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Monsieur Arruda, et si c’était votre enfant ?

Monsieur Arruda, je comprends les règles que vous nous imposez. Je les applique depuis le premier jour, de mon mieux.

Et je ne suis pas la seule.

Je suis maman de deux jeunes nageuses, dont une qui entame le volet compétitif cette année. C’est avec une joie immense que j’ai annoncé la reprise des entraînements à ma plus grande, vers la fin du mois de juin.

On nous a expliqué que l’accès aux piscines ne serait réservé qu’aux nageurs. Nous avons accepté, nous avons compris. Je me disais que cela prendrait quelques semaines, qu’on allait mettre en place des mesures sanitaires et des consignes précises afin de ne pas contaminer nos jeunes nageurs ou leurs entraîneurs.

Ces règles, nous pouvons les suivre, monsieur Arruda.

C’est le cœur gros que j’ai appris la semaine dernière que l’accès aux estrades nous était encore refusé. Je me retrouve privée de ce beau privilège : observer mes filles nager, les voir progresser, pouvoir discuter avec elles suite à leur entraînement… Attendre dans ma voiture, près de deux heures ?

Monsieur Arruda, nous sommes des milliers de parents de jeunes sportifs à attendre impatiemment vos consignes afin d’être présents pour nos enfants, les suivre dans leur passion. Faites-nous confiance ; les gradins nous permettent de respecter la distanciation. Nous serons raisonnables, c’est promis.

Monsieur Arruda, posez-vous la question : et si c’était votre enfant ?

Karine Lamarche

Enfin l’été!

Après un long et dur hiver, finalement la chaleur de l’été s’installe tranquillement. Le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard.

Les enfants ont plus de plaisir à jouer dehors, ce qui a un effet bénéfique pour moi. Je peux cuisiner en toute tranquillité. Ou bien je peux faire d’autres tâches en attendant que ma femme arrive de travailler. Moins de bruits pour mes oreilles et c’est mieux pour ma blessure. Pas de chicanes dans la maison. Je suis seul avec Théra, ma chienne d’assistance.

Oui, je vous jure que cet hiver a été très difficile pour moi. J’ai eu beau mettre dehors le mauvais chum dans le salon. Vous savez celui dont je vous ai parlé dans mon premier article… je devais me battre souvent, car j’avais plusieurs problèmes à gérer en même temps.

Les militaires effectuent beaucoup d’entraînement physique au cours d’une carrière, ce qui contribue à l’usure prématurée des articulations de leur corps. On m’avait déjà expliqué à la base de Valcartier qu’au lieu d’avoir mon problème de genoux à 65 ans, je l’avais développé à 30 ans. Donc on parle d’une usure prématurée de 30 à 35 ans dans mon cas et pour plusieurs comme moi qui ont connu l’ère de la course avec des bottes de combat avec semelle dure et équipement lourd à porter. Aujourd’hui, nos soldats ont un meilleur équipement, mais il reste encore place à l’amélioration.

Je me rappelle, quand je courais avec mon équipement à la base de Petawawa. J’avais presque l’impression d’avoir des sabots de bois sous les pieds. Tout l’équipement sur mon corps était lourd et non ajusté à la forme de mon dos. Mon casque d’acier voulait se promener même ajusté. Nous avions de l’équipement de très mauvaise qualité. Sans parler des 13 et 16 km de marche forcée qu’on devait effectuer à l’intérieur de 24 heures. Deux paires de bas et de la vaseline pour diminuer les ampoules et le tour était joué chaque année. Ce n’était pas de la marche, c’était de la course, car c’était une compétition entre unités! Et pour bien représenter l’unité, on avait des pratiques afin de bien performer.

Voilà une des raisons parmi tant d’autres pour lesquelles nous, les militaires, sommes blessés et que notre corps s’est usé prématurément. On s’est donné à fond pour être toujours en forme afin d’être prêt pour défendre et servir notre pays. Aujourd’hui, j’en paie le prix grandement comme beaucoup d’autres.

Chez moi, je n’ai pas de baromètre car je n’en ai aucun besoin. Je le sais quand il va pleuvoir le lendemain. J’ai mal, j’ai de la misère à fonctionner et parfois même à monter les escaliers. Les baromètres, j’en ai deux qui sont installés dans mes genoux depuis le début de ma trentaine.

Dernièrement, je suis allé à un rendez-vous à l’hôpital des vétérans. J’étais dans l’auto et ça se passait bien. Quand est venu le moment de sortir de l’auto, c’était plus difficile. J’ai commencé à marcher et puis, après quelques pas dans le stationnement, je me suis mis à boiter. Dehors, il faisait froid et il pleuvait. C’était humide et dur pour mes genoux et mes pieds. Dès que je suis entré dans l’hôpital, c’était beaucoup mieux. La chaleur me faisait du bien. Je pouvais mieux marcher avec Théra.

Le froid et l’humidité m’affectent beaucoup. Cela me cause beaucoup de douleur, ce qui affecte mon moral. Donc je dois gérer des douleurs physiques dans plusieurs parties de mon corps en plus de mon trouble de stress post-traumatique. Je vous l’avoue, ce n’est pas évident. Le mauvais chum dans le salon a tendance à revenir et je dois le laisser en dehors de ma maison.

Cela va aussi beaucoup jouer sur mon humeur et je dois me contrôler. Ce n’est pas à ma famille d’endurer mes sautes d’humeur. Ils en ont assez payé le prix. Je dois faire de gros efforts.

Beaucoup de militaires ont à composer tous les jours avec des douleurs physiques. Ces douleurs physiques jouent grandement sur leur tempérament. Parfois, c’est difficile pour la famille, car l’humeur en mange une claque. Imaginez, quand le TSPT vient s’ajouter à tout cela…

Je tenais à vous parler de la problématique des douleurs physiques que les militaires peuvent vivre afin que les conjoints, conjointes, amis et amies puissent mieux comprendre les sautes d’humeur et d’autres problèmes que cela peut engendrer. Beaucoup d’entre nous sont jeunes, mais nous avons un corps usé à l’intérieur. Une autre blessure invisible, mais qui a beaucoup de conséquences sur notre quotidien. Ainsi vous pourrez mieux nous comprendre et peut‑être même nous aider.

Carl Audet

 

Être une « hockeymom »

C’est connu, faire du sport, c’est bon pour la santé ! C’est pourquoi on habitue nos petits trésors, très tôt dans leur vie, à pratiquer des sports, à bouger et à regarder des personnes en faire. Notre société évolue et grandit à travers les sports. Donc, pas vraiment le choix, en tant que parents, que de se mettre en mode sportif. De nos jours, plusieurs activités s’offrent à nos enfants. Quand tu as un garçon, tu le sais très bien en dedans de toi qu’il risque de te demander de jouer soit au soccer, soit au baseball, soit au hockey.

Ah ! Le hockey ! Ce sport qui fait tant réagir et qui fait les manchettes sans cesse. Vous savez qu’il n’y a pas juste du négatif dans le hockey ? J’en sais quelque chose, je suis une vraie hockeymom.

J’ai deux fils, un de seize ans et un de quatre ans. Deux générations avec la même passion pour le hockey. Le premier est gardien de but et joue dans un très bon calibre. Il vient même d’être invité au camp d’une équipe collégiale AAA. Si le premier est gardien, devinez ce que le deuxième veut faire ? Et oui, un gardien de but (avec tous les coûts que ça implique) !

À la maison, on ne parle que de hockey. Le réseau des sports joue en boucle chez moi. On connaît toutes les équipes et qui sont les meilleurs gardiens de but en ce moment. On a une place au sous-sol réservée pour les parties de mini hockey. Mes fils ont tous les mini bâtons qui existent et toutes les sortes de rondelles et de balles pour y jouer. Ils trippent !

Mon petit a commencé à jouer dans une équipe cette année. Au début, les petits joueurs de quatre ans savaient à peine patiner et se tenir debout. Avec les efforts de tous les entraîneurs et des parents, nos petits hockeyeurs savent maintenant patiner, faire des tirs au but, se relever, se lancer par terre en glissant et faire des mises au jeu. Mises à part les techniques du hockey, ces petits humains ont appris à être persévérants, à collaborer, à jouer en équipe, à écouter des consignes précises, à prendre leur place sans en prendre trop, à communiquer avec d’autres enfants, à intégrer une discipline et j’en passe.

J’en profite pour remercier tous les entraîneurs bénévoles du Québec qui s’impliquent et essaient de transmettre le meilleur de leurs connaissances du hockey à nos enfants. Oui, le hockey peut apporter son lot de réflexions, mais quand on prend le temps de regarder ce que ce sport apporte à nos enfants, on ne peut qu’y voir du positif. Pour ma part, j’ai beau avoir visité tous les arénas du Québec et gelé dans certaines, je suis fière de voir évoluer mes fils dans ce sport et de les voir appliquer cette discipline dans leur mode de vie. Qu’on se le dise, le hockey fait partie de nos racines québécoises et il nous rassemble pour vivre de beaux moments en famille et entre amis.

Momsicle :

« celle qui est assise à l’aréna en train de geler pour l’amour de son enfant »

 

Karine Filiatrault

Serpents et échelles !

Avez-vous déjà flanché ?

Pourtant, nous sommes toujours pleins de volonté. Déterminés. Du moins en les formulant. Changer tel ou tel comportement. Abandonner l’insatisfaction ; professionnelle, sociale, personnelle. Mieux gérer son temps. Réaliser tel rêve. Seul, à deux, en famille. Sans oublier la traditionnelle, perdre des kilos.

Nous en sommes à la troisième semaine de la nouvelle année. Les pubs de remise en forme inondent tous nos sens. Les centres d’entraînement voient leur clientèle d’éphémères se démener. Toutes ces personnes qui veulent croire au miracle de l’output. Un jus couleur verdâtre à la main.

Si j’osais, je vous parlerais de cette nouvelle théorie scientifique de l’exercice physique. Une minute d’exercice intense par jour, trois fois par semaine, suffit. Pour le reste, juste tenter d’être souvent en mouvement. Ce sont mes genoux qui vont être heureux.

Je n’ai pas de « bucket list ». J’aimerais bien réaliser tel ou tel projet. Accomplir ceci ou cela. Devenir un meilleur exemplaire d’humain. Chacun son Everest. Mais le paradoxe est toujours là. Si on se fixe un objectif, comment ne pas être dépressif après ? Quand on se dit « Done this, been there! ». Le but qui a caché le parcours.

Notre fil de nouvelles Facebook nous avait pourtant prévenus, si fréquemment…

Le bonheur, il ne réside jamais dans des moments charnières. C’est un état. C’est l’attitude que vous prenez. C’est votre manière de voir les choses. C’est un verre, ni à moitié plein, ni à moitié vide. Juste à prendre le plus souvent possible en excellente compagnie.

J’essaie que ce soit des bulles roses habituellement. Un rappel que la vie peut basculer à tout moment pour celle que j’aime. Qu’il faut toujours embrasser comme si c’était la dernière fois.

Ma résolution, je vais la tenir. Facilement. J’ai résolu de ne plus en faire, de résolutions. Juste, au tournant de l’année, prendre un autre moment pour apprécier la vie. Ne riez pas, c’est une résolution difficile à respecter.

Notre environnement fait de gros efforts pour l’empêcher. Tous ces gens qui sont résolus à être négatifs. Qui veulent fermer la lumière. Dans les médias, pour qui le chat écrasé est toujours plus important. Surtout si c’est un chat du voisinage. Chez nos dirigeants, les rois élus de la pensée négative collective. Dans les propos de nos leaders, où la foi n’est qu’une paire de lunettes semi-opaques.

Ces utilisateurs des réseaux sociaux, qui partagent allègrement leur vision amère. Sans aucun respect de l’autre.

Pourtant, un « autre », ça n’existe tout simplement pas. Ou, plutôt, nous le sommes tous. Ce qui revient au même. Un être humain d’ici ou d’ailleurs. Qui devrait avoir compris que le bonheur, le sien, il passe obligatoirement par le bonheur collectif. Que, là, hier, demain, il lui faudra interagir avec cet « autre ». Quel qu’il soit.

Comme les méthodes sont à la mode, voici ma suggestion. En cinq étapes : 1La vie est belle ; 2Souriez souvent (juste à penser à une de vos conneries) ; 3L’autre, c’est moi ; 4Soyez une parcelle de lumière ; 5La vie est belle (déformation professionnelle ; Primacy & Recency).

Pour les kilos en trop, je vais vous aider. Oubliez tout le reste et concentrez-vous plutôt sur l’input. Sur l’entrée en bouche. Pensez-y chaque fois, la qualité avant la quantité. Tout en vous permettant de « flancher » quelques occasions par mois. De rien, c’est gratuit !

michel

 

« Cardio matante »  : risible ?

Récemment, je suis tombée sur des « stories » d’un contact sur Instagram. Cette personne filmait à leur insu des femmes s’entraînant dans un parc. Un genre de cardiopoussette sans les poussettes ni les poupons. L’objectif de ces courtes vidéos ? Ridiculiser ces dames.

Pourquoi ? Je ne le comprends toujours pas.

Je ne parle pas d’une adolescente maladroite n’ayant pas encore conscience de la portée de ce genre de gestes et manquant d’expérience de vie, mais bien d’une femme dans la trentaine supposément éduquée et équilibrée…

En fait, je n’ai jamais compris qu’on puisse rire de quelqu’un qui se botte les fesses pour bouger et prendre soin de sa santé. Que le genre d’activité choisie ne te corresponde pas et te fasse sourire, ok. Par contre, rire de ceux qui la pratiquent, pourquoi ?

J’ai été celle qui s’entraînait plus de vingt heures par semaine, j’ai aussi été celle qui a dû s’y remettre. Heureusement, sans jamais me rendre à un point où ma santé était mise en péril et où mon apparence me freinait. Mais assez pour vivre et ressentir la différence entre ces deux situations.

Il est selon moi mille fois plus facile d’aller courir quand ton corps suit, quand le cardio est au rendez-vous, quand les grandeurs standards de vêtements de sport te vont bien, quand tu as une certaine coordination de base. Je ne dis pas qu’il n’y a aucun mérite, qu’il n’est pas possible de relever des défis et d’avoir l’impression que notre cœur va sortir de notre poitrine. La persévérance est admirable, mais ce n’est pas l’idée ici.

Par contre, quand tu sens ton corps trembler et bouger de manière peu avantageuse au moindre impact (que tu aies raison ou non, c’est ta perception, ton émotion), quand tu ne sais pas quoi porter parce que tu as l’impression d’être saucissonnée dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à un legging, quand tu crois que tes articulations ne tiendront pas le coup, quand passer devant le miroir te donne envie de pleurer, quand tu n’arrives pas à monter un étage à pieds sans transpirer et avoir l’air de faire de l’emphysème… le défi est tout autre. Je pourrais continuer avec de nombreux exemples supplémentaires, mais l’essentiel y est.

Je trouve tellement admirable que quelqu’un se mette ou se remette à l’entraînement lorsqu’il y a des obstacles à surmonter, que ce soit des défis reliés à la santé, une image de soi déformée ou autre. Ces personnes méritent d’être encouragées. Et, si vraiment une « matante » qui fait des squats au parc te lève le cœur à ce point, elle mérite minimalement d’être ignorée et toi, questionne-toi. Tu as un sérieux problème si tu ressens du plaisir à diminuer les autres.

Je ne comprends pas qu’on puisse ridiculiser quelqu’un qui prend soin de lui, qui sort bouger. J’ai beau chercher, je ne trouve absolument rien de drôle à ça, peu importe l’apparence de l’athlète du dimanche.

Et je ne parle même pas du manque de respect immense que représente le fait de filmer quelqu’un en cachette et de diffuser ces images sans son consentement.

Alors, l’auteure de ces « stories » a simplement été supprimée de mes contacts, car je ne veux aucun lien, même de loin, avec des personnes médiocres pouvant poser de si petits gestes.

Jessica Archambault

Le sport dans ton emploi du temps

Les enfants, la job, l’épicerie, le lavage, la maison, les chiens, les activités, les devoirs, les trajets… je ne sais pas pour vous, mais personnellement, mes journées sont très remplies! Dans ce rythme infernal, j’ai décidé, depuis plusieurs années maintenant, de me garder du temps pour MOI.

J’ai un besoin vital de faire du sport quotidiennement. Marcher le soir avec de la musique dans les oreilles, patiner, courir, m’entraîner, jouer dans la neige, faire du vélo… tous les moyens sont bons pour faire sortir le méchant au moins une heure par jour! J’ai besoin de cette heure-là! Après ma journée de travail, après le souper, entre deux trajets : je me dégage du temps dans notre planning pour faire du sport.

Plein de gens me disent : «Comment tu fais? Je n’ai pas le courage! Je n’ai pas le temps!» Chaque année, je regarde mon entourage prendre des résolutions, payer un abonnement au gym, se donner des objectifs épeurants, pour finalement s’essouffler après deux mois et demi.

Ma solution : faire du sport chez moi!
Une séance d’abdos dans mon sous-sol pendant que le souper mijote, un cours de fitness (vivent les vidéos en ligne!) pendant les devoirs des enfants. Chaque soir, je me pose et je m’organise pour savoir quand et comment je vais faire du sport le lendemain.

Et je le note dans l’emploi du temps!
– Maman, peux-tu m’amener à 14 h samedi chez mon amie?
– Non, regarde mon cœur, samedi je patine de 13 à 15 h. J’irai te mener après.

Et je me tiens à ce que j’ai décidé de faire même si la progéniture insiste! Pour moi, c’est aussi important qu’une réunion ou un rendez-vous chez le médecin. C’est ma santé, mon équilibre et de fait, celui de ma famille. Mon conjoint et mes enfants respectent ça; anyway, je ne leur donne pas le choix!

Et vous? Comment faites-vous pour vous organiser et avoir du temps pour vous? Si, en 2018, on choisissait de prendre soin de soi toute l’année?

 

Gwendoline Duchaine

 

Fit mum ou normal mum?

En ce début d’année scolaire, c’est le moment de reprendre de bonnes habitudes. Alors, cette année, c’est décidé, je m’inscris au gym! Oui, oui, fini la flemmardise, la paresse et la procrastination… Moi aussi, je veux devenir une super fit mum! Elles sont partout, ces super mamans top shape qui exhibent leurs abdos de béton! Vous ne les avez pas vues passer sur Instagram ou autres réseaux sociaux qui entretiennent le culte du nombriliste? Elles ont une bonne volonté : nous prouver que même en étant maman, on peut avoir un corps canon. Sauf qu’honnêtement, dans la vie réelle, ce n’est pas ça du tout.

La fit mum trouve toujours le temps pour faire ses exercices. On la voit faire du sport avec ses marmots qui tournent autour, en pliant du linge ou en lavant le sol de sa cuisine. Elle réussit même à jouer avec eux en pleine séance d’entraînement, entre deux push-up. Soyons honnêtes : si la normal mum arrive à trouver vingt minutes tranquilles pour faire sa routine d’entraînement, c’est super! Sans compter que pendant ce temps, la montagne de linge trône toujours au milieu du lit.

La fit mum est toujours resplendissante, c’est à croire qu’elle s’entraîne du bout des doigts de pied jusqu’au bout des cils. Son manucure est toujours impeccable, son maquillage refait comme si elle sortait dans un bar, sans aucune trace de cernes ou de boutons sur sa peau fraîche. Si la normal mum se prenait en photo en plein milieu de sa séance, elle serait plutôt décoiffée comme si l’ouragan Irma était passée, le teint rouge et luisant, sans parler des cernes tombant sous ses yeux, car elle ne dort pas beaucoup, la normal mum. J’ai oublié aussi de dire que la fit mum ne transpire jamais; non, jamais vous ne verrez sur ses photos une auréole de transpiration sous ses aisselles.

La fit mum est toujours très bien habillée, legging à la mode, ultra serré, qui lui colle à la peau (un peu trop d’ailleurs) pour dévoiler la forme galbée de ses fesses d’acier. La normal mum opte plutôt pour jogging et t-shirt. Elle est très confortable et n’a sûrement pas l’impression que ses fesses vont avaler ses pantalons entre chaque étirement. La fit mum porte aussi toujours un micro top, qui cache seulement ce qu’il faut cacher. Quand elle saute, et bien rien ne bouge. Sa poitrine bien ronde est plaquée contre son corps, comme si elle l’avait tapée avec du gros duct tape. La normal mum a vu sa poitrine fondre comme une glace au soleil après le sevrage de sa progéniture. Elle a des seins magiques maintenant : quand elle lève les bras vers le haut pour faire un exercice, ils disparaissent!

La fit mum a retrouvé sa taille de guêpe en quatre semaines seulement (pour dire la vérité, elle n’a jamais été grosse; même quand elle était enceinte, on pouvait s’y méprendre tellement elle était svelte). La normal mum est incapable de se débarrasser de ce tout petitriquiqui bourrelet un peu trop mou juste au-dessus de la ceinture. Comme si cet amas de gras avait élu domicile sur son corps, comme la marque indélébile de « j’ai eu des enfants! »

La fit mum n’hésite pas à se prendre en photo avec ses enfants. Elle est toujours souriante et ses enfants aussi. Elle ne manque pas d’imagination pour les utiliser comme haltères ou autres accessoires. Elle n’a jamais peur de leur faire mal, de les écraser ou pire, de les échapper. C’est vrai, elle a des superpouvoirs! Elle a une famille parfaite, une maison bien rangée, un outfit à la mode et tout ça dans la joie et la bonne humeur. La normal mum, pendant son entraînement, doit gérer les crises et les pleurs, et hors de question d’utiliser ses enfants comme accessoires, ils bougent beaucoup trop.

J’ai oublié de vous dire que la fit mum est souvent une professionnelle, une adepte, elle a toujours fait du sport, avant, pendant et après sa grossesse. Elle y consacre beaucoup de temps et d’énergie, c’est un mode de vie. Elle est belle et en forme, mais ses formes parfaites ne doivent pas nous donner des complexes à nous, normal mums. Il est toujours possible de faire du sport sans être extrême juste pour se sentir bien, belle, et ce, même avec des enfants autour, et les fit mums nous le prouvent bien! Alors mesdames, plus de complexes, toutes à vos tapis!

Quelques exemples de fit mums!

https://www.instagram.com/nana_health/?hl=fr

https://www.instagram.com/gasya/

Gabie Demers

Hey! Avez-vous vu passer ma motivation? S’entraîner à domicile avec Mon Gym en Ligne

Ben oui, toi! Je pense bien l’avoir oublié à Ottawa après mon dernier 21.1 km de course. J’ai derrière moi 4 demi-marathons et un hiver loadé de yoga chaud. Et maintenant….rien…Depuis le mois de mai j’ai échangé mes heures d’entraînement contre du fouerrage en règle combiné à un peu de trop de gin tonic et de resto sur la route. Bon après m’être laissé convaincre qu’une bonne pause ne fait pas de mal à personne, je commence à trouver que l’automne s’en vient pas mal vite.
Je sais…je suis un peu à l’envers de bien des gens…moi, mon entraînement doit être à son top l’hiver. Bizarre, hein?!?! Comment je vous expliquerais bien ça… c’est plus sécuritaire pour tout le monde! Plus sérieusement, l’entraînement fait partie de ma vie pour le bien-être physique c’est clair mais surtout pour la santé mentale. Alors plus mon corps est actif et moins mon hamster travaille. Résultat, tout le monde y gagne à la maison.
Mais là, j’ai perdu mes points de repères parce que la course ça ne me tente plus du tout et avec une réalité de vie de famille, c’est complexe d’aller au yoga aussi souvent que je voudrais. Je sens la routine de la rentrée scolaire qui me pousse dans le derrière et si je ne me fais pas une place rapidement, je risque de sauter mon tour! Je pensais donc me tourner vers l’entraînement à la maison. J’ai cherché…et cherché…parce qu’en plus d’être parfois intense, je suis très sélective. Honnêtement, les concepts qui te font croire que tout le monde peut avoir des abdos de feu qui défonceront le miroir en 25 minutes, j’embarque pas! Oh non! Moi, avoir l’impression que je suis toujours un temps en retard sur le gars qui sue même pas et que je dois butcher mon exercice pour arriver à passer au prochain. Non merci. On se rappellera que mon but n’est pas de me détruire complètement l’estime de soi en m’entraînant!
Puis, la vie m’a envoyé un beau message et je suis tombée sur MonGymEnLigne.com. Bon ok, vous allez dire encore une affaire d’entraînement pas possible que tu vas lâcher au bout de 2 semaines…heu, pense pas! C’est simple, c’est une formule adaptée à ma réalité qui tient compte de la personne je suis et ce que j’ai besoin. Mon premier pas fût une rencontre avec une entraineure. Et attention, par rencontre je veux dire une consultation via Skype sur ma pause au bureau! Même pas besoin de me déplacer! Cathy a pris le temps de bien comprendre mes objectifs, leurs fondements et les principaux obstacles. Elle m’a ramené à la réalité pour être certaine que mon plan n’était pas basé sur l’excitation du débutant! Elle m’a proposé sur le champ un plan d’action réaliste, adapté à mes intérêts et petits bobos. Je pouvais choisir parmi un large éventail de style et de durée de cours. J’ai même accès à un groupe privé sur facebook pour partager nos trucs et motivations! Le plus important pour moi, l’entraîneure demeure disponible en cours de route pour mes questions et ajustements.
Alors si comme moi tu as un peu d’équipement et d’espace à la maison. Si tu veux bouger et prendre du temps pour toi, Mon Gym en Ligne est une partie de la réponse. Que tu sois celle qui est complètement essoufflée en haut de l’escalier ou la punaise qui saute partout, tu trouveras ta place. Comment le savoir? Et bien du 1er au 10 septembre, tu auras l’occasion d’essayer les cours disponible sur la plate-forme avant de d’inscrire. Durant l’événement portes ouvertes, l’accès aux différents cours est gratuit!
Visite le site : Mongymenligne.com 
Aller!!! Qui commence avec moi? Parce que s’entraîner à la maison n’est pas nécessairement synonyme de solitude! N’hésitez pas à me partager vos trucs et réalisations!!!

 

Cristel Borduas

Pour démystifier le Pole Fitness

Il y a plusieurs années, dans une émission de télé, une dame pratiquait un sport qui m’était totalement inconnu, mais qui a piqué ma curiosité. À cette époque, j’avais essayé de trouver dans les environs un endroit où essayer ce sport, mais en vain. Il y a deux ans, un humoriste a essayé ce sport dans une émission de défi. Pendant que je regardais le reportage, je suis allée sur le net pour découvrir qu’il y avait un studio à quelques minutes de chez moi. Le lendemain matin, j’ai contacté ce studio et je me suis inscrite à une classe d’essai. Ce fut le coup de foudre.

Ça fait maintenant presque deux ans que je pratique ce merveilleux sport qu’est le Pole Fitness. Pour plusieurs personnes, pole ou poteau rime avec danseuse ou bar de danseuses. Laissez-moi vous dire qu’on est à des années-lumière de faire de simples tours autour d’une barre verticale. Ce sport est très physique et peut aussi être très cardio.

pole

Le studio où je pratique est très loin du monde des bars et de la danse poteau. Nous ne pratiquons pas avec des talons hauts, mais bien pieds nus. Nous pratiquons des figures sur les barres et laissez-moi vous dire qu’il n’y a rien d’évident dans ça! Il n’est pas rare que nous sortions de nos pratiques avec des ecchymoses et des éraflures. La pole fait appel à la force physique, mais aussi au mental puisque pendant que tu pratiques une figure, si ton esprit divague sur autre chose, tu peux tomber ou glisser et te blesser sérieusement. Pour une mono comme moi, disons que c’est l’heure de la semaine où je ne pense qu’à moi. Fini les soucis, les problèmes et le tracas. Une heure de mise en forme intense. Une heure avec d’autres femmes qui, elles aussi, veulent décrocher de leur petite routine et du train-train quotidien.

Depuis la vingtaine que je fréquente des gyms et centres de mise en forme. Depuis la vingtaine que je cherche l’activité complète qui me permettrait de m’épanouir tout en développant ma musculature et mon endurance. Je suis une femme très active. Je cours en moyenne une vingtaine de kilomètres par semaine, mais rien ne me fait plus de bien que mon heure de pole au studio. Oui, j’en ai une à la maison, mais pratiquer avec d’autres femmes qui peuvent t’aider, c’est beaucoup mieux. Quand on pratique seule, le fait d’enchaîner les mouvements développe aussi le cardio. Malgré mon endurance incroyable, après vingt minutes intenses dans mon sous-sol, je suis à bout de souffle.

Alors, pour toutes les personnes qui pensent que le pole fitness est de la danse poteau, je vous mets au défi d’essayer ce sport une seule fois. À la limite, prenez deux minutes et allez voir sur YouTube. Vous verrez que c’est tout un sport!

Pour celles qui se demandent où je pratique ce sport, c’est au Vertical Gym 2, Montée des Bouleaux à Saint-Constant. www.vertical-gym.com. Merci à ma super prof Cindy Savage.

Annie Corriveau