller voir sa famille à Noël par mesure de sécurité et par choix personnel comme vous, qui a peut-être un membre de la famille très malade, qui a des émotions comme vous, mais surtout qui est humaine.

Alors, une dernière fois, s’il vous plaît, restez calmes et soyons respectueux.

Joyeux Noël et bonne année 2022 !

 

Cindy LB

Apprivoiser mon côté sauvage, cette douce anxiété sociale — Texte : Geneviève Dutrisac

Regarder l’horizon et me perdre dans mes pensées. Me ressourcer en regardant cette simple ligne q

Regarder l’horizon et me perdre dans mes pensées. Me ressourcer en regardant cette simple ligne qui se dessine au loin, me demandant ce qu’il y a exactement là où je regarde. Ces moments de solitude où je me sens si bien, si calme. Les années passent et je me rends compte à quel point ma solitude est un besoin viscéral.

Depuis le début de la pandémie, j’ai développé une belle anxiété sociale. Un doux côté sauvage qui sommeillait en moi est sorti de sa tanière afin d’éloigner tout prédateur se voulant trop amical avec moi. Je n’ai plus l’énergie d’aller à la rencontre d’inconnus, je n’ai plus l’énergie d’être déçue par un autre être humain. Je ne veux plus. Je ne peux plus. Un réflexe de protection ? Peut-être…

Lorsqu’il y a foule, je veux disparaître. J’ai toujours l’impression de ne pas être à ma place, de déranger ou même d’être ennuyante. Je préférerais avoir la cape magique d’Harry Potter afin d’être invisible et de pouvoir écouter les autres sans nécessairement avoir à participer aux conversations. Je me sentirais bien à simplement observer, écouter.

Quoi qu’il en soit, je dois apprendre à dompter cette bête sauvage que j’ai créée. Je dois réapprendre à vivre en société, dans un monde qui socialement ne me rejoint plus. Je veux fuir cette chaleur humaine qui me laisse maintenant de glace.

Le plus ironique dans tout ça est que je dois montrer à mes enfants comment vivre en société quand moi-même, je ne sais plus comment m’y prendre. Imaginez les enfants qui ont le sentiment de perdre tous leurs repères, d’avoir le syndrome de l’imposteur, peu importe l’endroit où ils vont. Du haut de mes 35 ans, j’ai la chance d’être bien outillée et d’avoir une belle maturité afin de vivre ces nouvelles émotions, mais j’ai énormément d’empathie envers les jeunes qui souffrent en silence.

Je ne suis ni hautaine ni étrange, j’ai simplement besoin de vous côtoyer à petite dose. Je vous aime, mais doucement. Sans accolades ni baisers sur la joue, mais dans le plus grand des respects mutuels.

Geneviève Dutrisac

 

Ce drame si près – Texte : Nathalie Courcy

J’habite à deux heures de Montréal, épicentre des crimes au Québec. J’habite dans une grande

J’habite à deux heures de Montréal, épicentre des crimes au Québec. J’habite dans une grande ville somme toute pas mal tranquille. Dans un quartier sécuritaire. Et pourtant, bang ! Ce qui a tous les airs d’un drame familial (lire : le meurtre de deux enfants innocents suivi d’un suicide) a eu lieu à cinq minutes de chez moi. Cinq. Petites. Minutes. Allons-y avec un cliché : ça n’arrive pas qu’aux autres. Ça n’arrive pas qu’ailleurs. Ça arrive dans notre cour, dans notre quartier, dans notre communauté.

Les détails liés aux décès seront révélés avec le temps et l’enquête. Tout porte à croire que des signes clairs avaient été vus et rapportés aux autorités. Les services et les soins arrivent toujours trop tard quand il y a des morts, de la violence, des menaces. Tout simplement parce que dès qu’il y a une menace, un geste ou une parole de violence, un meurtre, il y a déjà des dégâts. Il y a déjà une demande d’aide qui n’a pas été faite ou entendue.

Le résultat aujourd’hui est permanent : une maman, des grands-parents, des voisins, des amis ont perdu des humains qui leur étaient précieux. Des vies ne se poursuivront pas. Tout un quartier est choqué. Une province soupire : « Encore ? Quand ça va arrêter ? »

Une humanité pleure.

Est-ce qu’on peut laisser les enfants en dehors de ça ? Est-ce qu’on peut préserver la vie et même l’honorer ?

On ne peut pas tout mettre sur le dos de la pandémie. La violence existait avant, elle existera après. Mais est-ce possible que l’isolement, le stress, les difficultés économiques, les dépendances aient rendu une partie de la population à ce point désespérée que la vengeance et la mort leur apparaissent comme des solutions ?

Je remarque que plusieurs sont plus extrémistes qu’avant dans leurs opinions et leur façon de s’exprimer. N’y a-t-il plus de place pour les nuances ? Pour la bienveillance ? Pour la patience ?

Time-out d’adulte. La méthode du retrait, ce n’est pas que pour les enfants. On s’éloigne de la situation, on respire, on cherche des solutions, on va chercher de l’aide et on revient dans la société seulement quand on est capable de s’exprimer avec respect.

Afuuu ! Afuuu ! Inspire, expire, repeat.

 

Nathalie Courcy

Mon corps d’enfant – Texte : Marina Desrosiers

Je n’ai pas réussi à te faire bander. Tu me l’as reproché. Tu m’as boudée parce que je

Je n’ai pas réussi à te faire bander. Tu me l’as reproché.

Tu m’as boudée parce que je n’étais pas assez excitante.

Pourtant, j’ai essayé! Je voyais le cadeau que tu m’avais promis me glisser entre les doigts, alors que toi, tu voulais que ce soit ton pénis qui y glisse. J’ai pleuré. Pas de honte, pas de rage. De déception. J’étais déçue de moi, de mon échec. J’étais déçue de toi, de ta trahison. Tu m’avais promis que si je me mettais toute nue, que je te laissais me pénétrer, tu me donnerais ton plus gros toutou. Le jaune, presque aussi grand que moi.

J’ai couru à l’étage. Maman, maman, mon frère ne veut pas me donner son toutou, il m’avait dit qu’il me le donnerait!

J’ai dû révéler la condition. Tu voulais éjaculer. Et ça n’a pas fonctionné.

Un corps d’enfant de huit ans ne t’avait pas excité. Peut-être aussi que la peur de te faire pogner les culottes baissées avait refroidi tes ardeurs.

Tu t’es fait prendre quand même, parce que j’ai crié à l’injustice. Pas celle de l’abus, mais celle de la promesse non tenue. Tu as dû t’excuser, notre autre frère aussi. Parce que tu n’étais pas seul, on exigeait de moi des deux côtés. J’étais la petite sœur de service.

Vous avez demandé pardon, merci, bonsoir. Fin de l’histoire.

Jusqu’à ce que mon adolescence se réveille et que mes cellules se souviennent.

J’avais été touchée illégalement, sans mon consentement (on ne peut pas dire oui au sexe à cet âge et encore pendant de nombreuses années). Le pardon avait été demandé à la va-vite, comme le sexe que vous aviez essayé d’avoir à quelques reprises.

Plus tard, quand j’ai révélé ces abus, mon malaise, mon mal-être, on m’a accueillie à bras ouverts ou à cœur fermé, selon la confidente. On m’a comprise et écoutée. On m’a aussi jugée. « Arrête d’en faire tout un plat, ils étaient jeunes et remplis d’hormones, ils avaient besoin d’expérimenter. Tu étais là, c’est tout. »

Je cite ici une enseignante de formation personnelle et sociale qui enseignait la sexualité dans une école de filles. C’est bien ce qu’elle m’avait répondu.

En gros, farme ta gueule.

J’avais été choquée, blessée, mais je ne l’avais pas crue. Moi, je savais qu’ils m’avaient salie avec leurs hormones dans le tapis. Sperme ou pas, c’était dégueulasse. Point.

Dans le temps, on ne dénonçait ni les abuseurs ni ceux qui camouflaient. On endurait. Peu ont su la vérité, mais j’ai bien dû la révéler à des hommes qui me trouvaient crispée.

J’aurais aimé que le pardon soit suivi d’une réelle réparation. Sous quelle forme, je ne sais pas. Je portais encore des robes roses à dentelle, c’est jeune pour prendre une si grande décision. Mais j’aurais voulu ne pas devoir me battre à l’âge adulte pour que les abuseurs admettent leurs gestes à la femme que j’étais devenue.

« T’es folle, t’inventes des histoires, t’es juste bonne pour l’asile! »

C’est ce qu’un des coupables m’avait répondu. Plus d’une fois. L’autre s’était excusé, sincèrement. Mais de grâce, qu’on enterre ce sujet pour de bon, qu’on l’incinère, qu’on le jette aux oubliettes! La force du tabou, même quand on ose dire.

J’ai fini par recevoir une demande de pardon, maladroite, insuffisante, mais quand même mieux que rien. Une excuse pour le geste, pas pour les séquelles, qu’il ne connaît pas, puisqu’il ne m’a pas écoutée. On n’écoute pas les folles, après tout.

En passant, au cas où l’étymologie vous intéresse, le mot « inceste » vient du latin et signifiait « sacrilège », profanation du sacré.

Le corps d’un enfant, fille ou garçon, est sacré. Sacrez-lui la paix. Respectez-le.

Marina Desrosiers

Les mots que je me dis – Texte : Nathalie Courcy

Êtes-vous comme moi, du genre à vous parler à vous-même ? Non, non, je ne suis pas folle (j

Êtes-vous comme moi, du genre à vous parler à vous-même ?

Non, non, je ne suis pas folle (je reviendrai d’ailleurs sur ce mot un peu plus loin…)

Je me parle pour m’aider à réfléchir. À voix haute ou dans ma tête, mais je me parle ! Ça m’aide à organiser mes idées, à ne rien oublier, à apprendre plus facilement des notions et à me refléter des opinions qui pourraient être différentes de ma première idée.

Quand je suis en mode créatif, je m’installe avec de grandes feuilles ou un grand tableau blanc, des marqueurs de couleur 🖊🖊, parfois des ciseaux ✂️. Je lance mes idées, je dessine, je me fais des schémas, je rature, je fais des flèches. Je vous le dis, dans ce processus, ma calligraphie n’a aucune importance ! J’écris vite et mal ! L’important, c’est qu’aucune idée ne s’égare ! Une fois sur la feuille, il sera toujours temps de copier, de réécrire, de mettre ça cute !

Même dans mon travail au gouvernement, je suis plus productive quand je peux me parler (sans parler de la musique qui occupe mon cerveau et l’empêche de divaguer !). Imaginez ce que ça faisait dans un bureau à aire ouverte… charmant. Je m’explique les étapes à suivre, je m’exclame (« Voilà ! C’est ça qui manquait ! » ou « Ben là, ç’a pas de bon sens ! »), je me questionne, je me félicite. D’ailleurs, en télétravail, chaque fois que je lâche un « Bon ! » de satisfaction, notre chien Fred 🐕 est convaincu que la journée est terminée et qu’on l’amène marcher dans le quartier ! Il est déçu plusieurs fois par jour parce que je le dis souvent.

Mais je me parle aussi quand je conduis (je parle aussi aux autres conducteurs, ça fait bien rire mes enfants), quand je cuisine, quand je lis, quand je fais mon épicerie, bref, tout le temps.

J’ai appris avec le temps à utiliser cette manie de me parler à mon avantage. J’ai d’abord dû faire des surprises de conscience majeures.

D’abord, je me maltraitais à tour de bras. Le nombre de fois que je pouvais me traiter d’imbécile, de niaiseuse, de nulle… ça n’avait aucun sens ! Mon préféré, c’était « épaisse ❗ ». Ça fait mal, hein ! Ouch ! Aucun amour dans mon mot ni dans mon ton, je vous le jure. Je me cognais l’orteil sur une patte de meuble, épaisse ! Je me trompais de chemin en auto, épaisse ! Je prononçais mal un mot en anglais, épaisse ! Tout le temps ! Si j’avais traité mes enfants comme ça, j’aurais eu la DPJ sur le dos, et avec raison. Quand j’ai compris que j’étais violente psychologiquement avec moi-même, j’ai fait « WO ! » (mais sans ajouter d’adjectif dénigrant).

J’ai décidé de m’observer et d’attraper au vol tous les mots méchants que je m’adressais. Au début, c’était un emploi à temps plein ! Je me trouvais niaiseuse d’avoir autant de misère à arrêter de me dire ces mots. Oui, oui ! Encore ! Je me trouvais niaiseuse, je me sentais coupable, j’avais honte ! Le temps que ça m’a pris avant d’avouer à une thérapeute que je me traitais sans arrêt d’épaisse, c’est ridicule (oui, encore un autre mot pas fin !). Une fois que je l’ai dit, ça m’a encore plus encouragée à arrêter de me parler comme ça. Je ne parlerais à personne de cette façon, jamais, alors pourquoi je m’imposerais ça ?

Alors ça, c’était ma première surprise de conscience.

Cette semaine, j’ai lu deux livres d’Anick Lapratte, À quelle fréquence vibrez-vous et Reprogrammez votre cerveau. Et j’ai compris qu’intuitivement, j’avais fait la bonne chose en interceptant les paroles blessantes que je m’adressais, mais que j’aurais pu aller plus loin approfondir l’impact dans ma vie.

Arrêter de me traiter d’épaisse, c’est bien, c’est sain, c’est essentiel, mais encore faut-il que je remplace ces mots et ces pensées par autre chose. Si j’ai passé des décennies à me définir comme épaisse à la première bévue, mon identité en a pris un coup de pelle. Suis-je vraiment épaisse ? J’ai un Q. I. élevé, j’ai un doctorat en main, j’ai une intelligence émotionnelle développée, j’ai une intuition et une sensibilité au-delà de la moyenne. Ce ne sont pas les caractéristiques d’une personne stupide, n’est-ce pas ? Alors j’ai décidé de me redéfinir. Ces temps-ci, j’écris et je me répète qui je suis, qui je veux continuer de devenir.

Je suis une humaine intelligente, sensible, originale, courageuse, différente et fière de l’être, intuitive, organisée, multipotentielle. Je suis une artiste 🎨, une planificatrice, une maman cool et stricte à la fois, une entrepreneure, une fonctionnaire, une amie aimée et aimante, une amoureuse amoureuse 💝, une passionnée des mots et de la langue, une graine de divin (ben oui ! Vous aussi !).

Plus je me répète qui je suis, plus l’ombre de mes mots blessants pâlit. Moins ils sont fréquents. Et si jamais quelqu’un me servait ces mots, je ne les croirais pas, et je passerais mon chemin. Merci, bonsoir.

Je vous le dis tout de suite, dans un autre texte, je vous jaserai d’autres surprises de conscience, entre autres en lien avec les scénarios qu’on se construit quand on a du temps à perdre ailleurs que dans la réalité. Mais en attendant, je vous invite à vous demander : quels mots utilisez-vous pour vous parler à vous-même ? Et comment vous parler vous sert-il ?

Nathalie Courcy

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Les commentaires… Texte : Marilou Savard

Il est évident qu’on ne peut pas mettre tout sur le dos de la pan

Il est évident qu’on ne peut pas mettre tout sur le dos de la pandémie, mais une chose est certaine : c’est que comme nous sommes limités en activités, on passe beaucoup plus de temps sur les réseaux sociaux.
C’est à cet endroit que l’on peut faire un malheureux constat.
Il y a un si grand nombre de commentaires négatifs gratuits à l’égard d’autrui, probablement motivés par l’excuse que chacun a droit à son opinion.

Toutefois, n’oublions pas que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. C’est entièrement vrai qu’on peut s’exprimer librement comme on le souhaite, mais il faut penser que c’est un être humain qui est en jeu, qui a le droit d’être librement lui-même.

On est de plus en plus une société qui accepte la différence, mais quand quelque chose n’est pas à notre goût, nous sommes les premiers à exprimer notre désaccord et pas nécessairement avec les mots les plus gentils. On se dirige vers une société tranchante.

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est de l’égoïsme, mais quand on y pense, c’est un peu plus penser à soi-même qu’aux autres de dire des choses qui peuvent blesser des gens, qu’on ait raison ou non.

Il faut se rappeler aussi qu’on ne sait jamais vraiment tout. L’arrière-plan. La raison derrière.
Donner le bénéfice du doute, c’est encore quelque chose qu’on peut choisir.

Les proverbes sont une formule présentant des caractères formels stables, souvent figurée, qui exprime une vérité tirée de l’expérience ou un conseil de sagesse pratique.
Ils sont là pour nous enseigner et nous dire ce qui est le mieux.
Je crois que l’expression suivante doit être remise en lumière :
Tournons notre langue sept fois avant de parler.
De nos jours, nous pourrions dire : tournons nos doigts sept fois avec d’écrire quoi que ce soit.
Il faut réfléchir avant de parler, il faut réfléchir minutieusement avant de s’exprimer.

C’est une chose de penser, c’en est une autre de communiquer.

En terminant, je tiens à dire que les commentaires constructifs sont d’une importance capitale. Ils permettent l’évolution pour une amélioration.
Toutefois, ça dépend du moment, du comment et de notre relation avec le répondant.

On sait maintenant à quel point un virus peut se propager rapidement. Est-ce qu’on pourrait en propager un nouveau ? Celui de l’amour, du respect et de l’acceptation ?

Marilou Savard